La vie en rose - Dominique Mainard
Vu par Françoise Pétrovitch
Les éditions du Chemin de Fer est une toute petite maison d’édition que j’ai découverte grâce à Corinne de Litote en tête. Le principe consiste à associer un texte (nouvelle, courte fiction) d’un auteur ayant déjà publié par ailleurs à un travail d’artiste sur ce texte. J’ai choisi celui de Dominique Mainard car j’aime bien ses romans.
Le
livre déjà est un bel objet, s’ouvre un peu comme un coffret, avec un rabat sur la 4ème de couv qui se replie sur la totalité des pages. Un peu cher hélas (15 €, une soixantaine de
pages) mais le travail d’artiste, de composition de l’ouvrage le justifie.
L’histoire : Layla, une jeune fille de 17 ans est retrouvée morte dans un jardin public. Arnaud arrive sur les lieux avec son ami
journaliste qui réussit à le convaincre d’interroger les habitants de l’immeuble pour réussir ainsi son projet : écrire un roman policier. Tous lui fermeront la porte au nez, sauf un vieux
monsieur qui va lui raconter sa rencontre avec Layla et son amitié pour elle. La vie en rose, parce que Layla aimait beaucoup cette chanson et la
chantait souvent… Un témoignage et une confession étonnante de ce vieil homme, une nouvelle délicatement illustrée par le rose essentiellement,
mais aussi le rouge et d’autres touches de couleurs. L’ensemble est fort joli, mais j’avoue qu’hormis le bel objet, je ne suis pas très sensible à ce qu’apporte ici l’illustration.
Quelques unes des illustrations : sur le site de l’éditeur
Bravo quand même à tous ces libraires qui proposent et prennent le temps de conseiller ces livres car sans eux ils passeraient totalement inaperçus. Une bonne idée à conserver quand on veut par exemple faire un petit cadeau (quasi sûr que le destinataire ne l'aura pas déjà !) et je retenterai peut-être avec un autre titre du catalogue.
Les éditions du chemin de fer, avril 2007, 59 pages, prix : 15 €
Ma note : 3,5/5
Crédit photo couverture : © Françoise Pétrovitch et éd. le chemin de fer.
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Il est écrivain, il y travaille depuis longtemps, mais n’a toujours rien
publié. La générosité de Mère le fait vivre. Dès qu’il s’astreint à un peu de régularité et de réveil matinal, est-ce sa faute s’il est tout de suite fatigué ? Il engloutit du Nutella et
retourne se coucher, c’est quand même plus facile. Imbu de lui-même, égoïste, il est bien le seul à ne pas douter de son talent. Par ailleurs, il revendique sa liberté et consomme les femmes au
gré de ses désirs (quoi, Françoise, on n’est pas mariés que je sache, dit-il à son officielle). Il est souvent victime de crises d’angoisses, trouve toujours la vie épuisante et finit par
s’acheter un poisson rouge. Un qui tourne bêtement dans son bocal, comme tous les poissons rouges. Et le cri de l’auteur en détresse fait autant de bruit que celui de son poisson rouge…
Joël Egloff est un auteur que j’aime bien, pour ses romans déroutants hors du
commun. Celui-ci (le troisième après Edmond Ganglion & fils et
La société de consommation et le métier de caissière sont à la mode en littérature
en ce moment, puisque après
J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix
Flore Vasseur a une trentaine d’années et un diplôme d’HEC en poche. Toutes
les portes lui sont ouvertes, mais très vite, la très grande entreprise française ne lui suffit plus, elle part à New York faire comme tout le monde : monter sa start-up à l’heure des débuts
d’expansion de l’Internet. Mais voilà, les histoires économico sentimentales d’une pauvre petite fille riche, je n’en vois pas personnellement d’intérêt. Faut-il s’ennuyer à ce point ou éprouver
la vacuité de sa vie pour tenter d’en faire un livre ? Comme quoi l’argent ne fait pas le bonheur, si l’on veut ressortir les proverbes éculés. Car malgré toutes ses facilités, la jeune
femme semble se sentir seule.
Extraits (résumé) de l’avant-propos de l’éditeur : « en 1935, Goebbels
annonce que la participation à la culture allemande est interdite aux Juifs. Exclusion, ségrégation et ghettoïsation sont les étapes qui précèdent la solution finale. En 1942, les acteurs de
l’Union culturelle juive se retrouvent au camp de Terezin, à 60 km au Nord de Prague. Le juriste tchèque Josef Bor y est interné en juin 1942, il a 36 ans. Il a écrit le Requiem de
Terezin en 1963, rescapé d’Auschwitz et Buchenwald. Son roman est inspiré d’une histoire vraie : le pianiste et chef d’orchestre Raphaël Schächter est arrivé au camp en 1941. Il a
réussi, au bout de dix-huit mois d’efforts acharnés, à donner en concert le requiem de Verdi avec quatre solistes, cent cinquante choristes et deux pianos qui remplaçaient l’orchestre.
On estime que cinq cents détenus environ participèrent aux répétitions, les effectifs étant constamment minés par les convois pour Auschwitz. »
Dans la famille Spellman, on est détective privé de père en fils et de mère en
fille, et on commence très tôt, presque au berceau. Et comme ce ne serait pas drôle sinon, on a le vilain défaut d’épier surtout les membres de sa propre famille. Izzy en sait quelque chose, elle
vit toujours chez papa-maman à 28 ans, fait le même travail qu’eux, et surtout, subit sans cesse leur surveillance, courses poursuites en voiture ou micros dans la chambre.
