Nue Propriété, un film de Joachim Lafosse (2007)
Film franco-belge, 1h30
Avec Isabelle Huppert, Jérémie Régnier et Yannick Régnier
Pascale (Isabelle Huppert), divorcée, vit avec ses deux garçons Thierry et François, faux-jumeaux,
dans une grande maison à la campagne laissée par leur père, son ex mari avec qui elle ne s’entend pas, isolée de tout. Elle aimerait refaire sa vie avec un voisin devenu son amant, partir monter
une maison d’hôtes, mais ses deux garçons, bien qu’adultes, sont très immatures et dans une relation fusionnelle tant entre eux qu’avec elle et ne l’entendent pas de cette façon.
Très vite, le film se resserre sur un huis-clos oppressant, sombre et violent. Thierry est un garçon qui s’emporte facilement avec sa mère, l’injurie et n’a aucun respect pour elle. François est plus calme et plus sensible, mais il n’empêche que ce sont eux qui font la vie de leur mère, elle est leur instrument nourricier qu’ils violentent verbalement. Là, en tant que spectateur, on a envie de bondir. Comment Pascale peut-elle endurer cela sans réagir ? Ses fils sont adultes (jeunes, mais adultes quand même), pourquoi les laisse-t-elle gouverner sa vie ? Pourquoi est-elle si molle et si peu réactive ? L’histoire de cette famille est ambiguë et fusionnelle. Pourtant, on ne peut pas grandir sans rupture. Petit à petit, le tempérament exécrable de Thierry et la lassitude insurmontable de sa mère vont mener au drame.
Un film très sobre, des plans fixes, une fin un peu abrupte à mon goût, mais une force impressionnante dans les dialogues et la passivité apparente. On peut détester d’emblée la lenteur et les caractères des personnages, mais force est de constater qu’ils sont complexes, et ne peuvent laisser indifférent.
Enervant (d’impuissance !), mais froid dans le dos.
Ma note :
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Gus(tave) aurait préféré s’appeler Brad, mais voilà c’est pas de chance, les vieux prénoms étaient à la mode quand il est né. Gus a 10 ans, une grande sœur fan de
Nirvana et un grand frère qui vit ses amours sur MSN et se fait larguer par SMS. Gustave quant à lui a encore une vie normale d’élève de CM2, entre copains et famille où bien sûr rien ne va
jamais tout à fait comme il voudrait, surtout quand il faut partager un seul ordi pour jouer à Seigneur et Maître. Tendresse de l’enfance et de l’émerveillement pour sa chatte Monica qui donne
naissance à une portée de 5 chatons, haro sur sa mère serial killeuse de chatons (ben pourquoi on peut pas en garder 5 ?), moquerie sur le frère et son jean slim avec le caleçon CK qui
dépasse.
Ismael est un vieil instituteur à la retraite, qui vit des jours paisibles avec son épouse Otilia dans le petit village colombien de San José. Ismael a un plaisir
simple dans la vie : regarder tous les jours sa belle voisine qui bronze nue dans son jardin en prenant pour prétexte de cueillir ses oranges. Et tant qu’il y a du désir, il y a de la vie.
Sa femme le réprimande gentiment chaque jour, c’est leur petit rituel.
Lili et Elvis sont seuls à la maison, une étrange maison avec une pièce secrète,
où leurs parents ont caché tous les meubles et objets susceptibles d’être saisis par les huissiers, car ils sont couverts de dettes, ayant passé leur temps à jouer (et à perdre) dans les casinos.
Un homme se présente à la porte, un géant de plus de deux mètres, chauve, effrayant, qui vend des cauchemars. Et il vous force à acheter, même si vous n’en voulez pas, et il sait exactement de
quel cauchemar vous avez besoin. Simultanément, Lili s’en prend régulièrement au « roi de trèfle » qu’elle insulte copieusement, un personnage qu’elle est la seule à voir et qui jouera
un rôle important dans l’histoire.
Où on va, papa ?
Mamette est de retour et rien que cela, c’est une nouvelle qui devrait vous mettre en joie et vous faire courir chez votre libraire ! Mamette est la BD
familiale par excellence, qu’on lit à tout âge et qu’on ne se lasse pas de relire.
Hélas, je n’y trouve ni le charme ni l’intérêt d’




