Les jardins d'Hélène

romans francais-francophones

Les heures chaudes - Annie Lemoine

1 Juillet 2007, 19:52pm

Publié par Laure

heures-chaudes.jpg Les histoires d’amour finissent mal, en général. Quel refrain bien connu ! Celle-ci n’échappe pas à la règle…

C’est l’été, elle le rejoint comme chaque été dans leur petite maison du bord de mer. Elle arpente le monde, travaillant pour une ONG humanitaire. Dans la joie des retrouvailles, il la prend brutalement, tout à son désir. Elle se sent humiliée, salie, violée, le mot est écrit. Sous la torpeur de l’été caniculaire ou venteux (c’est selon), « il faut se méfier du soleil, surtout ne pas s’y exposer aux heures chaudes… », le couple court à sa perte, on le sent, on le devine. Où est passé l’amour ? Ils ne se comprennent plus, ne se partagent plus.

La fin tragique, est sans appel, cruelle (mais inattendue).

L’histoire n’a rien d’extraordinaire mais Annie Lemoine a su créer une atmosphère douce et grave, sur une banale histoire d’amour qui s’achève. Quelque chose de plaisant et simple à la lecture. On regrettera toutefois un prix élevé (14 €) pour un nombre de pages minimal, surtout quand on sait que sur beaucoup, il n’y a qu’une ou deux phrases. Un tempo qui participe de la narration, mais en tant que consommatrice, je crierais un peu au vol. D’autant que la très jolie photo de couverture relève bien plus du marketing que du contenu du roman, et faut arrêter de nous prendre pour des gogos !

Flammarion, avril 2007, 135 pages, prix : 14 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Flammarion et  © Xavier Mora

Crédit tout court : merci Cuné !

 

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Wasurenagusa - Aki Shimazaki

1 Juillet 2007, 12:56pm

Publié par Laure

wasurenagusa.jpg Je poursuis ma lecture de la pentalogie du poids des secrets, dont Wasurenagusa est le 4ème. Wasurenagusa signifie "ne m'oubliez pas", le nom du myosotis en japonais. Cette fois, on découvre l'histoire de Kenji Takahashi, dernier héritier d'une grande lignée, et qui stérile, ne pourra lui donner de successeur. Il épouse alors Mariko, déjà mère d'un enfant naturel, Yukio. Ses parents désapprouvent cette union et le lien familial est rompu. On évolue donc dans l'univers de Kenji et Mariko, dont le secret nous a été dévoilé dans le volume précédent, Tsubame. Ici aussi, une dernière surprise : dans les toutes dernières pages, Kenji Takahashi découvrira un secret sur ses origines...
Toujours aussi élégant, ce volume m'a pourtant moins touché que les précédents, même s'il reste très réussi, dans la lignée de ce qu'écrit Shimazaki.
Actes Sud, mai 2003, 123 pages, prix : 12 €
Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr

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Cave - Pascal Praplan

28 Juin 2007, 10:24am

Publié par Laure

Pascal Praplan est un écrivain suisse francophone. Cave est son premier roman, si l’on peut dire, car il a déjà publié des ouvrages politico-économiques, et un Poulpe chez Baleine sous le pseudonyme de Paul Milan.

cave.jpgCave est un roman fort et oppressant : S. (elle ne sera jamais appelée autrement tout au long du livre), un peu moins de quarante ans, vit seule avec sa mère, qui a du mal à être physiquement autonome. S. s’occupe d’elle mais supporte de moins en moins sa tyrannie subie depuis l’enfance. Elle met en place un projet…inquiétant, dont le titre vous donne un bon indice. Enfin elle se libère verbalement face à sa mère. Celle-ci ne comprend pas, elle qui l’aime tant. Mais à tant vouloir aimer, n’a-t-elle pas fait plus de mal ? La fin est terrible, mais totalement inattendue et laisse le lecteur un peu effondré : on voudrait pouvoir encore changer les choses !

Un livre sur la violence psychologique sous couvert d’amour, l’égoïsme à outrance, la souffrance personnelle qui a explosé d’une façon ou d’une autre tant pour la mère que pour la fille, le tout dans un style vif qui semble mené par cette haine qui a besoin de se libérer, si bien qu’on lit le livre quasiment d’une traite. Grandir enfin, devenir adulte, même s’il y a des dommages collatéraux ! Violent, mais efficace !

 

Un article intéressant sur ce roman :   

 

Belfond, janv. 2007, 199 pages, prix : 16 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Belfond et Sargologo.

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Tsubame - Aki Shimazaki

9 Juin 2007, 15:02pm

Publié par Laure

(Le poids des secrets t. 3/5)

tsubame.jpg

  
Au début, rien ne permet de raccrocher ce tome aux deux précédents, Tsubaki et Hamaguri, l’histoire paraît totalement indépendante.

En 1923, Yonhi a tout juste 12 ans. Ses parents, poursuivis pour leur activité indépendantiste, fuient la Corée au moment de la colonisation japonaise, et s’installent à Tokyo. Yonhi vit désormais seule avec sa mère (son père aurait disparu avant sa naissance) et elle ne va toujours pas à l’école, elle étudie à la maison. Le 1er septembre 1923 a lieu le terrible tremblement de terre du Kanto, qui fit 100 000 morts, 40 000 disparus et plus de 100 000 blessés, et détruisit les villes de Tokyo et Yokohoma. Profitant de la panique, les Japonais tentent de tuer tous les Coréens présents sur leur territoire. Pour sauver sa fille, sa mère la confie à un prêtre (surnommé Tsubame) qui protège d’autres orphelins dans son église. Partie à la recherche de son oncle, elle ne reviendra jamais. Rebaptisée Mariko Kanazawa, elle se fond peu à peu dans une nationalité japonaise.

La deuxième partie du livre se déroule 59 ans plus tard, Yonhi/Mariko vit avec son fils Yukio et ses trois petits enfants, dont la petite Tsubaki. Le lien est fait avec les tomes précédents !

Une exhumation des corps des Coréens tués lors du tremblement de terre est prévue, et Mariko (veuve Takahashi), s’y rend. De rencontre en rencontre, elle revisite ses souvenirs et les lourds secrets de son passé.

Un court volume très réussi, toujours dans le minimalisme mais d’une grande force évocatrice. Cette partie de l’histoire (avec un petit et avec un grand H) est intéressante et me donne encore plus envie de découvrir les autres volumes.

 

A ma connaissance, ce titre n’est pas paru en poche. A vos porte-monnaie ou à vos bibliothèques !

 

Les avis de Frisette, Jules, et l’encreuse ...

Actes Sud, nov. 2001, 123 pages, prix : 11,50 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr

 

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Marée noire - Brigitte Giraud

5 Juin 2007, 14:51pm

Publié par Laure

 

maree-noire.jpg Ils sont en vacances sur la côte Atlantique, leurs premières vacances ensemble, lui, veuf avec son fils adolescent Vincent, elle, quittée par son mari avec ses deux filles, Dorothée et Emilie. Les enfants se chamaillent, jouent, et la narratrice aimerait tant se rapprocher de ce nouvel homme qu’elle aime, si fuyant, si mélancolique, encore bien trop empreint du fantôme de son épouse défunte. Tristesse, difficulté de la reconstruction, sans vouloir prendre la place de l’autre, la narratrice ne réussit pas à trouver sa place, à s’en faire une petite… Amoureuse, mais pas heureuse. Elle a baissé les armes, lui pas encore. Pendant qu’au large des côtes un bateau largue des milliers de tonnes de pétrole, qui ne vont pas tarder à noircir les plages.

J’aime l’écriture de Brigitte Giraud, mais là, je n’ai pas totalement adhéré à l’histoire qui je trouve, tourne un peu en rond. Sans doute ce couple n’a-t-il pas encore eu le temps de guérir de tous ses fantômes et la déception est grande pour la femme qui espérait tant de ces vacances…. C’est triste, mélancolique, dramatisé par la marée noire réelle et métaphorique...

 

Extrait p. 127 : « Et je t’ai laissé envahir ma vie, grignoter jour après jour l’espace dans lequel je m’étais glissée pour me protéger du monde et des hommes. Je t’ai permis d’entrer. Je t’ai ouvert grand la porte. Je ne me suis pas méfiée. J’ai pensé que le grand jour était arrivé : j’allais sauver un homme, j’allais sauver l’humanité entière. J’allais devenir l’être le plus exceptionnel qui soit et enfin supporter mon image dans le miroir. Je serais autre chose qu’une femme abandonnée, une mère de famille usée. »

 

L’avis de Clarabel , qui a été plus sensible que moi sur ce livre (en bas de page, au-dessus des commentaires).

Stock, fév. 2004, 135 pages, prix : 13,05 €

Existe en poche

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : le livre de poche et Amazon.fr

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La sanction - Chantal Chawaf

3 Juin 2007, 19:41pm

Publié par Laure

sanction-chawaf.jpg Une jeune fille crie dans la rue parce qu’elle croit avoir vu un homme lui faire un vilain signe du bras, arrêtée par la police, elle pique une crise d’hystérie, et vue par un médecin généraliste remplaçante, elle est internée d’office, pour sa sécurité et celle de ses concitoyens. HO : hospitalisée d’office, sur ordre du préfet, point n’est besoin d’accord. Tout cela parce que sa mère n’a pas répondu au téléphone, retardée par sa visite chez le garagiste et absente de chez elle ?

Le livre est un mélange des propos véhéments de la mère à l’égard de cette psychiatrie toute puissante et de cette société qui enferme plutôt que de prendre le temps de comprendre, et des propos sous chimie (neuroleptiques et autres tranquillisants) de la fille qui soutient toujours avoir été internée à tort. On comprend l’horreur de cette situation, mais voilà, à aucun moment dans le livre je n’ai réussi à comprendre si cette fille était réellement souffrante de délires et avait besoin d’être soignée, ou si la situation était un horrible malentendu comme le soutient la mère. Un cas jamais fouillé, jamais analysé, simplement une suite de critiques violentes à l’égard des policiers, médecins, psychiatres. Bref, pas convaincant du tout.

De plus, deux ou trois passages pseudo mystiques m’ont fait hurler : qu’est-ce que c’est que cet éditeur ?

 

Cette page semble indiquer qu’il s’agit d’une histoire vraie et que l’auteur s’insurge en effet contre une société policée alors qu’il ne s’agissait que d’un cri d’adolescente. Bien sûr la sanction serait alors intolérable, mais voilà, le récit n’est pas assez crédible sur la véracité du trouble !


Ed. des femmes / Antoinette Fouque, mars 2004, 123 pages, prix : 12 €

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : éd. Des femmes et Amazon.fr

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Un roman russe - Emmanuel Carrère

1 Juin 2007, 12:30pm

Publié par Laure

roman-russe.jpg

Version courte : il FAUT lire ce livre !!!

(@ Philippe : moi aussi je zappe quand les critiques sont trop longues)

 

Version longue : Attention, ce qui va suivre est une déclaration d’amour, pour une histoire d’amour russe, à moins que ce ne soit un roman russe, une histoire d’amour pas russe, peu importe, une déclaration d’amour pour un magnifique roman récit !

Je n’avais pas l’intention de lire ce dernier livre d’Emmanuel Carrère, malgré toutes les bonnes critiques presse lues ici ou là. Et puis une lectrice de la bibliothèque, attirée par ces mêmes critiques, me l’a demandé. Elle me l’a rapporté quelques jours plus tard, très déçue : « Ah non vraiment, je ne comprends pas ! Tout ce sexe gratuit, c’est vulgaire, et ça n’apporte rien au livre » [après lecture je peux dire que rien n’est gratuit dans ce livre, et si on enlève un seul morceau, l’ensemble n’a plus de sens !] Je lui réponds « dommage, je l’aurais bien passé à ma bénévole préférée qui était tentée, ou lu moi-même ». « Non, inutile, elle n’aimera pas, ça ne lui plaira pas du tout, toi non plus, je suis sûre que vous ne le finirez pas ». Il n’en faut bien sûr pas plus pour m’attirer davantage ! Mais ce livre doit repartir dans 48 h et je le propose à ma bénévole, avec pour contrainte express de  me le rendre dans les 48 h. Elle me le rapporte au bout de 24 h, sans mots, tellement bouleversée qu’elle ne peut que me dire : « il faut absolument que tu le lises ». Je lui fais confiance, il est rare que nos goûts divergent. Mais voilà, je vais à la BDP dans 24 h, ce livre est attendu par une autre bibliothèque du réseau, je ne serais pas sympa de le mobiliser. Alors tant pis s’il est 2 h du matin, je ne peux de toute façon pas m’en détacher ! Et à la lettre finale adressée à sa mère, Hélène Carrère d’Encausse, j’essuie une larme.

Emmanuel Carrère n’a jamais connu son grand-père maternel, un homme d’origine russe, qui a toujours souffert de sa grande pauvreté, et qui avait du mal avec la vie familiale, abandonnant femme et enfant chez des amis, faute de pouvoir les loger. Emigrés, ils vivent à Paris, puis à Bordeaux, où en septembre 1944, il disparaît. Probablement arrêté pour faits de collaboration. Jamais sa famille ne saura ce qui lui est arrivé, jamais son décès ne sera prononcé. C’est une lourde souffrance pour sa fille, Hélène Carrère d’Encausse. Et quand son fil Emmanuel atteint presque l’âge qu’avait son grand-père lors de sa disparition, il veut y voir clair dans ces silences et ces vieux démons. Il part dans un petit village russe pour un reportage documentaire, à la rencontre d’un survivant hongrois, prisonnier de guerre. 56 ans après, cet homme est toujours vivant, pourquoi son grand-père ne le serait-il pas ? Il brave l’interdit (dicté par la souffrance) de sa mère pour reconstruire son histoire familiale, il repartira plusieurs fois en Russie.

En parallèle, l’année 2002 est l’année de l’amour, il vit avec Sophie, dont il est très amoureux, malgré une différence de milieu social qu’ils se reprochent mutuellement. Et il lui fait la plus belle déclaration d'amour qui soit, en écrivant une nouvelle sur commande pour le Monde, nouvelle érotique qui lui est destinée et qui devra paraître tel jour à telle heure, heure où elle sera dans le train et découvrira cette déclaration si osée et si bien anticipée. Mais la vie en décide autrement et Sophie ne sera pas dans le train, ne lira pas le texte. L’implication sur le réel est terrible.

Je me souviens de ces nouvelles du Monde, publiées l’été, mais je n’ai pas acheté le journal ce jour-là, une histoire pareille, je m’en souviendrais. Cette histoire d’amour sera aussi forte et belle qu’elle sera douloureuse.

Dans un entrecroisement parfait de quête familiale, d’événements souvent alcoolisés dans le petit village russe pendant le tournage, de sa relation à sa mère et à son amante, Emmanuel Carrère se livre, aussi intimement que sublimement. Une fois refermé, on ne peut plus oublier ce livre et il faut laisser du temps, beaucoup de temps, avant de pouvoir en ouvrir un autre.

 

Des extraits :

p.122 : « Autour d’eux, partout à Bordeaux et en France, il y avait une vérité sur laquelle tout le monde s’accordait : les résistants étaient des héros, les collaborateurs des salauds. Mais chez eux, une autre vérité avait cours : les résistants avaient enlevé et probablement tué le chef de la famille, qui avait été collaborateur et dont il savait bien que ce n’était pas un salaud. Il avait un caractère difficile, se mettait souvent en colère, mais c’était un homme droit, honnête et généreux. Ce qu’on pensait, on ne pouvait le dire au-dehors. Il fallait se taire, avoir honte. »

 

p. 308 : Je voyais mal comment, de ces images peut-être suffisantes pour monter un documentaire sur la vie quotidienne dans une petite ville russe, pourrait sortir quelque chose qui donnerait forme à ce qui m’obsédait : quelque chose qui tienne lieu de pierre tombale à mon grand-père pour qu’atteignant l’âge de sa mort je sois délivré de son fantôme, que je puisse vivre enfin. »

 

p. ? : « Je voudrais te mériter même si je sais que c’est trop tard ? Je voudrais dans l’absence et le manque écrire un livre qui raconte notre histoire, notre amour, la folie qui s’est emparée de nous cet été, et que ce livre te fasse revenir. »

 

JPB, si vous passez par là, je crois que ce livre vous plairait. 

POL, mars 2007, 356 pages, prix : 19,50 €

Ma note : 5/5 (j’ai songé à 4,5/5 pour les rares passages en Russie que j’ai trouvé un peu longs, mais je mets 5 pour tout le reste, et l’émotion prégnante)

J’ai de plus en plus de mal à « noter », je ne suis pas un prof qui note une copie, qui suis-je pour me permettre de « noter » un roman, un récit, une œuvre ? Ces notes ne sont que le transfert de l’étoilage utilisé par Amazon ou d’autres sites comme critiques libres. Ce système a ses adeptes et ses détracteurs, je le maintiens pour le moment, parce que parfois un 5/5 vaut mieux qu’un long discours !

Crédit photo couverture : éd. POL et Amazon.fr

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Le musée de la sirène - Cypora Petitjean-Cerf

24 Mai 2007, 09:16am

Publié par Laure

musee-de-la-sirene.jpg Un soir dans un restaurant chinois, Annabelle, la trentaine, vole une sirène dans un aquarium et l’élève dans sa baignoire. Cette petite sirène prend de plus en plus de place, dans tous les sens du  terme, car il lui faut un grand aquarium qui prend toute la place dans le salon, et elle perturbe quand même gravement l’équilibre de notre héroïne. Quand l’une s’épanouit, l’autre s’étiole, et inversement. Faut-il que la sirène meure pour qu’Annabelle renaisse à la vie ?

 

Je vais faire désordre dans la blogosphère littéraire, mais je n’ai pas aimé ce livre. Contrairement à toutes celles qui l’ont lu avant moi, et dont je vous invite vivement à lire les avis positifs mis en lien ci-après. Certes l’histoire est originale, ce n’est pas du déjà lu mâché et remâché, mais voilà, le fantastique (ou simplement fantaisiste) et moi, ça fait deux. Deux éléments qui ne s’interpénètrent pas. Ce roman m’a laissé de glace, et quand bien même il y aurait une fable allégorique à chercher là-dessous, elle m’indiffère totalement.

Mais comme je suis curieuse, je chercherai quand même son deuxième roman dont on ne dit aussi que du bien, histoire de voir. Mais c’est bien parce que le premier roman était ultra court et facile à lire que je l’ai fini…

 

Les avis plus enthousiastes d’Arsenik, de Cathulu , Clarabel , de Flo , de Florinette , et de Lilly.

Stock, août 2005, 113 pages, prix : 13 €. Existe en poche à 5 €. 
Ma note : 2/5 
Crédit photo couverture : éd Seuil coll. Points et Amazon.fr 

 

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Naissances - Collectif postfacé par René Frydman

19 Mai 2007, 15:48pm

Publié par Laure

Il m'avait bouleversée lors de sa première sortie en format broché, au point que j'en avais offert quelques exemplaires. Il est sorti à présent en poche, alors vous n'avez plus d'excuse ! (sans compter que c'est bientôt la fête des mères, que c'est une parfaite idée de cadeau et que ça coûte à peine 6 €). 

naissances.jpgJe vous repêche mon commentaire de l'époque : 

"J’ai lu ce livre d’une seule traite tant il m’a interpellée et je sais déjà que je le relirai. Recueil de 8 récits autour de la naissance, accompagné d’une postface de René Frydman lui-même auteur en la matière, ce livre fut pour moi un double plaisir : celui de retrouver la plume d’auteurs que j’apprécie, et celui d’émotions si bien traduites par ces coups de pattes des unes et des autres : humour, pudeur, tendresse, émois, violence, douleur. Chaque naissance est unique dans le vécu d’une femme, et elles l’écrivent si bien ! Toutes ne sont pas jeunes mamans, il y a des femmes plus mûres dont les enfants ont l’âge de quitter la maison : et oui, quand nous mettons au monde, ce n’est que le début de quelques années avant l’envol du nid, mais mères nous sommes devenues et mères nous resterons. Et la vie, ainsi que la naissance, nous seules, femmes, pouvons les porter. « Être homme, c’est être intrinsèquement exclu », dit Frydman, malgré tout l’amour et l’accompagnement de nos conjoints. Un bien beau livre, merci mesdames ! " 

Points Seuil, avril 2007, 179 pages, prix : 6 €
Ma note : 5/5
Crédit photo couverture : éd. Seuil et Amazon.fr


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Hamaguri - Aki Shimazaki

17 Mai 2007, 15:14pm

Publié par Laure


hamaguri.jpg Après Tsubaki, le nom du camélia en japonais, fleur préférée de Yukiko, voici Hamaguri, le nom de la palourde, ce coquillage dont les deux parties s’emboîtent parfaitement, coquillage choisi par Yukio pour sceller son pacte d’amitié avec Yukiko, en écrivant leurs noms à l’intérieur. Hamaguri est le second volume de la pentalogie de Shimazaki, qui reprend la même histoire que Tsubaki, mais cette fois du point de vue masculin. Il est peu question des bombes d’Hiroshima comme dans le premier volume, mais plutôt de l’amour enfantin perdu de Yukio pour Yukiko, retrouvée à l’adolescence mais dans l’ignorance la plus totale, puisqu’ils ne se reconnaissent pas. A l’aube de sa mort, alors que Yukio est marié et père de famille, sa mère tente de lui faire comprendre combien cet amour avec Yukiko était impossible, et elle lui remet ce fameux coquillage « hamaguri », avec leurs prénoms à l’intérieur.
Même délicatesse de la littérature japonaise dans un texte pourtant écrit directement en français par l’auteur, un complément vraiment intéressant du premier volume, titres qui pourraient se lire dans l’ordre inverse sans difficulté. Je vais tenter de trouver le 3ème volume, mais à lire Véro, il a l’air complètement différent. J’ai déjà le 4ème en attente (Wasurenagusa), hasard des bibliothèques, mais je vais tenter de trouver Tsubame d’abord…

Actes Sud, oct. 2000, 109 pages, prix : 11,43 €

Existe en Babel poche

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr

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