un rien m'habille - photographies de Philippe Vaurès-Santamaria, texte d'Elodie Piveteau
Ce petit livre est une histoire brève et synthétique de la lingerie féminine, mais abondamment illustrée par les sublimes photographies de Philippe Vaurès-Santamaria. On peut regretter le format compact (15 X 17 cm seulement) mais la qualité est au rendez-vous et le prix tout petit : on ne peut pas tout avoir ! L’ouvrage fait la part belle aux parures modernes, si bien que l’on pourrait penser parfois à un catalogue publicitaire ou de VPC, mais l’auteur évite cet écueil en ne légendant pas les photos : pour les modèles actuels, on ne sait pas de qui ils sont ! Dommage d’ailleurs car quelques hauts (ou bas) sont si beaux que j’aurais bien aimé avoir une idée du créateur, de l’année, etc. Seules 3 lignes de remerciements en fin d’ouvrage créditent les marques, mais sans précisions quant aux pages du livre. C’est donc bien seulement pour le plaisir des yeux !
Un aperçu de ce petit jeu de mode historique à travers 6 chapitres, ne cherchez pas le sommaire, il n’y en pas ! je vous le livre ici : 1) de l’artisanat à l’industrialisation, 2) au temps du trousseau, 3) histoire de couleurs, 4) morceaux choisis, 5) de l’alcôve au grand écran, 6) matières premières.
Cet extrait : "la lingerie nourrit le narcissisme qui sommeille en chacune. C'est Chantal Thomass qui le comprit parfaitement en remettant au goût du jour les dessous canailles. Pour elle, à la fin des années 1970, "les femmes ont redécouvert qu'avec la lingerie elles pouvaient avant tout se faire plaisir à elles-mêmes." Le désir de plaire est doublé du plaisir de se plaire" (p.188)
Fitway Publishing, 2005, 2-7528-0147-5, prix : 13 €
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Le chat assassin est de retour, mais voilà, il n’assassine plus rien du tout, et ça c’est bien moins drôle ! 9 ans après le premier volume, Anne Fine nous offre une nouvelle intrigue de Tuffy, un peu tirée par les cheveux cette fois. Les maîtres de Tuffy partent en vacances et confient au pasteur Barnham le soin de faire le chat-sitter pendant une semaine. Mais le pasteur et les chats, ça fait deux ! Sans compter la petite voisine qui rêve d’un minou tout doux à caresser et à déguiser comme une poupée. Voilà Tuffy dans de sales draps.

L’idée était alléchante mais le résultat de me réjouit pas tant que cela. A la mort de sa mère, la narratrice (l’auteur ?) retrouve 39 petits agendas dans lesquels la défunte a noté chaque jour deux trois lignes de ses faits et gestes. Pas un journal intime, non, juste des notes. C’est à partir de ces notes que l’auteur va reconstituer sa vie pendant les années de guerre, de 1939 à 1945. Sa mère était courageuse et moderne : célibataire, entretenant une relation amoureuse avec un homme marié, puis fille mère, la back street parfaite. Sur fond de guerre, c’est l’amour triomphant qui nous est décrit.
Mon petit moustique… Tu comptais les dodos qu’il restait avant le grand jour, tu vérifiais que les bonbons étaient toujours là, la vaisselle de Dora aussi, et hier soir, boum, malade mon mosquito, oh rien de méchant, mais de quoi gâcher quand même ce beau 22 février. On t’a shooté à l’Advil, et en bonne forme finalement, entourée de tes copines malgré les vacances, tu as soufflé, ma reine, tes 5 bougies…
Quelque part dans un village d'Amérique Centrale, un groupe de guérilleros pénètre dans une maison et vole une paire de bottes, lesquelles appartiennent au propriétaire José Alvaro Cruz, fonctionnaire au cadastre. C'en est trop pour Eladio, le vieux domestique qui les surprend. Lorsqu'il se remet du vilain coup qu'ils lui ont donné sur la tête, il décide de partir sur leurs traces et de récupérer coûte que coûte ces bottes. Il y a quelque chose d'absurde dans cette histoire, cette abnégation du vieux serviteur à rejoindre les montagnes. Plus que les bottes à récupérer, c'est d'abord une question d'honneur et d'orgueil : se prouver qu'il est encore capable de quelque chose. Mais la route est longue et les montagnes bien loin, Eladio n'a rien à boire ni à manger, il est fatigué.
Tuffy est un gentil matou qui fait bien son boulot de chat : il rapporte oiseaux, souris et autres mulots, de préférence morts, bien sûr. Mais voilà qui n’est pas de goût de ses maîtres, surtout le jour où il rapporte le lapin des voisins, son ami de toujours le beau Thumper, normalement en clapier. C’en est trop, ce chat n’est qu’un affreux psychopathe à fourrure ! Comment ruser auprès des voisins pour ne pas être accusé ? Toute la petite famille s’y colle, y compris la petite Ellie, enfant qui a la larme vraiment très facile. Ce livre est un petit bijou du début à la fin, bourré d’humour, cocasse et drôle. Idem pour les dessins de Véronique Deiss qui illustrent à merveille le texte, jouant bien sur les mots.
J’aime les films d’Ozon, et celui-ci particulièrement. Il n’y avait plus guère de surprise à le visionner en DVD puisque je l’avais vu au ciné, mais juste le plaisir de revoir un film très beau, très dur parfois (le regard et les larmes de Valeria Bruni-Tedeschi dans la chambre d’hôtel au départ, cette scène m’émeut toujours…) avec un parti pris quand même, Stéphane Freiss n’ayant pas souvent le beau rôle. 5 scènes cruciales de la vie d’un couple donc, mais montées à l’envers : le divorce, les coups bas et les trahisons, la naissance du 1er enfant, le mariage, et enfin, la rencontre. J’avais aimé Sous le sable et Swimming Pool pour Charlotte Rampling, j’aime 5X2 pour ses acteurs, mais aussi sa caméra qui n’épargne rien et retranscrit si bien cette triste réalité devenue monnaie courante du couple qui s’effrite. Mon Dieu, après tous ces films (je pense aussi à Mariages ! que j’avais beaucoup aimé), qui a encore envie de se marier ?
Un curieux roman que ce physique de Jean-Marc Parisis : vif, moderne, provocateur, un brin déstabilisant, aussi. Patrick Langevin a 7 ans quand ses parents meurent dans un accident de voiture. Il est le seul rescapé et gardera toute sa vie une cicatrice en forme de dollar sur son front. (Le détail n’est pas anodin ?). Il connaît la dureté d’un foyer d’orphelins avant de devenir brillant étudiant, il réussit haut la main tout ce qu’il entreprend et devient avocat d’affaires. Au passage, pistes intéressantes sur la vérité, depuis l’affaire d’un prétendu suicide à l’orphelinat jusqu’aux salles de justice. A 40 ans, vie facile, argent facile, Porsche et filles à gogo. C’est un jouisseur. Malgré son mariage à 18 ans avec celle qui restera toujours la femme de sa vie, Catherine Valence, artiste peintre contemporain. Lorsque l’intrigue bascule, il a une grande fille de 18 ans, Julie. C’est donc une ascension réussie qui