Un jour avant Pâques – Zoyâ Pirzâd
Traduit du persan (Iran) par Christophe Balaÿ
Edmond a 12 ans, jeune garçon arménien qui vit simplement dans sa famille, entre l’école et l’église. Il s’émerveille de choses simples, comme une coccinelle qui passe et qu’il
capture. Il est très ami avec la petite Tahereh, la fille du concierge de l’école, mais celle-ci est musulmane, et les relations entre adultes des deux communautés ne sont pas faciles. Puis un
jour avant Pâques à nouveau, mais après un grand saut dans le temps. Edmond est devenu directeur de l’école dans laquelle il allait étant enfant. Il est marié avec Marta et il a une fille,
Alenouche, laquelle leur annonce son mariage avec Behzad, un non-arménien, c’est toujours aussi contrariant. Nouveau saut dans le temps, nouvelle veille de Pâques, fête des œufs peints, cela n’a
pas changé. Edmond est seul, il ne reste plus que Danik, la surveillante du collège, une femme « déshonnête » parce qu’elle était amoureuse d’un musulman, chassée de son village elle
est venue vivre à Téhéran. Sa fille Alenouche est partie vivre au loin.
Par des allers-retours constants entre passé et présent, on reconstitue l’histoire d’une vie, celle d’un amour et de petits riens, celle d’une communauté faite de traditions, celle d’un pays cosmopolite, c’est un récit fin et délicat qui aborde aussi la liberté d’aimer qui l’on veut face au poids des traditions. Des regrets quand même, face aux ellipses, trop grandes et trop nombreuses : même si l’on comprend bien l’histoire, il y a des manques : qu’est devenue Tahereh ? Pourquoi si peu sur la fin de Marta ? Les personnages sont attachants, on aimerait en savoir plus sur eux, et on les quitte à regrets. Quelques jours avant Pâques, à trois époques différentes, et un flacon d’encre verte qui fait entre autres, le lien entre les trois pour nous livrer l’histoire d’Edmond et des siens. Une auteur à suivre, ou à rattraper, si comme moi, l’on n’a pas encore lu ses précédents titres : On s’y fera, ou Comme tous les après-midi.
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La présentation de l’éditeur : ici
D’autres lectures : shyankar, Clarabel, Cuné ...
Zulma, août 2008, 136 pages, prix : 16,50 €
Ma note : 3,5/5
Crédit photo couverture : © David Pearson et éd. Zulma
Crédit tout court : merci à Cuné pour le prêt
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Extraits (résumé) de l’avant-propos de l’éditeur : « en 1935, Goebbels
annonce que la participation à la culture allemande est interdite aux Juifs. Exclusion, ségrégation et ghettoïsation sont les étapes qui précèdent la solution finale. En 1942, les acteurs de
l’Union culturelle juive se retrouvent au camp de Terezin, à 60 km au Nord de Prague. Le juriste tchèque Josef Bor y est interné en juin 1942, il a 36 ans. Il a écrit le Requiem de
Terezin en 1963, rescapé d’Auschwitz et Buchenwald. Son roman est inspiré d’une histoire vraie : le pianiste et chef d’orchestre Raphaël Schächter est arrivé au camp en 1941. Il a
réussi, au bout de dix-huit mois d’efforts acharnés, à donner en concert le requiem de Verdi avec quatre solistes, cent cinquante choristes et deux pianos qui remplaçaient l’orchestre.
On estime que cinq cents détenus environ participèrent aux répétitions, les effectifs étant constamment minés par les convois pour Auschwitz. »
Dans la famille Spellman, on est détective privé de père en fils et de mère en
fille, et on commence très tôt, presque au berceau. Et comme ce ne serait pas drôle sinon, on a le vilain défaut d’épier surtout les membres de sa propre famille. Izzy en sait quelque chose, elle
vit toujours chez papa-maman à 28 ans, fait le même travail qu’eux, et surtout, subit sans cesse leur surveillance, courses poursuites en voiture ou micros dans la chambre.
Mon Dieu, quel calvaire ce bouquin ! Il n’aurait pas fait partie de
Voici un roman qui m’était passé totalement inaperçu lors de sa première édition en
broché, et que l’offre du Livre de Poche m’aura agréablement permis de découvrir.
Ce premier roman d’Alice Kuipers a pour lui son originalité : sur chaque page se
succèdent les brefs échanges d’une mère et sa fille qui se voient peu, et communiquent par post-it collés sur le frigo. Claire a 15 ans, et une vie bien remplie d’adolescente normale : les
cours, les copines, les premiers petits copains et le baby-sitting pour gagner un peu de sous. Sa mère vit seule avec elle, divorcée. Médecin, elle est souvent retenue à l’hôpital.
A la toute fin
des années 1960 à Oslo, des adolescents forment la société des jeunes pianistes. Ils vont se confronter à la dure réalité des concours et des premiers concerts qui leur assureront ou non un
avenir dans la musique.

