Les jardins d'Hélène

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Rêve d'amour - Laurence Tardieu

6 Janvier 2008, 20:49pm

Publié par Laure

undefinedAlice, 30 ans, cherche à retrouver le souvenir de sa mère, morte alors qu’elle avait 5 ans, et dont elle n’a plus qu’une image floue de vêtement bleu, dont elle ne sait d’ailleurs si elle est rêve ou réalité. Alors que son père meurt et qu’elle ne lui a pas encore dit combien elle l’aime, dans un dernier souffle, il lui confie que sa mère a aimé un autre homme, un peintre, Emmanuel Bisani. Elle le retrouve rapidement pour qu’il lui parle de sa mère, car elle n’a même pas une photo. Qu’est-ce qui a pu pousser son père à tout détruire, souvenirs, tableaux et photos… ?
L’histoire est aussi simple que cela, mais l’écriture ô combien magnifique. C’est un texte qu’on lit lentement, pour en apprécier chaque mot, chaque souffle, un livre d’une beauté rare et délicate. Il en ressort une douceur, une fragilité, autant qu’une force intérieure, un élan vital qui pousse à savoir, à chercher, pour s’apaiser, enfin. Car c’est de cela dont il est question aussi : l’apaisement. Sortir du vide pour vivre enfin, aimer, mais pour se faire il faut passer par toutes ces questions obsédantes qui scandent la quête de l’histoire maternelle. Un très très beau livre, intime, sobre et élégant. Et de très belles réflexions sur l’écriture, le souvenir et l’amour. Quand vous l’aurez achevé, vous n’aurez plus alors que l’envie d’aller écouter les Rêves d’amour de Listz, pour rester encore un peu avec Alice, Blandine et Emmanuel.
 
p. 22 : « (…) mon père meurt et l’été flamboie, mon père bientôt ne sera plus là et je me demande soudain ce que je sais de lui, quelles certitudes, nous nous sommes tant aimés et jamais rien dit, la douleur passait tant entre nous, la douleur de l’absente, la douleur de la femme perdue, la douleur de la mère disparue. »
 
p. 60 : « «Est-ce une folie d’être venue ? Cet homme a-t-il vraiment aimé ma mère ? L’a-t-il aimée comme je rêve que ma mère ait été aimée ? »
 
p. 134 : « J’ai écrit longtemps. Je crois que je vais bientôt finir le livre. L’histoire que je raconte n’est pas la mienne, mais il s’agit pourtant de moi : celle qui court dans le livre ressemble à celle qui court dans la vie. C’est la même quête, ce sont les mêmes questions, qui restent sans réponse, obsédantes, ouvertes, nécessaires. Ecrire, c’est s’approcher au plus près de certaines brûlures. J’ai su que le livre parvenait à son terme, parce que je me suis retrouvée. »
 
p.156 : Les livres ne se finissent pas : le mouvement qui les a fait naître, qui les a fait battre, ne s’achève pas. Les vies non plus.
J’ai écrit la dernière page cette nuit. Je ne sais pas à quoi ressemble le livre, d’autres le sauront pour moi. Il me semble avoir accompli quelque chose. J’en suis heureuse. » 
 
Stock, janvier 2008, 158 pages, prix : 15,50 €
Ma note : 5/5
Crédit photo couverture : éd. Stock et Amazon.fr

 

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La chambre d'Albert Camus et autres nouvelles - Ron l'Infirmier

30 Décembre 2007, 15:47pm

Publié par Laure


chambre-albert-camus.jpgIl ne s’appelle pas Ron mais il est bien infirmier, ce métier habituellement féminin qui lui a valu de mauvais tours d’embauche, et il nous livre ici une série de chroniques sur son quotidien, courtes nouvelles qui toujours frappent fort. Ron est jeune mais il a un parcours riche d’expériences diverses, et qu’il parle de la mort ou des toilettes faites aux stars en fin de vie, de la maltraitance en maison de retraite ou de la chimio à l’hôpital, il a une empathie certaine pour ses patients, et surtout, un regard humain sur son métier et ses patients. Car ces saynètes de douleurs ou de mort, ce sont avant tout des histoires de VIE. 
Je ne savais pas en ouvrant ce livre que je le lirais d’une seule traite, sans jamais pouvoir le reposer, que parfois une larme viendrait poindre, que parfois je douterais de la véracité des atrocités (réelles), préférant me rassurer sous le couvert de la fiction, que parfois je sourirais, mais que toujours je trouverais « bien » ce style simple et vif, qui ne s’embarrasse pas de fioritures, pour dire la lutte quotidienne d’un infirmier qui cherche sans cesse le juste milieu pour aider sans materner, le refus des compromissions, les arguments répugnants de la rentabilité ou les caprices du médecin qui préfère partir jouer au golf. 
Etre humain, tout simplement, sans se voiler la face sur la réalité de la santé en France.

 

Les lectures de Tamara  et  Cuné 

Le site de l’auteur :
http://ron.infirmier.free.fr

 

Et la 4ème de couv, qui pour une fois vaut la lecture :

« Vous êtes en train de lire une quatrième de couverture. Ça s'appelle comme ça. Mes éditeurs, qui s'y connaissent un peu en marketing du livre m'ont dit que, dans l'idéal, ça devait être un texte accrocheur un pu putassier, genre aguicheur mais pas vulgaire, un texte qui vous donne envie de lire le livre.

Alors je m'y suis collé. Zéro idée.

Je pourrais vous dire : " Salut, je suis Ron, je suis infirmier, je parle de mes patients, voilà. Oh, le truc qui s'annonce soporifique ! " Jamais vous n'achèteriez ça, non ?

Je pourrais vous dire : " Bonjour, je suis Ron, je suis infirmier et j'écris pour survivre car, mon métier, c'est la souffrance et la plume de mon angoisse, elle frémit sur la page de mon livre cathartique. " Quelle rigolade ! Jamais vous ne liriez ça, non ? Remarque, le mec qui se la joue " auteur maudit "... Il a toujours un public pour ça. C'est un créneau. A creuser.

J'aurais aussi pu vous dire : " Bonjour, je suis Ron, j'ai des histoires incroyables à vous raconter. Du sexe, du vrai sexe, avec des vrais gens. Des morts, de l'adrénaline, des rapports humains, une incroyable aventure. " Oui, je pourrais dire ça. Mais bon, ça a déjà été fait mille fois, non ? Et puis, là, vous voulez un bon livre, pas un roman de gare...

Vous allez voir, on a plein de choses à se dire, vous et moi.

Plein. »

 

Editions Privé, coll. Les Clandestins, décembre 2006, 285 pages, prix : 15 €

Ma note : 5/5

Crédit photo couverture : éd. Privé et Amazon.fr

Crédit tout court : merci Cuné !

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Loin, chez personne - Valérie Sigward

20 Décembre 2007, 14:34pm

Publié par Laure

loin-chez-personne.jpgDeux sœurs partent en quête du père qui les a abandonnées alors qu’elles avaient 14 ans, quittant la maison sans explication. Alors qu’elles ont à présent la trentaine, elles ne l’ont jamais revu. Elles partent donc toutes deux, Julia et sa sœur (la narratrice du récit), accompagnées des deux enfants de Julia : Wilfrid, 7 ans, et Jeffrey, petit garçon autiste placé en institution et embarqué au passage, pour un road movie aussi étonnant que captivant.

p. 12 : "On va où ? On va chez qui ? demande Wilfrid. 
Loin. Chez personne."

Au fil du parcours la tension est palpable et le suspense prend place : vont-elles tuer ce père ? Le roman diffuse une atmosphère étrange, parfois proche de l’absurde, à l’intensité dramatique croissante. La fin, si elle ne répond pas à toutes les questions (comme disait Tatiana : Laure veut les clés !) laisse une surprise apaisante. Un curieux roman, trouble, prenant, que je n’ai d’abord pas vraiment aimé, mais que le déroulement de l’histoire m’a montré comme une vraie réussite, un nouveau coup de maître de Valérie Sigward, après la fugue.

Vrai coup de cœur pour Clarabel , je n’y ai en revanche pas perçu l’humour dont elle parle. Je crois que j’ai davantage rapproché de l’absurde ces situations-là. De même je l’ai trouvé plutôt sombre et mystérieux, curieux comme nous en avons une lecture si différente, tout en l’appréciant également ! Pas du tout une bouffée d’air frais pour moi ! Bref, un petit roman à découvrir !

 

Julliard, janv. 2007, 122 pages, prix : 15 €

Ma note : 4/5

Crédit photo : éd. Julliard et Amazon.fr           

Crédit tout court : merci Clarabel !

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Tom est mort - Marie Darrieussecq

7 Décembre 2007, 06:16am

Publié par Laure

tom-est-mort.gifTom est mort à quatre ans et demi. On n’en connaîtra la cause qu’à la toute dernière page, tout dernier paragraphe. Sa mère, 10 ans après, ouvre un carnet, et tente d’écrire sa douleur. Deuil pathologique, disent les psys, elle n’a pas effectué son « travail » de deuil dans les temps impartis.

J’ai eu du mal à finir ce roman. Long, trop long, mais surtout, aucune émotion. Un exercice stylistique extraordinaire qui consiste à écrire le mot mort une ligne sur deux pendant 246 pages. Et croyez-moi, même si l’on veut faire croire que la douleur rend fou, on a quand même compris depuis longtemps que Tom est mort. Alors forcément, on s’ennuie. De temps en temps, la situation familiale de cette mère : ses deux autres enfants, ses déménagements successifs à l’étranger pour suivre son mari. C’est un livre bavard, et je ne crois pas que la mort soit bavarde.

Seules les 10 lignes de la fin offrent une chute intéressante, qui peut expliquer la litanie qui précède, dommage qu’il ait fallu attendre si longtemps.

 

Les avis de Thom et de Bernard, que je partage.

Les avis des filles, plus compatissantes : SophieSylire, Gawou , et j'en oublie sans doute ! (Clarabel, je ne te retrouve que sur Amz)

 

POL, sept. 2007, 246 pages, prix : 17 €

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : éd. POL

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De manière à connaître le jour et l'heure - Nicolas Cauchy

3 Décembre 2007, 22:16pm

Publié par Laure

de-maniere-jour-et-heure.jpgLe jour de ses 54 ans fêtés en famille, Jean reçoit la visite d’un vieil ami qui vient lui une annoncer une mauvaise nouvelle. Moins d’une semaine plus tard, la famille est à nouveau réunie pour l’enterrement de Jean. Que s'est-il donc passé pendant cette semaine ? Est-ce lié à ce « big deal », gros contrat qu’on essaie de garder secret dans ce monde des affaires ?

Tous les membres de la famille vont vider leur cœur et dénoncer enfin ces vérités peu avouables, celles que le vernis de la bourgeoisie se plaît à cacher, derrière des façades de bonheur au goût de luxe et belles vacances. Des allers-retours donc, entre ce 21 juin festif et ce 27 juin endeuillé, et les voix des différents personnages.

Il y a du bon dans ce roman, c’est d’abord l’écriture de Cauchy. Ça coule tout seul, c’est prenant, et bien construit. Il m’a accompagné le temps d’un aller-retour en TGV Le Mans-Paris, et il a eu la délicatesse de me laisser tourner la dernière page à la gare d’arrivée. Efficace, je vous disais ! Bien sûr on pourra deviner l’intrigue assez vite, bien sûr le sujet est plutôt convenu : ces belles familles bourgeoises ont leurs faiblesses, leurs trahisons et leurs coucheries, comme partout. Il manque donc une petite étincelle quelque part, qui sortirait le roman d’une histoire somme toute banale, mais que sauve son style.

 

L’avis de :  Flo

 

Ed. Robert Laffont, sept. 2007, 285 pages, prix : 18 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Robert Laffont et Amazon.fr

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On n'est pas là pour disparaître - Olivia Rosenthal

2 Décembre 2007, 21:54pm

Publié par Laure

disparaitre-roenthal.jpgVoici un ouvrage curieux de par sa forme. Un roman qui entremêle différents monologues intérieurs, des petits exercices et des infos historiques pour décrire le désarroi de la maladie de A. (lzheimer). Un matin, monsieur T. a poignardé sa femme de 5 coups de couteau. Il ne sait pas pourquoi. C’est une crise de démence engendrée par la maladie.

Perte d’autonomie, perte de la mémoire, perte de la raison, oubli des gestes les plus simples, dégénérescence sénile, parfois précoce, crudité des réalités de la vie. C’est un livre fort qui n’y va pas par quatre chemins, un livre qui perturbe, non pas tant par son sujet que par son écriture novatrice, un leitmotiv lancinant qui pour moi, voilà… finit par tourner un peu en rond. Je n’ai pas accroché plus que cela à cette inventivité langagière qui fait la force du récit d’Olivia Rosenthal, pas perçu l’intérêt des éléments autobiographiques qu’elle y sème, peut-être en attendais-je trop, car je suis au final plutôt déçue par ce livre.


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Ils ont aimé : Lily, Joëlle , Yvon , Gambadou, ...


Ed. Verticales, juillet 2007, 215 pages, prix : 16,50 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Verticales et Amazon.fr

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La disparition de Richard Taylor - Arnaud Cathrine

30 Novembre 2007, 11:23am

Publié par Laure

disparition-richard-taylor.jpgRichard Taylor a tout pour être heureux : un job à la BBC, une jolie femme, une petite fille adorable, un appartement de 60 m² dans le centre de Londres, une voisine qui hurle un peu trop fort ses jouissances amoureuses ou solitaires, alors pourquoi, du jour au lendemain, disparaît-il soudain ?

Arnaud Cathrine nous offre ici un roman polyphonique finement construit, rempli de références, dans lequel divers personnages féminins vont prendre la parole pour tenter de dénouer l’histoire et le devenir de Richard. C’est bien fichu, c’est court, ça se lit tout seul, mais voilà, c’est quand même un peu plombant. Je connaissais cette atmosphère mélancolique et sombre de l’auteur à travers ses romans jeunesse, mais là, entre dépression et drame terrible, ça ne met pas vraiment en joie.

Un homme qui se cherche, qui regarde sa vie de l’extérieur, qui veut casser le moule dans lequel il s’est trop complaisamment coulé.

Mais je reste un peu sceptique, non sur la construction du roman, qui me plaît beaucoup, mais sur le fonds, et cette crise du trentenaire mal dans sa peau qu’on essaie de nous vendre un peu trop souvent dans une littérature dite « de trentenaires » ; lesquels seraient tous désabusés et passablement déprimés, finit par lasser.

A vous de voir !

 

De très bons articles  néanmoins sur le Buzz Littéraire, chez Florinette, Clarabel, LN
 

Sur le site de l’auteur

 

Verticales, janv.2007, 194 pages, prix : 17,50 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Verticales et Amazon.fr

 

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Mineure - Yann Queffélec

25 Novembre 2007, 18:36pm

Publié par Laure

Michel, 55 ans, aime Claire, sa femme, et leurs jumelles de 10 ans, Diane et Chloé. Pourtant il va quitter Claire… Mineure est le récit d’un homme tourmenté par son désir, tombé sous le charme envoûtant d’une jeune Lolita sans vergogne, la petite Sibylle, 13 ans, copine de ses filles, alors que par un concours de circonstances il s’est trouvé à jouer en double mixte au tennis avec elle. Jeu charmant du chat et de la souris où Michel résiste et se remémore sans cesse la loi (Sibylle est mineure), provocations aguicheuses de la demoiselle. Bilan de couple, ne peut-on donc plus s’aimer après quelques années ? : « Nous couchons ensemble avec plaisir mais sans désir. Pour empêcher que l’amour se défasse en nous. Pour éviter que se prenne le pli de n’être plus des amants mais des frère et sœur, des mère et fils, un couple d’amis partageant cordialement les draps. Nous couchons pour ne pas découcher, tiens, et nous barrer chacun de son côté, avec chacun sa jumelle. » (p.17)

Une histoire qui finalement n’a rien d’extraordinaire mais qui vaut ici pour l’écriture quasi parfaite de Queffélec. Chaque mot est le bon, pas un de trop, pour décrire le tourbillon de sève qui réanime ce quinqua, et l’empêche de dormir.

Mineure, roman érotique ou pas ? Tout dépend. Roman frémissant et sensuel, assurément, mais pudique et sage, pourtant. Dans la littérature érotique aujourd’hui, il est convenu d’assurer un minimum syndical d’acrobaties au verbe cru : point de cela chez Queffélec. Mais si la littérature érotique est plus pour vous question de suggestion et d’élégance, alors oui, Mineure est un livre diablement érotique. A vous de voir !

 

Coédition Michel Lafon / éditions Blanche, sept. 2006, 141 pages, prix : 15 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Wolfgang Eichler

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Le petit corps - Corinne Solliec

16 Novembre 2007, 17:52pm

Publié par Laure

petit-corps.jpgUn petit roman sur l’anorexie/boulimie qui a priori n’avait pas grand-chose pour me concerner et sortir du lot des écrits nombreux sur ce sujet. Mais voilà, Corinne Solliec a une plume pour rendre vivant, concis et percutant son propos.

La jeune Estelle, 20 ans, raconte ses crises, la mise à l’épreuve imposée par son compagnon, l’impossibilité de se contrôler ou se raisonner, les excès qui dépassent l’entendement quand il s’agit de se vendre contre un peu d’argent pour acheter de quoi « se remplir », et se vider aussitôt. Dérangeant, surprenant, avec une fin qui change la donne, espérons-le...

 

L’avis de Tamara
 

Gallimard, sept. 2006, 189 pages, prix : 12 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Gallimard et Amazon.fr

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Un week-end avec Odile - Frank de Bondt

15 Novembre 2007, 14:57pm

Publié par Laure

we-avec-odile.jpgAlain, la cinquantaine, est marié et travaille à l’Institut international d’études anthropologiques. Une fois par semaine, il donne des cours à l’Ecole supérieure des métiers du tourisme. Et là chaque lundi, il croise Odile, la documentaliste de l’école, une femme plus jeune que lui qui l’intrigue par son indépendance. Profitant d’une absence de sa femme, il propose à Odile de partir en week-end avec lui. Les douceurs espérées de cette escapade en bord de mer se révèlent décevantes et déstabilisantes. Mais soucieux de ne pas brusquer Odile, il accepte ses chastes propositions, un brin déçu et décontenancé. Odile mettra même fin prématurément au week-end, comme si quelque chose l’avait brusquée. Ce n’est qu’un chapitre plus loin dans le livre qu’on découvrira le passé pesant d’Odile, pour expliquer son comportement. La fin, dans laquelle Alain retrouve sa grande fille Sophie, m’a parue assez déroutante.

Un petit roman original qui n’hésite pas à bouleverser les clichés des escapades adultères pour proposer un schéma vraiment déstabilisant. Vite lu (court roman), je reste néanmoins sur ma faim : des explications sur le passé que j’aurais aimé voir développées, des absences de réaction des personnages que je trouve frustrantes et une fin en queue de poisson pour le moins étrange… font qu’il manque le brin d’enthousiasme qui me ferait adhérer totalement à l’histoire.

 

L'avis de Clarabel (trouvé par hasard, elle a vraiment tout lu, notre grande miss C. !)

Buchet-Chastel, mars 2004, 177 pages, prix : 13 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Buchet-Chastel et Amazon.fr

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