Le chalet suisse - Elodie Büri
J’ai envie d’aimer ce livre, parce qu’il s’en dégage une certaine timidité, comme un premier pas franchi vers d’autres possibles.
L’histoire n’a rien de franchement original, une jeune femme, Kathrin, la petite vingtaine, prend le train pour rejoindre des amis et passer quinze jours de vacances avec eux dans un chalet [suisse]. Les couples qui se mêlent, les rencontres ferroviaires, les cahiers d’écriture de Kathrin, voilà qui va donner prétexte à une littérature érotique jeune et fraiche. Car l’atout de ce tout petit livre, c’est qu’il ne cède pas aux poncifs du genre, à savoir vouloir faire à tout prix un catalogue de toutes les possibilités et pratiques en matière de sexualité dans un minimum de pages, ce qui devient vite trop souvent lassant. Ce petit chalet suisse est un premier roman, celui d’une trentenaire qui écrit sous pseudonyme (qui vit en Suisse et travaille dans la réassurance), mais qui s’est déjà essayée aux nouvelles érotiques. Je trouve qu’on ressent cette fragilité de débutante dans le récit, on ose mais pas trop, pas trop loin, pas de mots vulgaires, pas d’acrobaties éhontées, on reste dans la délicatesse. C’est féminin, c’est léger. Timide, disais-je au départ. Et en cela rafraîchissant.
Pocket, janvier 2007, 92 pages, prix : 5,20 €
Ma note : 3,5/5
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Un loup aux grandes dents (mais qui n'a pas l'air très méchant !) trouve un oeuf. Mmmh, il a très envie d'une omelette pour son dîner ! Mais la fouine aussi a vu l'oeuf et voudrait bien le manger ! Ils se chamaillent, se traitent de voleurs, et ... l'oeuf se casse. Sur ce arrive la poule : "Mon poussin, mon pauvre poussin ! Attends, Maman arrive". Mais quand même, elle est bien curieuse cette poule rousse, avec son long bec qui ressemble à un museau (de renard?). Quand nos deux compères loup et fouine comprennent qu'ils se sont fait gruger, il est trop tard. Ils s'inquiètent : "et le poussin, que va-t-il devenir ?" "Mais ça, c'est une autre histoire !" Et c'est bien dommage, c'est vrai quoi, je voulais savoir moi s'il se fait croquer ou pas le poussin !
C’est l’histoire d’une grand-mère racontée par sa petite-fille. A l’automne 1950, sa grand-mère avait presque 40 ans : elle quitte alors pour la première fois son village sarde de Cagliari pour aller en cure thermale sur le continent : souffrant du mal de pierres (les calculs rénaux), elle ne parvient pas à mener à terme une grossesse. Là, elle rencontre le Rescapé, un homme qui lui offre écoute et attention. 9 mois après la cure naît un petit garçon : le père de la narratrice. On tombe vite sous le charme de cette histoire un brin désuète et intrigante : la grand-mère s’est mariée sur le tard, en 1943, alors qu’elle avait plus de 30 ans, elle entretient avec son époux une relation curieuse, généreuse pourvoyeuse de prestations de maisons closes, tout le monde l’a toujours considérée comme un peu folle, alors ce mariage venait à point nommé. On avance sereinement dans l’histoire, jusqu’à la dernière page qui offre un nouveau point de vue et nous fait reconsidérer totalement le récit !
Voilà un roman léger, tonique et drôle, qui ne prend pas la tête, mais qui est souvent bien vu. Désirée a 35 ans, elle est bibliothécaire en section jeunesse, et elle se rend chaque jour sur la tombe de son mari Örjan. Lui a sensiblement le même âge, il s’appelle Benny, il élève des vaches, et vient chaque jour sur la tombe de ses parents. Lui, c’est le mec de la tombe d’à côté. Ils sont aussi différents que possible : elle aime les lignes simples et épurées, la culture et l’opéra, il ne jure que par la ferme, il est un peu souillon, et la tombe de ses parents est un mausolée digne d’un pépiniériste tant elle est ornée. Tout les oppose, mais voilà, quand Benny est proche de Désirée, elle a comme des papillons dans le ventre. Ces deux-là vont-ils pouvoir s’aimer ? Je vous laisse le découvrir ! On sourit souvent, même s’il est vrai que les clichés intello/paysan sont plutôt « bateau », attendus, et que l’expression des personnages (l’auteur a choisi de donner la parole à chacun des deux par alternance des chapitres) n’est pas si différente. Mais on s’amuse, c’est vif, léger, curieux, et j’ai souvent pensé au film
J’ai traîné ce roman foisonnant de longs mois, longtemps, bien trop longtemps. J’ai attendu plus d’un mois encore avant de lire les 50 dernières pages. J’aurais pu tout aussi bien ne jamais les lire. Il y a quelque chose d’attachant dans ce livre, et en même temps, rien ne vient frapper en plein cœur pour vous marquer longtemps.
Alléchée par le commentaire enthousiaste de
Cette histoire commence fort, dans un univers complètement loufoque et fantaisiste au jeu duquel on se prend volontiers. Notre héros, rédacteur de slogans publicitaires à la chaîne, rencontre un
J’avoue, j’ai peu d’atomes crochus avec les vieilles choses : je déteste les brocantes et les vide-greniers, les livres jaunis qui puent, les napperons crochetés par des grand-mères qui ne sont pas la mienne, et je n’arrive pas à regarder des vieux films en noir et blanc, même sur support DVD. Bien sûr j’ai conscience que de sacrées bonnes vieilles choses manquent à ma culture, alors parfois je répare les outrages de la modernitude, à petite dose, faut