Les jardins d'Hélène

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Le domaine - Jo Witek

18 Janvier 2019, 16:37pm

Publié par Laure

Gabriel Delaire et sa mère Florine arrivent au « domaine », un beau manoir de maître au milieu des Landes. Florine doit y occuper un emploi d’aide-cuisinière pour deux mois, et son fils, passionné de nature et d’ornithologie, l’accompagne, espérant s’abreuver de ces beautés naturelles et animales.

La scène d’ouverture est très forte, faisant penser aux oiseaux d’Hitchcock, plaçant d’emblée les personnages et leur caractère, ainsi que l’atmosphère de la maison. La comtesse, apeurée par une chouette prisonnière affolée, la fait tuer par le jardinier Vincent.

Gabriel se régale à observer la nature, en se rapprochant de Vincent, tout en dénonçant auprès de sa mère ce rapport de classes qui l’exaspère. Mais sa mère l’élève seule, le poste est bien payé : elle a besoin d’argent pour ses études.

L’atmosphère est lourde, étrange, Gabriel se sent épié. Mais tout va bien jusqu’à l’arrivée des cousins, les petits-enfants du comte et de la comtesse de La Guillardière. Gabriel est immédiatement séduit par Éléonore, une belle adolescente qui ne cache pas son caractère dépressif. Désir, peur, différence de milieu social, cauchemars…. Le lecteur est ferré depuis longtemps pour cheminer avec Gabriel et les pages se tournent toutes seules.

 

Je me suis fait avoir comme une bleue, surprise par le twist totalement inattendu à la fin du livre. Pour autant, est-il vraiment crédible ? c’est ma seule réserve tant j’ai aimé ce roman d’apprentissage flirtant avec le thriller, qui aborde la sensibilité à un âge fragile, le suicide des adolescents sur un fond de romantisme plutôt sombre, la différence (de caractère, et donc de confiance en soi, de classe sociale également), la violence affective des premières amours, et la constance de l’amour maternel.

 

Un très beau roman pour ados (dès 13/14 ans) que je conseille volontiers.

 

 

Actes Sud Junior, mars 2016, 327 pages, prix : 15,50 €, ISBN : 978-2-330-06086-2

 

 

Crédit photo couverture : © Caroline Barbera / picturetank / éd. Actes Sud junior

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Simon & Louise - Max de Radiguès

17 Novembre 2018, 14:31pm

Publié par Laure

Simon & Louise est l'édition intégrale de deux albums parus précédemment : 520 km, et un été en apnée.


Chacune de des deux parties présente le point de vue d'un personnage : celui de Simon pour la première et de Louise pour la seconde.


Le temps d'un été, c'est le récit classique mais frais et réaliste des premières amours adolescentes, des premières ruptures sur le coup d'un quiproquo, des jeux amoureux et de la complicité entre cousines. Vacances en familles, audace, courage, désirs et envie... pour mieux se retrouver à la rentrée ?

 

 

Sarbacane, mai 2017, 125 pages, prix : 18,50 €, ISBN : 978-2-84865-979-4

 

 

 

Crédit photo couverture :  © Max de Radiguès et éd. Sarbacane.

 

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Cœur battant – Axl Cendres

21 Septembre 2018, 10:06am

Publié par Laure

Alex a 17 ans et il assiste à sa première réunion des suicidants : les suicidants, ce sont ceux qui ont raté leur suicide, à ne pas confondre avec les suicidaires, ceux qui ne sont pas passés à l’acte.

Il y rencontre Alice, pour qui son cœur se met à battre immédiatement. Dans cette clinique psychiatrique de la Citadelle (féérique) qui accueille des alcooliques, des anorexiques, des sexooliques et des suicidants, vont naitre de belles amitiés, notamment avec Victor, Colette et Jacopo.

Tous les cinq vont s’enfuir pour un suicide collectif, mais le voyage ne va pas se passer comme prévu !

 

Le sujet paraît sombre et pourtant, il y a une belle lumière, de la poésie, de l’humour, et un attachement évident pour ces personnages. J’ai adoré le côté un peu étrange et légèrement barré du début du roman, puis la tournure qu’il prend et la pêche qu’il donne.

 

 

Un cœur battant, c’est un cœur qui bat, mais c’est aussi une ressource intérieure de battant.

 

La mère d’Alex était bipolaire. Elle s’est pendue quand il avait 8 ans. C’est lui qui l’a trouvée. Il n’a d’abord ressenti aucune émotion, comme si son cœur était entouré d’une épaisse couche de glace. C’est à 17 ans que la douleur est apparue, il a pleuré pendant des jours et décidé de ne plus aimer personne : « à quoi ça servait d’aimer les gens, puisqu’ils allaient mourir ? » (p.32)

 

Alice et l’équipée folle qui s’en va chez Jacopo pourraient bien le faire changer d’avis…

 

« Il a peur de la mort », elle a simplifié.

« Ben, c’est normal… T’as pas peur de la mort, toi ? »

« Non » elle a répondu, « c’est de la vie que j’ai peur. La mort, je ne la connais pas. En revanche je connais la vie, je sais de quoi elle est capable. Et c’est terrifiant. »

Là-dessus, Alice nous a plantés là, et elle est sortie fumer. (p. 134.)

 

 

Sur un sujet délicat et sensible à l’adolescence, Axl Cendres réussit un très beau roman, un peu loufoque, plus profond qu’il n’y paraît, et qui fait un bien fou. Il m’a souvent fait penser à la BD Adieu, monde cruel pour le thème, avec un traitement différent mais bienfaisant.

 

 

Et ne vous privez pas d’écouter la playlist offerte en page liminaire, ça prend dix minutes à enregistrer sur Deezer ou Spotify et ça complète parfaitement le livre.

 

 

 

Sarbacane, coll. Exprim’, septembre 2018, 192 pages, prix : 15,50 €, ISBN : 978-2-37731148-4

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Sarbacane

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D’un trait de fusain – Cathy Ytak

6 Septembre 2018, 08:16am

Publié par Laure

Sami, Mary, Julien et Monelle sont lycéens dans une école d’arts. Ils ont dix-sept ans et la vie devant eux. En cours, quand ils travaillent avec Joos, un beau néerlandais qui pose comme modèle nu, forcément les blagues et les émotions sont à vif. C’est l’âge des premières amours et des premiers couples. Cathy Ytak y va franco pour appeler un chat un chat et utiliser les mots crus du désir et de la sexualité. Mais c’est ainsi que parlent les ados non ?

 

Des couples se forment, des désirs naissent, l’homosexualité n’est taboue que dans les esprits des parents et du reste de la société (ce qui fait quand même beaucoup à supporter), et nous sommes en 1992. Épidémie de SIDA, découverte de la fulgurance du VIH quand la maladie est déclarée, honte, colère, lutte, et manifestations virulentes d’Act Up, association militante, … le roman se veut engagé et initiatique pour ses personnages.

 

Parce que 25 ans après rien n’est gagné, il est toujours bon que les ados d’aujourd’hui abordent ces thèmes, et puissent être informés et en débattre.

 

J’ai aimé le ton naturel de Cathy Ytak, qui risque de bousculer les enseignants dans les établissements scolaires (je l‘ai lu dans le cadre d’un prix des lecteurs collégiens et le langage utilisé n’est pas vraiment celui de l’Académie), mais justement, elle ne se moque pas de son lectorat et sait le toucher.

 

Les émotions sont fortes, que ce soit dans la colère, l’affirmation de soi, l’amitié ou l’amour. Touchant et bien construit, le lecteur ne peut qu’être ému à son tour. Je recommande !

 

 

 

 

Sélectionné pour le prix des lecteurs 13-16 ans

de la ville du Mans / département de la Sarthe 2019.

 

 

 

Talents hauts, coll. Les héroïques, septembre 2017, 253 pages, prix : 16€, ISBN : 978-2-36266-197-6

 

 

 

Crédit photo couverture : © Julia Wauters et éd. Talents hauts

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Titan noir – Florence Aubry

28 Août 2018, 14:26pm

Publié par Laure

Après son bac, Elfie travaille dans un parc océanographique près de chez elle. Ce qui ne devait être qu’un job d’été se transforme en contrat longue durée : on lui demande très vite d’assurer les spectacles de dressage d’orques avec Titan, le grand épaulard noir. Ce qui est rarissime, les orques étant habituellement noires et blanches, tout comme les pages de ce livre.

Car cela surprend, le roman alterne des pages de papier noir imprimées en blanc, et des pages classiques, blanches avec texte noir.

Les pages noires sont celles d’un narrateur mystérieux, qu’on ne découvrira que vers la fin, qui semble connaitre toute l’histoire de cette orque noire, et le drame qui l’accompagne.

 

Titan noir est un roman à charge sur la maltraitance faite aux animaux à des fins mercantiles, dans les parcs océanographiques dans le cas présent. Il est construit sur des faits réels, celui de l’orque tueuse Tilikum, et un film documentaire diffusé sur Arte : Blackfish, de Gabriela Cowperthwaite.

Je l’ai trouvé très violent et dur, sur une réalité que peut-être je ne voulais pas voir.

 

Heureusement, la fin du roman redonne un peu d’espoir et de positif.

 

La construction à deux voix apporte un plus au récit et une part de mystère car l’on ne sait pas tout de suite qui est ce fameux narrateur qui semble tout connaitre de Titan.

 

Un roman dérangeant, qui donne à voir la réalité des parcs animaliers, notamment pour les grands mammifères marins. Le roman aborde aussi les relations distantes d’Elfie avec sa mère, et les émois d’un premier amour, n’oublions pas qu’il s’agit d’un roman destiné aux adolescents.

 

 

 

Extrait p. 146 : « Et puis il y avait ses visites à Titan. Il se posait sur les gradins, toujours à la même place, et il regardait. C’était sa punition, pour avoir participé à ce crime monstrueux. Enlever un petit à sa mère, ôter un animal à sa nature. Le priver de tout. Le réduire à une chose. »

 

 

 

Sélectionné pour le Prix des Lecteurs 13-16 ans

de la Ville du Mans et du département de la Sarthe 2019

 

 

 

 

Rouergue, coll. doado, avril 2018, 187 pages, prix : 12,50 €, ISBN : 978-2-8126-1597-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Ronald Curchod et éd. du Rouergue

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La belle étoile / l’étoile rebelle – Cathy Cassidy

24 Août 2018, 18:40pm

Publié par Laure

La belle étoile / l’étoile rebelle – Cathy Cassidy

Traduits de l’anglais par Anne Guitton

 

 

La belle étoile :

Dizzie vit avec son père depuis que sa mère est partie alors qu’elle avait quatre ans. Chaque année, celle-ci lui adresse une carte avec un petit cadeau. Le jour de ses douze ans, Dizzie attend donc impatiemment ce courrier mais ... rien n’arrive.

Rien ? Ou plutôt si : sa mère en personne. Qui propose de l’emmener faire un tour des festivals de musique hippie. Comme si huit ans d’absence sans nouvelles n’avaient aucune incidence sur la vie de la jeune adolescente. Sur un malentendu avec son père (elle pensait avoir son accord), elle part en camping-car avec sa mère.

C’est l’immersion totale dans une communauté hippie, un mode de vie qu’elle ignore totalement et découvre souvent effarée. Elle va croiser un ado et un enfant tous deux attachants, et se trouver confrontée au regard des autres face à la vie des gens nomades et libres ou qui prônent cette liberté.

 

C’est un roman que j’ai trouvé très triste et rude, mais ô combien attachant ! Comme on a envie de la secouer cette mère défaillante et immature !  Comme on a envie de rappeler à Dizzie la stabilité et l’amour serein et pérenne qu’elle a auprès de son père ! Bien sûr tout finit bien et se veut plutôt positif, mais les drames n’épargnent pas les personnages, surtout les jeunes Finn et Mouse.

 

Un roman très émouvant dans lequel le lecteur ne peut qu’être en empathie avec les personnages (sauf celui de la mère !), qui évoque aussi l’amitié, l’amour naissant, le bien / le mal, et l’éducation parentale…

 

 

Conseillé par l’éditeur à partir de 11 ans, il s’adresse donc aux pré-ados et jeunes ados.

 

 

Nathan, janvier 2018, 252 pages, prix : 15,95 €, ISBN : 978-2-09-258022-6

 

 

 

 

 

L’étoile rebelle :

Autant j’ai aimé la belle étoile, autant j’ai trouvé cet épisode reprenant l’un des personnages quelques années plus tard beaucoup plus banal.

 

On retrouve le jeune Mouse sept ans plus tard, désormais âgé de quatorze ans. Il vit à nouveau avec sa mère, dans un logement social de banlieue, un quartier dans lequel les dealers font la loi. Lorsqu’il trouve et adopte un petit chien qu’il nomme Lucky, il est loin de se douter qu’il appartient au caïd de la cité.

 

Avec Cat, une jeune fille rencontrée par hasard (il notera lui-même le sort un peu forcé de « Cat & Mouse »), Mouse va lutter de manière non violente contre la drogue, par le tag notamment, présenté comme un outil artistique et dénonciateur.

 

Ce volume s’attarde davantage sur les différences de milieu social, la non-violence, la lutte contre la drogue, les liens familiaux, le mensonge. Si l’on a du plaisir à retrouver l’un des personnages de la belle étoile (et les autres apparaissent plus rapidement), je trouve cette nouvelle intrigue beaucoup plus fade et vaine.

 

Ce titre fonctionnera sans doute bien dans l’effet « série », même si les deux peuvent se lire tout à fait indépendamment, je le trouve toutefois beaucoup moins riche dans la réflexion et la pertinence de la psychologie des personnages par rapport au précédent.

 

 

Conseillé par l’éditeur à partir de 11 ans également.

 

 

 

Dites les gens de chez Nathan, il faudrait choisir : sur les couvertures un macaron imprimé indique « par l’auteure des filles au chocolat », et en fin d’ouvrage, on trouve une notice sur l’autrice Cathy Cassidy. ;-)

 

 

Nathan, juin 2018, 264 pages, prix : 15,95 €, ISBN : 9782-2-09-258013-4

 

 

 

 

Crédit Photos couvertures : Laurence Ningre / Anne-Lise Dugat / éd. Nathan

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Dancers - Jean-Philippe Blondel

22 Août 2018, 09:00am

Publié par Laure

Je peux bien l’avouer, j’ai lu tout Jean-Philippe Blondel, du moins tout ce qui est publié à ce jour et facile à trouver. Il doit bien y avoir quelques nouvelles ici ou là sur lesquelles je n’ai pas mis la main.

 

C’est peut-être même le seul auteur envers qui j’ai cette fidélité. Alors forcément parfois je suis un brin déçue. C’est un peu le cas de ce Dancers, même si là, c’est sans doute une question d’âge : je ne suis plus le public cible de cette collection, il y a bien longtemps que je n’ai plus quinze ans. Néanmoins j’ai adoré grand nombre des romans ados de Jean-Philippe Blondel.

 

Celui-ci m’est apparu plus fade, trop lisse, trop scolaire. Parfait dans la forme et le fonds, on peut même déjà y voir les questions des débats en Prix des Lecteurs. Mais il ne m’a pas touchée, pas émue. Et c’est sans doute ce que j’attends avant tout de mes lectures.

 

Trois adolescents l’année du bac français, en classe option danse. Anaïs, Adrien, Sanjeewa : deux garçons une fille, de mars à juin, aux parcours scolaires et familiaux différents, qui racontent leur histoire à tour de rôle. Un trio qui se mêle, se démêle, s’aime, se sépare, et la danse pour point commun. Dans des formes différentes. On y parle danse mais ça aurait pu être du foot, ou n’importe quel autre sport poussé à un niveau où le corps et le mental sont deux forces équitablement nécessaires.

 

Bien sûr, les personnages vont se révéler à eux-mêmes et ressortir grandis de l’expérience. Jean-Philippe Blondel est toujours maitre dans l’observation et l’écriture de l’intime. Quant à la fin, je reste un peu en suspens, je ne suis pas sûre de l’interprétation qu’il faille en faire.

 

Du bon boulot, mais qui a pour moi un goût d’exercice (bien) appliqué, sans le petit plus qui aurait pu m’enthousiasmer.

 

 

 

Pourquoi je l’ai lu : parce que c’est Jean-Philippe Blondel.

 

Où et comment je l’ai lu : sur ma nouvelle liseuse un soir de canicule au jardin, en service de presse numérique proposé par la plateforme Netgalley.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actes Sud junior, août 2018, 176 pages, prix : 13,90 €, ISBN : 978-2-330-10849-6

 

 

 

Crédit photo couverture : © proxyminder / gettyimages et éd. Actes Sud.

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Stony Bay beach (tome 1 : Sam & Jase) - Huntley Fitzpatrick

11 Août 2018, 09:58am

Publié par Laure

traduit de l'américain par Julie Lopez

 

Tout arrive dans la vie : j'ai réussi à faire lire un livre à Mosquito. Un livre en 7 ou 9 ans, c'est un exploit. Même pour le bac français, elle est passée entre les gouttes, je ne suis pas certaine qu'elle ait fini les œuvres au programme (et pourtant il y avait "au-revoir là-haut" de Pierre Lemaître !)

 

A force de lui casser les pieds cet été, elle a refusé les classiques mais accepté de piocher dans les piles qui trainent à la maison : elle voulait quelque chose de facile. Bingo.

 

Voici donc l'avis non censuré de ma petite dernière, Constance, 17 ans 1/2 :

 

Ce premier roman de Fitzpatrick est une histoire réaliste et captivante, mais seulement pour les adolescents de 15 ans. Une histoire d'amour dont on devine rapidement l'issue, un peu banale, de deux adolescents voisins dotés de tous les stéréotypes de la beauté à cet âge : cheveux longs et taches de rousseur pour elle, grand et musclé pour lui. Une relation qui ne peut être dévoilée à la mère de Samantha qui ne supporte pas ses voisins, cette grande famille nombreuse et non organisée. Il faut attendre plus de la moitié du roman pour avoir quelques péripéties intéressantes du côté de la meilleure amie Nan et d'un accident de voiture entraînant d'importantes conséquences.

Les personnages sont toutefois attachants, les différents caractères et différentes personnalités laissent une histoire réaliste.

Ce roman est facile et rapide à lire et reste plutôt pas mal. Je ne sais pas si je lirai son second roman qui est concentré sur deux personnages secondaires du premier.

 

 

 

Nathan, janvier 2018, 538 pages, prix : 17,95 €, ISBN : 978-2-09-257515-4

 

 

 

Crédit photo couverture :  © Laurence Ningre et éd. Nathan

 

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Qui ment ? - Karen M. McManus

18 Juillet 2018, 14:13pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Delcourt

 

 

 

Cinq lycéens sont collés pour avoir apporté des téléphones portables en cours et s’être fait surprendre par leur professeur. Cinq élèves aux hobbies et à la personnalité très différents : il y a Simon, qui alimentait un journal à potins, Bronwyn, la sage et bonne élève, Nate, le dealer, Cooper, le sportif, et enfin Addy la jolie fille sympa.

 

Mais très vite Simon meurt d’un choc anaphylactique : tout le monde connaissait pourtant son allergie aux arachides et sa méticulosité à éviter celles-ci, alors comment a-t-il pu boire de l’eau dans un récipient ayant contenu de l’huile d’arachide, lui qui ne buvait que dans sa propre gourde ? Quelqu’un a bien dû vouloir le tuer !  Les quatre autres lycéens sont donc suspects.

 

Peu à peu le lecteur va découvrir les secrets des uns et des autres, jusqu’au dénouement qui révélera le coupable.

 

Les secrets et défauts des lycéens étant assez vite connus, le roman s’enlise dans un bavardage creux et fade que j’ai trouvé bien ennuyeux. La fin est pourtant inattendue et plutôt bien menée, il est donc dommage que les trois premiers quarts soient aussi insipides (et longs !)

 

Le découpage égrène le calendrier en donnant successivement la parole aux quatre protagonistes, mais rien ne les différencie dans le discours, leur façon d’être et de s’exprimer, c’est fort dommage dans un roman choral.

 

 

Bref c’était l’été, le camping, les doigts de pied en éventail à la piscine, sinon je ne l’aurais même pas fini… Je n’en garderai pas un grand souvenir.

 

 

 

 

Nathan, mars 2018, 459 pages, prix : 17,95 €, ISBN : 978-2-09-257521-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © diverses banques d’images et éd. Nathan

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Si c’est pour l’éternité – Tommy Wallach

17 Juillet 2018, 13:35pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Anne Guitton

 

 

Parker Santé a 17 ans, et la particularité d’avoir perdu la parole cinq ans auparavant, au décès de son père dans un accident de voiture dans laquelle il se trouvait également. Il préfère développer ses talents de pickpocket dans les hôtels de luxe de San Francisco que de fréquenter le lycée. Il a une façon bien à lui de voir la redistribution des richesses. C’est ainsi qu’il va faire la connaissance de Zelda Toth, une très belle jeune femme aux cheveux d’argent.

 

Une étrange relation va naître en eux, car s’il la dépouille de son argent, elle ne lui en veut pas pour autant, à quoi bon, elle envisage de se suicider quelques jours plus tard. Il va dès lors faire tout ce qu’il peut pour la faire changer d’avis.

 

J’ai adoré ce roman pour adolescents : son humour, sa fantaisie, son originalité ont fait mouche. Écrit à la façon d’un journal à la première personne, le lecteur découvre aussi que le jeune Parker consacre du temps à l’écriture de fiction, ses contes insérés dans le récit apportent une touche complémentaire à l’ensemble du roman. Si je ne suis pas fan de l’élément fantastique de l’intrigue, peu importe, je me suis laissé embarquer dans l’histoire.

 

Que faire de sa vie, trouver quelqu’un sur sa route qui vous redonne espoir et vous aide à croire en vous, être prêt pour le premier amour, sont quelques-uns des éléments abordés ici. J’ai aimé l’audace de l’auteur dans ses choix, sa fantaisie et sa légère impertinence dans les dialogues. Une très bonne surprise !

 

 

 

Nathan, février 2018, 314 pages, prix : 16,95 €, ISBN : 978-2-09-257490-4

 

 

 

Crédit photo couverture : © 2016, Ali Smith / éd. Nathan.

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