Journée de la femme : la bonne blague
Côté boulot, je rentre de trois jours de stage à Nantes et j’enchaîne avec la préparation de tournée bibliobus : demain nous renouvelons 1200 bouquins de notre fonds, qu'il a fallu sortir aujourd'hui. D’habitude j’adore ça, là, j’y prends un plaisir mitigé, parce que tout s’enchaîne trop vite et parce que notre équipe de référents a changé : je regrette beaucoup nos deux bonhommes, je les adorais ! Certes les nouveaux/elles, il y a une femme – sont sans doute sympas, mais je sais pas, j’ai pas envie… Ah ces remaniements de service, souvent des déceptions …
Et ce matin alors que j’ouvrais les mails et les courriers arrivés en mon absence, je découvre un petit post-it de ma bénévole préférée : « Moins de plaisir à couvrir les livres quand tu n’es pas dans le bureau à côté… » Si c’est pas adorable, ça…
Puis au secrétariat dans la journée, on me dit : - tu as vu, tu es en photo dans le journal ! (J’ai l’habitude de passer régulièrement dans les journaux locaux, normal pour les animations de la bib et du centre culturel, sauf que là je ne voyais pas d’animation récente pour que j’y sois). – ah bon, mais pourquoi ? – Pour la journée de la femme, tu es à l’honneur dans le journal !
Là je crois sérieusement que la secrétaire se fout de moi, la journée de la femme ! Mais elle me cherche ledit canard et m’ouvre une pleine page : les nouvelles de Sablé [un hebdo très… local] ont choisi de mettre 30 photos de femmes du canton en avant… J’en reconnais une bonne partie dans le trombinoscope, dont la mienne de trombine, et je ne comprends pas vraiment ce que j’y fais ! Pas d’article, pas de noms, juste des portraits de femmes qui méritent d’être mises en avant, dit le titre. Ah bon. Mhh. Gloups.
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Cette histoire commence fort, dans un univers complètement loufoque et fantaisiste au jeu duquel on se prend volontiers. Notre héros, rédacteur de slogans publicitaires à la chaîne, rencontre un
J’avoue, j’ai peu d’atomes crochus avec les vieilles choses : je déteste les brocantes et les vide-greniers, les livres jaunis qui puent, les napperons crochetés par des grand-mères qui ne sont pas la mienne, et je n’arrive pas à regarder des vieux films en noir et blanc, même sur support DVD. Bien sûr j’ai conscience que de sacrées bonnes vieilles choses manquent à ma culture, alors parfois je répare les outrages de la modernitude, à petite dose, faut
Ne vous y trompez pas, Autobiographie est un roman, et j’ai envie de dire, heureusement. Car ce livre ne peut laisser indifférent, tant il soulève d’horreurs dans la personnalité du héros. Le narrateur, dès les premières pages, demande à sa petite amie de se prostituer, afin qu’il puisse profiter de l’argent supplémentaire qu’elle va gagner. Sans scrupules et sans gêne. Dès les premières lignes on vomit ce personnage, qui va enchaîner, démultiplier jusqu’à l’invraisemblable, les coïts (comme il les appelle) en échange d’une hospitalité. Cet homme est un parasite qui ne veut pas travailler, juste jouir, en avilissant ses partenaires à l’extrême. Tout y passe, avec un crescendo dans l’abject. Les jeunes, les vieilles, les enfants, les bébés, parfois je me suis demandée comment un tel livre avait pu être publié, en ces temps de protection de l’enfance à l’encontre de la pédophilie. Alors il faut croire que c’est de la littérature, pour qu’un éditeur assez fou ait choisi de le donner à lire. Sauf qu’elle vous retourne sacrément l’estomac. Le livre est court, une centaine de pages, ce qui m’a permis d’arriver au bout. Avec l’obsession quand même de comprendre où l’auteur voulait en venir. Je n’ai pas la réponse. Dans le dégoût de ses pratiques relatées, le narrateur inclut la sienne : « il veut s’éliminer comme un déchet », mais il aura fallu d’abord supporter 100 pages d’une sexualité irrespectueuse démultipliée à l’infini. Jauffret provoque, Jauffret choque, c’est noir, sordide, vite, quelque chose de plus léger !
La bicyclette rouge est un manwha : une bande dessinée coréenne, et Kim Dong Hwa une référence dans ce domaine. La bicyclette rouge, c’est celle du facteur, qui fait le lien chaque jour entre les habitants du village de Yahwari. Plus qu’un porteur de courrier, c’est un doux rêveur philosophe et poète à ses heures, qui aime admirer la nature, les arbres et les petites fleurs, et rendre service à ses semblables. Il a toujours un mot gentil pour ceux qui l’attendent, une attention délicate ou une oreille attentive aux petites souffrances de chacun, il n’hésite pas à transporter des petites marchandises pour faire le lien entre les gens éloignés, bref : il est humain.
Le tome 2, les roses trémières, est axé sur les saisons – et toujours la vie quotidienne des habitants – mais les saynètes sont construites sur le déroulement de la nature : on voit les arbres et les paysages changer, printemps, été, automne, hiver, notre facteur est plus en retrait. On retrouve nos habitants ridés et occupés à la terre, leur solitude et leurs rares visites riches en émotions.
Edit du 24 mars 2007 : Je viens de lire le tome 3, les mères, que je trouve tout à fait dans la continuité des précédents, mais je me lasse un peu : peu de renouvellement. On retrouve notre facteur à bicyclette rouge, personnage phare mais un peu en retrait, qui laisse davantage la place aux petits vieux et petites vieilles ridés du village. Toujours occupés à travailler la terre, à se chamailler, à attendre leurs enfants ou petits enfants, la vie à la campagne est toujours aussi propice à la douceur et éloignée des modes et turbulences de Séoul. On sourit souvent aux petites querelles du vieux couple, les saynètes sont toujours aussi simples et "natures" avec une part profonde aux émotions et à la difficulté de la solitude. Des tranches de vie tout en douceur, mais je ne suis pas certaine de lire le tome 4 !
Grosse déception que ce nouveau recueil de Claire Castillon qui m’avait enchantée avec
Ah le mariage, ce contrat si délicat !

Je poursuis ma découverte des romans de Tatiana de Rosnay, même si je crois à présent qu’il va être difficile de faire plus fort que