L'agenda - Hélène Montardre
Jérémie trouve un agenda scolaire dans la salle des revues au CDI de son collège. Son propriétaire n’a pas rempli la page d’identité / adresse, ou l’a fait avec des informations complètement farfelues. Jérémie emporte l’agenda chez lui et le lit à petites doses, quelques pages chaque jour, car ce carnet est rempli de petits mots, de petits dessins, de collages, assurément, c’est un truc de fille. L’adolescent commence à observer ses camarades, mène son enquête discrètement en recoupant les prénoms pour essayer de deviner qui est la propriétaire de ce carnet vert, d’autant qu’il croit comprendre que la jeune fille a perdu sa mère.
Et puis quelques pages avant la fin… renversement surprenant, l’auteur nous a bien mené en bateau, et ça, j’adore ! Je me suis fait avoir en beauté : ah la force d’un roman, c’est quelque chose quand même ! Du coup le récit prend une tout autre perspective, offrant une réflexion intéressante sur le deuil, la solitude, l’amitié, le manque, l’adolescence, l’imagination.
Une réussite bluffante !
Le texte joue aussi de la typographie pour faire plus véridique, c’est secondaire mais ça plaira sans doute aux jeunes lecteurs, du moins ça illustre le texte, le rend plus léger ou attractif.
A conseiller dès 12 ans. (et pas seulement aux filles !)
Rageot romans, avril 2007, 122 pages, prix : 5,90 €
Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : éd Rageot.
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Benoît Lorand, commissaire de police, se réveille enfermé dans une cave, derrière les barreaux d’une prison, avec une vague sensation de gueule de bois, et ses
souvenirs envolés. Il a bien suivi une belle Lydia pour la soirée… et voilà qu’elle se retrouve être sa geôlière. Pourquoi ? C’est le début d’un huis clos aussi sombre que traumatisant,
effroyable, dans lequel aucune torture, physique ou psychologique, n’est épargnée au lecteur. A tel point que j’ai eu envie à un moment d’arrêter ma lecture. Car l’intrigue avance sûrement, mais
lentement (pour se précipiter dans les dernières pages) et je n’en pouvais plus de ce que je nomme vraiment cette « torture ». Pourtant, le thriller fonctionne, on veut connaître la
fin, qui tient la route, dans une folie dont on ne doutait pas, et l’auteur fait preuve d’un courage certain dans sa fin (qu’évidemment je ne vais pas dévoiler !)
Eleni, femme de chambre dans un hôtel sur l’île grecque de Naxos, mène une vie bien réglée entre son
travail et son foyer. Mais elle n’imagine pas à quel point son avenir va basculer quand par mégarde elle renverse une pièce sur un échiquier dans la chambre d’un client.
Pendant la guerre, en 1942, l’abbé Pons recueille et protège des enfants juifs, dont le petit Joseph, 7 ans. Mais il ne se contente pas de cela, il lui
apprend aussi, dans sa crypte secrète, la religion israélite, pour laquelle il a commencé une collection d’objets de culte. Sur un sujet souvent abordé en littérature, E-E Schmitt a fait un court
roman original, mais qui se rapproche davantage de la fable, car tant de « miracles » rapprochés ne sont là à mon avis que pour redonner un peu de foi en l’humanité, ce qui est
déjà un objectif ambitieux, et ici réussi !