Les jardins d'Hélène

Je vous trouve très beau - un film d'Isabelle Mergault

26 Mars 2006, 19:15pm

Publié par Laure

Décidément bien des plateformes blog semblent être en dérangement ce week-end, alors je ne peux ni lire mes favoris ni écrire dans mes jardins, qui ont perdu leurs photos qui plus est, j’espère qu’ils sauront réparer tout ça chez over-blog !

  

Il me reste toujours un coin de traitement de texte dans cette machin infernale pour y parler du dernier film vu, et ma foi, je mettrai en ligne quand je pourrai.

Vendredi soir j’ai découvert le cinéma itinérant en milieu rural, certes c’est moins bien qu’un vrai grand écran, y a pas le son THX ou que sais-je encore, mais c’est moins cher, à 2 pas (économie de 60 km), et on rencontre plein de gens du coin (ça c’est pas forcément intéressant). Donc soirée ciné, avec Je vous trouve très beau, d’Isabelle Mergault, que je connaissais davantage aux Grosses Têtes que derrière la caméra. C’est un petit film bien sympathique, une soirée légère comme j’en avais besoin ce jour-là ! J’ai ri et j’ai souvent failli pleurer (j’aime pas pleurer au cinéma devant tout le monde !)…

Aymé Pigrenet (Michel Blanc) est agriculteur et son petit train-train s’écroule quand sa femme meurt accidentellement. Non pas qu’il soit triste mais qui va ferme tourner la ferme s’il n’y a plus personne pour s’occuper de la machine à laver et des repas ? Il tente de surmonter ces épreuves, mais c’est vraiment trop compliqué (pauv’chat enfermé dans la machine à laver !) Il lui faut vraiment une femme ! Une agence matrimoniale classique, ça ne correspond pas à ses  besoins, alors va pour le marché roumain. Ce n’est pas acheter une femme, c’est la sortir de la misère, tente de lui expliquer la responsable d’agence. Hum. Voilà comment il ramène Elena (Medeea Maunescu). Les débuts ne sont pas faciles non plus, car Aymé ne répond aucunement à ses attentes. Mais ils vont s’apprivoiser ces deux-là. Bien sûr entre eux va naître un amour délicat et fort, pas toujours rose, pas toujours gagné. C’est une vraie bonne comédie sentimentale, jamais neu-neu, et c’est plein d’humour. C’est sans prétention, mais ça fait drôlement du bien !

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Bord de mer - Véronique Olmi

24 Mars 2006, 19:55pm

Publié par Laure

Bord de mer fait partie de ces livres qui marquent et obsèdent un temps, pour ne pas dire longtemps. Dès la première page j’ai deviné la fin inéluctable et tragique (même si j’ignorais encore la méthode et si je pensais que la mère aussi disparaîtrait).

Je ne le lisais donc plus pour l’intrigue, mais pour ce style à la fois simple et foudroyant qui vous embarque malgré vous, retranscrivant si bien le désespoir et la misère.

Une mère de famille emmène pour la première fois ses deux enfants, deux jeunes garçons, au bord de la mer, un soir froid et pluvieux de novembre. Il ne s’agit pas de vacances mais d’une fuite en avant, terrible, immuable. Le voyage en car est minable, l’hôtel est sordide, et le regard des autres tout au plus absent, quand ce n’est pas méprisant. La fête foraine est l’ultime bonheur. La mère soigne ses crises d’angoisse pourtant, mais quel avenir offrir aux siens quand on n’a plus que quelques pièces de monnaie en poche ?

Dans quelle détresse inimaginable doit-on être pour assassiner ses enfants ? C’est noir, violent, cruel, et pourtant débordant d’amour. J’ai du mal à soutenir ce livre auprès de lecteurs potentiels tant je ne veux pas comprendre ni admettre le drame qui se joue, pourtant je suis emportée par l’écriture si touchante et si juste. Je suis mal à l’aise, vous l’aurez compris, même si je reconnais à Véronique Olmi un talent certain.

Tous les thèmes sont-ils défendables en littérature ? Oui, sans doute, mais il faut avoir le moral bien accroché. C’est un très bon roman, mais dérangeant.

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Et la mère fond...

24 Mars 2006, 19:25pm

Publié par Laure

Ce soir quand je suis rentrée du travail, la nounou  m'a dit que Mosquito, épuisée de sa semaine, venait de s'endormir sur mon lit.

Et moi je pourrais rester des heures à la regarder comme ça !

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Attraper le bonheur au vol

23 Mars 2006, 13:40pm

Publié par Laure

Il est des bonheurs simples qu’il faut savourer quand ils arrivent : comme ce carton de livres trouvé dans ma boîte aux lettres en rentrant déjeuner ce midi !!! Des romans prêtés gracieusement par une lectrice, quelle joie (pour moi) et quelle sympathie de sa part !

C’est un plaisir presque indicible, tant je suis gourmande, hum j’espère pouvoir croquer tout cela bien vite.

 

Les esprits chagrins me diront que c’est pas comme ça que les auteurs vont gagner leur vie, si un seul exemplaire circule, mais ils ne sont pas perdants non plus : quand on aime, on sait leur faire une publicité publique élogieuse, qui peut-être incitera d’autres personnes à découvrir leur livre ? Et j’aime à croire (naïve que je suis ?) que pour un auteur, le bonheur qu’il aura apporté au lecteur passe avant le tiroir-caisse, même s’il faut bien remplir son frigo, hein…

Allez, j’y retourne (au bureau puis au conseil d’administration du collège puis soigner mes bambins malades puis quand enfin je me poserai, vers 22h, lire !!!)

PS : oh, z'avez-vu, les commentaires sont revenus !

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On-dit - Fabienne Séguy, Yann Fastier

21 Mars 2006, 21:40pm

Publié par Laure

On-dit est un album bien déroutant. Dans une atmosphère froide et grise d’hiver neigeux, deux enfants regardent par la fenêtre, tout en discutant du retour de quelqu’un. Au fil des pages et des suppositions, on s’égare sans jamais trouver le plus sûr chemin. Si j’aime bien les albums laissant place au rêve et à l’imagination, là je le trouve frustrant : quelle fin au juste ? De qui et de quoi parle-t-on ?

Si le but est de faire parler les enfants, les adultes autour des thèmes de la peur et de la rumeur, c’est assez réussi, mais ne l’offrez pas en pensant offrir un bel album comme on offrirait un Ponti. (Ah Ponti, faut que je vous en reparle, on vire gagas dans la famille, complètement givrés de tous ces inépuisables poussins, euh mais je m’égare là…)

Donc on-dit… pousse à la discussion, est destiné aux enfants de plus de 8 ans (c’est écrit un peu partout sur les sites internet qui lui sont consacrés), mais reste assez obscur.

Je l’ai « testé » (le livre n’est-il pas devenu un quelconque produit marketing ?) sur mes 2 grands : fillette, 9 ans et des poussières a spontanément réagi : il est complètement nul ton bouquin, j’ai rien compris ! On l’a relu ensemble et elle a eu cette interprétation : « il » c’est l’hiver, mais si, puisqu’il dort l’été ! Ou alors c’est la neige (- mais alors on dirait « elle » fais-je remarquer), oui, ben l’hiver alors !

Rien sur l’ombre de l’homme au chapeau à la fin.

Fiston, 11 ans et des broutilles : « mouais bof, j’ai rien compris », d’un air de dire – en plus j’m’en fiche éperdument de ton bouquin, pis va tester ailleurs. Pour lui, l’ombre finale, c’était le petit garçon disparu. Je donne ma suggestion d’interprétation : le méchant qui enlèverait les petits enfants ? – ah ouais t’as raison.

Bref, côté enthousiasme à la maison on a vu mieux (Ponti ! Ponti ! Bon OK j’arrête)

Je ne comprends pas très bien la finalité de cet album : faire réfléchir les adultes sur les possibilités infinies de la création ? (C’est réussi), mais je ne suis pas certaine que ce livre s’adresse à des enfants. Sauf à vouloir leur mettre entre les mains autre chose que des produits formatés rose bonbon pour les filles et plein de monstres curieux pour les garçons. C’est oublier aussi que passé 6-7 ans, la lecture d’album se fait plus rare, tant l’offre romanesque touts formats tous niveaux se fait pressante, l’album étant alors vite catalogué « bébé ».

Un album ovni qui me laisse sur ma faim : j’aime avoir une réponse à mes lectures !

Ce livre fait partie de la sélection 2006 du prix de la Petite Edition sur zazieweb.fr

L'atelier du poisson soluble, janvier 2005, ISBN 2-913741-28-7, prix : 13 €

Ma note : 2/5

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Déloger l'animal - Véronique Ovaldé

21 Mars 2006, 20:49pm

Publié par Laure

Voilà un livre qui a bien failli passer dans la case « les commencés jamais finis » !

A de nombreuses reprises j’ai failli en abandonner la lecture. Pourtant il avait fait partie de ma liste d’envies, ce fourre-tout virtuel qui permet de ranger quelque part tous ses désirs sans perdre tous ses bouts de papier éparpillés. Ce livre, je l’ai espéré, attendu, enfin eu, et … je ne l’ai pas aimé. Ben oui, ça arrive. Dommage, mais pas gravissime ! Ce livre fait 166 pages, et je l’ai lu en 10 fois, en 10 jours, pensez donc, c’est inimaginable. Mais je l’ai lu jusqu’au bout. 

Rose a 15 ans mais elle a tout l’air d’en avoir 7 dans sa tête, elle fréquente un institut spécialisé, on ne saura pas grand-chose de plus sur elle. J’ai bien aimé la première page : « Je me suis drapée dans ma cape de soie noire doublée fuchsia, j’ai ouvert la fenêtre, j’ai grimpé sur le rebord et, sans un dernier regard pour ma si jolie mère grillée, je me suis jetée dans le vide ». J’ai bien aimé la 3ème partie, soit les trois dernières pages. Entre, j’ai trouvé le temps long, presque aussi long que les phrases qui m’ont paru lourdes et chargées, multipliant les virgules et les digressions.

Un jour la mère de Rose disparaît et l’enfant va chercher à comprendre, à tenter de reconstruire la vie de sa mère, de son père biologique et de l’autre, à moins que ce ne soit le même, bref, va mêler rêve et réalité, une réalité qu’elle se construit à partir des propos entendus ici ou là, des suppositions qu’elle peut faire. Je n’ai pas accroché à ces longues pages. Et sans compter que sa mère s’appelle Rose aussi, ce qui n’est pas sans créer un certain cafouillage dans la narration (à ne pas lire quand on est fatiguée !)

La fin soudain m’a réveillée tout comme l’avait fait ce film vu récemment : c’est exactement la même ! Je ne vais pas vous la livrer si vous souhaitez encore voir l’un ou lire l’autre, mais le procédé est identique, le lecteur s’est fait berner, et les personnages de fiction aussi.

Je crois que ce qui m’a rebutée dans ce roman, c’est l’écriture. Trop d’errance diluée en propos ennuyeux. Mais pour un avis plus optimiste, je vous invite à lire la critique de  Cuné!

Actes Sud, août 2005, ISBN 2-7427-5633-7, prix : 17,80 €

Ma note : 2/5 

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La grand-messe du Salon

20 Mars 2006, 22:59pm

Publié par Laure

Le salon du livre, c’est d’abord un lieu de tentations !

Mais quand on est provinciale, ça commence généralement par ça :

 

 Et les livres, ainsi que tous ces catalogues d’éditeurs qu’on glane au passage, ben au fil des heures, c’est de plus en plus lourd ! 

Aller au salon du livre le lundi, traditionnellement réservé aux professionnels, c’est frustrant : bien sûr ça ressemble toujours à une méga librairie, mais les auteurs eux, sont aux abonnés absents : ils se reposent du week-end, ou se préparent à la nocturne du lendemain : bref côté rencontres et dédicaces, c’est peanuts. Bien sûr il y a bien une ou deux conférences, mais quand on a des heures de voyage, on arrive trop tard et on part trop tôt !  

 Alors on fait comme beaucoup de collègues ou juste de curieux : on note des titres, des noms, des références, qui sur un bout de papier, qui sur un palm … en se disant que tiens, ça se serait pas mal, mais non allez, je me suis promis d’être raisonnable.  

Et je l’ai été. Voici mon butin :  

Bon, j'ignore pourquoi la photo est coupée, mais il y a aussi la mort de Lara, de Thierry Consigny.... 

 5 dont 2 pour Mosquito, et un achat France Loisirs parce que fallait bien, c'est honnête non ?  

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M'offrir des fleurs !

18 Mars 2006, 21:40pm

Publié par Laure

Parfois quand la routine s’installe, on se surprend à rêver de renouveau,

Mais quand les événements qui sortent de l’ordinaire se bousculent, épuisé par leur lourde préparation et les pressions inévitables qui vont de pair, on espère bien vite le retour au calme !

Voilà, le grand jour est passé. (Oh juste un événement public à l’échelle de mon univers professionnel, rien qui bouleverse le monde !)

Ecouté les représentants de l’Etat et consorts.

Enlevé ce soir enfin mes chaussures à hauts talons.

 

De cette journée qui a nécessité tant d’énergie pour quelques heures à peine, j’ai envie de garder le souvenir des fleurs, celles composées avec gentillesse par une talentueuse dame dont ce n’est pas du tout le métier, et les roses achetées par Hélène pour ses jardins…

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des envies de printemps...

16 Mars 2006, 22:40pm

Publié par Laure

Petit creux côté blog parce que trop-plein côté bureau…

Et cet hiver qui n’en finit pas !

Si le soleil pointe son nez depuis quelques jours, il fait toujours froid. Le jardin couvert de givre le matin, la voiture qui affiche moins 3 quand on part à l’école…

A midi j’ai découvert les premiers crocus.

Et cette envie grandissante de m’installer dans un fauteuil au soleil pour bouquiner. Pas le temps. Trop froid.

Peu de lecture en ce moment, et quand enfin je me pose (sous la couette !), je m’endors avant la dixième page !

Même Caramel a des envies de printemps, fallait la voir courir partout …

 

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Une histoire d'amour à crrroquer ! - Emmanuelle Eeckhout

14 Mars 2006, 22:01pm

Publié par Laure

Emmanuelle Eeckhout (oups, il faut toujours que je m’y reprenne à 2 fois pour écrire son nom), je l’avais découverte avec la vengeance de Germaine, et j’étais tombée sous le charme de ses dessins et de son humour. J’ai découvert qu’il existait d’autres titres dans le même format, alors avec Mosquito, on s’est fait un plaisir de croquer l’histoire de Bouclette.

Bouclette est une jeune brebis ravissante, qui a un petit ami parfait. Mais en réalité, le dit compagnon est assez trouillard, mal élevé, et d’un ennui mortel dans la conversation. Pas si parfait, quoi. Alors Bouclette le fiche à la porte. Puis elle rencontre Loup Bard, un macho de première au cœur tendre. Cette fréquentation ne plaît guère à ses parents, vous comprenez, un loup ça croque les moutons, et puis celui-là, il est louche : il traîne dans les bars, fait des virées à moto avec ses potes et drague un peu trop les filles. Ah Loup Bard en perfecto noir, banane et lunettes noires, qui va acheter son hamburger ! Une histoire d’amour peut-elle surmonter ces différences ? Je vous laisse le découvrir !

Vous savez ce qui est génial dans ce bouquin ? C’est le plaisir des adultes à le lire ! Bien sûr il est fait pour les enfants, mais si en plus je peux éclater de rire en le lisant, c’est un bonheur !

Et c’est là qu’on réalise à quel point la littérature de jeunesse est riche d’échanges possibles (entre parents et enfants notamment) et nécessite de références culturelles qui vont permettre à l’enfant de le relire sans cesse en y découvrant quelque chose de neuf à chaque fois. Car bien sûr l’adulte rit tout de suite quand il voit Loup Bard et les dessins franchement drôles qui le représentent … en loubard, évidemment ! Mais l’enfant ? Pas si simple pour lui de saisir le jeu de mots. De même quand l’auteur nous dit que Loup Bard adooore les enfants, le dessinant en train de lire une histoire à 3 petits cochons et un petit chaperon rouge !

Un bonheur j’vous dis ! C’est drôle, avec un dessin complétant toujours à merveille le texte (ou l’inverse), créant une familiarité dans la lignée des autres titres, bref : un vrai petit trésor ! Merci Emmanuelle !

Et pour plus tard, il y en a encore d’autres dans la même collection…

Pastel, EDL, sept. 2003, ISBN 2-211-07036-1, prix : 9 €

Ma note : 4,5/5

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