Les jardins d'Hélène

La vie domestique, un film d'Isabelle Czajka (2013)

23 Avril 2014, 07:05am

Publié par Laure

Durée : 1h33

Avec Emmanuelle Devos, Natacha Régnier, Julie Ferrier, Héléna Noguerra, ...

 

Synopsis : « Juliette n’était pas sûre de vouloir venir habiter dans cette banlieue résidentielle de la région parisienne. Les femmes ici ont toutes la quarantaine, des enfants à élever, des maisons à entretenir et des maris qui rentrent tard le soir.
Elle est maintenant certaine de ne pas vouloir devenir comme elles.
Aujourd’hui, Juliette attend une réponse pour un poste important dans une maison d’édition. Un poste qui forcément changerait sa vie de tous les jours. »

 

Un desperate housewives à la française, adapté d'ailleurs du roman anglais de Rachel Cusk : Arlington Park.

Juliette a emménagé avec mari et enfants dans une chic banlieue de la région parisienne, maison cossue et occupations diverses de la mère au foyer qui espère bien décrocher un nouveau job dans l'édition, animer un atelier d'écriture avec des filles de bac pro ne lui suffit plus. Les femmes du voisinage sont comme elle, mais ne travaillent pas, et se lamentent à longueur de journée d'être débordées (d'aller prendre le café chez la voisine et de coller le môme devant les dessins animés pour être tranquille).

Un regard acide sur un microcosme social où les hommes font vivre le foyer, et ne comprennent pas (et ne cherchent même pas à voir) la vacuité de la vie de leur femme, leurs déceptions ou leurs désirs. Tour à tour agaçantes ou pitoyables, échouées dans leur vie tout confort (ah le shopping au centre commercial pour s'occuper!), on n'envie pas du tout leur place. (Les dîners entre couples sont assez savoureux de réalisme machiste et de provocation sur la place de la femme dans la famille).

Seule Juliette (Emmanuelle Devos) s'acharne à faire bouger les choses mais finit comme toutes par se sacrifier. Un regard doux-amer, parfois carrément acide sur ces banlieusardes ridicules ou mères courage en wonderhousewives, qui s'émeuvent de la misère sociale qui rôde pas loin mais ne veulent surtout pas la voir à leur porte.

Un peu bavard au départ, c'est une réussite dans l'observation fine d'une certaine classe sociale, qui n'oublie pas les piques d'humour acerbe. Je serais curieuse de lire le roman que j'imagine peut-être plus subtil (humour british?)

 

Etoiles :

 

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Jenny & Jack, tomes 1 et 2 – Orianne Lallemand, Tamara Page-Jones, ill. Par Elsa Fouquier

22 Avril 2014, 06:44am

Publié par Laure

Jenny & Jack, tomes 1 et 2 – Orianne Lallemand, Tamara Page-Jones, ill. Par Elsa Fouquier

Let's go to school with Jenny and Jack ! & Let's play with colours with Jenny and Jack !

 

Une nouvelle collection bilingue pour les plus jeunes qui rencontrera sans doute du succès auprès des parents qui veulent sensibiliser leurs petits à la langue anglaise (on a de plus en plus de demandes à la bibliothèque, dès 2/3 ans (!), surtout pour des comptines et histoires ultra simples, les éditeurs ne s'y trompent pas d'ailleurs, les offres sont de plus en plus nombreuses. Bon, mais si c'est pour arriver en 6ème et encore et toujours repartir de zéro en apprenant les couleurs, on se demande à quoi ça sert de commencer l'apprentissage en CE1 – c'était la parenthèse hors sujet de celle qui voit sa fille de 5ème en être à peine plus loin que le niveau de ces deux livres-là conseillés à partir de 5 ans)

 

Ces deux volumes proposent du vocabulaire anglais en lien avec l'école, et avec les couleurs.

 

Les histoires sont interactives : un récit en français, avec des bulles et de courts propos en anglais. Le livre propose un flashcode et un lien internet pour écouter l'histoire (on peut aussi la télécharger)

Ludique et pédagogique, un peu trop artificiellement fabriqué (Jenny la petite sorcière pense en français dans la narration de l'histoire, mais s'exprime en anglais dans les bulles) : la petite comptine de fin est le moment le plus sympa et entièrement en anglais.

Illustrations sympas, vives et franches.

 

Un exemple pour écouter l'histoire : http://school.nathan.fr

 

 

Nathan, avril 2014, 28 pages chaque, prix : 7,50 € chaque

Etoiles :

crédit photo couverture : © Elsa Fouquier et éd. Nathan.

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96 heures, un film de Frédéric Schoendorffer (2014)

21 Avril 2014, 18:11pm

Publié par Laure

Durée : 1h36. Avec : Gérard Lanvin, Niels Arestrup, Sylvie Testud, Anne Consigny, Laura Smet

Genre : Thriller psychologique.

 

Synopsis : Carré (Gérard Lanvin) est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme). 3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel (Niels Arestrup). Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.

 

Un thriller au suspens oppressant, qui tient au quasi huis-clos et à l'affrontement psychologique des deux pointures : Lanvin et Arestrup, et qui en cela est efficace. C'est à celui qui sera le plus malin durant ces 96 heures de garde à vue inversée où c'est le truand qui séquestre le flic pour le faire parler. Coté scénario, c'est finalement sans grande surprise, avec quelques grosses clés peu crédibles , mais on passe un bon moment sans trop de se poser de questions.

Du fil blanc pour Sylvie Testud en jeune commissaire digne du maître (on se doute bien qu'elle réussira), une pirouette un peu facile dans le scénario pour le personnage de la fille du truand joué par Laura Smet, et un final qui laisse assez sceptique dans son explication. Prenant, mais pas extraordinaire.

 

(Vu en avant-première, et nous étions 8 dans la salle, un vendredi soir à 20 h !?!)

Le film sort mercredi 23 avril en salles.

 

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La piscine était vide - Gilles Abier

21 Avril 2014, 09:13am

Publié par Laure

p. 49 : « Deux mois enfermée à répéter à qui voulait m'entendre que ce n'était pas moi. Que je ne l'avais pas poussé. Que c'était la vie qui était une grosse conne. Qui se foutait de ma gueule. Qui me tuait le mec que j'aimais et qui en plus me le faisait payer. »

 

 

Célia raconte le drame qu'elle a traversée, de cet après-midi ensoleillé au bord de la piscine à la cellule d'une maison d'arrêt, puis au procès. Incipit : « ça y est, c'est officiel, je ne l'ai pas tué ! Le verdict vient de tomber, je suis acquittée. »

Retour en arrière : Célia a 16 ans, elle est amoureuse d'Alex. Ils sont sur la terrasse, au bord de la piscine chez Alex ; la mère de celui-ci n'aime pas beaucoup Célia, qu'elle juge superficielle. Quand Alex bascule dans la piscine vide et se tue sur le coup, alors qu'il se chamaillait avec Célia et s'est pris les pieds dans un tuyau d'arrosage, la mère est formelle : Célia a poussé son fils.

Célia clame son innocence et la thèse de l'accident.

Une cinquantaine de petites pages parfaitement ciselées pour dire l'amour, la douleur, la responsabilité, la souffrance, la mort, la rivalité, la culpabilité, le mensonge : un texte fort, à la sincérité douloureuse pour chacun des personnages, qui dans ses dernières phrases, remet tout en perspective. Ou pas d'ailleurs... Frappant !

 

 

Actes Sud junior, coll. « d'une seule voix », février 2014, 58 pages, prix : 9 €

(Première parution en 2008, la collection, son format et ses couvertures ont été relookées)

Etoiles :

Crédit photo couverture : © photocreo / Fotolia.com et éd. Actes Sud junior.

 

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1500 ème (à l'encre russe)

20 Avril 2014, 15:14pm

Publié par Laure

1500 ème (à l'encre russe)

Il fallait bien un petit rayon de soleil littéraire pour faire briller ce dimanche de Pâques nuageux (mais pour le moment encore au sec), et le 1500 ème billet de ce blog : pas de lapins ou d'oeufs à chercher panier en main et sourire aux lèvres, les enfants ont grandi, l'un travaille pour ses concours dans son appartement nantais et se fiche de savoir quel jour on est, et a déjà mangé sa poule enrubannée confiée la semaine dernière aux soubresauts du TGV, les filles sont chez leur père et pour les chocolats, on verra demain soir :-) (cloches et lapins dorment au garage, les chats ronronnent pas loin, chut)

 

Revenons à nos moutons. J'accepte rarement de relayer les sorties, les infos promotionnelles et autres manifestations envoyées par les éditeurs ou les auteurs dans ma boite mail : c'est bien simple, à raison de 3 ou 4 par jour, j'y passerais mes journées, quand je peine déjà à prendre le temps de lire. Mais quand le Livre de poche m'a proposé une surprise (ainsi qu'à d'autres blogueurs qui aiment les romans de Tatiana De Rosnay) sans autre détail qu'aimer partager et les surprises, j'ai répondu par l'affirmative en précisant que j'avais déjà TOUT lu de Tatiana.

 

Si ce n'est pas encore le cas pour vous : A l'encre russe sort le 23 avril en poche, avec la belle couverture qui évoque les vacances ci-dessus. La surprise, c'était une délicate attention : un Moleskine dédicacé par l'auteur herself ! merci merci !

Une raison de plus de noter le nouveau titre à paraître de l'auteur : Son carnet rouge (nouvelles), le 30 avril chez Héloïse d'Ormesson

 

Retrouver mon billet sur à l'encre russe : clic

 

1500 ème (à l'encre russe)

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En finir avec Eddy Bellegueule - Édouard Louis

18 Avril 2014, 15:47pm

Publié par Laure

Eddy grandit dans une famille ouvrière qui vit de peu, dans un petit village picard. Son père a la main portée sur la boisson, sa mère trime à s’occuper de la fratrie. Très vite, Eddy devient le souffre-douleur de deux élèves du collège (et d’autres !) car il n’est pas comme tout le monde : un peu trop efféminé aux yeux de certains. Il sera victime ainsi toute son enfance et toute son adolescence de moqueries et de violences, y compris de sa propre famille, à l’encontre de son homosexualité présupposée, dans un milieu où il faut être « comme tout le monde ».

 

C’est une description posée d’un monde rural où pauvreté sociale et intellectuelle se côtoient, où néanmoins le courage et la fierté des ouvriers s’affirment et cette réalité peut faire frémir, elle est pourtant bien juste. Elle n’a rien de propre au Nord de la France non plus : des familles telles que les décrit l’auteur, j’en vois beaucoup autour de moi, de par mes engagements professionnels, associatifs et personnels. Je ne suis donc pas d’accord avec les avis lus ici ou là de ceux qui disent « c’est bourré de clichés, c’est exagéré, c’est répétitif, il en rajoute. » J’ai envie de dire : si seulement ce n’était pas vrai ! Mais c’est la vie, telle qu’elle est aussi, parfois pas bien loin de chez soi, et qu’il faut accepter de voir. Bien sûr il ne faut pas raccourcir non plus en pensant que tous les gens de la campagne sont comme cela (et à aucun moment il ne le laisse entendre), mais sa réalité (de classe sociale) existe, dans ses actes violents, rustres, et parfois insoutenables. (La scène de la fausse-couche est pour moi la plus insupportable du roman).

 

L’intérêt que pose ce roman est bien sûr la question du déterminisme social. Peut-on sortir d’un tel milieu, jusqu’où l’éducation reçue vous conditionne-t-elle ? Comment peut-on définir la sexualité de quelqu’un à un âge où cette personne ne connaît même pas encore le désir ?

 

Édouard Louis ne cache pas l’aspect autobiographique de son récit, il ne juge pas et n’est pas dénué d’amour non plus pour ses « parents » fictionnels, simplement il aspire à sortir de ce milieu social et à ne plus rien avoir à faire avec eux.

 

Le regret que l’on peut avoir, c’est qu’à avoir tant vu son auteur intervenir sur les chaînes de télévision et de radio, à avoir lu et entendu tant de critiques déjà – et polémiques - , on peut avoir le sentiment de ne plus rien avoir à découvrir en le lisant. Composé de deux parties, inégales en longueur, l’avant et l’après sexualité, l’écriture est simple mais travaillée, posée, alternant en italique les propos au ton authentique des autres. Il ne se sent pas de ce monde-là, et vient un moment où seule la fuite peut l’en libérer : le lycée et le théâtre l’en sauveront. (Le livre s’achève là mais l’on sait ensuite son parcours d’étudiant en sociologie à l’ENS, son ouvrage sur Bourdieu et son engagement en littérature en lien avec la politique et la sociologie.)

 

p. 163 : « Le crime n’est pas de faire, mais d’être. Et surtout d’avoir l’air. »

 

Édouard Louis : article Wikipédia

 

Seuil, janvier 2014, 219 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. du Seuil

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La France – coll. Questions ? Réponses ! 7+ - Jean-Michel Billioud, ill. par Michael Welply

18 Avril 2014, 14:30pm

Publié par Laure

Un doc jeunesse assez succinct mais de fait bien adapté aux p’tits curieux (dès 7 ans conseille l’éditeur, un peu avant même pourquoi pas), qui parle donc ici, de la France.

Un peu de géographie, quelques données démographiques, un peu d’histoire, de tourisme, plein de petites données brèves à picorer et quelques anecdotes : idéal si vous cherchez quelque chose de simple et rapide pour un enfant de 6-8 ans. Au-delà, visez des collections plus conséquentes.

(La collection reprend aussi les grands classiques des documentaires jeunesse : les pirates, le corps humain, les dinosaures, etc.). L’illustration est assez classique (Michael Welply est un habitué de l’illustration jeunesse) mais occupe une large place dans le livre, ce qui le rend ludique et agréable.

Rien d'exceptionnel, mais un ouvrage qu'on lit volontiers et avec plaisir pour la simplicité évoquée plus haut.

 

Nathan, avril 2014, 32 pages, prix : 6,80 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Nathan et Michael Welply. (nota: le vert de couverture n'est pas aussi flashy en vrai qu'ici à l'écran !)

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Je rachète ou pas ? (les cosmétiques du mois # mars 2014)

31 Mars 2014, 19:58pm

Publié par Laure

Je rachète ou pas ? (les cosmétiques du mois # mars 2014)

9 produits terminés ce mois-ci, je tiens le bon rythme ;-)

 

2 gels douche, tous les 2 à la grenade, et ce n'est pas fait exprès ! Celui d'Yves Rocher dans la gamme Jardins du monde, pas mal en été, pas fan en hiver …;-) et un petit nouveau choisi au hasard au supermarché dans la gamme Monsavon : Lait, Grenade & Fleurs d'hibiscus (sans paraben, sans colorant, sans phtalate). Une texture lait-crème de douche assez fluide, au parfum très léger, mais à la texture pas assez nourrissante. Un entre deux entre le gel douche d'été et la douche-crème cocoon d'hiver ! L'argument sans paraben n'en est plus vraiment un, tous les fabricants s'y attachent maintenant, ou presque. Rien de passionnant ce mois-ci, mais ce sont des produits petits prix qui permettent de varier et découvrir le large éventail des gels douche ! Je ne pense pas les racheter.

 

2 autres produits déjà vus ici parce qu'ils sont devenus des classiques que je rachète les yeux fermés : le démaquillant douceur yeux sensibles d'Yves Rocher, à l'eau de bleuet bio (et qu'on arrive à avoir à – 40 ou – 50 % toute l'année quasiment, ce qui le met aux alentours de 2,50 €), et le gel soin toilette intime extra-doux de Roger Cavaillès en gros flacon de 500 ml autour de 11 € : 2 incontournables sur lesquels je ne reviens pas, ils font le job et j'en suis satisfaite.

 

Pour les produits dont je n'avais pas encore parlé ici :

 

Le soin buste Expert Fermeté d'Yves Rocher, flacon pompe de 100 ml, prix : 28,90 € (acheté en 2 pour 1, soit 14,45 € le flacon). Ce qui en fait un produit finalement peu cher au regard des grandes marques pour ce type de soin, souvent conditionné d'ailleurs en flacon de 50 ml (100 ici).

Quid de la satisfaction ? Je ne saurais dire : usage simple et agréable (pénètre vite), en revanche je ne suis pas sûre d'obtenir un effet supérieur à un simple soin hydratant. Le produit contient des nacres très fines, je m'en suis rendue compte en ayant les doigts légèrement irisés après l'application, c'est discret (ça ne fait « je suis tombée dans le pot de paillettes non plus ») mais ça ne me semblait pas annoncé sur le produit, contrairement à l'effet raffermissant de la centella asiatica de Madagascar que je n'ai pas vu. Pourquoi pas en prix promo, mais pas sûre d'en faire un incontournable !

 

Le baume émollient ultra-nourrissant Atoderm PP de Bioderma, 19 € le flacon-pompe de 500 ml (en parapharmacie) : adopté et je viens de le racheter ! Au départ ce soin n'était pas pour moi mais pour ma fille en crise d'urticaire d'origine probablement allergique (à quoi, on n'a jamais su). Elle l'a utilisé 3-4 fois et basta (la fainéante) et moi je trouvais pratique ce gros flacon où il suffit d'un coup sur la pompe, etc. Eh bien j'ai été agréablement surprise : il m'arrive en hiver d'avoir les jambes tellement sèches qu'elles me démangent, sans avoir l'impression d'avoir la peau très sèche ni atopique ailleurs, comme recommandé sur le flacon, et il a apaisé tout cela ! Malgré le mot « baume » la texture reste très facile à appliquer (plutôt lait-crème) et pénètre vite, non gras et sans coller. On s'habille immédiatement. Sans parfum (c'est pas glamour mais ça me convient bien!). Le seul bémol est sur la pompe : on ne finit pas le produit complètement et à part le découper au cutter, il faut en accepter d'en perdre un peu. Mais je sens qu'il va devenir un classique de ma salle de bain !

 

 

Le soin ultra-lift de Garnier, anti-rides 2 en 1 sérum et crème, vous savez le fameux produit en spirale, deux phases qui se mélangent au moment où l'on presse sur la pompe, 50 ml, prix approximatif : 12,50 € (acheté à un prix inférieur lors d'une opération beauté en supermarché).

J'ai d'abord été surprise par la mauvaise odeur au point de me demander si le produit n'était pas périmé. Ce n'était pas insupportable mais il y avait un petit côté rance pas très agréable. Il me semble que cet aspect s'est atténué après quelques utilisations(ou je m'y suis habituée?), mais il a été relevé par d'autres consommatrices également (site beauté test). C'est le seul point négatif, pour le reste c'est un produit agréable à utiliser, qui me semble hydrater suffisamment et ne pas faire graisser trop vite ma peau mixte. J'aime bien la transparence du flacon qui permet de savoir où l'on en est :-) Mais l'offre est si pléthorique dans le domaine des soins anti-âge que je testerai sans doute autre chose !

 

 

Fond de teint lisse minute de Clarins, pot en verre de 30 ml, teinte 02 sorbet litchi (la plus claire, pour peaux claires à tendance rosée), prix approximatif : 39 €. Il m'a duré si longtemps que je ne sais plus depuis quand je l'ai ! C'est une texture solide un peu mousse, on en met très peu, et il a l'avantage d'avoir la teinte parfaite qui me va (c'est pas si simple à trouver, la teinte parfaite ^^) et de ne pas faire briller ma peau trop vite. De tous les fonds de teint, c'est peut-être même celui que je préfère pour sa facilité d'utilisation et son aspect matifiant même s'il ne semble pas spécialement fait pour cela. Quant à l'aspect lissant, rien de flagrant, mais on va y croire. Mais en vérifiant et sur le site de Clarins et chez Sephora, j'ai comme l'impression que de toute façon il n'existe plus. Dommage ! Pourquoi tous les produits qui me conviennent ont-il tendance à disparaître ? (une crème nuit reformulée qui n'a plus rien à voir avec celle que j'adorais, cf le mois dernier, un soin teinté chez Nuxe qui est moins bien aussi depuis qu'il a été revu, hum..)

Donc je ne rachèterai pas, mais j'aurais bien aimé.

 

 

Un Brillant à lèvres Chanel qui là encore ne doit plus exister (gamme Aqualumière, teinte 96 Ischia, c'est le nom d'une île italienne !) mais qui se rapprocherait sans doute de la gamme rouge coco shine d'aujourd'hui. Un brillant à lèvres qui une fois appliqué est donc plus transparent que la couleur que l'on voit en regardant le raisin : normal, c'est un brillant à lèvres. Plutôt fait pour l'été mais que j'adopte à l'année pour la discrétion justement. Et il est rare que je finisse un rouge à lèvres, comme j'en ai plusieurs, je finis par jeter les plus vieux, que j'utilise le moins, etc. Là non, fière de l'avoir fini ! Les perspicaces me diront qu'il en reste : oui, si l'on termine le fond au pinceau à lèvres (ce que je fais depuis quelques temps) mais si on veut l'appliquer directement au raisin sur les lèvres, là il y a longtemps qu'il est terminé ! Je ne pourrai pas le racheter puisqu'il n'existe plus mais j'aurai alors le plaisir d'en découvrir un autre :-)

 

 

C'est fini pour ce mois-ci, avec un clin d’œil particulier à une lectrice / blogueuse qui m'a envoyé un petit colis récemment (Sophie, mille mercis encore!) avec - parmi livre, badge, petit carnet et jolis marques pages maison - 2 produits « pour la rubrique Rien à voir », vous les découvrirez donc … quand ils seront finis, eh oui la vie est rude :-)

 

 

 

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Le chardonneret – Donna Tartt

17 Mars 2014, 15:34pm

Publié par Laure

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Edith Soonckindt

 

Théo Decker a 13 ans quand il perd sa mère dans un attentat lors d'une visite dans un musée new-yorkais. Mais pourquoi file-t-il avec le tableau préféré de sa mère sous le bras, au milieu du chaos, cette petite toile de Carel Fabritius, Le Chardonneret (1654), qui deviendra le fil indéfectible du roman ? Voilà le début de l'histoire, et d'une longue, longue aventure.

 

J'avoue, j'ai entamé ce roman à reculons tant de nombreux avis déçus de la blogosphère m'avaient refroidie (la principale critique émergeant étant la longueur – les longueurs), d'autant plus que je n'avais jamais réussi à finir jusque-là un roman de Donna Tart, qui tous (il n'y en avait pourtant que deux jusqu'alors!) m’étaient tombés des mains par ennui. Eh bien contre toute attente, celui-ci m'a embarquée d'emblée, et je lui ai consacré le temps qu'il méritait, avec une curiosité toujours renouvelée. Certes, j'ai trouvé le temps long à un moment (la fin de la période à Las Vegas), mais pas tant que cela sur l'ensemble.

 

Orphelin, (père vivant mais absent), Théo est recueilli – un temps seulement - par une famille bourgeoise pour échapper aux familles d'accueil des services sociaux. Son secret le conduit à fréquenter également un antiquaire, le bon vieux Hobie. Inutile d'en dire plus tant le roman d'aventures est dense et joue son rôle avec des rebondissements et des personnages hors normes, vous accrocherez ou pas, si oui, quel roman ! Qui pourrait en contenir plusieurs à lui seul.

 

Roman d'apprentissage, les références à Dickens et Dostoïveski souvent citées se retrouvent en effet dans l’atmosphère, les personnages, les situations, pour balayer tout autant de thèmes : un 11 septembre qui hante encore le souvenir des Américains au point d'en nourrir beaucoup de fictions (ici l'explosion au musée), se remet-on jamais d'un tel traumatisme et de la perte d'un être cher ?, le monde sage et compassé des familles bourgeoises qui cachent leurs cadavres intimes sous le tapis, la violence de milieux où drogue et alcool abolissent la raison, le monde de l'art et son revers monétaire, l'amour (le grand, le vrai, pas si simple), mais aussi la possibilité de croire encore en quelque chose et en l'autre dans un tel monde, etc.

 

Donna Tartt excelle dans l'art de raconter une histoire au long souffle.

Certains y ont vu trop de clichés, pour ma part je penche plutôt pour des longueurs où j'aurais bien eu envie de dire : c'est bon là, on a compris, il est temps de passer à la suite maintenant !

 

Le rapport intime tant universel qu'individuel à l'art est abordé en toute fin de roman, une réflexion un peu tardive mais qui apporte une conclusion intéressante, soignée, et apaisante après tant de remous éprouvants. Alors long, oui, mais sans regrets : jusqu'au bout j'ai voulu savoir ce qu'il adviendrait de chacun des personnages, et de cette toile qui est mise en valeur aussi par un joli jeu de couverture sur l'objet livre : un trompe-l’œil sur la première de couv, et la reproduction du tableau qui s'ouvre avec les rabats en couverture intérieure, permettant d'y revenir à tout moment.

 

Un roman qui marquera inévitablement, de par son ambition et sa prouesse, dans une époque où le vite lu vite consommé est devenu plus ou moins la norme, on dirait bien que celui-ci a vocation à prendre le chemin des classiques.

 

 

Plon, janvier 2014, 786 pages, prix : 23 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Plon

 

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La vie en mieux - Anna Gavalda

14 Mars 2014, 18:31pm

Publié par Laure

La vie en mieux est un recueil de deux novellas (deux courts romans ou deux longues nouvelles, au choix!) qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre sinon d'apporter leur regard sur la vie.

 

La première s'intitule Mathilde. Mathilde Salmon, 24 ans, est étudiante en histoire de l'art (pour les réducs au cinéma) mais elle travaille pour son beau-frère à rédiger toute la journée des commentaires bidons pour pourrir des sites internet de vente, lesquels sites ensuite, pour se refaire une virginité, font appel à l'agence de création web du beau-frère. Elle vit en coloc avec deux nanas limite parfaites. Mais c'est quand Mathilde perd son sac dans un café que tout se complique : comment expliquer à ses coloc qu'elle a perdu l'enveloppe contenant les dix mille euros en billets de 100 confiée pour payer les travaux de l'appart ? Un désespoir qui va la conduire sur le chemin de Jean-Baptiste et de l'amour un brin contrarié. Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis.

 

Il y a de bons passages, de bonnes réflexions sur les faux-semblants du web (l'écriture de faux- commentaires sur les sites de ventes est un sujet qui revient régulièrement dans l'actualité) et sur l’ultra moderne solitude qu'engendre paradoxalement le flot de réseaux sociaux. Mais il y a beaucoup d'agacement aussi, c'est écrit à la va-comme-j'te-cause, langage populaire, rapide, facile, (OK jusque -là) mais inutilement vulgaire et abusant de l'argot. Sur ce point, on retrouve le style qui m'avait déplu dans Billie. Dommage. Beaucoup de références à la chanson française ou à la littérature, la dame a de la culture, on le savait déjà, parfois étalée inutilement (à force, les piques ne sont plus drôles). Quant à la fin, happy end facile, dirons-nous. Changer de vie, prendre le tournant, pourquoi pas.

 

Sentiments mitigés, c'est « mieux » que Billie, mais je n'aime pas ce nouveau registre de l'écriture de l'auteur.

 

Deuxième novella, intitulée Yann. J'ai espéré un temps qu'elle soit la réponse en miroir à la première, point de vue de Jean-Baptiste, le procédé aurait été convenu mais intéressant. Non, nouveau prénom, autre histoire. Un garçon de 27 ans, en couple, qui va prendre sa vie en main au détour d'un repas chez ses voisins. Je me suis ennuyée tout du long, j'ai baillé, j'ai eu envie d'abandonner. C'est bavard pour cracher, dans quoi au juste, la soupe, la vie moderne, les apparences, j'en sais rien. J'ai insisté, j'ai aimé la fin, qui se veut pleine de bons sentiments et d'une nouvelle douceur (on est revenu à la Gavalda d'antan), mais qui peine à racheter tout le côté donneur de leçons de ce qui précède, du moins l'ai-je ressenti comme cela.

Au final, je suis fort déçue de ce nouvel opus, l'Anna Gavalda de Je l'aimais et d'Ensemble c'est tout semble avoir envoyé tout balader pour cracher désormais sur tout ce qui fait la société d'aujourd'hui, avec raison parfois, mais avec erreur sur la forme. Un roman qui se veut populaire, rythmé, saccadé, doit-il nécessairement jouer la surenchère de la vulgarité ?.Une co*ui*lle par-ci ça passe, mais tout du long (avec d'autres attributs du même acabit et tout ce qui fait ch***), ça lasse.

 

 

Le Dilettante, mars 2014, 285 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Photo de George Reszeter / Biosphoto et éd. Le Dilettante

 

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