Ça n’a pas l’air d’aller du tout ! Olivia Hagimont (et Christophe André)
(ou comment les crises de panique me sont tombées dessus)
Olivia Hagimont est illustratrice, mariée et mère de deux enfants, la trentaine, une vie tout ce qu’il y a de plus normale. Quand soudain les crises de panique lui tombent dessus. Les vraies, ce trouble anxieux récurrent avec sensation de mort imminente, consultation des urgences et écart peu à peu de toute vie sociale pour éviter toute situation qui pourrait entraîner une nouvelle crise. Les attaques de panique sont une maladie bien connue des psychiatres, qui ont les remèdes adéquats (médicaments au départ, puis psychothérapie comportementale). (Les généralistes sont plus rares à faire immédiatement le diagnostic, on vous balade souvent de spasmophilie en tétanie en passant par stress et anxiété)
Bien sûr chaque cas est particulier et il ne sera pas forcément nécessaire de se faire interner volontairement en HP comme l’auteur pour s’en sortir, mais son ouvrage est excellent à plus d’un titre :
- il explique bien, clairement, et de manière juste
- il dédramatise et fait sourire
- la BD est sympa, scénario et dessins, tout se tient (ça donne envie d’aller voir ce qu’Olivia Hagimont a fait d’autre)
Ce qui est encore plus intéressant peut-être (la BD est un témoignage personnel), c’est la quinzaine de pages en postface rédigées par le médecin psychiatre Christophe André : il explique le mécanisme des crises, les façons de les gérer, de vivre avec, et de s’en débarrasser, ou du moins, de les accepter et de les maîtriser. Il écarte toutes les idées reçues et bêtises fréquemment entendues sur le sujet, et des pistes de lecture et de sites internet sont proposés en fin d’ouvrage pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin.
Un ouvrage qui allie humour, dédramatisation et explications simples, intelligentes et professionnelles.
A lire par tous ceux qui en souffrent, ou par leur entourage souvent démuni.
Odile Jacob, mai 2012, 95 pages, prix : 14,90 €
Etoiles :
Crédit photo couverture : © Olivia Hagimont et éd. Odile Jacob
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Un neveu rend visite chaque année à sa tante Emma (qui se prénomme d'ailleurs Eliane!) et son oncle André, couple de retraités installé dans les Ardennes.
Graham Melton rencontre Charlotte Marshall, il est d'une famille de travaillistes, elle est issue d'une famille bourgeoise et conservatrice. Comment imposer à leurs parents leur volonté de se voir parce qu'ils s'aiment tout simplement ? C'était en 1985 en Angleterre, Thatcher était au pouvoir. Mais ils se sont aimés coûte que coûte et ils ont eu un fils, Michael. En 2009, Graham élève seul son fils, devenu adolescent qui fréquente à son tour une fille qui n'est pas du même milieu social que lui. 
