Les jardins d'Hélène

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Le baume du dragon - Silvana Gandolfi

2 Septembre 2008, 06:03am

Publié par Laure

Traduit de l’italien par Faustina Fiore

 

Andrew Stone, 55 ans, mal marié, est un peu déprimé au cours de son voyage au Népal avec sa femme Deborah. Un vieux sage lui demande de remettre un flacon de remède, le baume du Dragon, à sa petite-fille, la kumari royale, déesse vivante de Katmandou, une fillette d’une dizaine d’années qui perdra son statut le jour où elle perdra une goutte de sang. Mais mal dans sa peau, Andrew avale lui-même le remède et ne tarde pas à en voir les effets : il rajeunit d’une année chaque jour ! Au début c’est salutaire, mais redevenu adolescent, ça complique quand même un peu sa vie… Pour essayer d’enrayer le processus, il retrouve la kumari et part avec elle vers un lac près de l’Anapurna, baignade qui devrait stopper les effets.

Un voyage cocasse et charmant !

Ce petit roman vaut surtout pour son côté un peu farfelu et son dépaysement, les personnages sont bien campés, la gamine est exaspérante, l’épouse délaissée qu’on croise à la fin fait rire et tremblez, vous croiserez le grand yéti !

Un roman bien sympathique. Dès 11/12 ans.



 

 

Lauréat du Prix Tam-Tam / Je bouquine en 2007.

 

Ed. du Panama, fév. 2007, 174 pages, prix : 13 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Tina Mercier et éd du Panama

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Ecoute-la - Sarah Dessen

28 Août 2008, 08:51am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Frédérique Fraisse.

 

J’ai offert ce roman à une adolescente de mon entourage parce qu’elle l’avait repéré et qu’il la tentait, et comme on l’avait à la bibliothèque, je l’ai lu {après} pour en avoir une idée. L’alchimie n’a pas fonctionné avec moi. J’ai d’abord trouvé ce roman très mal écrit, brouillon, ouvrant beaucoup de pistes intéressantes mais n’allant au bout d’aucune…  Ce qui est déconcertant quand on lit dans les pages liminaires que l’auteur enseigne aujourd’hui l’écriture ! et que la critique faite par Sophie Pilaire sur le site de Ricochet est très positive !

Annabelle est la dernière d’une fratrie de 3 filles. Comme ses sœurs elle occupe son temps libre en faisant du mannequinat. Pas de problème d’études ni d’argent. Comme tous les adolescents américains de 16 ans (en tout cas ceux des séries télé), elle va au lycée avec sa voiture personnelle. On a là la base d’un feuilleton glamour léger. Ce n’est pas la voie que suivra l’auteur, puisqu’Annabelle n’arrive pas à exprimer sa solitude et ce qui ne va pas pour elle, en particulier la souffrance de sa sœur anorexique. Arrive l’étrange Phil, solitaire qui écoute de la musique électro, musique qu’elle n’aime pas du tout, mais peu à peu elle se lie d’amitié avec Phil. Anorexie, viol, premières amours, jalousie et vexations des copines, un mélange étrange où rien ne me semble cohérent ni abouti, ou alors dans une façon de penser qui n’est pas la mienne.

 

 

Pocket jeunesse, juin 2007, 381 pages, prix : 17 €

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : © Marc Boutavant et éd. Pocket jeunesse

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Emma - Sophie Tasma

6 Juillet 2008, 07:10am

Publié par Laure

Un été dans une maison en bord de mer louée chaque année pour les vacances. Emma, 15 ans, est avec son père Pierre et sa 3ème femme, Irène. Ce couple a eu une petite fille, Lola. Pierre a donc eu 3 épouses : Nina, avec qui il a eu Jérôme, Léa, avec qui il a eu Emma, et enfin Irène, avec qui il a eu Lola.

Période trouble de l’adolescence où l’on est mal dans sa peau. Emma n’y échappe pas, se sent mal dans son corps, dans sa tête aussi. Il y a cette poitrine qu’elle trouve trop encombrante, et cette belle-mère à qui elle n’a finalement rien à reprocher. Son grand demi-frère Jérôme arrive avec son copain de toujours, Vincent, qu’elle connaît depuis l’enfance, mais cet été-là, Emma et Vincent ne vont plus se regarder de la même façon …

C’est surtout le malaise, l’ambiguïté et le mal-être qui ressortent de ce roman sur l’adolescence et le flirt, la première relation amoureuse, la jalousie, la violence ou le danger qu’on provoque sans en percevoir les vrais risques… Faire du mal aux uns pour attirer le regard des autres, l’indécision ou la provocation irréfléchie d’adolescents qui se cherchent : c’est finalement assez banal, mais c’est bien vu, bien écrit. J’ai bien aimé !

 

A conseiller dès 14 ans.

 

L’avis de Clarabel 
 

L’école des loisirs, collection Medium, sept. 1995, 192 pages, prix : 7,90 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © « Zopfflechtende », tableau de August Wilheim Dressler, 1921 / et éd. Ecole des Loisirs.

 

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La dernière licorne - Eva Kavian

7 Mai 2008, 05:20am

Publié par Laure

Voici une auteure belge francophone dont je n’avais jamais entendu parler, et son dernier roman (pour adolescents, mais pas seulement), m’a été conseillé par Nicoletta. Nicoletta n’a pas de blog, mais elle est fidèle lectrice de ces jardins, et j’ai eu l’occasion de la rencontrer au Salon du Livre de Paris il y a quelques semaines car elle est aussi jurée cette année pour le Grand Prix des Lectrices de Elle.

 

Une bien belle découverte donc, surprenante, touchante.

 

Anna et Paula sont deux sœurs que deux petites années séparent. C’est Paula, la plus jeune des deux (14 ans), qui nous raconte l’histoire.

Tout commence à la mort de son grand-père, âgé, aphasique, euthanasié par sa grande sœur, à la demande de ce dernier. J’avoue que là, nous Français pas encore très clairs sur cette question de l’euthanasie active, on tique un peu. Retour en arrière : Anna et Paula, alors respectivement âgées de 8 et 6 ans, jouaient à la poupée quand Paula a basculé. Anna a perdu l’équilibre. Toutes deux ont chuté dans l’escalier. Si Paula s’en est tirée avec une vilaine bosse, Anna est restée handicapée, aphasique, ne pouvant que très peu s’exprimer verbalement. Après l’accident, leur mère a tout arrêté pour se consacrer à la rééducation de sa fille.

Paula souffre beaucoup de ne plus se sentir exister pour sa mère, tout ne tourne qu’autour d’Anna, son quotidien, sa différence. Mais quand il s’agit d’éviter à Anna d’aller en centre psychiatrique pour calmer le jeu du côté de l’enquête sur l’euthanasie du grand-père, Paula, qui a appris avec le temps à comprendre le fonctionnement de sa grande sœur, se fait passer pour elle.

Et ce sont là les pages les plus troublantes du roman. Cet univers psychiatrique que l’auteur décrit à merveille, empreint d’humanité incomprise. Paula ressortira transformée de cette expérience. (Là aussi, un peu surprenant pour le lecteur, mais on joue le jeu d’y croire).

Roman sur le handicap, la différence, la vie qui continue, le sentiment d’abandon d’une petite fille par sa mère que la sœur différente accapare, la culpabilité d’être à l’origine de l’accident, et puis dans tout cela, des préoccupations bien légères d’adolescentes râleuses et du positif : les garçons, le premier amour, les profs, les cours, Anna qui réussit à vivre seule, sortir, travailler...

Vraiment, un roman touchant sur un sujet pas si courant, et bien cerné, humainement et respectueusement décrit par son auteur. Un univers que l’auteur a approché en travaillant comme ergothérapeute dans une institution psychiatrique, avant d’écrire et d’animer des ateliers d’écriture.


(Merci Nicoletta pour ce conseil !)

 

 

 

Le site de l’auteur

Sur le blog de Brice Depasse

 

Mijade, fév. 2008, 212 pages, prix : 9 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Guy Servais et éd. Mijade

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Mon premier jour d'amour - Sophie Tasma

4 Mai 2008, 06:06am

Publié par Laure

Ah ce souvenir éternel du premier baiser ! Paul a 14 ans et comme chaque été, il est en vacances avec ses parents en Bretagne. Cette année, c’est encore pire que d’habitude : son père trop sévère lui a refusé une escapade avec ses copains dans les Cévennes, et Paul ne parvient plus à communiquer avec lui. Sa mère ne se mêle pas trop de l’affaire. Tant pis, il passera son été solitaire à apprendre sa pièce de théâtre. Mais voilà que débarque une jeune Fanny complètement délurée qui n’a pas la langue dans sa poche et ne craint pas d’affronter le père. Comme il est tentant de rejoindre le petit groupe sur la plage, même si Paul a l’interdiction de sortir le soir…


Un roman pour adolescents qui n’a rien de révolutionnaire mais qui est frais et sensible. Et pour une fois, le premier amour est traité du point de vue d’un garçon ! Un récit court mais bien sympathique.

 

J’avais découvert Sophie Tasma en littérature « adultes » chez L’Olivier, et je m’étais promis de jeter un œil à sa production jeunesse. Voilà qui est chose faite. (J’ai encore un titre en réserve !)


L’école des loisirs, coll. Medium, sept. 1999, 109 pages, prix : 7,32 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : photographie de Robert Holmgren © Fotogram-Stone Images

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Je reviens de mourir - Antoine Dole

29 Avril 2008, 13:41pm

Publié par Laure

Quand Marion débarque à Paris, elle se laisse séduire par le premier garçon venu dans un café. Très vite, Marion aime Nicolas, qui lui la bat, la prostitue, et au final la viole. Mais par amour pour lui, elle accepte tout.

En parallèle, Eve consomme des hommes alpagués sur Internet, pour ne surtout pas s’attacher. Jusqu’au jour où elle rencontre David, qui pourrait bien tout faire changer ? Bien évidemment, les deux histoires vont se rejoindre. 

J’ai lu ce livre parce qu’il fait polémique. Ma libraire a d’abord refusé de me le vendre, c’est dire ! Enfin ça ne s’est pas passé tout à fait comme cela. Je lui demandais si elle avait ce livre, elle me répondait qu’elle ne l’avait pas en stock, mais que bien sûr elle pouvait me le commander. Et la discussion a démarré là : publié dans la collection eXprim de l’éditeur Jeunesse Sarbacane, il est, si l’on en croit la collection, destiné aux 15-20 ans. Ma libraire m’explique qu’elle ne comprend pas ce que ce roman fait en jeunesse, violent, cru, pornographique sont ses propres mots. Elle me propose de me prêter son exemplaire de Service de Presse, pour que je puisse le lire, et décider ensuite de l’acheter ou non pour ma section ados à la bibliothèque. Mais elle a déjà prêté cet exemplaire à une collègue, aussi pour diverses raisons administratives, je prends ce livre chez le libraire généraliste voisin, sans attendre.

Et je le lis. Et je le fais lire autour de moi. Et l’on discute, avec des lecteurs adultes, des collègues, documentalistes, libraires… Ce livre pose un sacré problème aux bibliothécaires. Impossible de le mettre en ados, rayon accessible dès 12 ans. Le mettre en adultes ? C’est une collection jeunesse, les adultes n’y verront que du feu ? Mettre en tous les cas une restriction de prêt au niveau informatique : interdit aux moins de 16 ans ? Ou moins de 18 ? Jusqu’où engageons-nous notre responsabilité si un parent venait à se plaindre que l’on ait prêté ce livre à son enfant mineur ?

Ce livre est dur, sans espoir, violent, et pourtant pas si mal fait. Et parle aussi d’une réalité, peut-être pas si fréquente, mais qui existe. Mais est-ce vraiment à donner à lire à des adolescents ? Je fais finalement le choix de le basculer en section adultes et de l’interdire aux moins de 16 ans (sans mention apparente sur le livre, au niveau informatique uniquement). Je ne suis pas certaine que ce livre trouve sa place, du moins son lecteur.
Toujours est-il que si j’avais accepté la proposition de ma libraire jeunesse, je ne l’aurais effectivement pas acheté après lecture pour la bibliothèque. 

voir l’article de Blandine Longre sur sitartmag qui propose également d’autres liens : http://www.sitartmag.com/adole.htm 


à voir également cet article de Claude André sur le site de Citrouille qui aborde la loi de 1949 et ces nouvelles collections dont ce livre.
 


Sarbacane, coll. EXprim, 2008, 135 pages, prix : 8,50 €

Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Sarbacane.

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L'agenda - Hélène Montardre

11 Avril 2008, 20:45pm

Publié par Laure

Jérémie trouve un agenda scolaire dans la salle des revues au CDI de son collège. Son propriétaire n’a pas rempli la page d’identité / adresse, ou l’a fait avec des informations complètement farfelues. Jérémie emporte l’agenda chez lui et le lit à petites doses, quelques pages chaque jour, car ce carnet est rempli de petits mots, de petits dessins, de collages, assurément, c’est un truc de fille. L’adolescent commence à observer ses camarades, mène son enquête discrètement en recoupant les prénoms pour essayer de deviner qui est la propriétaire de ce carnet vert, d’autant qu’il croit comprendre que la jeune fille a perdu sa mère.

 

Et puis quelques pages avant la fin… renversement surprenant, l’auteur nous a bien mené en bateau, et ça, j’adore ! Je me suis fait avoir en beauté : ah la force d’un roman, c’est quelque chose quand même ! Du coup le récit prend une tout autre perspective, offrant une réflexion intéressante sur le deuil, la solitude, l’amitié, le manque, l’adolescence, l’imagination.

Une réussite bluffante !

Le texte joue aussi de la typographie pour faire plus véridique, c’est secondaire mais ça plaira sans doute aux jeunes lecteurs, du moins ça illustre le texte, le rend plus léger ou attractif.

 

A conseiller dès 12 ans. (et pas seulement aux filles !)

 

Rageot romans, avril 2007, 122 pages, prix : 5,90 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd Rageot.

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C'est arrivé à Lucile - Anne-Laure Boselli

29 Mars 2008, 10:12am

Publié par Laure

Premier roman.

 

Une nuit, Lucile appelle son amie Alexia. L’adolescente de seize ans dort et ne veut pas répondre. Le message qu’elle trouve la réveille immédiatement et la bouleverse : le père de Lucile est décédé subitement. Comment aider sa meilleure amie ? Que dire ? Que faire auprès d’elle ?

 

Sur un temps très court et avec une économie de moyens assez impressionnante, Anne-Laure Boselli nous propose un roman sensible et délicat sur l’impuissance face à la mort, mais sur l’importance de l’amitié. Plus que les phases du deuil qui n’ont pas le temps ici d’être développées, c’est sur cette impuissance et maladresse d’Alexia que l’auteur insiste. La jeune fille « se sent nulle », ne sait pas quoi dire à son amie, ne sait pas comment la soutenir, mais elle est là, même désemparée, elle a répondu présente à son appel, et c’est cela qui est important. 

 Extrait p. 53 : « Les deux amies se regardent en silence. Dans leurs yeux, défilent quinze années de jeux, de rires et de larmes, de secrets partagés. Elles se sourient. Elles fixent dans le passé, pour l’éternité, leurs souvenirs d’enfants. Il y aura un avant et un après ce moment, elles le savent. Après, il n’y aura plus d’insouciance, plus de légèreté. Après, la vie ne sera plus aussi belle. L’enfance sera restée derrière, comme un livre que l’on a trop tôt refermé. La mort l’a emporté avec lui, alors que l’encre n’était pas sèche et qu’il restait des pages à écrire. »

 p. 89 : « […] J’ai perdu mon père et ça ne va pas. Oui, je pleure. Oui, ça fait mal. Non, je ne vais pas l’oublier avec le temps. Jamais. Jamais. Jamais. Je ne veux pas. Il est dans mon cœur. Il reste dans ma tête. Dans mon corps. Je suis née de lui, je suis une part de lui. Je suis faite de lui… »

Un livre coup de cœur de Ricochet, dès 12 ans.
Un livre que j’ai acheté pour Camille, évidemment. 

Ed. Alice jeunesse, janvier 2008, 92 pages, prix : 8 €
Ma note : 4,5/5
Photo couverture : Rik Wouters, Portrait de Nel Wouters (détail)

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Les baisers des autres - Carine Tardieu

15 Janvier 2008, 14:13pm

Publié par Laure

baisers-des-autres-copie-1.jpgA l’origine, les baisers des autres est un court métrage, écrit et réalisé par Carine Tardieu. Un projet né 3 mois après le décès de sa mère, qui est devenu une aventure formidable, et un film de 13 minutes 30, avec Noémie Develay dans le rôle de Sandra, Didier Agostini dans le rôle de son père, et Isabel Otero dans le rôle de sa mère. Romane Bohringer assure la voix off de Sandra. Le film remporte de nombreux prix.

En 2003, Carine Tardieu est contactée par la directrice d’Actes Sud Junior pour tirer de ce court métrage une novellisation de 90 pages. Et voilà l’ouvrage. Plus ample, plus dense.
 

Sandra, donc, est une collégienne de 15 ans. Les baisers des autres la dégoûtent, peut-être parce qu’elle les envie aussi. Mal dans sa peau, elle souffre de son surpoids, de sa boulimie, de n’être pas jolie (enfin, de se croire pas jolie), elle est toujours effacée devant les autres, même si intérieurement elle revendique son droit de ne pas être et penser comme tout le monde.

Un père assez distant hormis un baiser rituel matin et soir, une mère dépressive, un frère qui ne lui sert pas vraiment de confident, bref, Sandra a une adolescence timide et douloureuse.

Bien écrit, on se prend vite dans l’histoire de Sandra, mais voilà, on nous fait un peu la totale :  ado isolée, sans amis, trop grosse, boulimique, une mère dépressive, puis un cancer, puis un décès : la barque n’est-elle pas un peu chargée sur seulement 90 pages ? 

Le scénario en ligne  

Actes Sud Junior, coll. Ados, ciné roman : Livre + DVD, avril 2003 (rééd. 2006), 101 pages, prix : 8 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr

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La fille du papillon - Anne Mulpas

11 Janvier 2008, 10:34am

Publié par Laure

fille-du-papillon.jpgVoici un roman qui plaira à toutes les adolescentes de plus de 13-14 ans, qu’elles soient amoureuses… ou pas !

Solveig, 16 ans, vit seule avec son père depuis la mort de sa mère. Elle n’a jamais compris l’intérêt de tenir un journal intime, cette mièvrerie sirupeuse pour fillettes qui pleurnichent dans leur « cher journal », jusqu’à ce que… Solveig rencontre « Le Monde », charmant jeune homme qui rend visite régulièrement à son grand-père juste en face de chez elle.

Commence alors le « cher écran » *, car oui, Solveig vit avec son époque, elle tapote directement sur son clavier d’ordinateur. Et puis Solveig est une adolescente comme les autres, et les relations avec sa meilleure amie Manon, dite la Ni, ne sont pas toujours du goût de leurs parents, surtout quand elles sèchent les cours ou rentrent ivres mortes. De même Solveig n’est pas près d’accepter qu’une des nombreuses conquêtes de son père (d’où « la fille du papillon ») vienne remplacer sa mère. D’ailleurs, cette place N’EST PAS remplaçable.

Et que c’est compliqué la distance quand on habite Reims et que votre amoureux habite Châlons, que c’est pénible quand votre père vous prive de sortie alors que vous ne rêvez que d’une chose : un baiser du « Monde »…  Et la première fois ? C’est tout aussi tentant qu’effrayant, non ?

Un joli roman vif et frais, romantique et réaliste, sentimental et violent, un vrai joli reflet de l’adolescence amoureuse d’aujourd’hui. A lire sans hésiter !

* Solveig ne dit jamais « cher écran » mais je fais volontairement des allusions aux ouvrages de Philippe Lejeune

Lu aussi par Elfe.

 

Ed. Sarbacane, coll. Exprim’, sept. 2006, 217 pages, prix : 9 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : ©Image source Limited, éd. sarbacane et Amazon.fr

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