Chaud-froid - Yumiko Seki
C’est un petit roman tout simple que ce chaud-froid, à moins que ce ne soit plutôt un récit autobiographique, en tout cas ça se lit tout seul et c’est bien sympathique. 1er roman de la japonaise Yumiko Seki, il a été écrit directement en français, mais l’auteur vit à Paris depuis 1982.
Par chapitres intercalés, la jeune Yuka revient sur son enfance dans le Tokyo des années 60-70, où elle vit avec ses parents, selon un modèle social et culturel qui lui paraît étriqué, et le Paris de l’année scolaire 1979-1980 où elle arrive pour une année universitaire. Adolescente, ses rêves de liberté et d’éveil sexuel se trouvent vite étouffés dans la rigueur froide de l’Orient. Différente dans sa façon de penser et d’agir, elle sombrera dans une triste anorexie après avoir perdu la plupart de ses amis. L’Occident l’attire, mais pas le gigantisme des Etats-Unis, non, elle se sent attirée par la France qu’elle imagine impertinente. Si elle s’y laisse facilement aborder par les hommes, elle est souvent déçue : ils ne voient en elle que l’exotisme japonais, et ne savent pas lui faire partager cette culture occidentale qui la motive tant. Flirts, premier amour, regard étranger sur Paris, c’est aussi la construction alternant les souvenirs japonais au présent parisien qui est intéressante. On resterait volontiers plus longtemps avec Yuka, même si au final, on devine bien quel sera son choix. J’ai aimé la simplicité et la légèreté de ce roman, même si je l’aurais souhaité plus touffu, rester davantage avec le personnage, en apprendre plus encore sur le Japon…
Et la difficulté à rester vivre sur un territoire « étranger », toutes ces questions de visa et d’autorisation de séjour m’ont fait penser… à Lou ;-)) Pas facile la vie !
JC Lattès, fév.2005, 249 p. ISBN 2-7096-2590-3, prix : 14,50 €
Ma note : 4/5
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Et bien voilà qui va sans doute être une grande première dans notre petit monde des blogs de lecture : non je n’ai pas aimé le dernier roman d’Alice Ferney. Déjà je n’avais pas réussi à lire son précédent Dans la guerre et l’avais vite abandonné. Alléchée par toutes les bonnes critiques autour des Autres, je me suis empressée de l’entamer, pour assez vite avoir envie de le laisser tomber. Je l’ai interrompu par une autre lecture. Je l’ai repris, et véritablement, je me suis forcée à le finir. Si dans sa construction il est original et dans son style toujours bien écrit (c’est Ferney quand même ! Celle que je défends becs et ongles pour ce que je considère comme un des plus beaux romans d’amour du XXIème siècle : la conversation amoureuse), je trouve les Autres trop long, beaucoup trop long, et surtout redondant. Certes ce sont ces trois parties, choses pensées, choses dites, et choses rapportées qui le veulent, mais je trouve la dernière partie vraiment de trop. D’ailleurs, tous les secrets de famille ou presque sont déjà dévoilés dès la première partie, alors qu’apporte les deux dernières hormis le jeu stylistique ? Je m’y suis ennuyée.
C’est un roman d’une très grande maîtrise scripturale. Un tu narratif qui nous embarque dans le deuil d’une mère, le refus, lancinant, de l’oubli, la perte du fils aimé. Inconsolable elle est et inconsolable elle veut rester. Elle a fait le vide autour d’elle, son mari et ses 3 autres enfants ont quitté la maison pour survivre, la laissant à sa douleur et sans aide puisqu’elle les refuse toutes, sans concessions, surtout envers elle-même. 
ça commence de façon anodine par des soldes en famille dans les magasins d'usine, un père, son épouse, et leurs deux enfants adolescents, ça respire le vécu ! Et puis soudain, ce visage, cette silhouette, ce couple en face, Myriam et Thomas, et le retour en arrière, la plongée dans les souvenirs pour Fred. Automne 1985. Fred est pion dans un collège. Il surprend Myriam, prof de dessin, dans sa rêverie sur une chanson de Martha Davis, Les Motels. C'est le début du trouble réciproque. Mais Myriam est en couple avec Thomas, et elle est enceinte. C'est la naissance d'une belle relation triangulaire qui n'a absolument rien du banal adultère. Et puis tout bascule. La mort subite du nourrisson. L'après. Ces deux hommes et cette femme qui vont se soutenir s'emmêler se débattre pour y survivre, et fi du ragot alentour ! Fred comme un vecteur, un tiers nécessaire.
Yves Simon est l’écrivain du sentiment amoureux, de ses détours et de ses gourmandises. 
Après la mort de son mari, Marianne Chevigny change de vie. De critique cinématographique, elle devient bibliothécaire à l'université. Parce qu'elle fait appliquer le règlement - pas de téléphone portable dans la bibliothèque - elle se met à dos l'arrogant professeur David Martial. Elle ne sait pas ce qu'il lui prend, mais elle lui confisque son portable et le range dans un tiroir pour le week-end. C'en est trop pour notre homme, l'heure de la vengeance a sonné.
Le narrateur porte le même nom que l’auteur : Emmanuel Pons. Exaspéré
Encore un livre de Poulin pour les amoureux des livres. C’est vrai que l’on retrouve les mêmes thèmes et les mêmes personnages dans ses romans : l’écrivain Jack, et la passion du personnage principal, ici le Chauffeur du Bibliobus, pour les livres, la littérature américaine (Hemingway, Carver) et québécoise (Gabrielle Roy, Anne Hébert) et les chats. Pourtant j’ai moins accroché qu’avec
Ce livre là, dès les premières lignes, je savais que j'allais l’adorer.