Les jardins d'Hélène

Savannah dream – Cécilia Dutter

27 Mars 2013, 16:05pm

Publié par Laure

savannah-dream.jpgJulien est sociologue au CNRS, spécialiste du comportement appliqué à l’environnement. Il est débauché par un chasseur de têtes pour une mission dans la grande firme d’Atlanta, Coca-Cola, où il est chargé de donner une image plus verte à la communication de la marque. Il s’expatrie avec femme et enfants.

Mais dès son arrivée il est abordé par une jolie prof de philo esseulée, expatriée elle aussi : Maud. Julien aime sa femme, ne veut pas la tromper. Mais comment résister à Maud qui semble avoir tout compris de ses faiblesses, de ses failles intérieures et blessures d’enfance non cicatrisées.

Un roman qui démonte avec précision et justesse le mécanisme psychologique de l’adultère, de la culpabilité et de la passion dévorante.

Des éléments troublants vont faire douter Julien : Maud l’aime-t-elle vraiment ? Et si tout n’était que manipulation de sa part ? Et si tel était le cas, pourquoi ? Un parfait engrenage sur la fragilité et la folie des êtres.

Une fin particulièrement réussie qui vient clore une longue partie qui commençait à ronronner un peu trop, dévastatrice mais qui a manqué pour moi d’un peu de souffle central.

 

p. 142 : « Elle avait si bien joué la comédie de la passion que je m’étais abandonné à la confiance. Quelle naïveté ! Comme à son habitude, après avoir donné, elle reprenait ce qui lui apparaissait sans doute comme un trop perçu. Je hurlais de rage contre elle. Contre moi surtout, qui m’étais fait ballotter par cette garce depuis des semaines sans réagir. Maud ébranlait la sécurité affective que j’avais acquise auprès d’Hélène. J’avais grandi, je m’étais construit grâce à ma femme. Elle était mon roc. Un roc poncé par des années de vie commune et sur lequel reposait mon parcours d’homme. Maud ne le parsèmerait que de cristaux tranchants. Qu’avais-je à gagner à m’écorcher à vif ? »

(ce n’est pas un verdict final, des rebondissements s’ensuivent !)

 

Albin Michel, février 2013, 215 pages, prix : 16 €

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Crédit photo couverture : © Sally Waterman / Millennium Images, UK, et éd. Albin Michel

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La décision - Isabelle Pandazopoulos

23 Mars 2013, 15:29pm

Publié par Laure

la-decision.jpg20 octobre 2011 : Louise, élève de Terminale S a un malaise pendant un cours de maths. Un élève l’accompagne aux toilettes, et s’inquiète lorsqu’il voit du sang couler sous la porte. Tentative de suicide, hémorragie subite … ? Non, Louise vient d’accoucher d’un garçon de 3,3 kg. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte. Déni de grossesse.

Tout le monde est sous le choc, la vérité n’est pas dite tout de suite aux élèves, Louise est hospitalisée. Rien ne sera plus jamais comme avant, ni pour elle, ni pour ses parents, ni pour ses camarades.

Plusieurs voix s’expriment dans ce roman, camarades de lycée, personnels hospitaliers et intervenants sociaux, Louise, ses parents, tous donnent leur vision des choses et le retour en arrière suffisant pour comprendre comment cela a pu se produire.

Car Louise choque et déçoit ses parents lorsqu’elle affirme qu’elle n’a pourtant jamais eu de relations sexuelles. S’agit-il d’un viol dont la jeune fille serait incapable de parler ?

Ce qui est brillamment analysé et raconté, c’est le parcours de Louise de l’accouchement jusqu’à la décision, la première, puis la seconde à la fin du livre, décisions impossibles, difficiles, responsables, qui décrivent combien le lien mère-enfant n’est pas toujours naturel et comme il peut être douloureux.

La multiplicité des voix, l’évolution du récit (qui semble bien documenté, dans l’observation de la vie au foyer et avec les professionnels), les choix, les responsabilités des uns et des autres font de plusieurs faits de société (la grossesse chez les adolescentes, le déni, et ceux que je ne dévoile pas…) un roman très fort, très juste, loin de tout sentimentalisme larmoyant.   

 

Voici une littérature de jeunesse qui ose parler de sujets graves avec intelligence et talent.

(À proposer à partir de 14 ans. )

 

(à noter : la très belle couverture, encore plus riche de sens quand on la réinterprète à la fin de la lecture) 

 

Gallimard Jeunesse, coll. Scripto, janvier 2013, 245 pages, prix : 9,50 €

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Crédit photo couverture : © Marguerite Courtieu et éd. Gallimard Jeunesse.

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Norlande - Jérôme Leroy

20 Mars 2013, 10:14am

Publié par Laure

norlande.jpgDans un pays scandinave imaginaire nommé Norlande (mais qui ressemble fortement à la Norvège), la jeune Clara Pitiksen est prostrée dans sa chambre d’hôpital depuis huit mois. Quel est donc cet « événement » qui l’a traumatisée à  ce point ? Qui est « l’Autre » qui semble être le personnage impliqué dans le drame ?

Clara tente d’écrire ce qui s’est passé dans un cahier, qu’elle adresse à sa meilleure amie Émilie, correspondante française du même âge, qu’elle a rencontrée de nombreuses fois.

À travers son récit empreint d’une forte tension, c’est la tuerie du 22 juillet 2011 sur l’île d’Utoya, en Norvège, que l’auteur décrit. Mais pourquoi Clara se sent-elle à ce point coupable ? L’avancement de Clara dans sa « guérison », dans sa capacité à s’exprimer enfin nous donnera toutes les clés.

Une mise en fiction intéressante et intelligente d’un événement qui avait ému la communauté européenne et au-delà, et qui démont(r)e de manière très réussie la manipulation, la violence, la montée en puissance du racisme dans des pays qui s’en croyaient encore à l’abri, la folie sans limite de certains partisans de l’extrême droite, et qui donne à voir aussi l’engagement des jeunes, adolescents et jeunes adultes, engagement citoyen, politique, dans la lutte contre la haine et les persécutions.

Le récit au féminin est tout simplement attachant, et si des références sont faites à un roman précédent dans lequel apparaissait déjà la française Emilie (la grande môme, 2007, que l’éditeur réédite pour l’occasion), Norlande peut tout à fait être lu indépendamment.

 

Voilà une littérature jeunesse comme je l’aime, intelligente et engagée, ouvrant à la réflexion tout en restant romanesque. (Et la mère de Clara, ministre des affaires étrangères, on se croirait dans la série Borgen, et l’auberge Sjöwall au pied du mont Wahlöö, amusant clin d’œil aux auteurs suédois Sjöwall et Wahlöo, …)

 

 

Syros, coll. Rat noir, mars 2013, 146 pages, prix : 14 €

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Crédit photo couverture : © Getty / Don Farrall et éd. Syros

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18 meurtres pornos dans un supermarché, suivi de La baronne n'aime pas que ça refroidisse – Philippe Bertrand

18 Mars 2013, 15:46pm

Publié par Laure

 

18-meurtres-porno.jpgCette édition en format poche comprend deux récits qui étaient parus antérieurement séparément et illustrés par l'auteur en 2007 et 2009. Il ne reste ici que les textes réunis, sans les illustrations sauf en page de couverture et couvertures intérieures, assortis d'un troisième texte, Pauline ou les usages, sorte d'ébauche du personnage de La Baronne.

Que dire de ces deux récits principaux sinon qu'il sont complètement déjantés, d'un érotisme joyeux et débridé, si enjoués que le scénario n'est qu'un grand délire (qui néanmoins tient la route).

Les personnages du commissaire Morel et le truand la Sardine apparaissent dans les deux histoires, le casse bancal du supermarché et les meurtres un peu « gore » de la Baronne, mais inutile de préciser que le polar n'est pas l'élément premier du texte, tout au plus en est-il prétexte, et encore.

En tout cas on s'amuse vraiment à cette lecture farfelue où l'érotisme débordant n'est pas à prendre avec sérieux.

 

Ed. La Musardine, coll. Lectures amoureuses, mai 2012, 239 pages, prix : 9,95 €

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Crédit photo couverture : © Philippe Bertrand et éd. La Musardine

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Cul nul – Anne Baraou (scénario) et Fanny Dalle-Rive (dessins)

18 Mars 2013, 15:23pm

Publié par Laure

 

cul-nul.jpgAnne Baraou et Fanny Dalle-Rive mènent l'enquête (et se mettent en scène dans l'album dans cette quête de témoignages) pour proposer une bonne vingtaine de mauvais coups, ratés d'un soir, où le cul au lieu d'être joyeux et jouissif, est plutôt nul. Oui, c'est bien « cul nul » le titre, et pas « cul nu » comme la prononciation pourrait nous le faire dire de prime abord. Intello bavard mais peu porté sur la chose, amant malodorant, exigences et maladresses des uns et des autres, si l'homme a souvent le mauvais rôle, il n'est pas le seul : la femme aussi, entre celle qui tue l'amour avec ses démangeaisons dues à la prise d'héroïne, celle qui a besoin de la musique de Titanic et de telle bougie et tel parfum...

Chacun en prend pour son grade, le temps d'une double page de 4 dessins au trait fin, simple, efficace. Ça se lit tout seul, mais ça reste toutefois un peu léger....

 

Olivius (association entre les éditions de l'Olivier et les éditions Cornélius), octobre 2012, prix : 12 €

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Crédit photo couverture : © F. Dalle-Rive et éd. Olivius

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Splat s’amuse sous la pluie / Splat n’aime pas perdre – D’après le personnage de Rob Scotton

14 Mars 2013, 14:44pm

Publié par Laure

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Deux nouveaux Splat petit format, repris sous licence par d’autres auteurs (contrairement aux grands formats qui sont toujours de Rob Scotton lui-même), personnage devenu star des classes maternelles par chez nous !

 

Dans Splat s’amuse sous la pluie, le mauvais temps est le prétexte de c(h)atastrophes en série pour notre matou maladroit ! Il essaie ses nouveaux rollers dehors, mais le ciel se couvre et il se met à pleuvoir. Vite Splat rentre avec Harry Souris sous le bras, et continue … à la maison. Après s’être séché sommairement (et avoir mis de l’eau et de la  boue partout), il renverse tout en faisant du roller dans la maison. Ses parents et sa petite sœur sont mécontents et l’envoient toujours dehors, mais « c’est pénible cette pluie ! », Splat ne veut pas, et multiplie les bêtises. Mais tout le monde se réconciliera car après la pluie… (devinez !)

(Vous noterez la couv très « british weather » ;-)

 

Dans Splat n’aime pas perdre, Splat a invité ses amis Grouff et Plume à jouer chez lui, et avec sa petite sœur, ils forment une joyeuse bande. Ils jouent à cache-cache, au chat et à la souris (au loup, quoi) Splat n’est pas très malin, pataud il perd tout le temps, et il est vraiment mauvais perdant ! Il ne veut plus jouer et fait des châteaux de cartes tout seul. Allez Splat, reviens, c’est plus amusant tous ensemble ! Et cette fois, Splat sera plus malin !

J’ai une préférence pour ce deuxième album, j’adore les expressions des chats, parfois un peu forcées mais drôles, les détails et les idées de cachette de Splat (superbe rideau de douche avec des poissons mais pattes et queue de matou dépassent !). Un Splat spécial amitié entre copains !

 

éd. Nathan, janvier 2013, 5,95 € chaque

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Splat n’aime pas perdre !  stars-4-0. V192553758

 Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd . Nathan.

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L’abandon du mâle en milieu hostile – Erwan Larher

13 Mars 2013, 07:00am

Publié par Laure

abandon-male-milieu-hostileJe n’avais jamais lu Erwan Larher, je n’en avais même jamais entendu parler avant cette rentrée littéraire de janvier où son dernier roman a fleuri sur quelques blogs. Je crois que c’est sur celui de Charlotte que j’ai commencé à le repérer (son billet ici) d’autant plus qu’elle a proposé peu après une très belle interview de l’auteur (partie 1, partie 2)

Et puis reconnaissez que le titre est plutôt intriguant…

 

Le narrateur est en classe de terminale lorsque s’ouvre le roman, adolescent de bonne famille, issu de la bourgeoisie dijonnaise, une ville tranquille par excellence, il est à mille lieues de cette nouvelle élève qui débarque, cheveux verts, sales, allure punk et mauvais goût. D’emblée c’est l’aversion, qui peu à peu va tourner à l’obsession teintée de fantasme.

Ces deux-là vont se rencontrer, se bousculer, s’aimer.

Une fois encore je pense qu’il ne faut pas trop en dire, la tension dramatique monte d’elle-même pour mieux surprendre le lecteur le moment venu, c’est fort, très fort. Si  la deuxième partie est différente, elle n’en est pas moins juste et tout aussi prenante.

Ce qui m’a scotchée d’emblée, c’est l’écriture d’Erwan Larher : je ne sais pas la définir, précise, parfaite, exigeante, en tout cas absolument fascinante. Quelque chose qu’on ne trouve plus ailleurs. C’est bien simple, je suis décidée à lire l’intégrale de cet auteur tant j’ai été séduite par sa manière d'écrire !

 

 

Plon, janvier 2013, 220 pages, prix : 19 €

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Crédit photo couverture : © éd. Plon.

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Le bonheur en 5 lettres - Pascale Perrier

12 Mars 2013, 15:04pm

Publié par Laure

bonheur-en-5-lettres.jpgChloé Avanel a 15 ans quand sa mère meurt d’une tumeur au cerveau. Se sachant condamnée, la maman a tout prévu : assurance décès pour financer le quotidien et les études de ses petits, et 5 lettres pour les accompagner dans leur passage à l’âge adulte, 5 lettres qui leur seront lues par le notaire à raison d’une chaque 24 décembre.

C’est donc la sœur aînée, Joséphine, étudiante en médecine, 19 ans, qui devient tutrice légale de ses frères et sœurs : Gaspard, 17 ans, fou de jeux vidéos et qui chante en italien des airs d’opéra pour calmer sa douleur, et Chloé, 15 ans, la petite dernière qui livre son récit au lecteur.

Une fratrie orpheline, une grande sœur qui mène la troupe, un père encore vivant mais remarié à l’autre bout du monde, il faut s’assumer seul désormais, et ce n’est pas si facile. On peut voir quelques points communs avec Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh…

Le récit se dévore avidement, entre douceur et coups au cœur. Plus le temps passe et plus il faut faire des choix, difficile quand vos parents ne sont pas là pour vous guider, quand votre fratrie n’est pas d’un grand soutien, quand votre amoureux se moque un peu trop de vous, et que votre meilleure amie fait de son mieux mais ne peut comprendre votre sentiment intérieur…

Chloé suit son chemin, et on l’accompagne avec bonheur (j’aurais adoré lire ça quand j’avais 14 ans). Je pensais au départ que le titre, le bonheur en cinq lettres, faisait référence à un mot à trouver (je pensais amour, je n’en étais pas très loin, chut…), ce sera le cas vers la fin du roman mais les 5 lettres font aussi bien sûr référence aux 5 lettres laissées par la maman et qui rythment le roman.

J’ai passé un bon moment avec cette lecture, je regrette toutefois une fin un peu abrupte, trop rapide, qui laisse au lecteur toute liberté d’imaginer ce qu’il veut, c’est dommage (j’aime les fins fermées) mais surtout, j’aurais aimé rester encore longtemps avec ces personnages !

 

À proposer dès 13 ans.

 

Galapagos (éd. Archipel), mars 2013, 205 pages, prix : 15,95 €

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Crédit photo couverture : © Getty Images et éd. Archipel / Galapagos

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Porte de Champerret - Evelyne Bloch-Dano

8 Mars 2013, 11:31am

Publié par Laure

porte de champerretLa fatigue peut-être, ou « il y a des moments comme cela », encore un livre que je n’achève pas. Critiques élogieuses partout, demandé par nos lecteurs à la bibli, un livre très bref, je n’ai jamais lu Bloch-Dano que je connais en grande biographe (Madame Zola, Madame Proust), je tente (j’ai peur de passer à côté d’un grand et beau livre) et j’abandonne (page 84/185). Ce livre n’est pas pour moi.

Evelyne Bloch-Dano écrit ici sur sa mère, qui finit sa vie dans une maison de retraite atteinte de la maladie d’Alzheimer, la mémoire s’en va et sa fille la rattrape, mais ce n’est pas tant la maladie que les souvenirs de son enfance dans l’appartement parisien de la Porte Champerret que l’auteur rapporte ici , histoire de la famille aussi, ceux ayant été déportés pendant la guerre…

Trop de livres de filles qui parlent de leur mère en ce moment ( ?) (il y a eu Nathalie Rheims, puis Marie Lebey, celui de Colombe Schneck aussi, de plus en plus de récits sur la maladie d’Alzheimer également (encore qu’ici elle n’occupe pas une place centrale en tant que maladie), bref je ne sais pas, mais je n’ai pas trouvé de portée universelle dans ce récit, quelque chose qui soit capable de me toucher, je n’y ai lu que des souvenirs très personnels, élégamment écrits, mais qui ne m’intéressent pas du tout.  

 

Grasset, février 2013, 185 pages, prix : 17,80 €

Crédit photo couverture : © Archives de l’auteur

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Traverser la nuit - Martine Pouchain

6 Mars 2013, 09:57am

Publié par Laure

traverser-la-nuit.jpgIl est rare que je ne termine pas un roman jeunesse, je suis plutôt convaincue du genre que je trouve bien plus engagé que les parutions actuelles en littérature générale. Il y a longtemps que je n’avais pas alimenté la rubrique « les commencés jamais finis », pourtant, il y en a des romans que je commence et que je ne finis pas, mais ils ne valent souvent pas la peine d’en parler. Non, la rubrique n’a de sens que lorsque vraiment je m’attendais à un très bon roman et que, allez savoir pourquoi, avec moi et à ce moment-là, ça n’a pas fonctionné.

J’avais déjà lu et apprécié Martine Pouchain (la ballade de Sean Hopper, Johnny) et je suis habituellement curieuse de la collection Exprim’, mais là j’ai jeté l’éponge page 106 (sur 219), après moult interruptions, reprises, non vraiment, je m’ennuyais trop.

 

Vilor est un jeune flic de 25 ans qui travaille dans une bourgade du Nord de la France. Un enfant du village voisin, qui connaît tout le monde et que tout le monde connaît. L’ancien maire Jacques Jaron est découvert mort, assassiné, et Vilor va mener l’enquête. Mais bien plus qu’une enquête, c’est la vie du village qui est décrite, ses personnages, parmi lesquels l’envoutante Blanche, 17 ans, fille du défunt, qui ne laisse aucun homme indifférent, à commencer par Vilor…

Je pensais lire le déroulement d’une enquête, et en une centaine de pages je n’ai vu qu’anecdotes de campagne (et dans l’Ouest rural où je vis je connais bien), présentation de personnages, d’ailleurs le personnage central ne serait-il pas plus exactement cette Picardie rurale, avec son patois qu’on déchiffre lentement à la lecture mais qu’on imagine bien à l’oral et qu’on comprend sans peine ? (le petit lexique picard en fin d’ouvrage qui traduit les phrases en patois du livre n’est pas indispensable)

Le rythme est lent, très lent, trop lent.

Je suis allée lire la fin, « épilogue(s) » pour connaître mobile et coupable. Mais la première moitié n’a pas su me retenir. Ça arrive.

 

L’avis enthousiaste de Sophie / Fantasia 

 

Sarbacane, coll. Exprim’, mars 2012, 219 pages, prix : 15,50 €

Crédit photo couverture : © Florence Caplain et éd. Sarbacane

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