Les jardins d'Hélène

Miss Annie - Flore Balthazar (dessins), Frank Le Gall (scénario)

23 Juillet 2010, 09:26am

Publié par Laure

miss-annie.jpgMiss Annie est un chaton de quatre mois qui apprend la vie et rêve d’aventure : quand pourra-t-elle enfin sortir de chez elle ? Elle vit bien choyée dans un foyer aimant : il y a Claude, dit « Sonpapa », écrivain qui cherche l’inspiration au parc et reçoit ses propres manuscrits par la poste (avec la mention « refusé » !), sa femme Laurence, dite « Dadame », rédactrice dans une revue littéraire et moins présente à la maison, et leur fille Sarah, adolescente qui a toutes les caractéristiques de son âge (ah les conversations au téléphone avec les copines, très réalistes !) 

Les habitudes des félins sont finement observées, tout amoureux des chats y trouvera son bonheur. Le scénario est accessible à tous, et peut-être lu par des enfants sans problème. Le côté « Aristochats » est séduisant : la belle Annie va faire son apprentissage du monde extérieur (les toits, les voitures, les bagarres, le danger, la peur, …) avec Zénon, un vieux chat philosophe, et Mademoiselle Rostropovna, une chatte élégante et racée. Pour la fantaisie de l’histoire, notre miss Annie a aussi une grande amie au cœur même de sa maison : une petite souris, qu’elle prénomme Keshia (car pour avoir écouté les conversations téléphoniques de Sarah, elle en a conclu que toutes les amies devaient s’appeler Keshia), et qu’il n’est bien sûr pas question de boulotter. Pas d’instinct chasseur cette Miss Annie, jeune, innocente, et croquettes à volonté ;-) 

Le dessin est à hauteur de chat : on ne voit des humains que leurs jambes ou leurs chaussures : c’est bel et bien une histoire de chats !

Simple, efficace, vraiment plaisant, une bonne BD à offrir par exemple à tous ceux qui aiment les chats ou qui viennent d’adopter un chaton !

   

(ne vous fiez pas trop à l'image de couverture, en vrai elle est bien rouge, pas orange !)

 

A lire : les très bons billets de Chaplum, qui a beaucoup aimé ! et de Jérôme, idem !

 

 

miss-annie-planche.jpg

© Flore Balthazar et éd. Dupuis

Dupuis, juin 2010, 78 pages, prix : 13,50 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Flore Balthazar et éd. Dupuis

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Happy girls - Zep

22 Juillet 2010, 13:37pm

Publié par Laure

happy-girls.jpgOh, la belle arnaque ! Vous êtes nombreux à avoir lu Happy Sex, la dernière BD de Zep, et à l’avoir trouvée franchement drôle … alors quand vous voyez poindre un « happy girls » en librairie, même facing de collection, vous vous dites chouette, il continue, pourvu que ce soit aussi marrant ! Vous retournez l’album et sur la 4ème de couv vous voyez que c’est le début d’une série : les « Zep Happy Books », un « Happy rock » est annoncé à paraître.

 

Vous ouvrez enfin votre Happy girls, et là, vous n’êtes plus tout à fait dans le même univers. Parachuté entre Titeuf et Happy Sex, voici Robert, obsédé par ses hormones et tout ce qui ressemble à une croupe féminine bien chaloupée. Taille de guêpe et hanches rebondies. Humour potache d’ado mâle.

Quelques strips sont marrants, pas tous. Et puis quand même vous vous dites que vous avez déjà vu ça quelque part. Vous faites un tour dans la bibliothèque de votre ado de fils, et lui piquez « les filles électriques », Zep, 2004. Oh, une réédition !! Vous refeuilletez votre « Happy girls » : rien qui saute aux yeux, mais c’est bien 100% pareil. Tiens, là en bas, en tout petit, juste au-dessus de l’achevé d’imprimé : « Cet ouvrage a été précédemment publié sous le titre les filles électriques ». Vous lisez souvent les achevés d'imprimé avant d'acheter, vous ? Vous venez de perdre 13,50 € pour une BD que vous aviez déjà. Elle est pas belle la vie ?

Laissez-moi vous dire que le « Happy rock » annoncé pour le 8 septembre 2010 n’est sans doute qu’une réédition top secrète de « l’enfer des concerts » ? Oui, cette info est validée par des sites professionnels qui déplorent que "dans les premiers documents qui nous ont été communiqués, la mention de réédition est plus que discrète..."

 

 

happy girls

 =   filles-electriques.jpg

 

 donc :

 

happy rock  = enfer-des-concerts.jpg

 

 

Qu’on se le dise : je suis bien évidemment pour les rééditions d’ouvrages épuisés, mais j’apprécie quand cela se fait dans la transparence !

 

 

Delcourt, mai 2010, 47 pages, prix : 13,50 €

Etoiles : stars-2-0__V45687805_.gif (pour le principe !)

Crédit photo couverture : © Zep et éd. Delcourt.

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Il ne fait jamais noir en ville - Marie-Sabine Roger

22 Juillet 2010, 10:51am

Publié par Laure

jamais-noir-en-ville.jpgIl ne fait jamais noir en ville est un recueil de 10 nouvelles qui séduisent le lecteur autant qu’elles le touchent ou le surprennent. Alors oui ce sont des nouvelles à chutes, mais des chutes que pour ma part j’ai accueillies avec surprise, étonnement parfois, et le sourire de la lectrice séduite. Des nouvelles qui n’ont rien d’exceptionnel, des textes simples, mais qui disent combien on peut changer dans la vie, coller à une image et se révéler autre (La loi de Murphy, Il ne fait jamais noir en ville), combien la vie est triste parfois et que l’on cache aussi ses peines et ses souffrances (La parenthèse, Sans blessure apparente, Ce soir, c’est fête, Tout va bien), mais l’écriture de Marie-Sabine Roger a la vertu de l’adoucir tout en dévoilant cet intime. Il y a quelque chose d’apaisant dans ces nouvelles (sauf ce bon Monsieur Mesnard, un peu flippante quand même !). Il serait dommage de s’en priver.

 

Merci à S*** qui me l’a offert pour mon anniversaire !

 

Lu aussi par Antigone, Cathulu , Clarabel, ...

 

Editions Thierry Magnier, mai 2010, 105 pages, prix : 16 €

Etoiles : stars-3-5__V45687331_.gif

Crédit photo couverture : © Mathieu Desailly et éd. Th. Magnier

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Rose, sainte-nitouche - Mary Wesley

20 Juillet 2010, 14:23pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Michèle Albaret

 

rose-sainte-nitouche.jpgRose vient de perdre son mari, Ned Peel. Alors que la propriété revient à son fils unique et son épouse, elle se retire à l’hôtel, où elle se remémore les 50 dernières années de sa vie, bien différentes de l’image de sainte-nitouche qu’on a voulu lui coller !

 

Je découvre cet auteur (qui a écrit sur le tard, publiant son premier roman à 70 ans !) et c’est un vrai coup de cœur. Il y a longtemps qu’un roman ne m’avait pas apporté autant de bonheur. 

 Dans l’Angleterre de la seconde guerre mondiale, les convenances sociales, bienséances et faux-semblants ont la vie dure : Mary Wesley s’amuse à balayer tout cela d’un humour ironique et so british absolument savoureux. Faussement classique (le roman date de 1987 !), on se laisse prendre au jeu de cette grande histoire d’amour un brin provocante et irrévérencieuse, dans laquelle l’héroïne se montre une femme très moderne pour son époque, qui n’hésite pas à bousculer les conventions, à faire preuve de ténacité et de courage, le plus discrètement du monde ! Quelle façon piquante de forcer le trait de quelques personnages ! Roman de la passion amoureuse, de l’hypocrisie et du faux-semblant triomphants, c’est un bonbon acidulé délicieux à croquer, et j’en redemande !

 

Mary Wesley est née en 1912 et décédée en 2002. Les éditions Héloïse d’Ormesson ont prévu de rééditer l’intégralité de son œuvre.

La pelouse de Camomille et Rose, sainte-nitouche ont aussi été repris en poche (chez J’ai lu)

 

 

 

Quelques très bon billets : Lily et ses livres, Cathulu, Clarabel

 

 

Ed. Héloïse d’Ormesson, mai 2009, 462 pages, prix : 22 €

Existe en poche

1ère parution en français en 1990, en anglais en 1987.

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Marianne Spier-Donati / Rapho / Eyedea et éd. EHO.

 

 

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Firenze, Italie, juillet 2010

19 Juillet 2010, 12:58pm

Publié par Laure

Toutes les photos sont cliquables !

 

 

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(cathédrale de Florence, dimanche matin à 7h30, à la sortie de la gare)

 

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(détail porte de la cathédrale)

 

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(détail porte de la cathédrale)

 

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(opera del duomo : musée de la cathédrale)

 

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(toujours la cathédrale, le soir cette fois)

 

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(idem, le soir)

 

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(oh, un intrus ! la tour de Pise !)

 

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(le Ponte Vecchio vu de la galerie des Offices)

 

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(entrée du Palazzo Vecchio)

 

 

Echantillonnage des quelques 200 photos prises en 4 jours...

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Allumer le chat - Barbara Constantine

17 Juillet 2010, 15:29pm

Publié par Laure

allumer-le-chat.jpgLe chat Bastos est la cible du bougon Raymond, qui n’a cesse de l’allumer au fusil à chaque fois qu’il le voit passer, mais chat malin et papi maladroit = chat 1 – papi 0.

Le début de ce court roman, composé de 70 très courts chapitres écrits dans un style très oral, est plutôt marrant. Personnages bien posés, qui ont un sacré caractère, et la sauce prend très vite. Mais sous ces apparents débordements d’humour se (dé)tisse une réalité de « pauvres gens », frappadingues un peu, perdus beaucoup, miséreux sûrement, et à force de charger la mule en situations embrouillées, ne sachant plus trop si c’est juste du n’importe quoi délirant ou une façon devenue trop lourde de montrer qu’avec de bons sentiments on peut être heureux, je me suis perdue en route.

Un roman léger à ne pas prendre au sérieux, mais qui en fait décidément trop. Vite lu, me suis ennuyée aux deux tiers, l’ai fini l’esprit ailleurs, et l’ai déjà oublié. Finalement, il aurait gagné à plus de sobriété.

 

Multiples avis enthousiastes ou très mitigés, un peu partout sur la blogosphère, un éventail de ce reflet à voir sur le Biblioblog notamment.

 

Points n° 1992, septembre 2008, 260 pages, prix : 7 €

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Crédit photo couverture : © R.Gollmer et Design Pics / Plainpicture / éd. Points.

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L'amour secret - Paola Calvetti

16 Juillet 2010, 13:43pm

Publié par Laure

Traduit de l’italien par Françoise Brun

 

amour-secret.jpgCostanza, aujourd’hui âgée et retirée en Provence, après 2 mariages, vit une troisième histoire d’amour paisible. Troisième ? N’y aurait-il pas eu une autre histoire cachée, en marge et parallèle ? C’est l’objet de ce roman en partie épistolaire. Costanza écrit à sa vieille et fidèle amie Gabriella pour lui raconter comment la jeune Lucrezia, à la mort de son père, à découvert la correspondance entre les deux amants qu’ils étaient. Lucrezia décide de rencontrer Costanza, et celle-ci lui raconte leur histoire d’amour aussi tourmentée que passionnée.

 

J’ai aimé au départ le style simple et délicieusement suranné de ce roman. On entre dans les méandres d’une belle histoire d’amour passée. Rien d’extraordinaire, banal adultère, passion secrète comme on en lit partout, sur fond de décor de musique classique (l’amant est violoncelliste). L’écriture me semblait donc sauver l’ensemble. Et puis au bout d’une centaine de pages, je me suis lassée, on tourne un peu en rond, il n’y aura pas de ressort surprenant, et l’exercice perd de son charme, tout comme de sa vraisemblance.

 

De Paola Calvetti j’ai finalement préféré son premier roman, L’amour est à la lettre A.

 

Une lecture qui m’a été proposée par logo-chez-les-filles.jpg

 

Lu aussi par Emilie (qui reste mitigée), Keisha (qui est passée à côté), Anne-Sophie (qui n’a pas aimé et ne l’a pas fini), L’or des chambres (qui s’est finalement laissé emporter), et beaucoup d’autres avis sans doute, ce livre ayant fait l’objet d’un partenariat blogosphère / éditeur / Chez les filles.

 

 

 

Presses de la Cité, juin 2010, 175 pages, prix : 18 €

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Crédit photo couverture : © S.Zygart et éd. Presses de la Cité

 

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Ils partent avec moi...

10 Juillet 2010, 09:02am

Publié par Laure

firenze1

 

merci à J. pour l'impulsion !

 

firenze2

 

 

Retour jeudi midi, voyage en trains de nuit, 4 jours sur place, et oui c'est court !

 

 

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J'élève ma poupée - Christophe Honoré

9 Juillet 2010, 06:58am

Publié par Laure

eleve-ma-poupee.jpgJ’élève ma poupée est un manuel d’éducation à l’usage des enfants qui souhaitent bien élever leur poupée (rappelez-vous, si vous êtes maman, vous avez bien dû entendre parler un jour de Laurence Pernoud) : le sommaire est digne d’un vrai livre documentaire : quel nom donner à ta poupée, accueillir ta poupée, …, les garçons et les poupées, habille ta poupée, etc. Le narrateur est lui-même un jeune papa, qui a choisi d’appeler sa fille Suzette, et qui a décidé une bonne fois pour toutes de poser ses conseils ainsi : « Il n’est pas question que nous débattions des heures sur chacune de mes remarques. Car c’est le problème de l’éducation des bébés, personne n’a jamais le même avis. Aussi, afin que ce livre ne soit pas totalement inutile, ni désagréable à écrire comme à lire, je te propose de décider à partir de maintenant que j’ai toujours raison. » (p.12). Ainsi démarre l’humour de ce roman … l’éducation des poupées n’est qu’un prétexte somme toute bien trouvé pour réfléchir aussi à l’éducation des enfants, à la légitimité de l’autorité et à sa soumission… Je ne suis pas sûre toutefois que l’enfant perçoive tout ce second degré. Car publié dans cette collection, le roman s’adresse avant tout aux 9 ans et +.

 

Les illustrations de Stephanie Blake sont normalement déjà familières des enfants : qui n’a pas lu Caca boudin, ou Je veux des pâtes, ou ses autres albums avec ses fameux lapins ? Son dessin apporte un petit côté irrévérencieux au roman : on est bien dans l’enfance, et dans la complicité de l’enfant qui connaît ce petit lapin coquin qui fait plein de bêtises et fait tourner ses parents en bourriques !

 

Une mention particulière sur le chapitre « Lectures pour poupées » qui rappelle combien il est important de lire des histoires à ses enfants poupées. L’auteur cite même des exemples de titres et d’auteurs. Un peu démago sans doute d’avoir choisi ses copains de l’Ecole des Loisirs (Seyvos, Brisac, Desarthe, Chris Donner, Kéthévane Davrichewy, Desplechin), la lectrice adulte que je suis a tendance à voir là un coup de pub maison critiquable… (pourtant d'ordinaire j'aime bien les clins d'oeil mais là il est un peu énorme), lisez à vos gamins, oui il y a du très bon à l’Ecole des Loisirs, mais il y en a ailleurs aussi…

 

Cet extrait qui me semble résumer le ton du livre, et qui fait que cet humour plaira, ou pas :

p.107 : « Quoi ?

Tu n’as pas l’âge de lire ?

Qu’est-ce que tu me racontes ? Si tu ne savais pas lire, comment pourrais-tu suivre les étapes de ce manuel ?

Hein ? C’est ta mère qui lit pour toi ? A voix haute ?

Ta mère n’a rien de mieux à faire que de s’interposer entre nous ?

J’espère que c’est une lectrice discrète au moins, et loyale. J’espère qu’elle te dit bien chaque mot que j’ai écrit, et qu’elle ne se permet pas de les commenter. Je suis très méfiant envers les mamans qui lisent. La raison principale étant qu’elles font rarement les bons choix de lecture, préférant toujours une histoire douce et tendre à une histoire teigneuse et sèche. »

(La suite explique que les mamans choisissent des histoires qui protègent leurs enfants, alors que les livres ne protègent pas du froid de la vie, au contraire, ils vous l’apprennent).

 

Là encore, un exemple de littérature jeunesse qui offre une lecture à plusieurs niveaux selon l’âge du lecteur…. Au final, je suis mitigée, retenant un peu trop le ton sec et teigneux… mais les manuels de puériculture, c’est du sérieux, forcément ! 

 

 

Les avis intéressants de Cécile, et de Gwendal, mon libraire jeunesse  

 

Ecole des Loisirs, coll. Neuf, mars 2010, 116 pages, prix : 8,50 €

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Crédit photo couverture : © Stephanie Blake et éd. EDL.

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Monsieur Crocodile a beaucoup faim - Joann Sfar

8 Juillet 2010, 05:47am

Publié par Laure

monsieur-crocodile.jpgEt « c’est beaucoup drôle » !  

Chaque matin, Monsieur Crocodile se réveille la faim au ventre. Zut, il ne lui reste plus qu’un vieux bout de saucisson, il va falloir sortir faire les courses ! En général, il croque (enfin, engloutit d’une bouchée plutôt) tout ce qu’il trouve. Mais ce matin-là, il rencontre un petit cochon un peu plus malin que les autres qui lui propose un deal : la vie sauve contre de la nourriture chaque jour, qu’il s’engage à lui trouver. Mmmh, ça ne marchera pas longtemps cette affaire. Monsieur Crocodile en a assez, et va explorer la ville, où il rencontre une petite fille qui lui apprend à manger ce qui s’achète dans les magasins. Cette petite vit avec sa tante (alcoolo, mais charmante !) dans une caravane, parce que ses parents sont en prison. Prison où notre Croco finit par échouer, car peut-on jamais brimer ses instincts ?

 

Une fable délirante qui se lit à tout âge ! Mosquito me l’a piqué, et a adoré. Un album à mi-chemin entre la BD (des dessins avec des bulles) et l’album (des passages de textes plus longs entre les illustrations), qui s’adresse aux enfants dès 8 ans mais surtout à tous : les adultes s’en régaleront aussi !

Bon, si vous tenez à un vocabulaire châtié, passez votre chemin, parce qu’on « bouffe » autant qu’on mange dans ce livre ! « M’en fous, le premier que je croise, je le bouffe et je rentre.»

Un régal !

 

(Nota : ce titre est une réédition, première parution chez Bréal Jeunesse en 2003)

 

Lu aussi par Jean-François

 

Gallimard, juin 2010, 70 pages, prix : 9,90 €

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Crédit photo couverture : © Joann Sfar et éd. Gallimard

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