Les jardins d'Hélène

Qu’est-ce qui vous amène ? – Sylvie Dellus

15 Août 2018, 16:58pm

Publié par Laure

Complément de titre : L’état de santé des Français vu par leurs généralistes

 

Excellent état des lieux de la médecine générale en France, qui décrit bien les mutations, les problématiques et les enjeux actuels de cette profession, tout en dressant un portrait de l’état de santé français.

 

Le livre alterne des infographies, des données statistiques informatives et des témoignages de généralistes, souvent en fin de carrière, mais il y a des témoignages de jeunes praticiens aussi.

 

L’ouvrage donne la parole à tous (le chapitre homéopathe n’est pas oublié) et montre également l’inquiétude et la complexité des débats face à la vaccination (à noter que le livre a été écrit juste avant la loi sur les 11 vaccins obligatoires)

 

Il met en avant l’évolution du métier de généraliste notamment pour la jeune génération (rythme de travail, tendance accrue à la dé-prescription quand écoute, bon sens et conseils suffisent, ce qui tend à orienter vers une médecine préventive plutôt que curative), l’exigence souvent agressive des patients qui savent tout grâce à Internet (et veulent leur médoc à tout prix), les liens avec l’industrie pharmaceutique, et l’émergence de maladies sociétales et environnementales :  explosion du nombre de cancers, obésité et diabète, burn-out dus à la pression au travail, retombées psychologiques des attentats, etc.

 

Extrait p. 9 : "à quoi sert de subventionner des locaux flambants neufs, si les médecins ne veulent pas installer leur famille dans un coin perdu, loin des écoles et des hôpitaux ?"

 

sur le trop vite tout le temps :

p. 139 : "Les enfants sont surbookés. Ils ont plein d'activités et pas un moment pour rêver. A peine sortis du ventre de leur mère, on les met à trois mois à la crèche, en collectivité. On considère qu'il faut les stimuler tout le temps. Mais pourquoi ? Du coup, on a des enfants très agités. Pas mal sont hyperactifs. Et ils ont beaucoup de difficultés d'apprentissage. Il y a de plus en plus de gosses qui voient un orthophoniste pour des problèmes d'écriture et de lecture. Et pourtant, la plupart ont des parents qui leur donnent une éducation." (Dr Mireille Lambertin-Martinez, 61 ans, Vedène (Vaucluse))

 

l'avenir :

p. 256 : "Dès son installation, elle a, comme beaucoup de jeunes médecins, fixé un cadre strict à son activité. Sa ligne de conduite : ne pas se laisser envahir : "Les patients s'attachent très facilement à leur médecin généraliste. On devient vite indispensable, irremplaçable. Mais moi, j'ai peur du burn-out. C'est un problème présent dans la profession et autour de moi. Si on s'attache trop, si on ne prend pas de recul, si on ne met pas de barrière, ça peut vous bouffer. Je ne trouve pas d'autre mot que ... bouffer."

Alors deux jours par semaine, elle confie les clés de son cabinet à son remplaçant. Cette organisation lui permet de se consacrer à la fois à ses deux enfants et à la recherche : "J'adore mon métier de médecin généraliste, mais écouter les gens tous les jours de la semaine, ce serait dur. J'ai besoin de faire une pause. Varier mon activité entre le cabinet et la fac me permet de rester à la page. Je voulais faire du social et de la science. La médecine générale réunit les deux. J'ai une chance folle." (Dr Raphaëlle Delpech, 33 ans, Bagneux (Hauts-de-Seine))

 

 

Un ouvrage à recommander à tous ceux qui s’intéressent au sujet.

 

 

 

 

Pourquoi je l’ai choisi : parce que je vis dans un désert médical, que je n’ai ni gynéco ni dermato ni pédiatre (personne ne prend de nouveaux patients depuis….15 ans), que le délai pour l’ophtalmo est de 12 à 15 mois et qu’il faut l’avoir vu depuis plus de 5 ans pour avoir droit à un rendez-vous, les secrétaires sont des cerbères efficaces, pour des lunettes il renvoie vers l’orthoptiste, ils travaillent ensemble et c’est très bien ; 2 mois en moyenne pour le dentiste : le temps de faire une indigestion de clous de girofle ; [parce] que j’ai une généraliste en or mais elle est à 30 km (ça exclut donc les grippes à 40 ° et les gastro qui au fond guérissent bien toutes seules, la problématique à ce niveau-là n'est pas médicale mais légale : si on ne peut physiquement aller bosser... il faut un arrêt de travail), et last but not least : que j’ai une fille externe en médecine.

 

 

Où et comment je l’ai lu : acheté d’occasion sur un site bien connu de vente en ligne. Comme neuf jamais ouvert à prix ridiculement bas, ça sent le SP revendu. C’est hélas devenu la norme. Lu en vacances, chez moi :-)

 

 

 

 

 

Les Arènes, novembre 2017, 273 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-35204-688-2

 

(j'enlève une demi étoile parce que je regrette la fin abrupte et l’absence de conclusion)

 

 

Crédit photo couverture : © Illustration : Jochen Gerner. Couverture : Sara Deux / et éd. Les Arènes

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Stony Bay beach (tome 1 : Sam & Jase) - Huntley Fitzpatrick

11 Août 2018, 09:58am

Publié par Laure

traduit de l'américain par Julie Lopez

 

Tout arrive dans la vie : j'ai réussi à faire lire un livre à Mosquito. Un livre en 7 ou 9 ans, c'est un exploit. Même pour le bac français, elle est passée entre les gouttes, je ne suis pas certaine qu'elle ait fini les œuvres au programme (et pourtant il y avait "au-revoir là-haut" de Pierre Lemaître !)

 

A force de lui casser les pieds cet été, elle a refusé les classiques mais accepté de piocher dans les piles qui trainent à la maison : elle voulait quelque chose de facile. Bingo.

 

Voici donc l'avis non censuré de ma petite dernière, Constance, 17 ans 1/2 :

 

Ce premier roman de Fitzpatrick est une histoire réaliste et captivante, mais seulement pour les adolescents de 15 ans. Une histoire d'amour dont on devine rapidement l'issue, un peu banale, de deux adolescents voisins dotés de tous les stéréotypes de la beauté à cet âge : cheveux longs et taches de rousseur pour elle, grand et musclé pour lui. Une relation qui ne peut être dévoilée à la mère de Samantha qui ne supporte pas ses voisins, cette grande famille nombreuse et non organisée. Il faut attendre plus de la moitié du roman pour avoir quelques péripéties intéressantes du côté de la meilleure amie Nan et d'un accident de voiture entraînant d'importantes conséquences.

Les personnages sont toutefois attachants, les différents caractères et différentes personnalités laissent une histoire réaliste.

Ce roman est facile et rapide à lire et reste plutôt pas mal. Je ne sais pas si je lirai son second roman qui est concentré sur deux personnages secondaires du premier.

 

 

 

Nathan, janvier 2018, 538 pages, prix : 17,95 €, ISBN : 978-2-09-257515-4

 

 

 

Crédit photo couverture :  © Laurence Ningre et éd. Nathan

 

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Les parapluies d’Erik Satie – Stéphanie Kalfon

9 Août 2018, 09:58am

Publié par Laure

Un premier roman qui se révèle être une biographie originale dans sa forme de la vie singulière d’Erik Satie. Le style en apparence fragmenté, parfois fantasque, poétique ou mélancolique semble coller à la personnalité du musicien.

 

Aîné d’une fratrie de quatre, il a 4 ans quand il voit sa mère dépérir après la mort subite de sa petite sœur Diane à l’âge de huit mois. Il mourra le 1er septembre 1925 dans une chambre sordide à Arcueil. On y trouvera quatorze parapluies noirs identiques. Satie fut un homme libre rejetant les conventions, un hurluberlu dont l’audace plaît parfois. Mais il n’en fut pas moins un artiste maudit et miséreux.

 

Alcoolisme et solitude, mystère et mélancolie sont des mots qui reviennent souvent dans l’histoire de sa vie.

 

Page 66 : « Je sais jouer du piano, je suis imaginatif, je peux m’adapter à tous les genres de musique, je ne sais pas dormir et j’ai déjà un métier en réalité, il me prend la moitié du temps. Comme je ne dors pas, la nuit, j’ai besoin de quelques heures rémunérées. Prenez cela comme ma modeste contribution à l’art que je vénère autant que les lampadaires. J’ajoute que je suis courageusement facile et complaisamment solitaire.

Rodolphe commence à trouver ce gosse intéressant et sacrément emmerdant aussi.

- Ici il faut venir en tant que quelque chose, si tu n’es rien, tu n’entres pas, dit-il en disparaissant définitivement dans son établissement.

Alors, Erik se faufile derrière lui et sans réfléchir bondit sur le bar, bien en vue, au-dessus des autres, tout Paris le regarde, il hurle :

- JE SUIS GYMNOPEDISTE ! »

 

 

Une biographie au style qui interpelle, séduit, et instruit.

 

 

 

Sortie en poche annoncée chez Folio pour le 04 octobre 2018 au prix de 7,25 €

 

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : parce que j’ai souvent entendu mes enfants jouer la première gnossienne ?

 

Où et comment je l’ai lu : je l’ai emprunté à la bibliothèque départementale, et je l‘ai lu en deux soirées dans mon lit en ce début du mois d'août 😊

 

 

 

Éditions Joëlle Losfeld, février 2017, 211 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-07-270634-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Rachel Hill /Shutterstock (détail) / et éd. Joëlle Losfeld

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Un mariage anglais – Claire Fuller

6 Août 2018, 11:40am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Mathilde Bach

 

 

 

« Depuis la fenêtre du premier étage de la librairie, Gil Coleman aperçut sa défunte femme sur le trottoir d’en face »

Voilà un incipit bien intrigant !

 

Gil Coleman essaie de rattraper sa femme Ingrid, disparue depuis onze ans et dix mois, probablement morte noyée, mais ce faisant il fait une mauvaise chute et se retrouve à l’hôpital. Sa fille ainée, Nan, est appelée à son chevet. Elle joint à son tour sa petite sœur de cinq ans et demi sa cadette.

 

Le roman va alterner les lettres écrites à son mari par Ingrid en 1992, dispersées dans des romans (les titres ne sont pas choisis au hasard, la liste est reprise à la fin de l’ouvrage), racontant son mariage de son point de vue, et le temps présent où les filles prennent soin de leur père et se demandent s’il perd la tête ou si leur mère serait réellement vivante ?

 

Tout est parfait dans ce roman : le ton, la composition, l’histoire, le suspens, la psychologie… Un vrai régal de lecture. De 1979 à 1992, la vie du couple racontée par Ingrid dans une correspondance à sens unique, bien au-delà de ce que les apparences pourraient laisser croire, une vérité peu agréable à entendre, qui dit beaucoup de ce que l’on tait, de la condition de la femme, de la maternité, des faux-semblants, des choix…. Et puis ce temps présent, en 2004, avec une incertitude jusqu’à la dernière ligne quant à la mort d’Ingrid….

 

Une histoire familiale intime réellement bien menée, prenante, habile, et intelligente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi je l’ai choisi : Parce que j’avais lu beaucoup de critiques positives et qu’on le voyait un peu partout sur la blogosphère. Parce qu’il était dans la liste des titres proposés au Challenge lecture de Netgalley. Parce que Charlotte a confirmé sa qualité au dernier club lecture « Lire au Mans »

 

Où et comment je l’ai lu : en service de presse numérique de la part de Netgalley, sur ma vieille liseuse Sony, avec quelques coupures, des BD intercalées, des jours sans lecture (les soirées en famille sur la terrasse !), et l’envie, juste après, de lire son premier et précédent roman !

 

 

 

Stock, coll. La Cosmopolite, mai 2018, 448 pages, prix: 22 €, ISBN : 978-2-234-08329-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Robert Reader / Millenium Images, Royaume-Uni / et éd. Stock

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L’autobus – Marianne Dubuc

1 Août 2018, 11:18am

Publié par Laure

 

 

Une petite fille est accompagnée à l’arrêt de bus par sa maman. Cette dernière lui donne ses dernières recommandations avant de la laisser voyager seule. C’est le début d’une aventure inédite pour la petite fille, qui voyage au milieu d’animaux divers. Elle a un petit panier avec des galettes au beurre si elle a faim et une veste rouge pour le cas où elle aurait froid. (Toute ressemblance avec le petit chaperon rouge est bienvenue). C’est pourtant une tout autre expérience qui se déroule. La famille de loups est bien là, mais ils sont tout mignons. La peur nait au moment du passage dans le tunnel, il fait tout noir, et à la sortie, tout ou presque a changé de place.

 

De détails en détails, c’est une vie qui s’observe et que la petite pourra raconter à sa grand-mère à l’arrivée.

 

Le format à l’italienne (18 x 29 cm, ce qui fait du 58 cm de large l’album ouvert) est bien sûr le choix judicieux pour représenter l’intérieur et le mouvement du bus.

 

Le dessin au crayon de couleur est doux, expressif mais aussi fantaisiste ; et il faut être attentif à tous les petits objets qui bougent au fil du voyage, au lecteur de journal, au pickpocket, etc.

 

Et une fois encore, pensez à ouvrir l’album et à le retourner pour voir dans son entier la première et la quatrième de couverture : c’est le petit plus qu’on oublie et qui ajoute un petit plaisir à la conception de l’album.

 

Très chouette voyage !

 

 

 

 

De La Martinière jeunesse, janvier 2018, 40 pages, prix : 13,50 €, ISBN : 978-2-7324-8516-4

 

 

 

Crédit photo couverture : © Marianne Dubuc et éd. de la Martinière jeunesse

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Juillet 2018 en couvertures ...

1 Août 2018, 09:22am

Publié par Laure

En juillet j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En juillet j'ai vu :

 

 

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Mon premier permis piéton - Madeleine Deny

31 Juillet 2018, 14:01pm

Publié par Laure

Illustrations d'Etsuko Watanabe

 

Conçu pour les enfants de 3 à 6 ans, ce livre-jeu est à utiliser avec un adulte. Il faudra pour certaines pages un dé ou quelques pions mais on a souvent cela dans d'autres jeux.


Pour aider ses enfants à traverser en toute sécurité, leur apprendre les règles de base de la circulation à pied et à la sortie du bus scolaire, (il faudra commencer par reconnaitre sa gauche de sa droite mais un exercice est proposé pour cela), connaitre quelques panneaux routiers...


Les jeux sont variés et assez simples. Ne cherchez pas à tout faire d'un coup non plus !


Il y a même quelques mises en situation avec des personnages des contes classiques (petit chaperon rouge, trois petits cochons, petit poucet, le loup et les 7 chevreaux)


Un support très sympa... qu'on appliquera ensuite attentivement dans la rue et sur la route lors des petites sorties quotidiennes !

 

 

 

Nathan, juillet 2018, 48 pages, prix : 12,90 €, ISBN : 978-2-09-257945-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Etsuko Watanabe et éd. Nathan

 

 

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En attendant Bojangles – Ingrid Chabbert et Carole Maurel (ill.)

30 Juillet 2018, 10:56am

Publié par Laure

D’après le roman d’Olivier Bourdeaut, scénario d’Ingrid Chabbert, dessin de Carole Maurel

 

 

Le succès faramineux du premier roman d’Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, paru aux éditions Finitude en 2016 n’est plus à démontrer. Il fut d’ailleurs multi primé : Prix France Culture - Télérama 2016, Grand Prix RTL - Lire 2016, Prix Roman France Télévision 2016 et d’autres peut-être.

Eh bien je ne l’ai toujours pas lu. C’est comme le Goncourt de Pierre Lemaître, Au revoir là-haut, j’y ai préféré l’adaptation en bande dessinée.

 

Ingrid Chabbert au scénario et Carole Maurel au dessin ont nécessairement dû faire des choix mais dans sa préface Olivier Bourdeaut lui-même le dit : « ce qui est occulté ne manque pas, ce qui est ajouté ne jure pas, bien au contraire, cela correspond aux couleurs et aux reliefs de [son] imagination ».

 

Le résultat (dont la lecture seule ne me permet pas de comparer) est agréable à lire, les illustrations dans les tons bistres donnent un p’tit côté désuet qui colle bien à l’esprit de l’histoire.

 

 

De la fantaisie à la folie en passant par la résistance des proches face à la vérité, j’imagine que le scénario respecte bien le roman. La fantaisie fait sourire quand la triste fin glace forcément un peu. L’histoire d’amour, un amour plus fort que tout, triomphe, en laissant un goût doux amer. A lire pour la fantaisie avant tout.

 

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : parce que je ne trouvais jamais le temps de lire le roman tellement critiqué que j’avais le sentiment de déjà le connaitre, et que ça me permettait de « rattraper le coup » quand même.

 

Où et comment je l’ai lu : je l’ai emprunté à la bibliothèque, et je l’ai lu un soir dans mon lit tout simplement.

 

 

 

Ed. Steinkis, novembre 2017, 132 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-236846-109-9

 

 

 

 

Crédit photo couverture : © Carole Maurel et éd. Steinkis.

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Les larmes du seigneur afghan – Campi / Zabus / Pascale Bourgaux

29 Juillet 2018, 09:29am

Publié par Laure

Illustrations de Thomas Campi, scénario de Vincent Zabus avec Pascale Bourgaux.

 

Pascale Bourgaux est grand reporter à la RTBF (radiotélévision belge francophone) et pendant 10 ans, jusqu’en 2010, moment où se passe le scénario de cet album, elle est allée en Afghanistan, auprès du seigneur de guerre Mamour Hasan, qui s’est employé à lutter contre les Talibans au nord du pays. (Après les attentats du 11 septembre 2001, les Américains et leurs alliés ont aidé la résistance afghane à chasser les Talibans).

En 2010, La journaliste de guerre constate que la situation a bien changé, le retour de l’intégrisme est inquiétant. Le fils du seigneur Mamour Hasan prône le retour des nouveaux Talibans. C'est une situation délicate et insupportable pour son père.

Est évoquée aussi la situation des femmes face au travail, ainsi que leur préoccupation quotidienne à se nourrir et se soigner dans un pays où la pauvreté règne.

Les dessous du métier de grand reporter, où l’on court tous les dangers, sont dévoilés également, du point de vue de la femme occidentale et mère de famille qu’est Pascale Bourgaux.

 

Une BD au découpage très classique, au dessin souvent proche du tableau, des visages très expressifs, des couleurs chaudes ou fortes, un album qui se veut surtout instructif et documentaire, que l’illustration rend plus réaliste ou concret encore.

 

Ce n’est pas le genre de BD vers lequel je me tourne habituellement, mais j’ai laissé faire ma curiosité et mon attirance pour le titre et la couverture.

 

 

 

 

Dupuis, coll. Aire Libre, mai 2014, 80 pages, ISBN : 978-2-8001-5846-4

 

 

Crédit photo couverture : © Thomas Campi et éd. Aire Libre

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C'est pas bon - Rascal, et Peter Elliott (ill.)

28 Juillet 2018, 17:11pm

Publié par Laure

C'est l'histoire d'une petite poule rousse prisonnière du loup. Ce dernier a tout dévoré dans la région, il ne reste plus qu'elle, mais la trouvant chétive, il décide d'abord de l'engraisser. La petite poule rousse refuse systématiquement tout ce qu'il lui propose, avec pour réponse un tonitruant : "c'est pas bon !" Ainsi le loup se retrouve à manger des choses improbables pour un animal de son espèce.


La poulette va lui révéler son secret : le meilleur, ce sont les cailloux brûlants. Elle échange la recette contre sa liberté.


Qui est pris qui croyait prendre ?  Pauvre loup !


La petite poule rousse, des cailloux qui ne sont pas ici en soupe mais on y pense, un loup qui finit ridicule, les ingrédients sont là pour une histoire bien amusante, les illustrations sont expressives et complètent l'humour de l'histoire, c'est tout bon !

 


(dès 4 ans ?)

 

 

 

Pastel / L'école des loisirs, mars 2018, 36 pages, prix : 11,50 €, ISBN : 978-2-211-23377-4

 

 

 

Crédit photo couverture :  © Peter Elliott et éd. Pastel.

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