Les jardins d'Hélène

livr'ados

Le ciel est partout - Jandy Nelson

25 Mai 2010, 20:32pm

Publié par Laure

 

Traduit de l'américain parNathalie Perronny

ciel-est-partout.jpgBon … Clarabel, tu peux me frapper, me haïr jusqu’à la fin des temps, (idem pour toutes celles qui en ont fait l’éloge, car je n’ai pas encore trouvé un seul billet négatif sur ce livre !) : je n’ai pas aimé ce roman.

Revenons sur le pitch, rapidement. Lennie (que ses amis surnomment John Lennon pour sa passion pour la musique, elle joue d’ailleurs de la clarinette), 17 ans, vient de perdre sa sœur aînée, Bailey, 19 ans, décédée subitement d’un problème cardiaque. C’est déjà pas facile la vie quand votre mère vous a abandonnée à l’âge de un an pour courir le monde et quand il faut traverser l’adolescence sans trop de repères, même dans un foyer aimant entre grand-mère Manou et oncle Big, qui  font de leur mieux pourtant. Alors quand à ce drame douloureux s’ajoute le trouble de deux garçons qui lui renversent le cœur, Lennie peine un peu à trouver sa voie.

C’est un roman sur le deuil, l’amour, la culpabilité d’aimer malgré la douleur, le passage de la chrysalide au papillon, rien de bien nouveau sous le soleil (j’ai sans cesse pensé à Un endroit où se cacher et Metal mélodie, lus récemment), sauf qu’à l’inverse de ces romans que je trouvais riches dans le développement de leur intrigue, là je me suis ennuyée ferme. J’ai songé abandonner plusieurs fois, tant finalement l’auteur me semble gloser en permanence sur la même chose, sans jamais avancer. Il ne se passe quand même quasiment rien pendant plus de 300 pages !

p.73 : « Qu’est-ce qui cloche, chez moi ? Comment une fille normale peut-elle avoir envie d’embrasser tous les garçons qu’elle croise à un enterrement, ou d’étriper un mec dans un arbre après être sortie avec le petit ami de sa sœur la nuit d’avant ? Et d’ailleurs, comment une fille normale peut-elle sortir avec le petit ami de sa sœur tout court ? »

p. 137 : « Je voulais lui dire qu’on ne pouvait pas se revoir. Pas après ma promesse à Bailey. Pas après mon baiser avec Joe. Pas après l’interrogatoire de Manou. Pas après ma séance d’introspection qui m’a valu de découvrir un semblant de conscience morale. Je voulais lui dire qu’il fallait mettre un terme à cette histoire, penser à ce que Bailey ressentirait, penser à la culpabilité qui est la nôtre. Je voulais lui dire toutes ces choses, mais je ne l’ai pas fait, parce qu’à chaque fois que je m’apprêtais à l’appeler, je revivais cet instant près de sa camionnette hier soir (….) »

p. 160 : « Ce matin pour la première fois, Bailey n’a pas été ma première pensée au réveil, et je m’en suis voulu. Mais ce sentiment de culpabilité n’a pas pesé lourd face à la prise de conscience soudaine que j’étais en train de tomber amoureuse. »

Ce qui ne m’a pas aidée dans ma lecture, c’est que j’ai souvent trouvé l’écriture (traduction ?) maladroite (exemple : « Lucy et Ethel nous emboîtent le pas sur quelques mètres avant de faire demi-tour pour rentrer chez elles après un indéchiffrable échange avec lui. » hum, un indéchiffrable échange avec lui ? Et ce tic de langage, récurrent : « Cils. Cils. Cils ». (mouais) Mais là je marche sur des œufs, j’ai reçu les épreuves non corrigées et non le roman définitif).

Les petits mots reproduits sur des bouts de papier éparpillés dans des endroits improbables ne m’ont pas paru utiles (l’explication sur « trouvé à tel endroit » arrive bien trop tard), et les réflexions sentimentales m’ont paru souvent à la limite du cul-cul / mièvre. La partie « révélation » sur le lien mère / grand-mère, qui redonne un peu de densité au roman arrive bien trop tard aussi à mon goût.

Quelques points positifs quand même : les personnages de la grand-mère Manou et de l’oncle Big, les références aux Hauts de Hurlevent et quelques autres classiques,  et la conclusion (bien que sans surprise, mais salvatrice, enfin) : « Le deuil, c’est pour la vie. Ça ne s’en va jamais ; ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle. Je ne cesserai jamais de faire le deuil de Bailey pour la  bonne raison que je ne cesserai jamais de l’aimer. C’est comme ça. L’amour et le deuil sont liés, l’un ne va pas sans l’autre. Tout ce que je peux faire, c’est l’aimer, aimer le monde, et célébrer sa vie en vivant la  mienne avec audace, joie et courage. » (p. 305)

Je crois qu’il y a des moments propices à certaines lectures, et d’autres moins. Ce roman a de toute évidence souffert de sa comparaison avec les deux romans lus dernièrement et brassant les mêmes thèmes, comparaison involontaire, simple aléa de l’enchaînement des lectures. Or ce ciel-là n’arrive pas à la cheville des deux autres, mais ça n’engage que moi. De même je verse sans doute peu dans la comédie sentimentale pour young adults version américano-puritaine, j’attends un peu plus d’un roman – même jeunesse, ou faut-il dire : surtout jeunesse ! - qu’un je t’aime moi non plus mais ciel j’ai pas le droit mais je t’aime alors comment je fais bah euh je t’aime quand même parce que mon petit cœur tout mou blablabla. (Tuez-moi)

Je vous laisse avec cet extrait qui explique le titre : p.141 « Il y a des années de cela, j’étais allongée sur le dos dans le jardin de Manou quand Big m’a demandé ce que je fabriquais. Je lui ai répondu que j’observais le ciel.  Il m’a rétorqué : « C’est une vision de l’esprit, Lennie, le ciel est partout, il commence à tes pieds. » 

Les billets (tous enthousiastes, je suis la seule sans cœur) d’Amanda, Thalie, Lily et ses livres, Gaëlle, et sans doute encore beaucoup à venir, ce livre ayant été largement proposé en SP à la blogo.

Nota : j'envoie volontiers mon exemplaire à toute personne qui le souhaite, à sa guise ensuite de le faire suivre à d'autres, de le garder, etc. Me contacter par mail.)

Gallimard jeunesse, coll. Scripto, mai 2010, 331 pages, prix : 11 €

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Crédit photo couverture : éd. Gallimard.

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Metal mélodie - Maryvonne Rippert

22 Mai 2010, 15:50pm

Publié par Laure

metal-melodie.jpgS’il n’y avait eu le billet enthousiaste de Clarabel, je n’aurais jamais porté un regard à ce roman, question de couverture sans doute, qui ne me « parle » absolument pas. (Et pourtant elle prend tout son sens après lecture !) Mais "un roman pour les adolescents et leurs mères"… quand on est mère d’ados, déjà, ça vous parle un peu plus. Ma lecture remonte à plus d’un mois, je l’ai dévoré en une journée sur la terrasse ensoleillée à l’île de Ré, je ne remets la main dessus qu’aujourd’hui, l’ayant bien logiquement passé à ma (grande) fille, qui l’a bien aimé elle aussi (pas moyen de lui en faire dire plus ).

 

C’est donc l’histoire de Luce, 16 ans, qui comme beaucoup d’adolescentes, est en pleine rébellion et la communication avec sa mère qui l’élève seule est sinon inexistante, au moins très difficile. Alors quand Luce rentre un soir et trouve une lettre de sa mère qui lui dit simplement qu’elle a dû partir quatre mois en Australie pour son travail, que le loyer est payé et que son livret jeune sera alimenté, qu’elle n’a plus qu’à se débrouiller, c’est d’abord la joie pour la jeune fille : liberté, grandes fêtes avec les copains, plus personne pour la surveiller et critiquer ses penchants gothiques…

J’ai eu un peu de mal à accepter ce préambule (quelle mère laisserait vraiment seule sa fille pendant quatre mois sans même un coup de fil et sans répondre à ses appels ?), mais passé ce cap, quelle richesse et quel beau cheminement que ce roman ! Passage inévitable à l’âge adulte, premières expériences, amours, débrouillardise et obligation de se prendre en main, tout est à la fois doux et terrible dans cette histoire (roman d’apprentissage !), mais on ne peut le lâcher avant la fin, c’est certain. Plus j’avançais et plus j’admirais l’imagination fertile de l’auteur dans les liens tissés (rapports mère-fille, avec les personnages secondaires, retour sur l’histoire de la mère, amitiés fortes sur lesquelles toujours s’appuyer…). En atours, de beaux passages sur l’Espagne et la musique, même si ce n’est pas ce que j’en retiens en premier, ils font partie de cet ensemble très travaillé, riche, et qui se lit pourtant si facilement avec tant de plaisir !

Un coup de cœur donc ! (même si l’on comprend peu à peu vers la fin ce qui a amené la maman à partir, on fait le chemin avec Luce…)

 

(dès 13 ans)

 

Lu aussi par Clarabel, Caro, Stephie, Lael, ...

 

Sur le site Adolire 

La page Facebook du livre 

 

Milan, coll. macadam, fév. 2010, 210 pages, prix : 9,50 €

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Crédit photo couverture : éd. Milan.

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Un endroit où se cacher - Joyce Carol Oates

3 Mai 2010, 19:55pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Dorothée Zumstein

un-endroit-ou-se-cacher.jpgJenna, 15 ans, flotte «  dans le bleu » opiacé de l’hôpital, polytraumatisée et seule rescapée d’un accident de voiture dans lequel sa mère a perdu la vie. Cassée de partout physiquement (seuls de forts antalgiques lui permettent de « tenir »), elle est aussi détruite psychologiquement, persuadée d’être responsable de l’accident, croyant avoir vu quelque chose sur la route et avoir donné un brutal coup de volant qui les aurait fait sortir de la route.

Quand vient enfin le temps de la rééducation, le temps de quitter l’hôpital, de se retrouver « dans le vif », sans les dérivés morphiniques, Jenna s’enfonce, refusant de vivre chez son père qui les a quittées il y a longtemps pour refaire sa vie. Bien qu’elle soit chez un oncle et une tante bienveillants, elle ne réussit pas à se rouvrir à la vie, à s’adapter à son nouveau lycée.  Quand un garçon semble s’intéresser  à elle, elle fuit. Méfiante, souffrante, malheureuse, elle va se laisser amadouer par Trina, une ado d’une classe voisine. Commence alors pour Jenna la spirale des mauvaises fréquentations, des abus en tout genre,  de l’autodestruction et de la violence. Se détruire pour se punir, se détruire pur supporter la douleur ?

C’est un cheminement douloureux et violent que décrit Joyce Carol Oates, rien n’est épargné au lecteur de la souffrance de Jenna et des dérives (drogue, alcool, viols) d’une certaine jeunesse. Malgré un début un peu flottant (Jenna émergeant du coma, on ne sait pas très bien où on est, le récit est flou et haché), on s’attache vite au personnage, et on ne peut que compatir à sa terrible situation de l'héroïne qui a perdu sa mère. Malgré la descente en enfer qu’on aimerait éviter, le lecteur saisit la lueur d’espoir dans le personnage de Crow, qui permettra une fin pas totalement désespérée !

Un endroit où se cacher est un roman pour la jeunesse (dès 13 ans) qui n’épargne pas son lectorat, allant au pire des descentes et de la dépression, parlant du deuil et de la solitude, de la violence quotidienne d’un lycée et de quelques groupes, mais qui offre une ouverture positive sur sa fin, ce qui est bien !

 

Les lectures de Marie, cathulu, Clarabel, ...

 

Albin Michel Jeunesse, coll. Wiz, février 2010, 299 pages, prix : 13,50 €

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Crédit photo couverture : © DLILLC/Corbis/ et éd. Albin Michel

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Tes seins tombent - Susie Morgenstern

27 Avril 2010, 10:18am

Publié par Laure

tes-seins-tombent.jpgSusie Morgenstern remplit son rôle de grand-mère : elle « grandmerde » avec sa petite fille Yona, 13 ans, qu’elle emmène en vacances en Corse, à Cargese où elle va chaque année. L’adolescente a des priorités bien éloignées de celles de sa grand-mère : quand celle-ci lit un roman par jour pendant les vacances, la plus jeune, elle, ne cesse de « communiquer » via son portable et ses SMS en pagaille.

Monologue autour d’une tranche de vie, sur la relation grand-mère et petite-fille, écart des générations, et pourtant échanges si importants et si riches ! L’auteur revient également sur sa propre grand-mère, parle de ses enfants, de sa passion de lire, de ses rencontres dans les salons du livre, humour autour des rencontres sur Internet (veuve, ses amis l’ont inscrite sur un site de rencontres, et parce qu’un jour elle a rencontré un Suisse très poli dans un salon, elle choisit de ne s’intéresser qu’aux Suisses sur le net !), …

Elle est très excitée aussi à l’idée de faire rencontrer le génie scientifique Stephen Hawking à sa petite-fille, elle qui a l’habitude de rencontrer des stars au hasard de ses déplacements : Gina Lollobrigida, Rostropovitch, Bernard Kouchner… et quand ses enfants lui demandent si elle connaît des gens célèbres, elle répond : « Bernard Friot, Catherine Louis, Marie-Aude Murail, Hélène Vignal, Jacqueline Duhême, François Place, Corinne Lovera-Vitali, Pierre Bottero, Jeanne Benameur, et plus la liste s’allonge, plus s’allongent leurs visages ou leurs … belles jambes. » 

Roman tendre qui ne manque pas de justesse sur le temps qui passe et les marques sur le corps (« tes seins tombent ! » s’exclame d’emblée sa petite-fille), sur l’importance de la famille et de l’amitié, sur la fougue de la jeunesse, sur ce qu’on retient de sa vie quand on est une grand-mère active, bien dans sa tête et dans sa peau, comme l’est ici Susie Morgenstern !

Actes Sud junior, coll. D’une seule voix, avril 2010, 83 pages, prix : 7,80 €

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Crédit photo couverture : éd. Actes Sud junior

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Poil au nez - Cécile Chartre

20 Mars 2010, 17:39pm

Publié par Laure

poil-au-nez-copie-1.jpgAngel a 16 ans et vit seul avec sa mère, et curieusement il n’apprécie pas trop de se faire réveiller ce matin du 31 décembre 2009 par sa bande de potes qui entend bien passer la journée et le réveillon avec lui, tous ensemble. Angel, encore en pyjama, un vieux truc moche à rayures (mais qui a une histoire), va accepter de sortir comme ça dans les rues pour délirer un peu avec les copains. Pourtant, le cœur n’y est pas, car Angel ce jour-là a un rendez-vous important, un rendez-vous mystérieux qu’il attend depuis dix ans : une boîte blanche à ouvrir le 1er janvier 2010 à zéro heure zéro minute précisément.

Au fil du texte et de cette journée du 31 décembre 2009, on remonte avec Alex dix ans en arrière, le 31 décembre 1999, jour de la mort de son père. Ce père adoré, à l’humour imbattable, son père et sa sacrée moustache, fièrement portée aussi par Angel aujourd’hui. Dans son récit, Angel s’adresse à son père et le lecteur chemine avec lui, ému, du bonheur familial au drame de la disparition, au chagrin et à la douleur de l’absence, jusqu’à la reconstruction. C’est émouvant, touchant, parce que chaque phrase est bien choisie et juste. Et c’est très fort aussi, parce que malgré tout c’est drôle, enjoué, vivant.

Encore une belle pépite de littérature jeunesse comme je les aime !

 

J’avais déjà beaucoup aimé Joyeux ornithorynque, son précédent (et premier je crois) roman, je n’avais pas fait de billet (parce que parfois aussi je suis très fainéante), je vous renvoie à celui de Clarabel !

 

Cécile Chartre est née à Pau en 1971, et elle travaille comme bibliothécaire jeunesse à Jurançon, dans les Pyrénées-Atlantiques.

 

Un coup de cœur pour Marie, pour Gaëlle, pour Mel de la soupe de l’espace et l’avis de Clarabel, …

 

Rouergue, coll. DoAdo, janvier 2010, 90 pages, prix : 6,50 €

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Crédit photo couverture : © Frank Secka et éd. du Rouergue.

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Point de côté - Anne Percin

9 Mars 2010, 17:50pm

Publié par Laure

point de coteFormidable Anne Percin, elle sera vraiment ma découverte de l’année 2010 ! Son bonheur fantôme m’avait ravie, l’âge d’ange m’avait tourneboulée tout autant, et j’ai eu envie de retrouver Pierre, le héros de Bonheur fantôme, dix ans plus tôt, quand il avait 17 ans, en classe de Terminale à Strasbourg.
Point de côté a été publié en 2006 dans la collection jeunesse de Thierry Magnier, mais si l’on se réfère au temps de la narration, on est juillet 1999, Pierre a 17 ans, et va nous donner à lire ses trois cahiers, journaux intimes d’une année scolaire. Pierre est déprimé, mal dans sa peau, ne se remet pas de l’accident qui a vu mourir son jumeau Eric, 7 ans plus tôt. Alors c’est simple, lui aussi il va partir, en hommage, le 1er août 2002. Suicide programmé. D’ici là…écrire. « Pour mon père, nous sommes une famille bien tranquille. Mon frère est mort, ma tante est morte, ma mère se finit au Temesta et moi je me rate au Lexomil mais, à part ça, tout baigne. » (p. 62)

Ce premier cahier de Pierre est troublant, tant il aurait pu être écrit par Blondel, d’autant plus flagrant quand on sort juste de la lecture de Blog : similitude des thèmes, de l’écriture (celle de Blondel est à peine plus orale peut-être), c’est à croire que Percin et lui ont été frère et sœur de plume dans une autre vie. Ou dans celle-ci.

Point de côté est un roman violent, dur, touchant, émouvant, sensible, effrayant, troublant, mais c’est aussi une très belle histoire d’amour, une renaissance. Si vous avez lu Bonheur fantôme, je vous en supplie, lisez aussi celui-ci. Ou faites l’inverse, commencez par celui-ci. Non ce n’est pas une histoire où les petits oiseaux font cui-cui et le soleil brille, c’est une histoire où il pleut souvent et qui fera peur aux bien-pensants, pensez-donc : la mort d’un enfant, la dépression, la maladie, le suicide chez les adolescents, l’homosexualité, … mais je vous rassure, c’est une histoire positive au final et qui saura toucher les adolescents, et ceux qui  ne le sont plus.

Et puis toutes ces scènes dans les rues de Strasbourg, le Strasbourg de mon adolescence, celui habité pendant vingt ans, toutes ces rues ces places ces quartiers et cette cathédrale que je visualise encore, forcément qu’il était aussi fait pour moi ce roman !

 

En page liminaire on nous dit aussi que Point de côté est le premier roman publié d’Anne Percin, un texte démarré à 18 ans et réécrit 3 fois en 15 ans… ben moi je dis que ça valait vraiment le coup de persévérer (et cette même page nous dit aussi qu’elle en a plein d’autres, écrits ou à écrire )

 

Thierry Magnier, octobre 2006, 159 pages, prix : 8 €

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Crédit photo couverture : © Claude Cachin et éd. Thierry Magnier

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Blog - Jean-Philippe Blondel

3 Mars 2010, 07:04am

Publié par Laure

Lors de la rencontre à la bibliothèque et avec les collégiens du département le mois dernier, Jean-Philippe Blondel avait aiguisé notre curiosité en nous parlant brièvement de son nouveau roman pour ados : Blog, chez Actes Sud Junior.

blog jpbUn adolescent de seize ans raconte à la première personne combien il s'est senti trahi et anéanti quand il a découvert que son père lisait son blog sur Internet, SON BLOG, son espace de liberté, son espace privé auquel d'autres peuvent accéder, mais son père ?! C'est de l'espionnage, un viol intime et intellectuel ! [Je ne suis pas d'accord avec le terme de viol virtuel utilisé dans le roman et sur la 4ème de couv', certes ce n'est pas un viol au sens physique habituel du terme, mais la souffrance du jeune homme est toute réelle, elle !] En colère, il décide de ne plus adresser la parole à son père, malgré les excuses de ce dernier. La vie devient pénible à la maison dans ce silence pesant, entre la petite sœur Nina qui est une vraie peste (m'a beaucoup amusée, ce personnage !) et la mère qui essaie d'arrondir les angles comme le font toutes les mères du monde. Pour se racheter, son père, va lui offrir un carton contenant un vrai trésor, une boîte de Pandore que vous ne pouvez plus refermer une fois ouverte : ses journaux intimes d'adolescent, à l'ère de l'encre et du papier, sa vie et ses souvenirs tout droit sortis des années 80. D'abord réticent, notre ado (on ne sait pas son prénom, il n'est jamais nommé) va se plonger dans la vie passée de son père et y découvrir bien des choses qu'il ne soupçonnait pas, dont un terrible accident que son père a toujours tu pour le protéger...

 

J'ai énormément aimé ce roman, car on y retrouve tout l'univers de Blondel, dans une construction habile et intéressante sans qu'elle soit pour autant artificielle : l'histoire du blog, même si elle permet une approche très juste de l'adolescence et du rapport des jeunes à Internet et de la vraie vie d'aujourd'hui, n'est finalement qu'un prétexte, pour offrir un très beau roman sur la fragilité : fragilité des êtres, fragilité de la vie, fragilité des relations.... Profite d'aujourd'hui, tu ne sais pas ce que sera demain, et tout peut s'arrêter tout à l'heure.

Roman sensible et juste, ancré dans une réalité passée et présente par un aller-retour constant entre le passé de Philippe, le père (ah, ces années 80 ! rien à voir mais Enola Gay d'OMD entendu au même moment m'a trotté dans la tête pendant une bonne partie de ma lecture) et le présent du fils, roman profondément humain sur la transmission, le rapport père-fils, la force vitale et la puissance de l'amitié, la naissance de l'amour (le rôle d'Anne-So évolue tout au long du roman), le passage à l'âge adulte....
De même réapparaissent des thèmes forts déjà entrevus dans ses précédents livres : la perte d'un frère, la famille, la construction de soi, l'écriture. Par le biais du journal intime / et du blog, l'auteur aborde le rôle que peut jouer l'écriture de l'intime (puis l'écriture tout court) dans une vie : pourquoi on écrit, à quoi ça sert, qu'en fait-on...

p.62 : « Quand j'ai arrêté d'écrire, je me suis dit que la fiction, c'était peut-être ma façon de réduire la souffrance. De la maîtriser. Et surtout, de n'être jamais seul. »

 

Comme souvent en littérature, il faut traverser des moments douloureux pour apercevoir à nouveau l'espoir et la joie de vivre : c'est tout le cheminement de ce petit roman ado qui s'achève sur une note positive et heureuse !

 

(dès 13 ans)

 

Et parce que Blondel œuvre en un fin observateur discret des blogs, je vous livre ce paragraphe à méditer :

p. 31 : « Je ne me mets pas en valeur. J'ai vu, en lisant d'autres blogs, que c'était un vrai risque. Le blog, ça te donne l'impression d'exister et d'être puissant, et de là à te prendre le melon, il n'y a qu'un pas – surtout quand ceux qui lâchent des coms ne font que te brosser dans le sens du poil. Moi, j 'ai opté pour l'angle inférieur – pour l'autodérision. Certains me font remarquer qu'en fait, c'est encore plus tordu. Que c'est de la fausse humilité pour se faire cajoler et vous savez quoi ? - je crois qu'ils n'ont pas tort. A chacun sa technique. La mienne, c'est de me déprécier constamment jusqu'à piquer la curiosité des lecteurs, pour qu'ils soient tentés de vérifier mes affirmations. »

(I totally agree)

 

 

Actes Sud junior, mars 2010, 114 pages, prix : 10 €

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Crédit photo couverture : © Plainpicture / Jens Rufenach et Actes Sud junior

 

Ma lecture, version off...

Je devance les médisants ? Ce n'est pas parce que Blondel est venu parler de ses livres le mois dernier que tout à coup je vais idolâtrer son œuvre. C'est un hasard d'enchaînement, j'ai aimé le baby sitter et j'ai aimé blog pour leur translation d'une réalité quotidienne et les résonances qu'ils ont eu en moi. Peut-être que je n'aimerai pas son prochain roman ! Tout comme je ne me sens toujours pas de défendre ou conseiller A contretemps, par exemple...

Peut-être que blog m'a touchée parce que j'ai été ado pendant les années 80 (un tout petit peu plus tard que l'auteur, moi c'était plutôt 1985-1989) et que j'ai aujourd'hui un fils de seize ans, en classe de seconde, pour qui MSN et Facebook sont une respiration secondaire comme pour le personnage du livre !

D'ailleurs, devant interrompre ma lecture pour aller préparer à manger (la tribu commençait à trouver qu'un dimanche à 13h maman quand est-ce qu'on maaaange ?!), je suis allée frapper à sa porte : « Si je te dis S+KOH, ça te fait penser à quoi ? » - « C'est une base : soufre et potassium dans une base de... », (m'épatera toujours ce garçon !) - « Je te donne le sous-titre : p. 39 : Souffre et Potasse – journal lycéen des établissements de la ville de T., c'est génial non ? (je ris toujours !) Bon, apparemment ça ne fait rire que moi, fiston replongeant illico dans son forum de guitaristes, génération internet je vous disais.... !

 

Et pour l'écriture de l'intime évidemment ! Pour ceux qui me connaissent un peu sur le net, vous savez qu'entre 1999 et la création du blog (depuis aussi, mais nettement moins), j'ai suivi la naissance et accompagné ce qui était nouveau à l'époque : les journaux intimes online, au point même d'en théoriser via quelques articles dans des webzines éphémères, de me passionner pour les ouvrages documentaires de Philippe Lejeune et de tout ce que je pouvais trouver sur le sujet. Donc forcément, cela m'a passionnée aussi dans Blog !

p. 47 : « C'est pour ça sans doute que j'écris. Parce que tant qu'à faire, quand on ne peut partager l'intime avec personne mais qu'on ne se sent pas capable de garder des secrets, alors autant viser l'anonymat, tout le monde, personne, un « vous » général dans lequel on se noie. »

 

Et cette évolution du personnage : p.51 : « Je suis remonté aux premiers articles. C'est à tomber par terre de nullité. Ce sont les articles où je me sens encore obligé d'écrire « lol » ou « mdr » tous les trois mots, de souligner l'ironie avec des accents circonflexes (« quelle surprise ^^! », et de poster des photos de séries télévisées ou de mannequins. […] Plus les mois passent et plus mes articles s'enrichissent et moins j'utilise des kiffe et des mouhaha. Quand la phrase s'allonge, la peau se dévoile. En me cachant sous les mots, je mets en scène le plus impudique des strip-teases. »

(enfin quelqu'un qui me comprend, merci, que passé 16 ans les lol et les mdr en rafale, pfff)

 

 

Et la fragilité du temps qui passe : p. 71 « qu'après, il y aurait une vie à inventer, des ponts à construire, des territoires à explorer. Loin d'ici. Avec une sœur qui s'émancipe. Des parents qui vieillissent. Se rapetissent. T'invitent le dimanche midi et s'endorment dans le canapé. Ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. La fragilité de tout ça. »

 

Et sur le journal, pour finir, parce que j'ai vraiment ri, cliché quand tu les tiens ! :

p.76 (Anne-So à propos de son père sur les journaux intimes) : « - il pense que c'est pour les femmes ou les tapettes, tu vois le niveau. - Tu l'as prévenu que j'avais un blog, et que donc, je suis une tapette électronique ? »

 

 

Maintenant à vous de jouer, c'est en vente libre et ça ne nuit pas à la santé, ça peut (peut-être) juste entraîner un débordement lacrymal, mais qu'est-ce que c'est bon !


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Bleu de Rose - Marie Chartres

23 Février 2010, 09:55am

Publié par Laure

bleu de roseUn roman sensibilité à fleur de peau et piquants dans le ventre, que ce petit Bleu de Rose. Rose, 15 ans, est une fille un peu bizarre, qui surtout n’accepte pas l’injustice qui frappe sa famille : son frère Nathan, 17 ans, a des araignées qui tissent des toiles dans ses poumons, mucoviscidose, c’est inéluctable. La famille vit au rythme de ses crises et du sort qui se profile. Nathan voudrait connaître l’amour avant de partir, Rose l’entend mais qu’y peut-elle ?

Et Rose rencontre Zeus, un type étrange qui photographie les nageurs en train de plonger à la piscine, un type qui lui fait perdre tous ses moyens. Mais Zeus a une sœur de 17 ans, belle, libre, Iris, même âge que Nathan…

C’est un récit qui m’a souvent déstabilisée, contrariée, pas réussi à m’accrocher, tout en me donnant envie de connaître la suite quand même… pas clair : j’ai eu du mal avec l’écriture parfois saccadée, les histoires bizarres, les phrases « résumé » en gras, mais au final, ce rythme participe bien du personnage, dans sa colère, sa rage, son trouble, ses émotions. Il ressort de ce livre bien sûr une grande tristesse, beaucoup d’émotion, mais tout en subtilité, décalage, justesse. Une fin un peu trop rapide, qui dit l’essentiel tout en éludant beaucoup quand même, un roman qui laisse une trace parce qu’il ose aborder en littérature de jeunesse la maladie et la mort, tout en la liant à un autre espoir de vie dans l’amour et l’amitié. Un roman de passage (à l’âge adulte), d’apprentissage, sensible et fort, mais pour lequel je n’ai pas le même coup de cœur que Clarabel. 

  

p. 27 : "Je ne suis pas claire. C'est ce que maman me reproche. Elle dit : "Rose, tu es compliquée." Je suis tout emmêlée, je le sais bien. Dans mon corps, il y a des noeuds partout et je crois que les autres le voient, même ceux qui ne me connaissent pas. Je crois qu'ils ont peur de m'approcher. Ils n'ont peut-être pas envie de passer leur temps à me démêler. Le désordre, ça fait peur. On n'y touche pas, on a peur de ce qu'on peut trouver en dessous."

Le blog de l’auteur
 (peu fourni, dommage...)

 

(Et de grâce, si l’école des Loisirs est capable de très belles couvertures, elle est aussi capable du pire avec celle-ci, ne vous arrêtez pas à cette illustration, quelle horreur !)

 

Un livre qui peut s'inscrire dans le challenge "coups de coeur de la blogosphère" de Theoma

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L’Ecole des Loisirs, coll. Medium, 122 pages, prix : 8,50 €

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Crédit photo : © Sereg et l’Ecole des Loisirs

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L'âge d'ange - Anne Percin

22 Février 2010, 07:19am

Publié par Laure

age d'angeIl est des livres dont il est difficile de parler alors que pourtant on les a beaucoup aimés. L’âge d’ange fait partie de ceux-ci, qui vous marquent encore longtemps après, par le « choc » vécu à la lecture !

Il ne faut pas trop en dévoiler sur ce roman pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, ce serait altérer leur plaisir à venir. Le narrateur de l’histoire revient sur ce qui l’a profondément bouleversé pendant son adolescence, élève dans un lycée au Luxembourg. Passionné d’histoire grecque antique, il s’intéresse plus particulièrement à Tadeusz, un lycéen polonais, lorsqu’il réalise qu’ils ont la même passion pour ce même livre au CDI et l’empruntent à tour de rôle.

Le récit est habilement construit, car pendant plus de la moitié du livre, on ne sait pas si ce narrateur est un garçon ou une fille (on se fait son idée… et on se plante ! (ou pas, moi j’ai eu tout faux !), aucun adjectif ou participe passé ne permet de savoir…

p. 20 : « Quand je rêvais parmi les rayons, on m’aurait posé une colle si on m’avait demandé, à mon tour, de dire qui j’étais. Enfant ou vieillard ? Garçon ou fille ? Je ne savais pas. Longtemps, je n’ai pas su. J’étais un ange, peut-être. Un ange qui attend la chute. »

 

Et la chute sera violente. Ce n’est pas un livre joyeux, mais c’est un livre fort. Cette ambiguïté du départ permet des hypothèses, tout en confrontant ses héros à une réalité : l’attirance naissante, amour ou amitié, violence des émeutes de banlieue, confrontation des milieux sociaux, homophobie, et de façon plus large la construction de soi à l’adolescence, et peut-être des choix qui en résulteront plus tard. Avec un goût prononcé de tragédie (grecque), mais quel talent, cette Anne Percin ! 


A lire aussi : Bonheur fantôme, au Rouergue.

 

L’Ecole des Loisirs, coll. Medium, sept. 2008, 126 page, prix : 9,90 €

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Crédit photo couverture : © Franck Juery et éd. EDL.

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Hunger games - Suzanne Collins

20 Février 2010, 07:35am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Guillaume Fournier

 

hunger-games.jpgPrésentation de l’éditeur :

« Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras. Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l antenne. […] »


Voici le nouveau best-seller ados/young adults qui fait sensation et frémir la blogosphère. (cf le challenge de Theoma : les coups de cœur de la blogosphère). Premier titre d’une trilogie qui semble stresser les lecteurs dans l’attente des tomes suivants, j’ai cédé à la curiosité en l’empruntant à la bibliothèque. Eh bien, je crois que je vais encore faire tache dans le décor… Oui ça se lit facilement, mais c’est tellement formaté que dès que les personnages et le début de l’intrigue sont mis en place, je peux vous dire la fin. Parce qu’en plus c’est une trilogie, alors forcément hein que les héros ils meurent pas ! Ah bon il va leur arriver plein de choses ? : la tension est distillée pile là où il faut mais ça colle tellement aux émissions de téléréalité que même là, on vous trace le fil rouge sans aucune surprise. Alors au bout d’un moment, ça fait un peu longuet (la première partie traîne en longueur et aurait mérité d’être allégée, tout comme les deux dernières, sur leur fin notamment). Bien sûr il y a quelques morts (c’est le but du jeu !) et un brin de fantastique dans un univers qui pourrait être crédible, mais ce n’est qu’une pale copie d’autres créations bien plus riches et audacieuses (je pense au  Combat d'hiver
de Mourlevat, dans son aspect combat et jeux du cirque dans l’arêne, mais lui va bien plus loin dans le sort dans de ses héros). D’autres lecteurs semblent également faire le parallèle avec un roman de Koushun Takami, Battle Royale, que je ne connais pas . Chrestomanci dans sa critique dit « La lecture de The Hunger Games ne m'a pas vraiment fait réagir, parce qu'il n'y a aucune surprise, les événements s'annoncent avant ». Oui, j’adhère totalement à ces propos. J’avoue avoir pour des obligations professionnelles lu d’autres livres en interrompant ces hunger games, et me suis demandée si j’avais vraiment envie de les reprendre. Je les ai abandonnés sans problème une ou deux semaines, ne les reprenant que pour vraiment vérifier que la fin était conforme à mon hypothèse des premières pages, et parce que ça m’endormait facilement (oui, parfois on lit pour de mauvaises raisons, qui sont tout aussi révélatrices du roman en question). Bon, je sens que je vais encore me faire incendier dans les commentaires, genre « mépris pour tous ceux qui ont adoré, condescendance, irrespect de l’auteur qui y a mis tout son cœur », etc. : non, ce n’est absolument pas mon intention, je respecte les lectures de chacun, et les réactions de chacun. Pour ma part je ne peux que dire que ce best-seller ultra-formaté manque terriblement de surprise (absolument tout est prévisible !), et que même le premier chapitre du tome 2 offert en fin d’ouvrage laisse déjà imaginer ce qui va se passer dans ce fameux tome ! ça veut juste dire que ce genre de littérature n’est pas pour moi, c’est tout. Mais que j’ai eu la curiosité d’aller voir pour en parler, a minima, et même d’aller au bout.


Je n’avais pas choisi ce titre dans le cadre du Challenge de Theoma, mais puisque je l’ai lu, on va dire que ça compte quand même ?

 

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Pocket jeunesse, octobre 2009, 379 pages, prix : 17,90 €

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Crédit photo couverture : éd. pocketjeunesse



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