Côté jardin - Alain Monnier
Côté jardin est un roman qui commence quasi normalement pour basculer furieusement dans la folie humaine la plus incroyable. Un ressort soudain qui bondit à la 50ème page et qu’on ne risque pas d’oublier tant il est violent !
Jacques Lalanne apprend qu’il a une tumeur au cerveau et qu’il n’a plus que 15 jours à vivre, lui qui venait justement de rencontrer l’amour en la personne de Françoise. Il ne veut pas la faire souffrir et préfère lui annoncer brutalement par courrier qu’il la quitte plutôt que de lui dire la vérité. Puis l’on retrouve Jacques sur le point d’entrer au bloc opératoire pour une opération de la dernière chance, le neurochirurgien lui murmurant qu’il n’a rien du tout et le personnel anesthésiste refusant bien sûr de croire les paroles délirantes de Jacques déjà sur le point de sombrer dans l’inconscience. Qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Je n’en dis pas plus, il faut lire ce livre !
Vers la fin j’ai trouvé que cela commençait à ronronner un peu, le ressort épuisé, mais l’intrigue est relancée par le témoignage de Françoise, l’amante de Jacques. J’ai failli détester la fin tant ces perspectives ouvertes où le lecteur imagine ce qu’il veut m’horripile, mais la réponse à la question de la fin se trouve dans le titre du livre, ne cherchez pas à le comprendre avant ! Dérangeant, horrifiant, un roman sur la jalousie et la folie humaine. Du grand art !
Je dois à Clarabel d’avoir découvert ce livre, je ne connaissais pas du tout l’auteur ni n’avais entendu parler de ce roman. Merci pour la trouvaille !
Pocket n°11024, mars 2002, ISBN 2-266-10361-X, prix : 4.70 €
Ma note : 4/5
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Malcolm, 13 ans, se fait renverser sur un passage piéton par une vieille Mercedes couleur Moka qui prend la fuite. Il est dans le coma. Ses parents Andrew et Justine, couple mixte qui nous offrent un délicat tableau franglais, vont réagir différemment. Justine a besoin de savoir et de comprendre, vite, car l’enquête menée par la police n’avance guère…
J’ai toujours eu un faible pour les couvertures de la collection la Brune 

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Constance Kahn a 25 ans. Elle est française, elle étudie les textes de Flavius Josèphe à Jérusalem, tout en travaillant pour payer son loyer, elle vit en couple avec un peintre, Nathanaël. Elle accompagne la grossesse de son amie Tamar, est intriguée par sa curieuse voisine, mais surtout, elle n’est pas prête. Elle est en retard pour la guerre. Elle n’a pas encore acheté les rouleaux d’adhésifs et de plastique ainsi que les serpillières pour calfeutrer une pièce en cas d’attaque au gaz. Car l’ultimatum approche. Le 17 janvier 1991, la guerre du Golfe éclate. L’Irak tire sur Israël. Constance se calfeutre à chaque hurlement de sirène, elle a peur, comme tout le monde. Pourtant elle n’a pas voulu rentrer en France, au grand désarroi de ses parents.
Son mari la quitte, elle reste seule avec leur petit garçon de 2 ans. Sous forme de journal, 144 courts chapitres ou plutôt paragraphes d’une 10aine de lignes, on suit l’évolution post séparation de la narratrice. D’abord complètement déprimée et larmoyante, elle va petit à petit reprendre le dessus et chercher de nouvelles rencontres via Internet et les petites annonces, jusqu’à se sentir enfin « quitte », et non plus quittée. Au début je me demandais pourquoi j’avais tant cherché à lire ce petit livre que je trouvais bien décevant, tournant sans charme aucun autour d’un nombril féminin de pauv’fille qui se lamente. Et puis le roman prend une belle tournure, avec des petites phrases facétieuses, une pointe d’humour ou de calembours sympathiques, offrant un ensemble plus distancié du personnage, ou du moins une évolution positive de l’histoire qui nous sauve d’un hypothétique ennui.
Il m'a fallu du temps pour savoir si j'aimais ou non ce livre. Dès le début est né un sentiment de malaise à la lecture de ce roman que je trouvais oppressant et malsain. Mais j'avais envie néanmoins de poursuivre ma lecture. C'est alors que j'ai perçu le talent de l'auteur à créer, plus qu'une histoire, d'abord une atmosphère, un climat étouffant de violence et de sentiments malmenés par le désarroi.
Premier roman de l’auteur paru en 1999, que j’avais découverte à la lecture de