La vie domestique, un film d'Isabelle Czajka (2013)
Durée : 1h33
Avec Emmanuelle Devos, Natacha Régnier, Julie Ferrier, Héléna Noguerra, ...
Synopsis : « Juliette n’était pas sûre de vouloir venir habiter dans cette banlieue résidentielle de la région parisienne. Les femmes ici ont toutes la quarantaine, des enfants à élever, des maisons à entretenir et des maris qui rentrent tard le soir.
Elle est maintenant certaine de ne pas vouloir devenir comme elles.
Aujourd’hui, Juliette attend une réponse pour un poste important dans une maison d’édition. Un poste qui forcément changerait sa vie de tous les jours. »
Un desperate housewives à la française, adapté d'ailleurs du roman anglais de Rachel Cusk : Arlington Park.
Juliette a emménagé avec mari et enfants dans une chic banlieue de la région parisienne, maison cossue et occupations diverses de la mère au foyer qui espère bien décrocher un nouveau job dans l'édition, animer un atelier d'écriture avec des filles de bac pro ne lui suffit plus. Les femmes du voisinage sont comme elle, mais ne travaillent pas, et se lamentent à longueur de journée d'être débordées (d'aller prendre le café chez la voisine et de coller le môme devant les dessins animés pour être tranquille).
Un regard acide sur un microcosme social où les hommes font vivre le foyer, et ne comprennent pas (et ne cherchent même pas à voir) la vacuité de la vie de leur femme, leurs déceptions ou leurs désirs. Tour à tour agaçantes ou pitoyables, échouées dans leur vie tout confort (ah le shopping au centre commercial pour s'occuper!), on n'envie pas du tout leur place. (Les dîners entre couples sont assez savoureux de réalisme machiste et de provocation sur la place de la femme dans la famille).
Seule Juliette (Emmanuelle Devos) s'acharne à faire bouger les choses mais finit comme toutes par se sacrifier. Un regard doux-amer, parfois carrément acide sur ces banlieusardes ridicules ou mères courage en wonderhousewives, qui s'émeuvent de la misère sociale qui rôde pas loin mais ne veulent surtout pas la voir à leur porte.
Un peu bavard au départ, c'est une réussite dans l'observation fine d'une certaine classe sociale, qui n'oublie pas les piques d'humour acerbe. Je serais curieuse de lire le roman que j'imagine peut-être plus subtil (humour british?)
Etoiles : 
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Synopsis : Carré (Gérard Lanvin) est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme). 3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel (Niels Arestrup). Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.
Célia raconte le drame qu'elle a traversée, de cet après-midi ensoleillé au bord de la piscine à la cellule d'une maison d'arrêt, puis au procès. Incipit : 
Eddy grandit dans une famille ouvrière qui vit de peu, dans un petit village picard. Son père a la main portée sur la boisson, sa mère trime à s’occuper de la fratrie. Très vite, Eddy devient le souffre-douleur de deux élèves du collège (et d’autres !) car il n’est pas comme tout le monde : un peu trop efféminé aux yeux de certains. Il sera victime ainsi toute son enfance et toute son adolescence de moqueries et de violences, y compris de sa propre famille, à l’encontre de son homosexualité présupposée, dans un milieu où il faut être « comme tout le monde ».


Après une dure journée passée à recevoir les touristes du monde entier, la Tour Eiffel rêve à son tour de voyager ! Elle invite l’Arc de Triomphe à l’accompagner, mais celui-ci décline, il doit se reposer car il sera fort occupé le lendemain pour le défilé du 14 juillet.