Femme de ... - Cécile David-Weill
Elles sont trois femmes mariées et mères de famille. Enfin pour la maternité, pas toutes. Mais toutes sont « femmes de… », des faire-valoir pour leur
époux, ou pire, de simples potiches, quand il s’agit d’accompagner en séminaire leur conjoint dans un grand hôtel de La Baule.
Un symposium qui ne sert à rien, sinon à faire croire à tous ces hommes au service d’une entreprise qui brasse un peu d’argent qu’ils sont importants. Il y a Nelly Shapiro, si belle que tous les hommes envient son mari, malgré son léger handicap à peine visible. Alors pourquoi s’enfuit-elle, plantant là son cadre de mari ? Il y a Sylvie, qui se croit belle et intelligente et qui au fond n’est que quelconque, mais que la rencontre avec un inconnu a troublée. Et pour finir, Diane, « femme de » qui a gardé son indépendance professionnelle, heureuse sans doute de ce bonheur familial apparent. Alors pourquoi son mari s’effondre-t-il ?
Un roman qui traite des faux-semblants du couple, de l’usure et des apparences – surtout professionnelles, des convenances sociales et des tentations adultères. Bref, du banal lisse et plat, sans originalité aucune. Si l’on perçoit bien les rancoeurs et les désirs inavoués, des réalités sarcastiques bien balancées, je m’attendais toutefois à mieux. D’une platitude sans grand intérêt.
Clarabel a mieux aimé : ici
Grasset, mai 2001, 186 pages, 15 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Grasset et Amazon.fr
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Fanny Delbast est la petite dernière d’une famille de 6 enfants. A sa naissance, son frère aîné a déjà 20 ans. Son arrivée est inattendue, mais on fait avec,
dans cette famille catholique. Le père est médecin et ancien de la guerre de 14, la mère, plutôt absente.
Je n’avais pas aimé
Ce court roman épistolaire de 1824 a été ressorti des tiroirs par les éditions Phébus pour tirer de l’oubli la méconnue auteure et poétesse
Constance de Salm. De par le titre bien sûr, on pense inévitablement à Stefan Zweig (même s’il ne viendra que bien plus tard), et comme le dit aussi la 4ème de couv, à Marcelle
Sauvageot avec son Laissez-moi (commentaire). L’intéressante postface de Claude Schopp montre une femme intelligente, à la notoriété littéraire
reconnue, engagée et courageuse, pensez-donc, un divorce déjà en 1799 ! (autorisé par la loi depuis 1792 seulement), contemporaine d’Henri Beyle (Stendhal),
Avec un titre pareil, déjà, vous imaginez les larmoiements dans les chaumières, pauvre belle jeune femme seule sous le grand drap
blanc de son lit goujatement déserté par l’autre. Sérieusement, ce court roman sur le divorce sonne quand même très juste par bien des points et
Boris et Clara, Pascal et Elisabeth, deux couples qui oeuvrent dans le milieu du théâtre. Pascal est metteur en
scène, Elisabeth est actrice, Boris est acteur et Clara journaliste de radio. Tout commence en douceur pour basculer dans une violence sourde. Elisabeth découvre qu’elle est trompée depuis
longtemps, divorce et bataille pour obtenir la garde de leurs deux filles. Quand à Clara, c’est plus compliqué ! Couple bancal car elle ne veut pas d’enfant, lui est prêt à chercher ailleurs
celle qui enfantera pour lui, tout en gardant Clara. Mais surtout, cette dernière traîne un passé intime et familial très douloureux. Une quête qui demande réparation… Une première rencontre
anodine et ces deux femmes, Clara et Elisabeth, vont s’attacher l’une à l’autre, s’entraider, se sortir du gouffre l’une l’autre.
Une chanson, c’est toujours un moment de votre vie. Ce que vous faisiez, celui que vous étiez, au moment où vous écoutiez ce morceau en boucle. Pour ses
40 ans, Blondel offre au lecteur le roman de sa vie. Enfin celle de Yoann. 1964-2004. Une chanson pour chaque chapitre, des morceaux qui parleront sans aucun doute aux 35-45 ans, le hit-parade
d’RTL, les concours miss OK et tous ces trucs de (quand nous étions) gosses. L’enfance, les parents qui se chamaillent, le grand frère, l’adolescence, le drame, le trouble trio qui n’est pas la
norme et donc ne peut durer (trouble trois que l’on retrouvera dans
En très peu de pages et
deux courtes nouvelles, l’auteur nous parle de la maladie, de la mort, de la solitude, du rêve, avec une forte puissance évocatrice.
Jérémie, 17 ans, vit seul avec sa mère dans un petit pavillon non loin de la cité voisine, où vit Sami, un ado pour qui il éprouve un
désir vif et insoutenable, mais ce dernier ne s’intéresse pas à lui. La vie de Jérémie n’est rythmée que par ce désir violent et les barrettes de shit qu’il consomme, son désir trouble aussi pour
le nouveau compagnon de sa mère, Alex. Le shit, il y est venu pour chasser le désir hors-la-loi qu’il pouvait avoir pour sa mère, jolie hôtesse de l’air peu présente. Un récit qui traduit bien
l’adolescence tourmentée et en souffrance, plutôt déprimée d’ailleurs ; ici dans sa quête homosexuelle. Mais ce n’est pas du tout ce que je pensais lire en notant ce titre sur mes
cahiers ! Me suis gentiment fait avoir par une critique trop enthousiaste qui ne dévoilait pas le contenu !