Les jardins d'Hélène

Une année au lycée : guide de survie en milieu lycéen – Fabrice Erre

6 Juin 2014, 08:15am

Publié par Laure

Une année scolaire au lycée, vue par un prof d'histoire-géo, de la prérentrée des enseignants aux résultats du bac.

J'ai passé les 3/4 de l'album à le trouver empli de clichés caricaturaux allant finalement à l'encontre de l'humour attendu, et en le reprenant une semaine plus tard pour le finir, je me suis surprise à sourire aux épreuves de passage du baccalauréat et d'ajustement des notes lors des corrections.

Comme quoi, je n'étais peut-être pas dans le bon état d'esprit en le commençant.

 

A offrir à un élève entrant en Terminale pour tester son humour ?

Et entre adultes, attention au débat houleux qui rejaillira forcément sur les défauts de l’Éducation Nationale et la nonchalance prétendue des jeunes d'aujourd'hui.

 

 

Dargaud, avril 2014, 158 pages, prix : 17,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Fabrice Erre et éd. Dargaud.

Voir les commentaires

Tu lis où ? – Géraldine Collet, ill. de Magali Le Huche

5 Juin 2014, 08:49am

Publié par Laure

Un titre qui date de 2009 déjà mais qui n'a rien perdu de sa fraicheur pour parler du plaisir de la lecture.

Le principe est simple : à chaque prénom d'enfant, un lieu de lecture : Lucie lit dans son lit, Marius préfère le bus, Marek s'endort avec, à la bibliothèque, mais Lorette, où lit-elle, Lorette ? Pourquoi ne veut-elle pas nous le dire ? Allez Lorette ! (vous le saurez à la chute).

Les enfants repèrent bien sûr très vite les rimes, et l'on peut continuer le jeu avec d'autres prénoms (pas toujours facile, mais ça débride l'imagination !)

Les illustrations de Magali Le Huche sont très gaies et pleines de détails qui méritent l'observation.

Un classique des bibliothèques enfantines pour susciter et entretenir le goût de lire.

 

P’tit Glénat, coll. Vitamine, août 2009, 32 pages, prix : 9 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Magali Le Huche et éd. Glénat

Voir les commentaires

Les mensonges - Karen Perry

4 Juin 2014, 08:10am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec

 

En 2005 à Tanger, Harry, artiste peintre et sa femme Robin, architecte, ont un petit garçon de 3 ans : Dillon. Robin est absente, Harry prépare le repas, il lui manque un ingrédient, il sort en vitesse le chercher chez un ami : un tremblement de terre secoue la ville et jamais leur petit garçon ne sera retrouvé, disparu dans les décombres. Retour endeuillé dans leur Irlande natale pour tenter de poursuivre leur vie.

Cinq ans plus tard, Robin découvre qu’elle est enceinte, tandis que Harry est persuadé d’avoir vu son petit garçon dans une manifestation à Dublin. Il va s’acharner à le retrouver, se coupant pour cela de plus en plus de sa femme.

 

Ce roman tient avant tout et surtout pour son aspect psychologique, plus qu’un thriller, c’est avant tout un roman qui analyse les sentiments intérieurs des personnages, leurs obsessions, leurs fêlures, et ce qui reste du ciment conjugal après le deuil d’un enfant.

 

Construit en alternance de point de vue, un chapitre pour Harry, un chapitre pour Robin et ainsi de suite, avec l’insertion d’un tiers vers la fin, cela n’a rien de bien original mais fonctionne plutôt bien dans l’avancement de l’intrigue et l’entretien du suspens. On est mené par le bout du nez jusqu’à la fin, et si l’on peut penser que tout cela est quand même tiré par les cheveux, on ne peut nier que tout tient parfaitement la route, tout enchaînement a son analyse psychologique logique et qui s’imbrique très bien dans le puzzle, on reste en haleine jusqu’au bout, c’est bien ficelé, et cela d’autant plus que c’est un premier roman : voilà qui incite à surveiller son auteure !

J’ai passé un vrai bon moment.

 

 

Le Cherche-midi, collection « Thriller », février 2014, 364 pages, prix : 21 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Ed. Le Cherche-Midi

Voir les commentaires

Une histoire à toutes les sauces – Gilles Barraqué

3 Juin 2014, 14:41pm

Publié par Laure

Illustrations de Gaëtan Dorémus

 

L’auteur ne se cache pas de rendre un hommage appuyé à Raymond Queneau et ses exercices de style. Le principe : une histoire de base, sans sauce, toute simple, qui tient en 6 lignes. Puis la même histoire est racontée à toutes les sauces possibles et imaginables (il en manque sûrement, le livre en propose une soixantaine) : jeux sur les sonorités, les pays (contexte et univers différents), le style (conte, calligramme, fable, SMS, langage « djeuns »), les points de vue, etc.

C’est jubilatoire, tant on découvre avec trois fois rien la richesse de la langue et toutes les possibilités offertes, pour peu qu’on accepte l’idée du jeu. Car bien sûr à la fin, on peut s’amuser à reproduire l’exercice avec une autre histoire, ou continuer à trouver de nouvelles sauces.

Une mine d’or pour travailler avec les enfants, en classe, en bibliothèque, en centres de loisirs. Ou pour sourire tout seul, on a le droit aussi. On a juste envie de dire à l’auteur : Encore ! J’en veux encore !

Les illustrations de Gaëtan Dorémus ne sont pas toujours bien mises en valeur (et le noir et blanc ne lui rend pas forcément hommage), mais le livre est à tout petit prix, pour un usage inépuisable !

 

 

Nathan, janvier 2014, 118 pages, prix : 5 €

Etoiles :

Crédit photos couverture : © Gaëtan Dorémus et éd. Nathan.

Voir les commentaires

Premier appel du paradis - Mitch Albom

31 Mai 2014, 09:35am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Emmanuel Pailler

 

Sully Harding sort de prison, à l’issue d’une condamnation pour un accident d’aviation pour lequel il a été jugé à tort responsable, veuf, il retrouve son petit garçon dans son village natal, Coldwater, près du lac Michigan. Ce même jour, plusieurs habitants reçoivent d’étranges appels téléphoniques : des proches décédés se manifestent par téléphone, avec des messages laconiques et rassurants. Tout va bien dans l’au-delà.

La fièvre s’empare aussitôt du village : miracle ou arnaque ? Quand Sully réalise que son fils espère des appels de sa mère, il décide de prouver que tout cela n’est qu’une vaste supercherie.

 

Ce qui est bien narré dans ce livre, c’est l’attrait voyeuriste et la manipulation des médias qui ont besoin de faire du chiffre avec du sensationnel, au mépris du respect de chacun. Comment une petite ville anonyme peut devenir par le montage médiatique une destination touristique prisée et comment cette petite ville devra s’adapter alors qu’elle n’a pas les infrastructures nécessaires. La réalité humaine se dévoile, dans ce qu’elle a de plus bas.

Ce qui est exaspérant dans ce livre, c’est l’intrigue délayée à n’en plus finir, il ne se passe pas grand-chose une fois le mystère posé et son dénouement, sinon un bavardage saccadé et bien longuet. Pour maintenir le suspens, l’auteur fait alterner sans cesse les dialogues des différents personnages, les interrompant pour mieux nous retenir, mais à force, le lecteur s’emmêle les pinceaux et ne sait plus très bien qui est qui.

Quant au besoin de croyance et à l’enveloppe légèrement mystique, chacun y prendra ce qu’il voudra. Au mieux on pourra trouver ce roman gentillet mais il aurait gagné à être plus ramassé, car il n’est pas dénué pour autant de quelques personnages intéressants.

 

 

Ed. Kero, mars 2014, 394 pages, prix : 20 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Atelier Didier Thimonier et éd. Kero

Voir les commentaires

Chouette divorce ! - Isabelle Minière

31 Mai 2014, 08:56am

Publié par Laure

Léo a des parents blagueurs et boute-en-train, aussi quand sa mère lui annonce qu’elle divorce, il croit à une mauvaise blague qu’il ne trouve pas très drôle. D’autant qu’il gagne le gros lot : son père va aller vivre avec Caroline, maman d’un petit Hugo, et sa mère va s’installer avec Pierre, papa de Léa. Deux maisons, deux beaux-parents, deux nouvelles familles avec qui il va falloir composer, ça fait beaucoup d’un coup. Et si ces parents pouvaient arrêter d’employer l’adjectif « sympa » à tout bout de champ ! « Tu verras, elle est très sympa ! » Léo n’en peut plus de tous ces changements très sympas. Il finit par se confier à son copain Quentin, qui le rassure tant bien que mal : il vaut mieux des parents divorcés que des parents gravement malades ou morts !

 

Un petit roman pour les 8-12 ans qui dédramatise le divorce, certes de manière un peu idéale, mais qui montre qu’avec patience et respect, les choses peuvent bien se passer. Non personne ne l’obligera à aimer les nouveaux membres de la famille recomposée, mais il doit au moins les respecter. Et qui sait si un nouvel attachement ne naîtra pas ?

Le roman met aussi l’accent sur l’importance d’une chambre à soi pour l’enfant, un endroit où il peut se retirer loin du tumulte, se sentir chez lui, s’isoler s’il le souhaite. Une histoire très « sympa » qui n’oublie pas de mêler l’humour à des réflexions latentes plus profondes.

 

Rouergue, coll. Dacodac, janvier 2014, 74 pages, prix : 7 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Arnaud Boutin et ed. du Rouergue

Voir les commentaires

Si tu passes la rivière – Geneviève Damas

17 Mai 2014, 14:14pm

Publié par Laure

« moi qui avant n’avais que du vent dans la tête et des cochons comme amis » (p.98)

 

Quel petit bijou que ce livre ! L’histoire nous est racontée par un jeune garçon, François, dont on ignore l’âge au départ – on saura plus tard qu’il a 17 ans, et l’on remarque qu’il est un peu le simplet du village et le laissé-pour-compte de la famille.

Très jeune, son père lui a dit : « Si tu passes la rivière, si tu passes la rivière […], tu ne mettras plus les pieds dans cette maison. Si tu vas de l’autre côté, gare à toi, si tu vas de l’autre côté. »

Bien sûr, cet autre côté intrigue et inquiète le garçon. Qu’y a-t-il sur l’autre bord, et pourquoi sa sœur Maryse, la seule qui semblait l’aimer, n’est-elle jamais revenue depuis qu’elle a bravé cet interdit ?

François vit dans son monde intérieur, à défaut d’amour venant des siens, c’est à la truie Hyménée qu’il confie sa souffrance et ses secrets.

 

Roman vraiment touchant et sensible, tout en fausse simplicité, qui fait une belle part à la lecture (en tant que « savoir lire ») comme outil de liberté, car François est analphabète, mais c’est patiemment qu’il va apprendre à lire, avec le curé du village (aux mœurs par ailleurs pas très catholiques !) et qu’il va pouvoir ainsi, seul et contre tous, percer le mystère de son enfance, le secret familial et la disparition mystérieuse de sa mère.

 

C’est un roman lumineux malgré le côté sombre et rustre du père, un cheminement intérieur et d’ouverture que fait le jeune garçon par le biais des mots, que le lecteur suit avec émotion et plaisir. Un très beau premier roman passé hélas inaperçu.

 

(J’ai eu une frayeur à un moment, mon exemplaire s’étant révélé défectueux et passant de la page 112 à 97 à nouveau, j’ai cru à un mauvais montage des cahiers, et un manque de l’un d’entre eux, mais par chance, je n’ai eu qu’une quinzaine de pages en doublon avant de retrouver, ouf, la fin !)

 

 

Éditions Luce Wilquin, août 2011, 114 pages, prix : 13 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Dimitri Delcourt et éd. Luce Wilquin

Voir les commentaires

7 Shakespeares, volumes 1 à 6 - Harold Sakuishi

16 Mai 2014, 13:26pm

Publié par Laure

7 Shakespeares, volumes 1 à 6 - Harold Sakuishi

Traduit du japonais par Thibaud Desbief

 

L’histoire commence par un long prologue : à Londres, en 1600, la pièce de Shakespeare, Hamlet, rencontre un succès populaire. Même la reine y goûte avec plaisir. Mais le théâtre est alors considéré comme un art vulgaire et entraîne des émeutes :

« Comte Cecil, nous ne pouvons plus hésiter par peur de froisser la reine. Le théâtre est un spectacle abject. Mettez les tous en prison et faisons-leur goûter au châtiment qui les attend en enfer. Comédiens, régisseurs, imprésarios, poètes, … Ne me dites pas que vous rechignez à tuer un écrivain… »

Au même moment dans une taverne, un homme dit être en possession du manuscrit non édité de la pièce et affirme que celui qui prétend être Shakespeare est un imposteur…

Au chapitre suivant, l’histoire revient en arrière, en 1587 à Liverpool dans le quartier de Chinatown. La jeune Li a un don particulier, celui de voir ce qui va se dérouler, ce qui cause bien des ennuis à sa famille et la met elle-même en danger. (Je n’en dis pas plus !). Le récit prend une tournure de roman d’aventure légèrement surnaturel que j’ai trouvé vraiment prenant, mystérieux et intriguant. Shakespeare réapparaît à la toute fin, pour entretenir plus encore le mystère et donner envie vraiment, de lire la suite.

Des personnages aux traits fins, très expressifs, une histoire envoutante, un très bon 1er tome !

 

Kazé éditions / coll.  seinen, avril 2012, 264 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé.

 

 

Vol. 2

« the lost years ». Pendant sept années, à partir de 1585, on perd toute trace de Shakespeare. Nul ne sait vraiment ce qu’il a fait… Dans sa biographie, on les appelle « the lost years ». Pendant ce temps-là, en 1587, Lance Carter (qui deviendra Shakespeare, donc) et son ami Wallace ont recueilli Li. Elle se sent apaisée chez eux, même si elle ne comprend pas leur langue. Elle passe beaucoup de temps avec Mill, leur camarade, qui lui apprend l’anglais. Elle a des capacités étonnantes. Toujours aussi intrigante et mystérieuse, Wallace est persuadé que Li peut avoir une influence dramatique sur leur avenir. Pourtant, elle va les aider dans l’arnaque dont ils sont victimes auprès de leur patron, elle va écrire des textes poétiques qui inspireront Lance… « Cette fille cache en elle les traces d’un passé incroyable… et j’ai l’impression qu’elle est capable de conjurer un avenir tout aussi incroyable » dit Wallace.

Une impression de douceur ressort de ce volume essentiellement consacré à la jeune Li, au mystère qui l’entoure, et à la fascination qu’elle provoque auprès de ceux qui la fréquentent. Et son rôle dans l’écriture du futur Shakespeare ne semble pas anodin…

On n’attend qu’une chose : la suite de cette histoire toujours aussi captivante !

 

Kazé éditions / coll.  seinen, juin 2012, 215  pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé.

 

 

Vol. 3

« La douzième nuit »

Le tome démarre doucement sur le passé de Li, pour prendre plus d’ampleur et d’intrigue avec le duel théâtral de « la douzième nuit ». Lance prend un pari avec un auteur concurrent dont l’enjeu est l’amour d’une jeune femme, la belle Anette. Le perdant devra renoncer à Anette mais surtout, renoncer à écrire des pièces. Lance bien conscient de la qualité des textes de Li, est complexé par son manque d’éducation et se lance dans la lecture effrénée de toutes sortes d’ouvrages pour se cultiver.

Le tome 3 fait la part belle à l’importance du théâtre amateur dans la ville, et à ce qu’il régit implicitement : « La guilde des marchands de vin et celle des marchands d’aliments sont les deux corporations qui investissent le plus dans le théâtre… Elles sont rivales. Leurs pièces sont évaluées selon la puissance des applaudissements du public. Elles mettent en jeu le pain distribué par l’Eglise…. Parfois même elles jouent de l’argent. Elles se livrent un combat acharné. Nos pièces, celles de guilde des marchands de sel, n’ont jamais été plus applaudies que les leurs. C’est de la folie de les défier, Lance ! »

Alors, « laquelle de nos pièces sera la plus raffinée, et la plus brillante ? Laquelle sera vulgaire et décriée ? »

La compétition théâtrale a lieu, on est dans Shakespeare, vous vous doutez bien du gagnant, et pourtant, tout n’est pas si simple, notamment dans le sort d’Anette et le devenir de Lance, Wallace, Li et Mills.  « Épouser un être qui ne vous fait pas vibrer revient à mener une vie remplie de vide ».

Et si l’avenir de Lance et de ses amis était à Londres ? Et qu’en est-il de ce bracelet offert par Lance à Wallace gravé de noms qui ne sont pas les leurs ? Tous porteraient donc des faux noms ? (Pourquoi le futur Shakespeare s’appelle-t-il Lance Carter ?)

Intrigues, théâtre, rivalités, poésie, amours, secrets, humour et détente : nul doute, cette série est toujours aussi bonne, et je vais me plonger avec plaisir dans le tome 4 !

 

 

Kazé éditions : coll Seinen, septembre 2012, 266 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé.

 

 

Vol. 4

 

Toujours aussi réussi ce tome 4 ! On se replonge cette fois réellement dans l’enfance de Shakespeare, l’ambition de son père à obtenir des armoiries, un rang social qui s’achète, avec son lot de magouilles. L’amitié de William avec John Combe, l’amour naissant entre Cathy Hamlet et John, le drame qui s’ensuit, sur fond de querelles religieuses, les protestants pourchassant alors les prêtres catholiques pour les torturer dans la fameuse tour de Londres… un tome très historique mais suffisamment scénarisé pour que ce soit toujours passionnant et agréable à suivre. Un volume qui s’arrête sur une histoire inachevée, qui ne peut qu’inciter à filer vers le 5ème !

 

Kazé éditions : coll Seinen, janvier 2013, 270 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé

 

 

Vol. 5

 

Un tourbillon d’épreuves cruelles et injustes pour le jeune Shakespeare dans ce tome 5, c’est toujours aussi prenant !

Le jeune Shakespeare assiste aux messes secrètes de John Cottam, un jeune prêtre de Stratford, dont le frère a été arrêté et enfermé à la Tour de Londres pour ces mêmes raisons : la religion catholique est jugée dissidente, elle est donc combattue.

John Cottam est arrêté et emporté par une voiture aux armoiries représentants 3 grands brochets : celles du protestant Sir Thomas Lucy. Le même jour, il y avait dans la foule une jeune protestante : Anne Hathaway. John Cottam sera torturé et exécuté le 30 mai 1582.

Anne, enceinte d’un homme qui ne veut pas d’elle, monte un traquenard à l’encontre de Shakespeare : « mais le plus désagréable, c’était son rire moqueur, ce rire bestial qu’elle avait libéré tournait dans la tête de William Shakespeare… et s’accompagnait d’un grand regret » (p. 89-90). Le jeune homme est pris au piège d’une sombre manipulation, qui ne s’arrête pas là, il sera également victime d’un autre piège avec son ami John Combe… Sans trop en dire, les épreuves sont rudes dans ce tome, et tiennent le lecteur en haleine. Les dessins des scènes de sexualité, sensuels et vénéneux, traduisent bien les pensées secrètes des personnages (ou plus exactement leur réel dessein !) et apportent un nouveau cachet à l’histoire.

Une qualité d’ensemble qui ne faiblit pas, bien au contraire avec ce tome.

 

Kazé éditions : coll Seinen, mai 2013, ~200 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé

 

 

Vol. 6

Emprisonnés dans les geôles de Sir Thomas Lucy pour un vol de cerfs qu’ils n’ont pas commis, Will et John ne peuvent s’expliquer comme ils le souhaiteraient. Au contraire, humiliés et rabaissés, c’est l’épisode qui va les convaincre de changer de vie. Bienvenue désormais à Lance et Wallace. La boucle est ainsi bouclée et l’on revient aux premiers tomes avec les personnages de Mill et Li. On comprend à présent pourquoi les personnages ont changé de nom et qui ils sont réellement.

Le tome insiste sur les questions de rang social et les persécutions des Catholiques, amenant ainsi le conflit entre Elizabeth et Marie Stuart, et la guerre entre l’Espagne et l’Angleterre.

Il vaut mieux lire les tomes dans la foulée afin de ne pas être trop perdu dans les personnages, la construction des 6 tomes se jouant des époques et des noms et étant assez riches de faits.  Ces 6 tomes forment un premier cycle, qu’on espère bientôt suivi d’un second cycle de 6 volumes, mais la série semble en pause au Japon pour le moment, il va donc falloir patienter. Dommage car on aimerait à présent pouvoir revenir davantage au théâtre qui nous occupait au tout début de la série, et qui nous laisse sur notre faim.

 

Kazé éditions : coll Seinen, nov 2013, 260  pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé

Voir les commentaires

Splat et la sortie de classe - Rob Scotton

15 Mai 2014, 07:36am

Publié par Laure

Un nouveau Splat en grand format ! (par Rob Scotton lui-même, les petits formats étant des créations sous licence faites par d'autres auteurs)

 

Avec un sujet d'actualité : la sortie scolaire de fin d'année, et qui colle pile à l'actualité des maternelles que j'accueille régulièrement : la visite au zoo !

Splat est tout excité par ce grand jour : il va enfin pouvoir voir les manchots dont il rêve tant. Mais Harry Souris est déçu : il ne peut pas l'accompagner car les éléphants ont peur des souris ! Vite Harry Souris trouve une ruse, qui sera bien sûr la cause d'une catastrophe au zoo !

Chacun des chats de l'école y va de son animal préféré : le singe, la girafe, l'éléphant, mais pour Splat point de salut : seuls les manchots l'intéressent.

A lire pour les dessins toujours aussi craquants et la folie de l'histoire qui ravira les enfants.

 

 

(car parfois je trouve que l'adaptation française pêche un peu : « après tout c'est la grande nuit des manchots ! » c'est moi où je suis la seule à ne pas bien voir pourquoi ça se termine ainsi côté texte ?

« en raison d'un éléphant ayant cassé le bassin des manchots, ces derniers ne sortiront pas aujourd'hui » : hum, un peu lourd tout ça non ? On pourrait enlever le « en raison de » Je pinaille je sais, mais la fantaisie et les dessins bien travaillés sont là, dommage que le texte surprenne un peu.

 

Nathan, mai 2014, prix : 13,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan

 

Voir les commentaires

Mamette, tome 6 : les papillons - Nob

12 Mai 2014, 13:25pm

Publié par Laure

Un nouvel album de Mamette, le 6ème, toujours aussi tendre et espiègle, peut-être un peu plus grave aussi : Mamette semble connaître les prémices d'Alzheimer, à moins que ce ne soit que quelques petites pertes de mémoire sans conséquence. Il n'empêche, son fils n'ose plus trop la laisser seule et l'héberge quelque temps.

 

Mamette se met aussi aux nouvelles technologies avec sa petite fille qui lui a offert un ordinateur portable pour rester toujours en contact : mais les réseaux sociaux et les photos numériques, ce n'est pas simple pour une vieille dame !

 

On fait aussi plus ample connaissance avec la mère de sa belle-fille, et on salive à l'échange de leurs recettes traditionnelles !

 

Un album familial toujours aussi séduisant, mais Mamette vieillit, ne nous l'enlevez pas tout de suite, cher auteur, c'est qu'on l'aime, nous !

 

Glénat, mars 2014, 48 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Nob et éd. Glénat.

Voir les commentaires