Les jardins d'Hélène

Le chardonneret – Donna Tartt

17 Mars 2014, 15:34pm

Publié par Laure

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Edith Soonckindt

 

Théo Decker a 13 ans quand il perd sa mère dans un attentat lors d'une visite dans un musée new-yorkais. Mais pourquoi file-t-il avec le tableau préféré de sa mère sous le bras, au milieu du chaos, cette petite toile de Carel Fabritius, Le Chardonneret (1654), qui deviendra le fil indéfectible du roman ? Voilà le début de l'histoire, et d'une longue, longue aventure.

 

J'avoue, j'ai entamé ce roman à reculons tant de nombreux avis déçus de la blogosphère m'avaient refroidie (la principale critique émergeant étant la longueur – les longueurs), d'autant plus que je n'avais jamais réussi à finir jusque-là un roman de Donna Tart, qui tous (il n'y en avait pourtant que deux jusqu'alors!) m’étaient tombés des mains par ennui. Eh bien contre toute attente, celui-ci m'a embarquée d'emblée, et je lui ai consacré le temps qu'il méritait, avec une curiosité toujours renouvelée. Certes, j'ai trouvé le temps long à un moment (la fin de la période à Las Vegas), mais pas tant que cela sur l'ensemble.

 

Orphelin, (père vivant mais absent), Théo est recueilli – un temps seulement - par une famille bourgeoise pour échapper aux familles d'accueil des services sociaux. Son secret le conduit à fréquenter également un antiquaire, le bon vieux Hobie. Inutile d'en dire plus tant le roman d'aventures est dense et joue son rôle avec des rebondissements et des personnages hors normes, vous accrocherez ou pas, si oui, quel roman ! Qui pourrait en contenir plusieurs à lui seul.

 

Roman d'apprentissage, les références à Dickens et Dostoïveski souvent citées se retrouvent en effet dans l’atmosphère, les personnages, les situations, pour balayer tout autant de thèmes : un 11 septembre qui hante encore le souvenir des Américains au point d'en nourrir beaucoup de fictions (ici l'explosion au musée), se remet-on jamais d'un tel traumatisme et de la perte d'un être cher ?, le monde sage et compassé des familles bourgeoises qui cachent leurs cadavres intimes sous le tapis, la violence de milieux où drogue et alcool abolissent la raison, le monde de l'art et son revers monétaire, l'amour (le grand, le vrai, pas si simple), mais aussi la possibilité de croire encore en quelque chose et en l'autre dans un tel monde, etc.

 

Donna Tartt excelle dans l'art de raconter une histoire au long souffle.

Certains y ont vu trop de clichés, pour ma part je penche plutôt pour des longueurs où j'aurais bien eu envie de dire : c'est bon là, on a compris, il est temps de passer à la suite maintenant !

 

Le rapport intime tant universel qu'individuel à l'art est abordé en toute fin de roman, une réflexion un peu tardive mais qui apporte une conclusion intéressante, soignée, et apaisante après tant de remous éprouvants. Alors long, oui, mais sans regrets : jusqu'au bout j'ai voulu savoir ce qu'il adviendrait de chacun des personnages, et de cette toile qui est mise en valeur aussi par un joli jeu de couverture sur l'objet livre : un trompe-l’œil sur la première de couv, et la reproduction du tableau qui s'ouvre avec les rabats en couverture intérieure, permettant d'y revenir à tout moment.

 

Un roman qui marquera inévitablement, de par son ambition et sa prouesse, dans une époque où le vite lu vite consommé est devenu plus ou moins la norme, on dirait bien que celui-ci a vocation à prendre le chemin des classiques.

 

 

Plon, janvier 2014, 786 pages, prix : 23 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Plon

 

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La vie en mieux - Anna Gavalda

14 Mars 2014, 18:31pm

Publié par Laure

La vie en mieux est un recueil de deux novellas (deux courts romans ou deux longues nouvelles, au choix!) qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre sinon d'apporter leur regard sur la vie.

 

La première s'intitule Mathilde. Mathilde Salmon, 24 ans, est étudiante en histoire de l'art (pour les réducs au cinéma) mais elle travaille pour son beau-frère à rédiger toute la journée des commentaires bidons pour pourrir des sites internet de vente, lesquels sites ensuite, pour se refaire une virginité, font appel à l'agence de création web du beau-frère. Elle vit en coloc avec deux nanas limite parfaites. Mais c'est quand Mathilde perd son sac dans un café que tout se complique : comment expliquer à ses coloc qu'elle a perdu l'enveloppe contenant les dix mille euros en billets de 100 confiée pour payer les travaux de l'appart ? Un désespoir qui va la conduire sur le chemin de Jean-Baptiste et de l'amour un brin contrarié. Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis.

 

Il y a de bons passages, de bonnes réflexions sur les faux-semblants du web (l'écriture de faux- commentaires sur les sites de ventes est un sujet qui revient régulièrement dans l'actualité) et sur l’ultra moderne solitude qu'engendre paradoxalement le flot de réseaux sociaux. Mais il y a beaucoup d'agacement aussi, c'est écrit à la va-comme-j'te-cause, langage populaire, rapide, facile, (OK jusque -là) mais inutilement vulgaire et abusant de l'argot. Sur ce point, on retrouve le style qui m'avait déplu dans Billie. Dommage. Beaucoup de références à la chanson française ou à la littérature, la dame a de la culture, on le savait déjà, parfois étalée inutilement (à force, les piques ne sont plus drôles). Quant à la fin, happy end facile, dirons-nous. Changer de vie, prendre le tournant, pourquoi pas.

 

Sentiments mitigés, c'est « mieux » que Billie, mais je n'aime pas ce nouveau registre de l'écriture de l'auteur.

 

Deuxième novella, intitulée Yann. J'ai espéré un temps qu'elle soit la réponse en miroir à la première, point de vue de Jean-Baptiste, le procédé aurait été convenu mais intéressant. Non, nouveau prénom, autre histoire. Un garçon de 27 ans, en couple, qui va prendre sa vie en main au détour d'un repas chez ses voisins. Je me suis ennuyée tout du long, j'ai baillé, j'ai eu envie d'abandonner. C'est bavard pour cracher, dans quoi au juste, la soupe, la vie moderne, les apparences, j'en sais rien. J'ai insisté, j'ai aimé la fin, qui se veut pleine de bons sentiments et d'une nouvelle douceur (on est revenu à la Gavalda d'antan), mais qui peine à racheter tout le côté donneur de leçons de ce qui précède, du moins l'ai-je ressenti comme cela.

Au final, je suis fort déçue de ce nouvel opus, l'Anna Gavalda de Je l'aimais et d'Ensemble c'est tout semble avoir envoyé tout balader pour cracher désormais sur tout ce qui fait la société d'aujourd'hui, avec raison parfois, mais avec erreur sur la forme. Un roman qui se veut populaire, rythmé, saccadé, doit-il nécessairement jouer la surenchère de la vulgarité ?.Une co*ui*lle par-ci ça passe, mais tout du long (avec d'autres attributs du même acabit et tout ce qui fait ch***), ça lasse.

 

 

Le Dilettante, mars 2014, 285 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Photo de George Reszeter / Biosphoto et éd. Le Dilettante

 

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La tour Eiffel a des ailes – Mymi Doinet (texte) et Aurélien Débat (ill.)

13 Mars 2014, 08:38am

Publié par Laure

Après une dure journée passée à recevoir les touristes du monde entier, la Tour Eiffel rêve à son tour de voyager ! Elle invite l’Arc de Triomphe à l’accompagner, mais celui-ci décline, il doit se reposer car il sera fort occupé le lendemain pour le défilé du 14 juillet.

Dame Eiffel part donc se promener dans les vertes prairies normandes, sauver des marins pris dans la tempête au Mont-Saint-Michel et donner un sacré coup de pouce bien involontaire aux coureurs du tour de France, avant de reprendre sa place bien sagement au lever du jour du 14 juillet.

J’ai aimé la simplicité de cet album : un texte qui fait revisiter le patrimoine français en ouvrant à l’imaginaire, donne de vraies infos mêlées à une fiction plus fantaisiste : la tour fait 324 mètres de haut (ou 64 girafes), pèse le poids de 1500 éléphants mais elle nage et se promène. Même simplicité dans les illustrations où le bleu domine, pleines pages où le dessin occupe bien l’espace sans être surchargé, l’ensemble est doux, frais, léger et invite au rêve.

Cet album est la réédition d’un roman destiné aux premières lectures chez le même éditeur et je trouve que ce nouveau format met en valeur aussi bien le texte que l’image, pour en faire un titre accessible dès 4 ans.

 

Nathan, mars 2014, 32 pages, prix : 10 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Aurélien Débat et éd. Nathan

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Deux nouveaux Splat le chat, d'après le personnage de Rob Scotton

7 Mars 2014, 16:39pm

Publié par Laure

Deux nouveaux Splat le chat, d'après le personnage de Rob Scotton

9ème et 10ème albums de Splat le chat en petit format, qui comme tous les petits formats de cette série, sont des produits sous licence « d’après le personnage » de Rob Scotton, qui n’en est ici donc ni l’auteur ni l’illustrateur.

 

Splat fait son spectacle !

 

C’est l’heure du spectacle de l’école : un Cendrillon revisité en Chadrillon ! Splat est tout excité mais il a le trac sous son costume de souris (c’est le monde à l’envers !) C’est la blanche Kattie qui joue le rôle de Chadrillon, elle effectue corvées et tâches ménagères pour sa méchante belle-mère et ses vilaines sœurs. Sous les traits de Harry souris apparait Magic Marraine, quant à Grouff, c’est le rôle du Chat Charmant qu’il doit jouer, mais le trac le tétanise. Il est remplacé au pied levé par Splat qui tient le rôle à merveille jusqu’aux douze coups de minuit.

 

Une version amusante qui ne va pas jusqu’au bout du conte mais qui reste sympathique pour ses personnages félins désormais bien connus des enfants et qu’ils adorent retrouver (9ème album en petit format déjà !). Splat est toujours aussi maladroit mais c’est ce qui fait le comique de situation.

Nul doute que les petits vont adorer (et qu’ils attraperont eux aussi la curieuse allergie de Grouff ^^) : personnage familier, et situation peut-être vécue s’ils ont un spectacle de fin d’année à l’école, à lire pour dédramatiser l’angoisse qui monte avant le lever du rideau !

 

Nathan, janvier 2014, 32 pages, prix : 5,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan

 

 

 

Splat et le gang des chats !

 

Les amis de Splat ont fondé un groupe de musique : le Gang des Chats ! Comme des pros, ils répètent dans le garage du père de Grouff. Tambour, guitare, chant… Splat fait partie des leurs, il lui faut une place : mais il ne sait ni jouer d’un instrument ni chanter ! Maladresse et cacophonies, Splat ne rate pas une bêtise, comme toujours, mais finira par trouver sa place.

 

Les petits retrouveront avec plaisir cette bande de chats tous plus rectangulaires les uns que les autres, l’histoire n’est franchement pas exceptionnelle, mais on se demande si parfois ce n’est pas secondaire quand on voit le sourire ravi des gamins quand ils retrouvent leur héros dans une nouvelle aventure !

 

Nathan, janvier 2014, 32 pages, prix : 5,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan

 

 

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Mademoiselle Zazie : le papa mystère / Ras-le-bol d’être une princesse

5 Mars 2014, 10:31am

Publié par Laure

Mademoiselle Zazie, la série de Thierry Lenain et Delphine Durand est un classique des fonds jeunesse, dont la qualité et l'intérêt ne sont plus à démontrer. (Voir liens à la fin de ce billet)

 

Mais voilà qu’elle apparaît désormais sous les traits d’une série animée sur la chaine France 5, héros des Zouzous, et que de cette série animée sont nés des albums (marketing, marketing, quand tu nous tiens).

 

 

Mademoiselle Zazie : le papa mystère / Ras-le-bol d’être une princesse

Mademoiselle Zazie : le papa mystère

 

Zazie vient de passer un excellent week-end avec ses parents divorcés (tous ensemble comme si de rien n'était se sont promenés en roulotte, c'est beau la vie !) et s'en veut de raconter cela à son amie Cindy qui n'a jamais connu son père, parti avant sa naissance. Mais cette confidence de la part de Cindy ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd et les affreux de l'école vont répandre des sarcasmes dans la cour. Pour couper court, Cindy raconte que son père est agent secret, c'est pour cela qu'il n'est jamais là. Et Zazie de lui préparer une surprise pour son anniversaire…

 

Une histoire qui met avant tout en valeur la force de l'amitié, mais aussi la vitesse de la propagation d'une info, vraie ou fausse, et, je ne sais pas quel âge a Zazie, mais c'est sur le net et sur son ordinateur portable dans sa chambre le soir que se préparent les surprises. Est-il vraiment nécessaire de cautionner cela dès le plus jeune âge, d'autant plus que l'éditeur sur son site conseille ces albums dès 4 ans ? Et quand bien même Zazie aurait une petite dizaine d'années (auquel cas l'illustration de la série animée est en décalage !), ça me gêne toujours un peu…

 

Éditions Nathan, adaptation Lila Nord, d’après un scénario original de Thierry Lenain de la série « mademoiselle Zazie » réalisée par Romain Villemaine d’après l’œuvre de Delphine Durand et Thierry Lenain (oui, ça fait beaucoup de « d’après »), 29 pages, janvier 2014, prix : 5,95 €

Etoiles : 2/5

Crédit photo couverture : tous ceux énumérés ci-dessus dirons-nous.

 

 

Mademoiselle Zazie : Ras-le-bol d’être une princesse

 

Max improvise un spectacle aussitôt pris en main par Exaucée : Tarek fera les décors, Cindy les accessoires, Max jouera le prince, Pedro le dragon, et Zazie, la princesse bien sûr.

Quoi ?! Non mais ça va pas la tête, déguisée en nunuche rose à froufrous, la frondeuse Zazie aurait préféré le rôle du dragon. Et zou, elle refile le rôle à Cindy, ravie. Mais Cindy y perd la voix et revoilà Zazie qui en a ras-le-bol d’être une princesse. Il ne va pas être de tout repos ce spectacle !

Une histoire toute simple qui interroge sur le genre des jeux : les filles seraient forcément des princesses et les garçons des conquérants tueurs de dragons / princes charmants qu’on attend pendant des heures ? (on sait combien le sujet peut devenir brûlant, n’attisons pas les braises de la bêtise)

On retrouve bien là l’esprit impertinent de la petite Zazie qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Cabocharde mais attachante la miss !

Même si j’ai préféré cet album à celui décrit plus haut, je ne reste pas fan du principe et de l’illustration capturée d’animé.

Enfin on se doute bien que le but ici est de faire plaisir à un enfant qui regarde la série et qui sera content de retrouver les personnages pour une histoire du soir. Mais si on pouvait partir du livre et non de la télé pour rire et rêver….

 

Ed. Nathan, adaptation Lilas Nord, d’après un scénario original de Maud Garnier et David Robert de la série « mademoiselle Zazie » réalisée par Romain Villemaine d’après l’œuvre de Delphine Durand et Thierry Lenain, 29 pages, janvier 2014, prix : 5,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : tous ceux énumérés ci-dessus dirons-nous.

 

Bref, pas d'hésitation pour ma part, préférez la série originale de Thierry Lenain et Delphine Durand !

Par exemple : Mademoiselle Zazie a de gros nénés, Mademoiselle Zazie déteste la maîtresse

 

L’avis de Clarabel : ici

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Le vrac du dimanche (11)

2 Mars 2014, 16:25pm

Publié par Laure

Pluie, oraux de concours (que je ne parviens pas à préparer, pas assez de temps, pas envie ?!), inscription à un autre concours où il n'y a que 5 postes sur l'interrégion (Pays de la Loire, Bretagne, Normandie) mais qui n'a lieu que tous les 3 ans, se dire que dans la foulée, pour ne pas perdre la main ... (souvenez-vous, en 2011), une fusion de collectivités au travail, des tensions, des incompréhensions, réexpliquer, toujours, argumenter, voir 10 ans de travail niés, avoir envie de baisser les bras parfois, et toujours l'impression de n'avoir le temps de rien (faire le ménage, ranger la maison, regarder des séries, aller au ciné, lire, sortir, je crois que j'ai oublié ce que tout cela voulait dire) mais où passe donc le temps ?

J'ai commencé ce gros pavé à reculons, la blogosphère s'y était tant essoufflée, et contre toute attente j'aime énormément. Je n'en suis qu'à un petit tiers à peine, peut-être que les longueurs viennent après ?, si je m'écoutais, j'y replongerais, mais la version anglaise me nargue... Pfff !

Bref, on risque de ne pas se revoir tout de suite ...

Le vrac du dimanche (11)

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Je rachète ou pas ? (les cosmétiques du mois # février 2014)

28 Février 2014, 15:40pm

Publié par Laure

Je rachète ou pas ? (les cosmétiques du mois # février 2014)

Bilan cosmétique du mois de février sur les produits que j'ai terminés : alors je rachète, ou pas ?

9 produits achevés sur le mois écoulé...

3 gels douches terminés ! Comme déjà dit, ce n'est pas qu'il y a des mois où on se lave plus que d'autres, c'est que parfois on commence un nouveau produit alors que le précédent n'est pas vide, envie de tester un nouvel achat, ou une texture qui plaît moins à mes filles et zou, on ouvre un autre truc. Que du bon ce mois-ci, avec des classiques, un déjà fidèle Jardins du Monde d'Yves Rocher à la fleur de coton, une crème de douche au parfum léger et neutre, texture douce et crémeuse. Mais j'ai trouvé encore mieux dans leur nouvelle gamme Culture Bio : la crème de douche nourrissante au beurre de Karité bio : encore plus crémeux, encore plus cocooning, encore plus neutre niveau parfum, pas de tiraillement après, celui-là, je le rachèterai les yeux fermés. Un peu plus cher que les autres (4,20 € le flacon, qu'on peut facilement avoir à moins 40 ou moins 50%), mais qui correspond exactement à ce que j'aime en hiver ! Dans la même veine des gels douche d'hiver, un soin douche Dove « crème et Huile » au parfum de miel et jasmin, une bricole à 1 euros et quelques lors de notre séjour à Berlin (vive la chaîne allemande DM) ; pas sûre de retrouver le même en France, mais il y a du choix approchant dans la gamme Dove.

 

L'Eau de mousse Micellaire aux 3 roses de Nuxe : nettoyant visage en flacon pompe et en mousse, 50 ml (la contenance me paraît faible pour ce type de produit), idéale le matin sous la douche, pour un nettoyage léger (oubliez le pour le démaquillage, d'ailleurs je ne pense pas qu'il soit fait pour cela). Acheté en lot de 2 lors des ventes privées de la marque (j'en ai donc un 2eme en stock!), j'aime son parfum et le principe du flacon pompe, je trouve que la mousse coule un peu trop à l'usage, en fait je ne suis pas fan des mousses pour le visage tout simplement. Donc je ne rachèterai pas, non pas que le produit soit mauvais, loin de là, juste qu'il n'est pas ce que j'aime.

 

Le gommage végétal corps à l'abricot d'Yves Rocher : un classique fidèle de ma salle de bain, acheté régulièrement en lot de 2 pour le prix d'1, une texture top qui fait la peau douce. Je rachète !

 

Déo Rexona Women « coton ultra dry », 150 ml, en spray, anti-transpirant, 0% d'alcool, parfum neutre et déo super efficace, mais avec des sels d'aluminium. Comme déjà dit 20 fois, ce sont les seuls que je trouve vraiment efficace, la polémique santé est contredite tous les 4 matins, et je peux mourir d'un accident de la route demain, au moins je puerai pas sous les bras. (Je laisse à chacun ses convictions, je pense qu'il y a plein de choses qui tuent, la malbouffe, la sédentarité, l'alcool, le tabac, et j'en passe, les sels d'aluminium aussi peut-être, on se demande même comment on fait pour être encore en vie d'ailleurs). Donc oui je rachète à l'occasion, sachant que dans ces formules, ce qui me motive, c'est l'efficacité, le côté le plus sec possible à l'application, et le parfum qui pue le moins selon mon odorat perso rien qu'à moi .

 

Le stick lèvres Oléo sublime des créateurs de beauté (Cosmence) acheté en solde à moins 70% (autour de 1,70 € donc). Attirée par – ouais, le prix déjà – et la promesse sensation lèvres nues (hydratation 8 h j'y crois pas, vu que de toute façon je ne passe pas 8 heures sans parler, boire, manger, mettre du rouge à lèvres, etc. Et la nuit me direz-vous, bon OK, mais il est rare que je fasse des nuits de 8 h, même si j'en rêve hein). Et ben oui, il fait le job, sans laisser de sensation grasse sur les lèvres. J'en ai donc recommandé un tube, je ne sais pas si le produit sera maintenu, vu que ce genre de soldes, c'est souvent sur des fins de stocks. Je reviendrai sans doute aussi à celui au karité d'Yves Rocher, qui me plaît bien plus que les Labello.

 

La crème de nuit « Multi-Active Nuit » de Clarins, dans sa version « Crème légère vitalité jeunesse pour peaux normales à mixtes », (environ 66 € le pot de 50 ml)

Un prix indécent (que je ne m'autorise que rarement et à moins 20% lors des ventes privées séphora) mais un produit plaisir indéniable. Et encore, dommage, vraiment dommage, qu'ils aient changé la galénique et le parfum. La version précédente, en flacon-pompe (ma maniaquerie à moi) était une tuerie pour une crème de nuit : une formule gel ultra légère, loin des machins gras épais collants qui nourrissent surtout l'oreiller, et un parfum qui à lui seul promettait une nuit de (beaux) rêve(s). La formule revue n'est pas si mal, le parfum moins agréable mais pas catastrophique non plus, la texture reste moins grasse et épaisse qu'une crème de nuit traditionnelle d'autre marque mais voilà, il n'y a plus ce qui faisait l'excellence de la version précédente. Donc au vu du prix, je ne suis pas sûre de renouveler, même si ça reste indéniablement un très bon produit.

(et puis récupérer le fond du pot ou ce qui est planqué sous le rebord, c'est pas vraiment pratique. Et tremper mes doigts dans un pot par principe m’agace quand le flacon-pompe c'est si simple!)

 

Le complément alimentaire Poméol capillaire pour cheveux & ongles : je n'y reviens pas, j'en ai déjà parlé en Décembre, et alors que je devrais être en train de finir ma 3ème boite, je n'en suis qu'à la moitié de la 2ème tant il est devenu évident que ce truc ne sert à rien : même la levure de bière à quelques euros vous redope les ongles, là c'est une cata, après un mois et demi de comprimés, mes ongles n'ont jamais été aussi mous, cassants et moches qu'en ce moment. Les cheveux, ben ça semble revenu à la normale, mais comme dit, après ce qui devait être une chute saisonnière ou de fatigue, fallait bien que ça redevienne normal non ? Voilà au moins une marque qui ne m'attrapera plus.

 

Au mois prochain ! :-)

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La tête de l'emploi - David Foenkinos

21 Février 2014, 07:18am

Publié par Laure

De David Foenkinos, j’avais beaucoup aimé Les souvenirs, Le potentiel érotique de ma femme, et en cas de bonheur.

J’ai donc tenté avec confiance La tête de l’emploi, qui ne m’a pas autant séduite.

 

Ce dernier roman se veut sociétal et bien ancré dans la morosité actuelle due à une crise économique qui n’en finit pas. Bernard (prénom prédestiné semble penser le personnage qui en est affublé), la cinquantaine, connaît successivement un licenciement et une séparation d’avec sa femme. Condamné à survivre sans le sou, il retourne vivre chez ses parents.

On croirait là regarder pour la énième fois un reportage de Zone Interdite ou Capital, dont les chaines multiplient les exemples en ce moment. C’est un fait de société, certes.

La cohabitation avec des parents âgés engoncés dans leurs habitudes n’est pas de tout repos, quelques passages ensuite prêtent à sourire. Hélas la suite se veut sans grande surprise, c’est une lecture reposante, facile, rapide, mais dont on ne garde pas grand-chose sinon l’idée que l’auteur a voulu coller à son époque. Peut-être une pièce d’anthologie des années 2010 en France dans un demi-siècle ? Mais aujourd’hui ça manque un peu de singularité.

 

Ah et puis, on mange à quelle heure chez les parents de Bernard ? :

 

p. 118 : « Avant de quitter la chambre, ma mère marmonna qu’on m’attendait pour dîner à 20 heures précises, et me lança un sourire que je n’arrive pas à qualifier. »

Une note de bas de page précise à propos du 20 heures précises : « Il faut savoir que tout retard est passible de peine de mort ».

 

p. 154 : « Écoute, si tu veux vivre ici, tu es le bienvenu. Mais tu respectes nos règles. Et le soir, la règle, c’est que nous dînons à sept heures précises.

- oui, je sais. Excuse-moi.

- Tu sais bien qu’il faut éviter de contrarier ton père. », ajouta ma mère.

 

Moi je suis perdue dans la précision ! :-)

 

Avantages quand même : un format semi-poche à un prix raisonnable, et un format plus maniable qu’un gros broché. Une attention pour les lecteurs en temps de crise !

 

 

 

J’ai Lu, janvier 2014, 285 pages, prix : 13,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Ute Mans / Plainpicture et éd. J’ai Lu

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Cœur de pierre – Séverine Gauthier (scénario) et Jérémie Almanza (ill.)

20 Février 2014, 09:46am

Publié par Laure

Un coup de cœur pour ce cœur de pierre !

Cet album BD emprunte à différents genres, se démarquant des cases habituelles (formats et découpages différents) et sans bulles : le texte poétique (il y a des rimes !) se rapproche du conte, récit à la troisième personne tout du long. Chaque illustration est un tableau en soi, riche de détails, d’ombres, de couleurs faisant sens avec le texte. On pense aussi inévitablement à l’univers de Tim Burton.

Qu’en est-il de l’histoire ? Un petit garçon nait avec un cœur de pierre : il ne connaîtra jamais de sentiments. « À dix ans seulement, il avançait voûté, sous le poids d’un cœur bien trop lourd à porter » (p. 6). Le même jour naissait une petite fille au cœur d’artichaut : « On n’avait jamais vu une enfant si heureuse. Elle passait son temps à tomber amoureuse » (p.10). Mais que de souffrance quand elle rencontrera le petit garçon au cœur de pierre qui par définition ne peut l’aimer ! Alors que tout près passe un petit garçon au cœur d’or….

 

Une histoire à la fois sombre et lumineuse, comme les illustrations et les couleurs qui en sont le miroir, un conte sur l’amour et la douleur des sentiments non partagés, sur l’attention à l’autre et la solitude : un album somptueux qui séduira tout le monde, enfants comme adultes, une valeur sûre que l’on relira assurément.

 

 

Delcourt jeunesse, mars 2013, 31 pages, prix : 9,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Jérémie Almanza et éd. Delcourt

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en coup de vent, 8 ans

17 Février 2014, 20:36pm

Publié par Laure

 

Ce blog a 8 ans aujourd'hui.

 

euh, c'est à peu près tout l'effet que ça me fait :-)

je resigne avec moi-même pour une 9ème année, même si le rythme n'y est plus tout à fait....

(merci aux fidèles, et plus encore aux fidèles silencieux qui osent parfois, pour tous ceux qui n'osent pas, vous êtes là, et c'est bien - merci aux curieux, aux passants furtifs, vous êtes là aussi)

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