La caissière – Catherine Moret-Courtel
La société de consommation et le métier de caissière sont à la mode en littérature
en ce moment, puisque après les
tribulations d’une caissière d’Anna Sam, on peut lire à présent La Caissière, premier roman de Catherine Moret-Courtel. Mais quand Anna Sam nous offrait des chroniques –
perles du métier sans grande surprise, Catherine Moret-Courtel nous offre ici un vrai roman, qui va au-delà des considérations sur la difficulté de ce métier méprisé, même si tous ces ingrédients
y sont aussi, bien sûr.
Michèle a la cinquantaine, et voilà deux ans qu’elle est forcée de travailler comme caissière dans un hyper de zone industrielle, depuis le décès de son mari, artisan pour qui elle effectuait la comptabilité, sans être payée, comme beaucoup d’épouses d’artisans. Chaque matin elle prend le même bus interurbain qui la mène au centre ville, puis prend un second bus qui la mène sur son lieu de travail, le plus souvent sous la pluie de cette Picardie morose et grise. Elle a quelques collègues sympas, mais c’est une femme éteinte, qui vit dans sa routine, parce qu’il faut bien.
Mais peu à peu Michèle va faire de curieux rêves, qu’elle ne comprend pas forcément tout de suite, mais quand ils s’avéreront prémonitoires, elle se réfugiera avec bonheur dans ses nuits, et s’empressera de tout noter au réveil, avant d’oublier.
Petit à petit, par la magie de ses rêves, Michèle se rouvrira à la vie, et ruera un peu dans les brancards. Un léger bémol sur la fin peut-être, trop « guimauve » et attendue, mais au final, un bel ensemble, sur la période de deuil et la solitude, sur le métier d’hôtesse de caisse, son bataillon de chefaillons hargneux et sa cohorte de clients méprisants, mais surtout, une belle leçon d’humanité, simple et sincère, et d’empathie. Et puis on sourit souvent aussi, la vieille commère du village qui épie chacun derrière ses rideaux est un vrai tableau comme il en existe beaucoup, c’est un régal.
Un premier roman à découvrir.
Belfond, août 2008, 190 pages, prix : 17 €
Ma note : 3,5/5
Crédit photo couverture : éd. Belfond.
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J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix
Flore Vasseur a une trentaine d’années et un diplôme d’HEC en poche. Toutes
les portes lui sont ouvertes, mais très vite, la très grande entreprise française ne lui suffit plus, elle part à New York faire comme tout le monde : monter sa start-up à l’heure des débuts
d’expansion de l’Internet. Mais voilà, les histoires économico sentimentales d’une pauvre petite fille riche, je n’en vois pas personnellement d’intérêt. Faut-il s’ennuyer à ce point ou éprouver
la vacuité de sa vie pour tenter d’en faire un livre ? Comme quoi l’argent ne fait pas le bonheur, si l’on veut ressortir les proverbes éculés. Car malgré toutes ses facilités, la jeune
femme semble se sentir seule.
Ils ont 15 ans et
La construction de ce roman rappelle celle
Combien de fois je t’aime
Une femme de 30 ans se raconte, à la façon d’un journal intime, pour se
libérer enfin de l’ombre de sa mère et de sa sœur, ombre dans laquelle elle a toujours vécu. Cette femme est de mon âge, ou presque, j’ai donc souri aux souvenirs d’adolescence des années 80.
Cette femme est obnubilée par le sang, parce qu’à 11 ans elle est devenue femme mais que personne ne lui a jamais rien expliqué.
Depuis que mon collègue me parle sans cesse de ce bouquin parce que l’auteur est
sa kiné, il fallait quand même que je le lise ! Surtout que la collection La Brune au Rouergue recèle en général des petits romans pile comme je les aime.
Sylvain Vasseur, le plus ancien employé du département marketing de chez Air
Hexagone, est mis en préretraite forcée. Avant son départ, il peaufine ses dernières lettres « relations clientèle » qu’il porte à la signature du grand patron, Noël Delorgey. Celui-ci
voit déjà en lui un futur grand écrivain, et lui offre en cadeau de départ le PC portable qui ne pourra qu’encourager son talent…
Petite (grande ?) déception quand même que ce livre, dont j’attendais beaucoup. Trop
sans doute. Je l’ai chéri, je l’ai souvent posé, repris, me suis concentrée, mais… [soupir]