Les jardins d'Hélène

Le chat-réveil

13 Décembre 2009, 19:12pm

Publié par Laure

 

 

Je suis une dormeuse du dimanche. Salariée en week-ends décalés, je n'ai pas de « vrais week-ends » avec possibilité de deux grasses matinées puisque le lundi, il faut se lever comme d'habitude pour emmener les enfants à l'école, faire les courses, etc. Alors le dimanche, souvent, je récupère des nuits trop courtes de la semaine, surtout quand je n'ai pas les enfants. (qui entre parenthèses, grève des cheminots oblige, sont coincés dans le Nord chez leur père, et ça va être galère pour arriver avant l'école demain, un dernier espoir pour 23h ce soir gare du Mans, sinon on avisera)

  SL370769

Mais il y en a toujours un qui surveille mes nuits, c'est le chat … Quand il estime que j'ai assez dormi, il vient se poster au coin du matelas, et assis, très digne, il me donne un petit coup de patte sur les yeux. Délicat, pas la grosse attaque, mais avec les griffes sorties juste comme il faut pour me réveiller. En général je marmonne, un grommellement qui se traduirait par « ça va j'suis pas morte, fiche-moi la paix ! ». Mais la bête a de la suite dans les idées, et insiste. Je marmonne de plus en plus en fort. J'ai bien essayé de ruser, m'enfouir sous la couette ou tourner la tête, mais la bête attend sagement, ou que je réémerge, ou elle change elle-même de côté pour son opération « bon, tu les ouvres tes yeux ! » La bête finit toujours par gagner, je me lève, un coup d'œil dans sa gamelle de croquettes, rarement vide, sur le niveau d'eau de l'aquarium (seul endroit où la bête boit), et quand elle m'entend enfin vaquer à mes occupations , elle part à son tour, … se coucher.

  SL370774

Grmmpfffflll...

 

Voir les commentaires

Dessine-moi le bonheur

10 Décembre 2009, 10:29am

Publié par Laure

dessine-moi-le-bonheur.jpgA l’origine de cet album un projet vraiment original et inhabituel (du moins pour le peu que je connaisse de la BD en général) avec pour résultat une anthologie bien sympathique, colorée et contrastée. Pauline Bignon, fille d’Alain Bignon, auteur de BD subitement décédé alors qu’il travaillait sur le dernier album de la voix des anges avec Rodolphe, a eu l’envie de voyager à vélo en Amérique du Sud, avec son équipier Franck Cédolin, et de rencontrer des dessinateurs et scénaristes de BD, et de leur demander 3 ou 4 planches sur le thème du bonheur.

C’est quoi pour vous le bonheur ? Réponses en bande dessinée. L’ouvrage se compose de deux parties : l’Europe avec de grands noms de la BD franco-belge, et l’Amérique du Sud avec des créateurs que je ne connaissais pas. Chacun a joué le jeu, pour un album composite étonnant, plaisant, varié. D’emblée on repère les dessins avec lesquels on « accroche », ceux qu’on aime moins, et quant aux scénarios et aux réponses, on sourit ici ou là à la sensibilité, on écarquille les yeux à la fantaisie, on fronce les sourcils à une réponse un peu surréaliste ou fantastique.

Chaque série de planches est précédée d’une présentation des auteurs, scénaristes et illustrateurs. J’ai aimé cette découverte et l’envie d’aller plus loin en retrouvant les productions de certains d’entre eux.

Encore un heureux hasard de bibliothèque, pour un ouvrage peu médiatisé, et qui méritait qu’on s’y attarde.


extrait bonheur 

Le site officiel, avec présentation détaillée du projet

 

Dargaud, août 2008, 47 pages, prix : 10,40 euros

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Emmanuel Lepage et Dargaud éd.

Voir les commentaires

Love - Hélène Brüller

4 Décembre 2009, 06:36am

Publié par Laure

J’avoue, j’ai craqué avant la fin : je n’ai pas terminé cette BD. D’Hélène Brüller je gardais un bon souvenir de son premier tome de je veux le prince charmant, le deuxième m’avait déçue, et j’avais dû survoler ses derniers titres. J’ai eu envie de tenter à nouveau avec Love, à la couverture vive et pétillante, explosive, qui augure bien des explosions intérieures d’ailleurs. Car Hélène aime ses amis, surtout quand ils sont nuls, dit la quatrième de couverture. Et ça balance à tout va chez Brüller ! Tout les potes y passent, sous leur vrai nom, y compris son Philippe / Zep de mari et son Charles de fils. Tout le monde en prend pour son grade : la bombe au QI de mouette, l’hyperactive, la nounou, la copine parfaite, le hype gay, etc. Le principe est bien vu : page de gauche, une planche qui présente le personnage avec ses tares, à droite, une planche qui l’intègre dans le dîner, l’individu se mêle aux autres invités et vive l’interactivité.

Alors pourquoi avoir abandonné au bout de 40 pages sur les 63 que compte l’album ? Parce que je n’ai que trop peu souri (« testostérone man » et « l’homam, homme ok mais avec modération », oui allez), le reste est caustique, méchant, et presque toujours limite vulgaire. Le « premier de classe »  lui dit page 40 : ton personnage dit « va te faire voir, et je pense que c’est mieux s’il dit : va te faire bourrer le fion », et si on mettait sur la couverture de ton album un sticker avec écrit « par la fille qui suce l’auteur de Titeuf ?». C’est sûr, c’est d’une élégance rare. Mais c’est de l’huuuumooouuuur. P. 37, son Philippe de mari dit : « on reconnaît bien l’humour d’Hélène : même ses compliments sont des saloperies », la réponse vient sans tarder : « Philippe, t’avais pas prévu de baiser ce soir j’imagine … », alors désolée mais les enc*l*s à longueur de pages, l’humour a bon dos… Et la créativité dans tout ça ? et l’imagination, et la fantaisie ? A moins que ce ne soit prévu seulement pour apaiser la testostérone des préados mâles friands de ce vocabulaire ?

Décevant, donc.

 

Lu aussi par Clarabel

 

Merci quand même à

 

Drugstore, novembre 2009, 64 pages, prix : 13,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Hélène Brüller et éd. Drugstore.

Voir les commentaires

Le chagrin du roi mort - Jean-Claude Mourlevat

3 Décembre 2009, 09:44am

Publié par Laure

Sur l’île de Petite Terre dans la froidure du Grand Nord, le roi Holund est mort. Les jumeaux Aleks et Brisco vont rendre un dernier hommage à son corps exposé à la foule. Peu après, Brisco est enlevé dans la grande bibliothèque de la ville …
Je n’en dis pas plus, mais l’histoire est riche de thèmes et de rebondissements, 400 pages qui se savourent  sans voir le temps passer. Il y est question de famille, d’enfance, de séparation, de premier amour, de prophéties, de guerre, de vengeance, de luttes et de courage, de secrets, comme dans le précédent roman de Mourlevat, le combat d’hiver, on est ici dans une littérature jeunesse de grande qualité, à l’imagination fertile et riche qui plaira autant aux adultes qu’aux adolescents. Un grand roman d’aventures aux très légers soupçons de fantastique.

 

Les lectures de Clochette, Cuné, Clarabel, Fashion, et tant d’autres sans doute !

Gallimard Jeunesse, mai 2009, 402 pages, prix : 16 €
Etoiles :
Crédit photo couverture : © Joëlle Jolivet et éd. Gallimard

Voir les commentaires

J'aime pas l'automne // (tag)

2 Décembre 2009, 10:11am

Publié par Laure

Comme je ne peux rien refuser à Cathulu, je me colle au tag de l’automne, pour vous livrer les 7 éléments qui rythmeront mon automne. A vrai dire, je ne sais absolument pas quoi vous raconter, sinon que j’aime pas l’automne, cet entre-deux ni chaud ni froid presque toujours gris et humide, et même quand la mairie s’y met en ornant les places publiques de chrysanthèmes, moi je dis stop, filons sous la couette :

 

1)      le gris, la pluie

 


Avec Mosquito, on décide de ne pas se laisser abattre, on a ramassé des feuilles spécialement pour la photo, et on fait des pains d’automne qui recouverts de nutella font de bons goûters face à la grisaille :

 

2)      les goûters mis en scène par Mosquito

 


Que dire d’autre, c’est bientôt Noël et c’est bientôt l’hiver, je croule sous le travail et les occupations diverses, mon environnement est un capharnaüm, j’ose vous montrer la photo de mon bureau en désordre, mais imaginez que chez moi c’est cent fois pire, mais comme je n’y suis quasiment jamais, je fais l’autruche. Procrastination du rangement je suis la reine !

 

3)      Mon bureau avant / après


 


Mais comme il faut bien être un brin positif, c’est parce que je passe mon automne dans les salons, avec des auteurs (billets à venir, si un jour j’ai le temps), au milieu des livres qui font des petits à une vitesse hallucinante, que je n’ai plus le temps de voir la pluie et le désordre. Alors j’en rajoute quelques uns sur la pile, et je me dis qu’un jour, je le réaliserai, mon rêve :

 

4)      la Norvège

 


Il faut dire qu’il y en a une qui ne m’aide pas sur ce coup-là, ou plutôt si, elle décuple mes rêves, mais je me sens bien incapable de faire tout cela toute seule avec mes enfants ! Alors on prendra l’avion et on fera moins de km, mais on y arrivera un jour, parce que je vais toujours au bout des choses, même si j’y mets du temps.

 

Et mon tag s’arrêtera à 4 parce que 7, c’est surfait, non ? parce que j’aime pas l’automne (je préfère la renaissance du printemps, ses couleurs et ses températures qui remontent sous des soleils timides, parce qu’il fait jour le matin et le soir), parce que je suis une irréductible sauvage du web, et que c’est pour cela aussi que vous restez …



Un petit bonus track quand même :
Les gratouillis à Quenotte


Voir les commentaires

Un lundi à Montreuil, (version 2009)

30 Novembre 2009, 20:59pm

Publié par Laure

Un lundi de novembre à Montreuil, c’est comme chaque année l’occasion de croiser dans les allées surchauffées les collègues bibliothécaires de la Sarthe qu’on voit peu le reste de l’année dans son propre département ! Et au fil des ans, quelques visages d’écrivains qu’on reconnaît sans avoir besoin de lire l’affiche sous laquelle ils dédicacent…Et parfois même l’une d’entre elles qui vous dit : « on s’est déjà vues quelque part, non ? » « Oui… le mois dernier au Mans… »

Mais commençons par le commencement… en bonne provinciale qui prend le train, j’achète les tickets de métro à la gare du Mans, ou à Paris avant de repartir, histoire de ne pas faire la queue trois quarts d’heure à un guichet RATP en arrivant à Montparnasse… Comme j’en avais encore un bon paquet dans mon portefeuille, je pensais naïvement que c’était gagné. Tintin, le machin refuse mes tickets : « billet non valide » Argh ! Ils sont peut-être trop vieux ? Y a une date de validité sur ces machins ? Je me résous à faire la queue à la RATP, en espérant ne pas perdre les huit billets que j’ai en stock. Je suis prête à amadouer la dame pour qu’elle me les échange contre des neufs. Elle m’explique qu’ils sont tout simplement démagnétisés, et un par un, elle me les remagnétise pour qu’ils fonctionnent, tout en me demandant où je les avais rangés. Bah, dans mon portefeuille ! A quel endroit ? Il ne faut pas que ce soit près d’un aimant ! Bingo, ils sont juste derrière l’aimant qui referme mon portefeuille, et elle m’invite à les ranger ailleurs !

Quelques quarts d’heure de métro plus tard, me voilà devant le St Graal toujours aussi moche de l’extérieur, mais ce qui importe est à l’intérieur


 

J’ai quitté la maison à 8h30 et il est déjà mine de rien 11h15 quand j’entre dans le Salon. Commençons par l’utile : vestiaire (il fait une chaleur étouffante), commissariat (pour une attestation de présence, ça peut toujours servir pour mon employeur), et toilettes. Là, il y a une queue de trois km et une organisatrice nous autorise à aller dans les toilettes des messieurs. Alors que je fais la queue, la porte qui se libère s’ouvre ... non pas sur un bel Apollon   mais sur… une de mes collègues qui travaille à 15 km de chez moi ! Eclats de rire ! (quand je vous dis qu’on se voit plus souvent à Paris que dans nos régions !).

Au passage, un point de vue sur le Salon :

 


Ce 25ème salon de Montreuil a pour pays invité l’Italie. Caca boudin, qui a toujours été un succès chez nous quand les enfants étaient petits, s’appelle ici cacca pupu :


 

D’ailleurs, c’est un sujet qui marche, Milan en a fait des affiches multimédia (c'est la couv du livre de Stéphane Frattini) :


 

J’ai revu Karin Serres qui m’a gentiment dédicacé son roman du Rouergue, j’ai noté des tas de titres un peu partout, lu quelques albums ici ou là, j’ai félicité en mon fort intérieur les passants qui avaient osé apporter leur caddies à roulettes tandis que tout devenait plus lourd au bout de mes bras, j’ai souri face aux sans-gêne qui s’arrêtent à chaque stand demander une affiche pour leur classe surtout si elles n’achètent rien, et échangé un sourire de connivence avec celle qui a osé répondre « on n’a pas d’affiche mais pour l’achat des Petites poules on vous offre un calendrier », et la dame de répondre, c’est quoi les Petites Poules ? Rhoo un professionnel de la littérature jeunesse (le lundi, c'est journée pro au Salon) qui ne connaît pas les Petites Poules ne mérite même pas une affiche  (oui je suis mauvaise langue, si je veux d’abord).

 

J’ai acheté quelques livres (forcément), pour répondre aux commandes laissées par mes filles le matin même : sur la rangée du haut (photo ci-dessous, clic dessus pour voir en plus grand), des titres pour compléter les collections de Mosquito et les séries de ma grande, qui en plus me demandait mes deux Allemagne, fortement suggéré par sa prof d’allemand. S’il y avait eu des accès Electre un peu plus fréquents et surtout un peu plus visibles, j’aurais trouvé plus vite ! (Je n’avais que le titre, pas l’auteur, ni encore moins l’éditeur pour savoir sur quel stand aller, mais au final, mission accomplie !)



Sur la deuxième rangée sur la photo, des achats égoïstes rien que pour moi, que je partagerai quand même avec les filles hein, d’ailleurs Mosquito m’a déjà piqué la Croûte, par le papa dessinateur des Rita et Machin. Le théâtre est pour une instit avec qui je travaille, suite à notre rencontre avec Karin Serres le mois dernier, et le Desarthe, parce que j’en ai lu du bon sur vos blogs.

J'ai laissé tout ce (beau ?) monde pour rattraper mon TGV,


Les filles m'ont sauté dessus au retour pour savoir si j'avais acheté leurs livres, et j'ai promis à Mosquito que je vous montrerais sa collection : (je précise qu'en gentille fille de sa bibliothécaire de mère, elle a décrété qu'elle n'aimait pas lire, et me le prouve régulièrement en me faisait acheter des machins à paillettes qui ne sont sans doute pas la crème de la littérature jeunesse! - mais qu'elle finit par lire quand même !)



Voir les commentaires

Manhattan - Anne Révah

29 Novembre 2009, 18:43pm

Publié par Laure

J’ai toujours eu un faible pour la collection 1er/mille chez Arléa. Aussi quand l’auteur m’a proposé de m’envoyer son livre, j’ai accepté sans hésiter. Et j’ai bien fait car je retrouve bien là le ton de la collection.

Une femme à la vie apparemment épanouie, mariée, des enfants, un bon job, découvre qu’elle est atteinte d’une maladie curieuse dont elle ne comprend pas bien l’issue, mais toujours est-il que cette histoire de taches blanches dans le cerveau lui fait peur. Sans réfléchir et parce que cela s’impose à elle, elle fuit. Elle part, laissant tout, pas même un mot au mari et aux enfants. Elle part avec le chien, quand même, pour finalement le laisser lui aussi.

Ce roman se compose (pour moi !) de trois parties distinctes, bien qu’il n’y ait pas de coupure particulière dans la mise en page, ni même de chapitres. La première partie, la découverte et la fuite, captive et entraîne le lecteur. Surprise, désaccord, on a envie de réagir face au personnage et l’on ne peut laisser là la lecture. L’auteur décrit bien cette urgence de fuir et ces hésitations malgré tout. Une deuxième partie, plus intérieure, aborde toute la réflexion de la femme sur son sentiment de vacuité. On ne connaît pas encore les raisons de tout cela, mais j’ai trouvé des résonances intéressantes dans cette réflexion, me disant que ce livre méritait d’être gardé précieusement et relu. Puis la troisième et dernière partie, celle de la lettre qu’écrit le personnage à sa mère. Une lettre unique, définitive, et qui dénonce enfin tout ce qui a fait le malheur et le vide intérieur de cette femme. Une lettre accusatrice, sur la cruauté d’une mère. Cette partie m’a un peu déçue (je ne vais pas dévoiler le mobile de l’histoire) parce que justement, il est un peu convenu, un peu trop vu et revu dans la littérature contemporaine. Comme si aujourd’hui on expliquait tout malheur intérieur par ce seul élément, et c’est ce qui tempère mon avis sur roman. J’aurais sans doute aimé quelque chose de plus innovant ! La fin, néanmoins, reste surprenante et inattendue.

Si j’ai parlé de trois parties distinctes, c’est parce qu’il m’a semblé que ces trois parties du roman ne s’enchaînaient pas sur le même ton, comme si la cassure entre chacune était trop marquée, du point de vue du style, et c’est ce qui m’a gênée un peu, dommage.

Mais c’est un premier roman qui mérite d’être remarqué (avant la proposition de l’auteur je n’en avais jamais entendu parler, pourtant il date de mai 2009), et c’est un auteur qu’on a désormais envie de suivre, car ce premier roman, malgré quelques faiblesses, est prometteur.

 

D’abord remarqué par Jérôme Garcin du Nouvel Obs,

 

et lu aussi par Leiloona, Antigone, …(et d'autres bientôt sans doute)
 

Arléa, coll. 1er mille, mai 2009, 89 pages, prix : 13 euros

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Arléa

Voir les commentaires

A bord du Darjeeling Limited, un film de Wes Anderson (2008)

25 Novembre 2009, 19:14pm

Publié par Laure

Avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman, ...
Durée : 1h47


Le synopsis d'Allociné : "Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois.
Pourtant, la "quête spirituelle" de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie...
Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c'est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu'aucun d'eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d'amitié et de fraternité..."

Ce qui m'a plu d'emblée dans ce film, c'est le côté loufoque et décalé. On est souvent proche de l'absurde et du burlesque. Comme cette manie de toujours courir après son train, comme tout ce qui leur tombe d'imprévu sur le coin du nez. C'est drôle, coloré, original, ... vont-ils finir par règler leurs comptes avec leur mère et la mort de leur père ? Vont-ils enfin renaître à eux-mêmes et à la fratrie ? En tout cas ils nous amusent bien le temps de ce périple autant intérieur qu'extérieur, aux couleurs de l'Inde. Sympathique.


Etoiles :

Voir les commentaires

L'homme de chevet, un film d'Alain Monne (2009)

25 Novembre 2009, 18:47pm

Publié par Laure

Avec Sophie Marceau, Christophe Lambert, Margarita Rosa de Francisco, ...
Durée : 1h33


Synopsis Allociné : Carthagène, Colombie. Léo, ancien champion de boxe, s'autodétruit dans l'alcool. Son ami Jaïro l'envoie travailler au service de Muriel, jeune femme tétraplégique. Peu à peu, une histoire d'amour passionnée se noue entre eux...

Ce que j'en pense : Muriel est tétraplégique et a besoin d'une aide constante à son chevet. Dure avec tous, elle ne parvient pas à garder les personnes embauchées bien longtemps. Léo, un cabossé de la vie, ravagé par l'alcool, va s'imposer l'air de rien. Bien sûr l'histoire d'amour est convenue et attendue, malmenée, puis triomphante. Ce n'est pas un film à suspens, c'est un film intimiste et sensible, plutôt lent, qui offre la part belle à trois acteurs : Sophie Marceau, Christophe Lambert, et Margarita Rosa de Francisco. Je ne suis pas fan de Lambert, il me semble ramasser un peu ici tous les clichés de l'image qu'on peut avoir de lui à travers ses rôles : un acteur très "physique" plus qu'intello. Face à une Sophie Marceau immobilisée, c'est l'affrontement de la tête et des jambes. Chacun souffre dans son corps et dans sa tête, la confiance n'est pas facile, mais ils vont s'apprivoiser lentement.
C'est un film court, et c'est bien ainsi, il n'y aurait pas eu de quoi faire plus. Je ne connais pas le roman d'Eric Holder dont ce film est tiré, mais j'ai passé un bon moment., et la fin m'interpelle au point d'avoir envie d'aller voir dans le roman si elle est bien comme je l'imagine. Les couleurs et les extérieurs colombiens apportent un vrai plus au film.


Etoiles
:

Voir les commentaires

Les hommes mariés ne font pas les nuits douces - Yaël König

19 Novembre 2009, 20:09pm

Publié par Laure

Un joli titre, une jolie couverture, une histoire éternelle qu’on espère originale, il en faut peu parfois pour choisir un livre. Le « pitch » n’est pas révolutionnaire : Alicia tombe amoureuse de Joris, découvre qu’il est marié, et ne veut pas d’un banal adultère, elle va donc rompre. Mais c’est trop tard, la guêpe est prise au piège de l’amour, et c’est le début d’une longue histoire de désespoir, celui de la « seconde », la maîtresse qu’on cache, l’éternelle backstreet.

Il y a quelque chose d’extrêmement réussi dans ce livre, c’est le récit d’Alicia dans sa souffrance et son bonheur, sa tristesse de maîtresse qu’on délaisse quand il faut rentrer voir l’officielle, bobonne et les mômes. L’espoir toujours présent de croire en l’homme : oui il quittera sa femme, mais il faut un peu de temps pour dénouer 20 ans de mariage, oui il est lâche et ne la quittera jamais, oui il se moque d’elle, non il l’aime vraiment, etc. etc.

ça va bien sur cinquante pages. Mais quand vous commencez à réaliser que ce ne sera que cela et encore cela et toujours cela pendant deux cents cinquante pages, là vous commencez sérieusement à vous dire que non, ça suffit, on n’est pas dans un traité sur l’art de gloser ou comment répéter cent cinquante fois la même chose en ne répétant jamais les mêmes mots.

J’avoue, j’ai mis le livre de côté, franchement agacée qu’on se foute de moi (ça va, je sais lire, j’ai compris, pas besoin de me répéter la même chose ad libitum, il serait temps d’avancer) et j’ai lu d’autres livres. Puis j’y suis revenue, me disant que bon, il allait bien finir par se passer quelque chose « qui change ». Mais non, toujours et encore ce refrain lancinant de l’éclate au lit et du malheur de la maîtresse laissée à ses draps froids. Des promesses non tenues de l’homme lâche. Et puis, enfin, la fin. Sans doute tellement espérée du lecteur qu’elle en devient peu crédible. Après tant de larmoiements ce serait soudain si facile, en deux coups de cuiller à pot et deux pages miracle ? Un peu de sérieux quoi !

Je suis donc bien embêtée avec ce roman, car s’il semble justement inspiré d’un quotidien réaliste, il est aussi très répétitif (comme la vie ?), mais alors, quel ennui !

 

 

Ed. Yago, août 2009, 246 pages, prix : 18 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Laurie Thinot et éd. Yago

Voir les commentaires