Les jardins d'Hélène

Incendies - Wajdi Mouawad

22 Juillet 2008, 09:37am

Publié par Laure

Tout a commencé par la pièce que j’ai vue sur scène, au théâtre municipal du Mans, par hasard, une amie m’offrait la place d’une abonnée absente ce jour-là. Je ne savais pas ce que j’allais voir, juste que ça durait 3 heures, que l’auteur était libanais vivant au Québec, et travaillait beaucoup sur la quête de l’identité.

Et puis quelle force sur scène ! Quel texte ! Quelle mise en scène ! et 3 heures, ça ne suffisait pas, on aurait voulu que ça dure encore, 20 minutes d’applaudissements debout, et un retour complètement anéantie, longtemps imprégnée encore du spectacle vu, de la force et de l’horreur, de l’humour qui ponctuait régulièrement cette atroce gravité, de la qualité de la représentation. Le spectacle vivant, d’un tel niveau, surpasse tout le reste.

 

Pour prolonger ce moment, Amanda m’a proposé de m’envoyer le texte, ce qui m’a permis de retrouver les images de cette magnifique soirée.

2002. Hermile Lebel, notaire québécois, ouvre le testament de Madame Nawal Marwan et lit ses dernières volontés en présence de ses deux enfants, Jeanne et Simon, nés tous deux le même jour, 20 août 1980. Ils ont 22 ans. En plus du partage des biens entre ses jumeaux, elle demande à être enterrée sans cercueil, visage vers le sol. Pas de pierre, pas de nom. Jeanne doit retrouver son père et lui remettre une enveloppe confiée au notaire, Simon de même doit remettre une enveloppe, mais à son frère. Père qu’ils croyaient mort et frère dont ils ignoraient l’existence.

Pourquoi après des années de silence leur mère a-t-elle prononcé cette phrase avant de mourir : « maintenant que nous sommes ensemble, ça va mieux » ?

Tout a commencé quand Nawal avait 14 ans. Amoureuse de Wahab, elle tombe enceinte, ce qui n’est pas accepté par sa famille. L’enfant lui sera enlevé et placé en orphelinat.

 

Par le biais d’une mise en scène exceptionnelle et d’un texte parfaitement construit, les enfants vont reconstituer l’histoire de leur mère, entre Québec et guerre du Liban, entre effroi et violences, amour et force. La gravité de certaines scènes est heureusement ponctuée de touches légères, par l’humour du personnage du notaire, son accent québécois, son franc-parler et ses expressions colorées.

Une pièce qui revisite des grands mythes de la tragédie grecque, qui aborde la question des origines, l’amour et le pardon, la liberté que donne le fait de savoir lire et écrire,  les violences et les guerres, une pièce rare et exceptionnelle.

 

(Depuis, Amanda, j’ai commandé toutes ses pièces disponibles et je vais surveiller la programmation des théâtres !)

 

En savoir plus sur la représentation 

 

Actes Sud Papiers / Léméac, mai 2003, 92 pages, 11 €

Ma note :  stars-5-0__V7092072_.gif

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud Papiers

 

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Bienvenue à Boboland – (une enquête sérieuse menée par) Dupuy & Berbérian

20 Juillet 2008, 05:07am

Publié par Laure

Cuné en a déjà très bien parlé, alors je ne vous refais pas le résumé. Mais j’y ajoute une touche pour confirmer qu’on éclate souvent de rire et qu’on se moque doucement de cette boboïtude branchée hype etc. Un exemple pour vous, amoureux des livres : une jeune femme dépose sur un banc public son roman chéri d’Anna Gavalda, non pas qu’elle veuille abandonner son auteur chouchou au vaste monde cruel, au contraire, elle veut le faire découvrir : ça s’appelle du book-crossing, mes amis. (Mais si, je sais que vous connaissez !) Pour mieux voir qui aura l’immense bonheur de trouver le trésor, elle va se planquer au café d’en face. Sur ce arrive l’employé des services Propreté de la Ville, qui met direct le Gavalda dans sa poubelle à roulettes. Cri ulcéré de notre fashion lectrice : mais monsieur, c’est du book-crossing ! – P’t’être ben ma p’tite dame, mais moi si je fais pas mon boulot, je suis viré ! J
Quant au jardin du derrière de ma mère, il vaut le détour aussi ! avec plein d’autres épisodes : allez-y, sourires garantis !

 

Audie-Fluide glacial, mai 2008, prix : 11,95 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Dupuy – Berberian et Audie / Fluide Glacial

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La dameuse - Alina Reyes

19 Juillet 2008, 10:48am

Publié par Laure

Ce très court roman d’Alina Reyes (52 pages, petit format) m’a laissé un sentiment d’inachevé. Pourtant il y a matière et densité qui font une vraie histoire dans ce livre, mais pour moi encore trop d’ellipses, j’en aurais voulu plus.

Le texte est construit en trois parties : Viol, Vengeance, Vie. On imagine assez bien que l’une conditionne la suivante. Marie-Rosellina vit dans une station de ski des Pyrénées, où elle aide ses parents qui tiennent un café et aime son amant, Baptiste, qui dirige une meute de chiens de traîneaux. Marie-Rosellina n’a que 17 ans, mais on ne le sait pas encore quand l’auteur nous offre une scène érotique des plus classiques et des plus gourmandes, on se dit que la dame a déjà de la bouteille. Gilles, un ancien prétendant qui lui avait promis monts et merveilles revient pour une émission télé, et le soir de Noël, avec un collègue, c’est le viol. Suivra la vengeance nécessaire à Marie pour aller de l’avant, vengeance dans laquelle la dameuse – engin qui tasse la neige sur les pistes -  a le premier rôle. Marie-Rosellina se retrouve enceinte : de Baptiste, de Gilles ? On ne le saura jamais. Le dernier chapitre court sur un temps long, donne un dénouement mais pas toutes les clés de l’histoire. Les fallait-il vraiment ? Ce texte dense et ramassé se suffit à lui-même, mais pour ma part, je le trouve trop riche de possibilités pour le museler autant. Un sentiment d’incomplétude.

(note sur la catégorie : Alina Reyes est une auteure connue pour ses textes érotiques. Ce texte me semble s'inscrire dans une démarche plus large de littérature tout court, mais quand une image vous colle à la peau...)

Zulma, mai 2008, 52 pages, prix : 7,50 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éditions Zulma

 

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1979 - Jean-Philippe Blondel

17 Juillet 2008, 04:41am

Publié par Laure

La construction de ce roman rappelle celle d’Accès direct à la plage : au départ on se sent un peu perdu, on passe d’un personnage à un autre, on change d’époque, mais on sait que peu à peu le puzzle va se reconstruire. Et à la fin on relit le 1er chapitre, oui, tout se tient, et c’est bien mené !

Quand un beau matin les habitants découvrent qu’un mur du quartier a été tagué de cette seule date : 1979, ils s’interrogent : qu’est-ce que cela signifie ? Qu’a-t-on voulu leur rappeler ? Quels fantômes vont ressurgir ? Et chacun de revenir sur son passé, ce qu’il faisait, en 1979. Blondel a cette capacité toujours étonnante et réussie d’endosser la peau de personnages différents, hommes, femmes, et de créer une histoire à partir de tranches de vie très variées.

Encore un roman que j’ai beaucoup aimé !

(sauf que maintenant, M. Blondel, j’ai tout lu de vous, à quand un prochain ? et si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi sur Evene vous êtes considéré comme l’auteur du visage de Manuel, qui quand on clique sur la couverture affiche un tout autre nom… enfin le sujet m’intéressait, je l’ai commandé quand même !)

 

Ed. Delphine Montalant, fév. 2004, 169 pages, prix : 16 € // Existe en Pocket (5,90 €)

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Isabelle Hervé et éd. Delphine Montalant

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Combien de fois je t'aime - Serge Joncour

15 Juillet 2008, 10:19am

Publié par Laure

Combien de fois je t’aime est un recueil de nouvelles sur l’amour et le désir, qui s’ils se conjuguent aujourd’hui avec Internet et des textos sur des mobiles, n’en demeurent pas moins éternels, entre frémissements, ironie et désillusions. Certains textes abordent aussi le couple, le divorce, la maladie, l’enfant qui n’a pas été. Ce qui m’a frappée dans ce recueil, c’est la justesse de ton, la lucidité de celui qui raconte, la profonde solitude malgré des carnets d’adresse archi-pleins. Il y a comme une magie dans l’écriture, un brin mélancolique, où non seulement l’on se dit que c’est exactement cela, mais en plus, c’est beau. Le bon mot à la bonne place, toujours avec humanité. C’est juste. Et c’est juste parfait.

 

 

Flammarion, mars 2008, 211 pages, prix : 18 €

Ma note : 4,5/5

Crédit photo couverture : © Virginie Berthemet et éditions Flammarion

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Celle qui ne parle pas - Capucine Ruat

12 Juillet 2008, 10:38am

Publié par Laure

Une femme de 30 ans se raconte, à la façon d’un journal intime, pour se libérer enfin de l’ombre de sa mère et de sa sœur, ombre dans laquelle elle a toujours vécu. Cette femme est de mon âge, ou presque, j’ai donc souri aux souvenirs d’adolescence des années 80. Cette femme est obnubilée par le sang, parce qu’à 11 ans elle est devenue femme mais que personne ne lui a jamais rien expliqué.

C’est un premier roman, bien écrit, sec, expressif, qui se lit bien, mais au final je suis plutôt déçue. Je n’ai sans doute pas bien compris le tout, je reste avec un certain nombre de questions sur des pistes soulevées par ma lecture. Et sans réponses, je finis par trouver que cette histoire manque terriblement d’originalité, un parcours banal de femme comme on a déjà lu des dizaines, une femme que la parole fera éclore. Le livre est court et se lit tout seul…  

 

(1er roman paru chez Stock en 2006)

 

Le livre de poche n°30811, mai 2007, 126 pages, prix : 4,50 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : © Stéphanie Roujol et LGF.

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Peines perdues - Emmanuelle Peslerbe

11 Juillet 2008, 05:23am

Publié par Laure

Depuis que mon collègue me parle sans cesse de ce bouquin parce que l’auteur est sa kiné, il fallait quand même que je le lise ! Surtout que la collection La Brune au Rouergue recèle en général des petits romans pile comme je les aime.

Et ça commence plutôt bien : Lorsque Ghislaine rentre du travail, elle retrouve son père assassiné dans son appartement, elle vivait seule avec lui depuis qu’il souffrait de la maladie d’Alzheimer. Comme la porte était fermée à clé, l’enquête se tourne naturellement vers ceux qui possédaient une clé : Liliane, qui est la sœur cadette de Ghislaine, et Simone Le Bihan, l’assistante de vie. Interrogées par le commissaire Jean Brossin, elles ont toutes quelque chose de bizarre dans le comportement ou qu’elles auraient préférer taire. Au fil des pages se creusent les personnalités de ces petites gens, de même qu’affleure un sombre passé sur lequel les deux sœurs ne semblent pas d’accord.

On se prend au jeu d’un bon polar, les personnages ont des fonds vraiment intéressants, et puis crac, la fin vient tout gâcher. Il y a celle qui est écrite, et qui est plutôt originale, et puis il y a celle qu’on interprète, et là… non ! Je n’aime déjà pas beaucoup les fins ouvertes, mais alors si en plus on ne sait pas qui a tué… - Moi je pense que c’est elle parce que… - Mais ça pourrait être elle aussi parce que… , etc. L’avantage, c’est qu’au moins on continue de parler de ce livre après l’avoir lu, preuve en est de nos échanges auprès de la machine à café, l’inconvénient, c’est que des fins comme celle-ci sont pour moi terriblement frustrantes.

 

 

Ed. du Rouergue, coll . La Brune, février 2008, 115 pages, prix : 12 €

Ma note : 3/5 (à cause de ma déception sur la fin)

Crédit photo couverture : © Frank Secka et éd. du Rouergue.

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Ces petites choses - Deborah Moggach

10 Juillet 2008, 08:53am

Publié par Laure

Traduit de l'anglais par Jean Bourdier

Voici un roman qui m’était passé totalement inaperçu lors de sa première édition en broché, et que l’offre du Livre de Poche m’aura agréablement permis de découvrir.

Quel début truculent ! Ravi Kapoor, médecin londonien d’origine indienne et sa femme Pauline hébergent le père de celle-ci : Norman Purse, un spécimen particulièrement agaçant, rustre et quelque peu obsédé sexuel, qui a réussi à se faire exclure de toutes les maisons de retraite.

Ajoutez à cela la décadence du système de santé, où l’on oublie aisément une vieille dame sur un brancard d’hôpital pendant 48h, les enfants qui ne s’occupent plus de leurs parents vieillissants, et le coût de la vie qui augmente plus vite que vos maigres pensions de retraités, et vous aurez une trouvaille originale : et si l’on exportait nos vieux ? Si on les délocalisait ? C’est l’idée de Sonny, cousin indien de Ravi : monter à Bangalore (Inde) une maison de retraite à moindre coût, où les personnes âgées finiraient leur vie dans un climat doux et amical. Imaginez que l’infirmière recrutée n’est qu’une assistante de pédicure, que le médecin appelé à la rescousse est en réalité un sexologue, et vous avez une partie de l’ambiance…

Très vite, on s’attache à tous ces personnages, dans leur solitude, leur vie en commun, leur adaptation rapide dans cette Inde plutôt pauvre mais où la maison Dunroamin est une parenthèse délicieusement surannée façon vieille Angleterre.

L’auteur ne manque pas d’humour pour nous décrire la vie de ce petit monde, ces petites choses anodines qui conduisent sans façon à une renaissance, chacun réussissant à trouver le chemin d’une nouvelle vie, et réconfort parmi d’autres, concluant qu’il n’y pas d’âge pour cela !

Une agréable découverte donc que ce roman !

 

Elles l'ont lu également à ce jour (liens trouvés par le moteur de recherche de Camille) :
Clarabel
, Lily, Tamara, Yueyin, Joëlle, Praline, Sylire, Anne, ....


Le Livre de Poche n°31024, juin 2008, 406 pages, prix : 6,95 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : Studio et éd. LGF

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Le vertige des auteurs - Georges Flipo

8 Juillet 2008, 21:34pm

Publié par Laure

Sylvain Vasseur, le plus ancien employé du département marketing de chez Air Hexagone, est mis en préretraite forcée. Avant son départ, il peaufine ses dernières lettres « relations clientèle » qu’il porte à la signature du grand patron, Noël Delorgey. Celui-ci voit déjà en lui un futur grand écrivain, et lui offre en cadeau de départ le PC portable qui ne pourra qu’encourager son talent…

 

Osez passer la couverture quelque peu austère de ce (premier) roman et succombez vite au vertige des auteurs, le gouffre est aussi profond que drôle et … douloureux. Sylvain est un personnage détestable et pourtant je ne compte plus le nombre de fois où j’ai éclaté de rire toute seule : plus il est pitoyable, plus c’est hilarant ! Il faut le voir tenter de résumer son grand roman de science-fiction métaphysique dont il n’a pas encore l’ombre d’une brindille d’idée… C’est moqueur, manipulateur, et assez réjouissant ! Même Arlette, sa chère et tendre, va vite comprendre que femme d’écrivain, c’est un calvaire qui n’était pas dans le contrat de mariage, et qu’elle fait bien mieux de se consacrer à la broderie J

Si le premier tiers du roman est empli de rires sarcastiques, la suite est plus triste et presque déprimante. Sylvain Vasseur va tout écluser : les concours de nouvelles, les photocopies « au thon », « au mérou » ou « à la baleine », les lettres de refus des éditeurs, l’édition à compte d’on ne sait trop quelle arnaque, mais toujours, toujours, il caressera ce doux vertige d’être enfin reconnu pour son œuvre, fut-ce par la seule bibliothécaire de Plesson-Châtillis qui semble mieux s’y connaître en tantrisme qu’en littérature… Il mérite la médaille de la ténacité, ce Sylvain – écrivain.

Si l’on a beaucoup ri, il y a quelques jeux de mots un peu vaseux, qu’on aurait pu oublier : ainsi Plesson-Châtillis ne ravira peut-être pas les habitants lecteurs du Plessis-Robinson ou de Châtillon, Cartier et Mauboussin n’aimeront pas la collection Cartoussin de la place Vendôme et Graal-Limeuil aurait pu rester GalliGrasSeuil sans qu’on y perde au change. 5tout le reste était quand même beaucoup plus fin !) Hormis ces petits détails, j’ai aimé l’humour caustique qui finit en véritable pitié pour ce pauvre type : c’est vrai, quoi, pourquoi vouloir à tout prix écrire quand on n’a déjà pas assez d’une vie pour lire ?

George Flipo nous démontre avec humour et semble-t-il une bonne connaissance du milieu qu’écrire rend fou : voilà qui devrait calmer bon nombre d’écrivaillons en herbe le temps d’une lecture, celle de son roman !

 

PS : Ouf, Sylvain Vasseur a oublié un truc dans son parcours : c’est d’envoyer son roman en PDF à toutes les blogueuses de la place, et pour ça, je ne vous remercierai jamais assez, Monsieur Flipo, parce que déjà, la science-fiction, j’ai du mal, mais si en plus elle est métaphysique et sur écran, hein… J

 

Pour finir, cet extrait, parce qu’il fonctionne aussi pour les lecteurs :

p. 191 : « Le médecin, après lui avoir prescrit un traitement, l’avait raccompagné, embarrassé. En regardant s’éloigner Sylvain, le praticien avait pensé que la littérature était sans doute le plus implacable des virus, une sale maladie, incurable : plus on est contaminé, moins on a envie d’en guérir. »

 

Lu aussi par Cuné, Essel, Turquoise, Florinette, ...

 

Un petit tour sur le site de l’auteur , ou encore, sur son blog

 

 

 

Le castor astral, janv. 2007, 272 pages, prix : 15 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Philippe Roux et éd. du castor astral

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Reality Check, un film de Rafael Zelinsky (2002)

7 Juillet 2008, 05:55am

Publié par Laure

Avec Vanessa Christel Cambell (Isabel), Natalia Cigliuti (Serendipity), Timothy Lee DePriest (Crash), Nate Dushku (Gar), Julie Ann Emery (Sal)

• L'histoire de "Reality Check"

Quatre jeunes femmes et trois jeunes hommes, qui ne se connaissent pas, sont envoyés dans une maison isolée, avec une équipe télé. Le principe de l'émission : vivre pendant trois mois complètement coupés du monde, sans moyen de communication avec l'extérieur. Le gagnant empochera 100.000 $. Tout bascule, quand le cameraman est trouvé mort : le groupe devient hystérique, chacun se suspecte, et l'horreur commence...

 

• Mon avis 

0/20, 0 étoile sur 5, ce que vous voulez, mais le top du navet débile et nullissime. J’vous explique : dans ma verte (parce que pluvieuse) campagne, il n’y a qu’un tout petit automate de location de DVD, on ne peut pas vraiment appeler ça un vidéo-club, et ces derniers mois, pas de nouvelles pubs ou affiches… Comme j’ai envie d’une soirée tranquille sur le canapé, je me dis que je vais peut-être trouver une nouveauté sympa. Rien de rien de ma « liste à voir ». Alors j’explore la catégorie « Policiers » (attention, pas celle « Horreur »), et je me dis bon allez, essayons… Très très mauvaise pioche. Ce n’est que la fatigue qui m’a fait rester allongée sur mon canapé, pas le film !

Scénario en-dessous de terre, vagues mauvaises imitations d’un peu tout et n’importe quoi, je suppose que c’est censé être un film d’horreur à faire frémir les ados mais même un ado décérébré trouverait encore ça trop nul ! Et pis c’est même pas drôle. Si encore c’était parodique…  Y a vraiment des gens qui regardent ça ? (à part moi quand je suis très mal inspirée et trop fatiguée pour appuyer sur stop ?!) Je retourne à mes bouquins, parce que même le plus insipide des romans est encore au-dessus de la qualité et de l’intérêt de ce film !

Et si par hasard il se trouvait quelqu’un sur le web pour arriver ici parce qu’il a aimé ce film, ben je vous conseille juste de ne pas me fréquenter :-D

[Billet écrit samedi 5 juillet]

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