L'obligation du sentiment - Philippe Honoré
C’est l’article de Clarabel qui avait attiré mon attention sur ce roman dont je n’ai pas entendu parler ailleurs, et comme je suis une inconditionnelle de la collection 1er mille chez Arléa, je n’ai pas hésité.
Comme souvent dans cette collection, l’histoire est forte, terrible, mais sacrément bien menée.
C’est l’histoire d’un couple sans histoires, trente ans de vie commune, bonne situation, pas de vagues. Louis et Jeanne Maisne ont un fils, Martin, qui n’a plus donné signe de vie depuis 10 ans, jusqu’à ce jour où par courrier il leur propose un rendez-vous dans un aéroport, une petite heure entre deux avions. Cette fois c’est sûr, le drame va éclater, le fils vient régler ses comptes. Dans une ambiance mystérieuse, un terrible secret va percer peu à peu. Drame de l’enfance violée avec la complicité tacite de la mère. Drame de l’enfant non désiré, non aimé, et en plus bafoué dans qu’il y a de plus grave. L’alternance des points de vue reconstruit l’histoire tout en faisant douter sur la charge de monstruosité : qui est le plus coupable ? Le père pour ses actes ? la mère pour son acceptation et son silence ? le fils pour ce lien qu’il recherche malgré tout avec son père ? Qui est le plus bourreau ? qui est le plus victime ? celui qui souffre dans sa chair ou celui qui nourrit la démence d’une autre ?
Adroit et terrifiant, troublant au fil des pages, c’est un livre qui ne peut laisser indifférent, et dont le titre prend sens dans l’avancement de la lecture. Terrible, glaçant, mais réussi. Brillant, en quelque sorte.
Arléa, septembre 2008, 122 pages, prix : 15 €
Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : éd. Arléa.
Crédit tout court : merci à Clarabel pour le prêt !
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L'auteure se souvient de son enfance dans ce bel immeuble haussmannien de la rue du
Val de Grâce, de l'amour de ses parents pour leurs enfants, une fratrie pourrie gâtée qu'ils choyent à outrance pour oublier la douleur de leur propre jeunesse.
Synopsis
Clara est atteinte d’un cancer du sein qu’elle sait en phase terminale malgré
les traitements et l’ablation du sein. Elle écrit son journal dans un cahier, ses derniers jours et un retour sur sa vie de couple, journal intime que va lire en cachette son mari Clemente. Elle
démarre par le récit d’une liaison, interrompue par le décès de son amant, ami du couple. Clemente tombe des nues : est-ce fiction ou réalité ? Car bien des passages qu’il découvre sur
des scènes communes sont vrais, mais enjolivés, modifiés, transformés. Et il n’y a pas toujours le beau rôle. S’est-elle donc tant ennuyée avec lui ? Il est encore plus surpris de découvrir
que Clara sait depuis toujours pour son adultère à lui, sa relation avec Eliana depuis 7 ans. Pourquoi n’a-t-elle jamais rien dit ? Veut-elle se venger avec ce cahier ?
Sylvain a décidé de quitter sa famille pour aller vivre chez son
amoureuse, il écrit donc une longue lettre à ses parents pour expliquer son départ. Mais vous noterez qu'il n'a que 12 ans... Est-on assez mature pour voler de ses propres ailes à 12 ans ?
L'amour donne-t-il ces ailes-là ? Mais quand le petit frère s'en mêle, le plan s'écroule. Et à 12 ans, peut-on aimer pour la vie ? Par un jeu de lettres et de courts chapitres, ce petit roman
destiné aux 10 ans et + aborde le thème des premières amours avec humour, de même que le corollaire qui va souvent avec à cet âge-là : une nouvelle rencontre... comment l'avouer, s'en sortir...
et tout recommence ! Sylvain découvre ainsi comment naît et finit une histoire d'amour...


Ce roman m’a été présenté dans un contexte professionnel par une libraire dans le cadre d’une sélection de la rentrée littéraire.
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