Les jardins d'Hélène

C'est pas bon - Rascal, et Peter Elliott (ill.)

28 Juillet 2018, 17:11pm

Publié par Laure

C'est l'histoire d'une petite poule rousse prisonnière du loup. Ce dernier a tout dévoré dans la région, il ne reste plus qu'elle, mais la trouvant chétive, il décide d'abord de l'engraisser. La petite poule rousse refuse systématiquement tout ce qu'il lui propose, avec pour réponse un tonitruant : "c'est pas bon !" Ainsi le loup se retrouve à manger des choses improbables pour un animal de son espèce.


La poulette va lui révéler son secret : le meilleur, ce sont les cailloux brûlants. Elle échange la recette contre sa liberté.


Qui est pris qui croyait prendre ?  Pauvre loup !


La petite poule rousse, des cailloux qui ne sont pas ici en soupe mais on y pense, un loup qui finit ridicule, les ingrédients sont là pour une histoire bien amusante, les illustrations sont expressives et complètent l'humour de l'histoire, c'est tout bon !

 


(dès 4 ans ?)

 

 

 

Pastel / L'école des loisirs, mars 2018, 36 pages, prix : 11,50 €, ISBN : 978-2-211-23377-4

 

 

 

Crédit photo couverture :  © Peter Elliott et éd. Pastel.

Voir les commentaires

La bibliothèque noire – Cyrille Martinez

27 Juillet 2018, 09:13am

Publié par Laure

 

Attention coup de cœur en vue !

Sous couvert de fiction un brin fantastique, c’est l’histoire de la lecture publique et des bibliothèques (en particulier la BNF) que nous raconte Cyrille Martinez.

 

Le lecteur bibliothécaire y lira aussi l’histoire de son métier, son évolution, sa « profonde mutation » récente due à la crise de la lecture, l’invasion des écrans et du tout numérique.

 

Le scénario catastrophe ouvre néanmoins une jolie porte post apocalyptique avec la naissance de la bibliothèque noire, chut, je n’en dis pas plus.

 

La fiction permet de manière astucieuse d’énoncer quelques vérités (vraies !).  Si le lecteur bibliothécaire professionnel en saisit toutes les clés en riant souvent (le ton y est pour beaucoup aussi !), le lecteur lambda mais néanmoins attentif y lira entre les lignes tout l’enjeu actuel du livre, de la lecture, et des bibliothèques dans la société.

 

Vous l’aurez compris, je l’ai trouvée ma pépite de l’année, celle que j’ai envie de faire lire à tous, ne serait-ce que pour le savoureux classement des différents genres romanesques par Cyrille Martinez.

 

Original, hilarant, et très bien documenté !

 

 

Quelques extraits (il fut très difficile de n'en sélectionner que quelques uns) :

p. 11 : « Un bon livre de littérature, dit-on, comporte plus de vérité qu’un mauvais livre d’histoire. »

 

p. 13 : « Au Moyen Age, un jour qu’il faisait gris et que l’orage couvait, un moine déposa les 917 manuscrits de sa collection dans une salle accessible, sous certaines conditions, à d’autres lecteurs. La Bibliothèque était née et, avec elle, l’idée que la lecture devienne accessible au plus grand nombre. Les livres ne relevaient plus uniquement de la propriété privée. On pouvait envisager de lire d’autres manuscrits que les siens, d’autres textes que ceux dont on s’était rendu propriétaire. »

 

p. 27 : « Les Lecteurs de Romans sont non seulement exclusivement intéressés par un genre, mais par un nombre réduit de titres à l’intérieur de ce genre. Les meilleurs romans sont les plus lus, et une idée couramment répandue veut que ce soit justement parce qu’ils sont les plus lus qu’ils sont les meilleurs. La lecture extensive prévaut : ici les lecteurs lisent beaucoup mais rarement deux fois le même ouvrage. Sauf circonstances exceptionnelles, mort d’un romancier ou anniversaire de sa mort, les lecteurs de la Tour des Romans ne reviennent jamais sur un texte.  […] Contrairement à la Tour des Romans, dans celle des Sciences on pratique la lecture intensive. »

 

p. 104 : « Pour accéder aux réseaux d’informations fausses et vraies, les lecteurs, enfin ceux qu’on a toujours appelé les lecteurs, avaient impérativement besoin d’une connexion. C’était leur principale demande. Vous leur parlez des 14 millions d’imprimés à leur disposition, histoire de leur rappeler qu’une bibliothèque c’est au départ, avant tout, des collections, ils vous répondent très bien, ce patrimoine écrit est remarquable, quel Trésor fabuleux, on adore être entourés de livres, mais sinon, quand la connexion sera-t-elle rétablie ? »

 

p. 107 : « Séjourneur, - euse, n.f. et m. – Celle, celui qui profite de la Salle de lecture pour y occuper un poste de travail sans utiliser les ressources documentaires de la bibliothèque. Syn. Squatteur. » [je précise que séjourneur est bien le vrai terme utilisé en bibliothéconomie]

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : je crois que je suis tombée dessus par hasard en feuilletant la liste des nouvelles acquisitions sur le portail de ma bibliothèque départementale. Son titre m’a intriguée.

 

Où et comment je l’ai lu : Je l’ai donc fait venir de ladite bibliothèque départementale (maintenant je pense que je vais l’acheter !) et je l’ai lu un lundi après-midi de juillet sur la chaise longue au jardin. (Comme beaucoup de bibliothécaires, je travaille du mardi au samedi soir, je suis donc en week-end les dimanches et lundis).

 

 

 

Buchet Chastel, coll. Qui vive, mars 2018, 180 pages, prix : 14 €, ISBN : 978-2-283-03115-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Sophie Potié, 2018

Voir les commentaires

À chacun son rêve – Paul Ivoire

26 Juillet 2018, 10:06am

Publié par Laure

Ah le feel good book de l’été ! Du rêve en pages ! Il faut croire que j’étais dans de bonnes dispositions, je l’ai lu d’une traite et l’ai trouvé fort plaisant !

 

Sylvain Balmont, commercial dans une entreprise agroalimentaire, gagne par hasard le jackpot de l’Euromillions, en faisant plaisir à un SDF qui l’a apostrophé. 174 900 557 €, ce n’est pas rien. Il veut remercier son bienfaiteur, mais ce n’est pas de bol, celui-ci vient de mourir. Sylvain s’attachera dès lors à lui rendre hommage et à honorer sa mémoire, et à réaliser pour lui son rêve de jeunesse.

 

Une enquête pour comprendre le passé de cet homme décédé, l’installation dans un village de Bourgogne où des clans familiaux et politiques se sont forgés de décennies en décennies, protégeant des secrets de famille : de nombreuses situations cocasses vont éclore, et c’est à celui qui ira le plus loin dans l’infamie.  Mais c’est drôle, et ça fait du bien ! (Et si comme moi vous vivez à la campagne, vous ne manquerez pas de trouver bien réalistes ces querelles ancestrales et égotistes).

 

 

Tous les ingrédients d’un bon roman y sont, l’intrigue est bien menée, ça se lit tout seul, et c’est à conseiller si vous aimez les lectures faciles qui font du bien (si je n’entends pas cette demande vingt fois par jour au travail !) Mais la cerise sur le gâteau, c’est que ce n’est pas complètement niais, et ça, ce n’est pas si courant dans le feel good.

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : Parce que Gérard Collard, le libraire de la griffe noire, l’avait moult fois conseillé.

 

Où et comment je l’ai lu : Je l’ai emprunté à la bibliothèque, et je l’ai savouré un dimanche dans le jardin, d’une traite. Parce que c’était bon et que je voulais connaitre la fin et tant pis pour le ménage, quand il fait 32° à l’ombre, toutes les excuses sont bonnes.

 

 

 

 

Existe en poche :

 

 

 

 

Anne Carrière, mars 2017, 293 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-8433-7853-9

Le livre de Poche, mai 2018, 320 pages, prix : 7,70 €, ISBN : 978-2-253-07079-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Editions Anne Carrière.

Voir les commentaires

La tribu qui pue – Elise Gravel et Magali Le Huche (ill.)

25 Juillet 2018, 10:34am

Publié par Laure

Les enfants de la Tribu-qui-pue vivent dans les bois, tout nus et sans adultes, en parfaite autarcie : ils se débrouillent très bien tout seuls. Ils ont quand même une chef : Fanette Ducoup. Celle-ci les a sauvés de la méchante Yvonne Carré, directrice d’un orphelinat désert, qui n’avait qu’un rêve : les enfermer pour les décrasser dans sa nouvelle machine à laver infernale.

 

Ah les adultes qui ont toujours raison et qui sont à cours d’arguments quand il s’agit de justifier leurs ordres ! Ils se prennent ici quelques vérités bien senties dans les dents : eux aussi ils puent, avec leurs cigarettes, et leurs déchets dans la nature.

 

L’humour m’a fait penser aux livres de Françoize Boucher et Claudine Desmarteau.

 

C’est drôle, délicieusement impertinent (c’est de l’humour !), le format est à mi-chemin entre l’album et la BD par certains découpages, la taille de l’album met en valeur les illustrations de Magali le Huche (qui fourmillent de détails) ; le texte peut paraitre un peu long parfois mais il convient ainsi à tous : dès 4/5 ans en lecture par l’adulte, dès 6/ 7 ans en lecture autonome. Et sans limite d’âge, évidemment !

 

J’espère qu’il y aura d’autres aventures de cette tribu sans tabous.

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : parce qu'une de mes bénévoles l'avait acheté pour ses petits-enfants et l'avait beaucoup aimé, me l'a conseillé, et parce que j'avais lu partout de bonnes critiques.

 

Comment et où je l’ai lu : ma bénévole me l'a prêté, je l'ai lu un soir dans mon lit, pour une lecture courte et rapide !

 

 

 

Les fourmis rouges, octobre 2017, prix : 16,50 €, ISBN : 978-2-36902-084-4

 

 

 

Crédit photo couverture : © Magali Le Huche et éditions les fourmis rouges

Voir les commentaires

Comment ne pas devenir une fille à chat – Nadia Daam

25 Juillet 2018, 09:04am

Publié par Laure

Illustrations de Leslie Plée.

 

Décrivant la vie et les pensées d’une mère célibataire à l’approche de la quarantaine, dotée d’un chat Pompom (Pompon ?), ce livre est un ensemble de chroniques (et non un roman comme je le pensais avant lecture) drôles et au ton surjoué de magazine féminin, avec le sens de la formule qui fait mouche. C’est léger et déjanté. Mais ça ne va pas plus loin.

 

On n’en retiendra rien mais c’est distrayant, survitaminé, et à consommer à petites doses sous peine d’indigestion. Le format plus proche de l’article de presse se prête d’ailleurs bien à ce picorage.

 

 

Pourquoi je l’ai lu : Parce que je suis une fille à chats et que j’espère ne pas déjà sentir la croquette (comme le dit le bandeau : l’art d’être célibataire sans sentir la croquette)

 

Où et comment je l’ai lu : il me faisait de l’œil dans le catalogue numérique de Netgalley. Sur liseuse donc, du 07 au 23 juillet (+ de 15 jours !), c’est-à-dire en y intercalant plein d’autres lectures, sinon c’était trop indigeste. L’humour exacerbé, à la longue, ça fatigue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mazarine, mai 2018, 168 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-863-74358-4

 

 

 

Crédit photo couverture : Leslie Plée et éd. Fayard / Mazarine

Voir les commentaires

Les petites distances – Cazot / Benyamina

24 Juillet 2018, 16:24pm

Publié par Laure

Scénario de Véronique Cazot, Dessin de Camille Benyamina

 

Max rentre chez lui avec une énorme plante en pot artificielle dans les bras : c’est qu’il fête ce soir les quatre ans de sa rencontre avec sa compagne. Mais lorsqu’il entre chez lui, il la trouve dans les bras d’un autre. Ah tiens, elle l’avait oublié. C’est curieux, dans son quotidien, il est de plus en plus transparent. Et si le sens figuré devenait sens propre ? S’il devenait réellement invisible ?

 

Léonie, jolie rousse, n’a pas froid aux yeux quand il s’agit d’attirer les hommes, mais elle est en proie à ses démons toutes les nuits. Angoisses et terreurs l’empêchent de tomber amoureuse.

 

Max trouve une colocation dans l’immeuble de Léo(nie) mais qui tourne vite court car son coloc l’a déjà oublié et reloue à quelqu’un d’autre. Puisque personne ne le remarque, il s’installe chez Léonie.

 

Commence une histoire d’amour et de désir, au fantastique léger, très bien traduit par le dessin de Camille Benyamina. C’est surnaturel, mais d’un réalisme presque tangible. Max peut alors vivre ses fantasmes en toute liberté, s’immiscer dans l’intimité des gens, mais réaliser tout aussi tristement que pour ses parents il n’existe pas. C’est un chien qui a pris sa place. Il enquêtera pour lever le mystère de sa naissance.

 

Deux personnages à l’écart du tourbillon incessant de la vie, angoissé pour l’un, trop discret pour l’autre, et un joli scénario pour valoriser ces traits de caractère. C’est fouillé, drôle parfois, sensible, joliment coloré. Les sons et les odeurs occupent une place particulière dans ce récit où d’autres sens ont disparu.

 

L’imaginaire permet ici de mettre en lumière la différence, et de créer une belle histoire d’amour qui réconcilie ceux qui ne crient pas aussi fort que les autres.

 

 

 

Le très beau billet de Sabine : ici

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : Parce qu’il m’a attirée quand je l’ai aperçu sur la table d’un libraire, parce qu’il laissait présager une histoire intimiste comme je les aime, et que les couleurs m’ont séduite.

 

Comment et où je l’ai lu : je l’ai emprunté à la bibliothèque, je l’ai lu un samedi soir au soleil couchant au jardin, sur la chaise longue, d’une traite.

 

 

 

Casterman, avril 2018, 149 pages, prix : 22 €, ISBN : 978-2-2030-9997-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Camille Benyamina et éd. Casterman

Voir les commentaires

Je vais rester – Trondheim / Chevillard

23 Juillet 2018, 15:19pm

Publié par Laure

Scénario de Lewis Trondheim, Dessins et couleurs d’Hubert Chevillard

 

 

Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances. Mais il est trop tôt pour prendre la location, ils se baladent alors en bord de mer. La tempête se lève : Roland est décapité par une tôle qui s’est détachée et envolée. Fabienne va poursuivre son séjour, en suivant scrupuleusement l’agenda bien rempli qu’avait rempli Roland, de visites en découvertes, jusqu’à une surprise prévue lors d’un dîner au restaurant.

 

Surprise, pour la famille, pour le lecteur : la réaction de Fabienne n'est bien évidemment pas celle attendue, et le sel de la BD nait de ce décalage. Où veut-elle nous mener ? Et ce curieux personnage avec qui elle sympathise, ne cache-t-il pas lui aussi une douleur enfouie ?

 

J’ai beaucoup aimé cet album, au découpage très classique, pour son scénario inattendu ; que se passe-t-il quand vous réagissez (ou ne réagissez pas ?) à un fait qui normalement se veut ritualisé ? Et pourquoi chacun ne pourrait-il pas réagir à sa manière, sans s’attirer le courroux ou la désapprobation d’autrui ? Étrange, cette parenthèse temporelle pointe l’absurdité de la vie, sa fin inéluctable et imprévisible, le mystère de l’être humain, dans une histoire douce et mélancolique.

A découvrir.

 

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : Parce que sa couverture m’a fait de l’œil chez le libraire, parce que Trondheim, parce qu’une histoire de vie, parce que je l’avais repéré sur un blog (désolée je ne sais plus lequel, probablement celui d’Antigone)

 

Comment et où je l’ai lu : je l’ai emprunté à la bibliothèque, et je l’ai lu un samedi soir en sortant du travail, dans cet instant de pause où l’on peut souffler avant de se mettre aux corvées ménagères, au soleil de fin d’après-midi au jardin, sur la chaise longue, d'une traite évidemment.

 

 

Rue de Sèvres, mai 2018, 125 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-36981-228-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Hubert Chevillard et éd. Rue de Sèvres

Voir les commentaires

Alexandre a trop grandi – Caroline Lechevallier, Didier Jean & Zad

21 Juillet 2018, 09:30am

Publié par Laure

Je découvre ce petit éditeur corrézien par cet album.

 

Madame Lapin reçoit son amie Madame Chat à la maison. Cette dernière vient avec son nouveau-né. Madame Lapin s’extasie devant le bébé et dit : « Il est tellement mignon, […] Ah, si seulement il pouvait rester tout petit ! » C’en est trop pour Alexandre, le fils de Madame Lapin, qui lui a bien grandi. Il pense que sa maman préfèrerait un petit bébé, et imagine tout ce qu’elle pourrait faire avec lui s’il était petit. Mais toujours ce refrain revient : « Mais Alexandre a trop grandi ! »

 

Le malentendu va bien évidemment se lever et la maman d’Alexandre ne manquera pas de valoriser tout ce que son grand lapin est capable de faire et combien elle l’aimera toujours.

 

Un bel album tout doux, au trait simple, joliment coloré, qui dit la peur de grandir, de ne plus être aimé par ses parents, surtout si un nouveau bébé devait arriver…. Le tout avec beaucoup d’humour et de tendresse.

 

 

Feuilleter l’album : ici

 

 

Ed. Utopique, mars 2018, 32 pages, prix : 10 €, ISBN : 979-10-91081-32-0

 

 

 

Crédit photo couverture : Caroline Lechevallier et éd. Utopique.

Voir les commentaires

Moins qu’hier (plus que demain) – Fabcaro

20 Juillet 2018, 14:17pm

Publié par Laure

Du lever au coucher, du matin au soir, chaque page de l’album est une tranche de vie d’un couple. Différents couples se succèdent. Celui de Géraldine et Fabien revient comme un gimmick, celui de l’homme qui fait semblant de ne pas comprendre que sa femme est partie pour de bon, et pas seulement à la boulangerie.

 

C’est cynique, plutôt acide, les pensées révélées sont de celles que l’on tait, inavouables ou peu politiquement correctes. Mais les histoires d’amour finissent mal… en général, c’est bien connu non ?

 

Regardez le titre avec son proverbe inversé…

 

Prenez la couverture avec ce couple de mariés (sur un plat de nouilles ?!), retournez le livre et regardez la 4ème de couv, vous y lirez cet extrait : « File dans ta chambre ! on t’annoncera le divorce quand tu seras moins insolente ! » C’est peut-être d’ailleurs l’une des planches les plus drôles de l’album, cette petite fille qui a compris avant qu’on ne le lui dise, et sa mère qui essaie d’enrober les choses…

 

Si vous aimez l’humour de Fabcaro (Zaï Zaï Zaï Zaï, Et si l’amour c’était aimer ? , Pause,  …), foncez ! C’est parfois cruel, mais juste et drôle !

 

 

 

Editions Glénat, coll. GlénAAARG !, mai 2018, 62 pages, prix : 12,75 €

 

 

 

Crédit photo couverture : © Fabcaro et éd. Glénat

Voir les commentaires

Moi, canard – Ramona Badescu, Fanny Dreyer (ill.)

19 Juillet 2018, 10:40am

Publié par Laure

Superbe ! Si le livre peut dérouter au premier abord, mi album mi monologue théâtral, il mérite amplement qu’on s’y arrête et fera partie des livres qui se lisent, se relisent, se redécouvrent à chaque fois, et se feuillettent aussi pour le plaisir des yeux.

 

Ramona Badescu a fait du Vilain petit canard d’Andersen une libre adaptation pour le théâtre, et son texte est magnifique. Découpé en sept actes, il est très poétique, et dit la souffrance de la différence, jusqu’à la révélation de soi finale. Le canard est un beau cygne qui retrouve sa place parmi les siens.

 

Le texte s’entrecoupe d’illustrations à l’aquarelle absolument magnifiques, sur quelques pages à chaque fois, elles complètent le récit. Les couleurs varient au fil de l’atmosphère et des émotions du personnage.

 

Ce choix de format, de construction, l’association surprenante dans le découpage du texte et de l’illustration font de ce livre une superbe réussite.

 

Très émouvant, délicat, douloureux parfois, il est autant pour les adultes que pour les enfants à partir de 6/7 ans.

 

 

 

Cambourakis, mars 2016, 68 pages, prix : 16 €, ISBN : 978-2-36624-194-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Fanny Dreyer et éd. Cambourakis

Voir les commentaires