Les jardins d'Hélène
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Hôzuki – Aki Shimazaki

3 Janvier 2019, 10:25am

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Publié par Laure

Hôzuki est le deuxième volume de la pentalogie « l’ombre du chardon ». Après Azami, où l’on assistait au délitement du couple de Mitsuo Kawano et de son épouse Atsuko, celle-ci partait s’installer à la campagne, tandis que lui fréquentait Mitsuko Tsuji, une entraineuse travaillant dans un bar le vendredi soir, on retrouve dans ce deuxième tome l’histoire de Mitsuko.

 

Elle tient une librairie d’occasion spécialisée en philosophie, tout en arrondissant ses fins de mois au bar. Elle élève seule son fils Tarô, sourd de naissance. Tarô a sympathisé avec la fille d’une cliente, leur attirance est aussi surprenante qu’immédiate.

 

Mitsuko a toujours menti à sa mère et à son fils : c’est un enfant abandonné qu’elle a adopté, et non la triste histoire de père espagnol mort avant sa naissance qu’elle se plait à raconter.

 

Ce secret sera dévoilé plus amplement, ainsi qu’un second bien troublant. Le roman aborde bien sûr la question de la filiation et de l’amour maternel, avec finesse et subtilité.

 

 

Si j’aime toujours autant l’écriture d’Aki Shimazaki, délicate, apaisante, concrétisant bien l’image que l’on peut avoir de la discrétion japonaise, j’ai trouvé ce titre un peu moins réussi que d’autres de ses pentalogies. Plus banal dans l’intrigue déroulée, plus plat sur une bonne partie du récit. Seule la fin s’emballe et apporte de nouveaux éléments, qui ne suffisent pas à convaincre. Mais j’aime toujours autant l’idée d’une histoire déroulée à travers différents points de vue au fil des volumes, et il me tarde de découvrir Suisen, le troisième tome de la série.

 

 

 

Ed. Leméac / Actes Sud, mars 2016, 141 pages, prix : 14,50 €, ISBN : 978-2-330-05716-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Mandy Disher Photography / et éd. Leméac / Actes Sud

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Retour sur l'année 2018 en lectures

31 Décembre 2018, 18:40pm

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Publié par Laure

(Image kitch trouvée sur le net mais libre de droits)

(Image kitch trouvée sur le net mais libre de droits)

Ah les fameuses statistiques annuelles des blogueurs lecteurs ! Je pourrais écrire quasiment la même chose d’une année sur l’autre, la première étant que ça ne sert pas à grand-chose d’avoir lu 135 livres si je ne me souviens même pas d’une dizaine d’entre eux…

 

135 livres donc, parmi lesquels :

  • 40 romans français
  • 12 romans étrangers
  • 6 polars / thrillers
  • 1 nouvelle de SF (la pauvre)
  • 11 essais / docs
  • 38 BD adultes
  • 3 BD ados
  • 9 BD jeunesse
  • 10 romans ados
  • 5 romans jeunesse

 

Il va de soi que je ne compte pas les albums et autres livres jeunesse très courts que je lis pour mes accueils de classe au travail.

 

Ces 135 livres représentent 27 110 pages, et si je les avais achetés, j’aurais déboursé 2350 euros et 48 centimes. Mais par la magie des bibliothèques essentiellement, je n’ai dépensé pour ces lectures que 44 euros chez les libraires manceaux.

Donc oui les livres coûtent cher mais on peut lire gratuitement ou presque.

 

Sur ces 135 livres, seuls 8 ont eu la douce note de 5 étoiles. Bon, c’est kif-kif bourricot, 24 autres ont eu 4 étoiles ½, et va savoir, un autre jour à une autre heure, ils en auraient peut-être eu 5.

 

 

Alors voici pour moi les meilleurs romans lus cette année :

(l'image est cliquable quand elle renvoie à un billet)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les meilleures BD lues cette année :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour les très curieux, le tableau complet de mes lectures 😉

 

 

Les jardins continuent, toujours pas désherbés, la peinture toujours pas refaite, mais on ne va pas chipoter, ceux qui me connaissent bien savent que la déco ne m’importe aucunement. Le plaisir des univers fictionnels en revanche… allez bonnes lectures à venir les gens !

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Décembre 2018 en couvertures ...

31 Décembre 2018, 09:59am

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Publié par Laure

En décembre j'ai lu :

(et très peu chroniqué)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En décembre, j'ai vu :

 

 

En décembre, j'ai écouté :

 

 

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Einstein, le sexe et moi – Olivier Liron

24 Décembre 2018, 15:02pm

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Publié par Laure

Extrait p. 23 : « J’ai eu un parcours d’élève modèle. Baccalauréat à 17 ans, classe préparatoire littéraire à 18 ans, entrée à l’Ecole normale supérieure à 20 ans. Agrégé à 23 ans. Enseignant à la Sorbonne à 24 ans. Julien Lepers à 25 ans. Dépucelage à 26 ans. Dépression à 27 ans. Mais c’est une autre histoire. »

 

Le ton est donné, notre candidat est doué et ne manque pas d’humour, dont il use avec parcimonie, au détour d’une phrase, l’air de ne pas y toucher, mais il fait mouche. Il a aussi cette particularité qu’il explique en préambule : il est autiste Asperger. S’il peut apprendre tout Wikipédia sans problème, il a plus de mal à en groupe.

 

Olivier Liron raconte dans ce bref et plaisant roman sa participation au jeu de Questions pour un champion animé par Julien Lepers, tout en revenant, au fil de ce que lui évoque une question, sur des passages de son enfance : l’im-(é)-migration de sa mère, la violence scolaire dont il fut victime, ses premières amours maladroites … et bien sûr il raconte l’émission avec un tel suspens et une telle hargne qu’on ne peut que lire le roman d’une traite : même si l’on se doute de l’issue, la tension y conduit en quasi apnée, et qu’est-ce que c’est bon !

 

 

Un roman original et drôle par son observation de soi et des autres.

 

 

P. 58 : « J’ai vu le regard de Julien Lepers et j’ai su que c’était bon. Julien a rugi comme un lion affamé par des années de quinoa » »

 

 

(Dans ma mémoire émotionnelle, je regardais Questions pour un champion avec ma grand-mère quand j’étais en vacances chez elle. Mais elle est morte pendant la guerre du Golfe et il y a longtemps que je n’ai plus l’âge de l’enfance. Vérification faite, cette émission a débuté en 1988, j’avais donc 14 ans et ça fait partie de mes bons souvenirs de jeunesse !)

 

 

 

Lu dans le cadre de ma participation aux 68 premières fois :

 

 

 

Alma éditeur, septembre 2018, 195 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-36279-287-8

 

 

 

Crédit photo couverture : © Alma éditeur.

 

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Novembre 2018 en couvertures ...

1 Décembre 2018, 14:59pm

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Publié par Laure

En novembre j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En novembre, j'ai repris les séries, en replay télé surtout :

 

Ad vitam (Arte)
saison 3
adapté du roman de Nicolas Mathieu

 

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Deux petits ours - Ylla

20 Novembre 2018, 14:09pm

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Publié par Laure

Paru en 1954, cet album est une réédition du seul livre entièrement réalisé par Camilla Koffler, dite Ylla. Photographe, spécialisée dans la photographie animalière, elle a surtout confié des photos à d’autres auteurs. (Une postface de Laurence Le Guen explique son parcours).

 

Deux petits ours est un album documentaire délicieusement désuet, mais dont les photos en noir et blanc de ces deux oursons sont toujours aussi belles et attendrissantes. La qualité du papier, la couleur, la texture, la mise en pages participent de la réussite de l’ensemble.

 

Observation, attente, scènes de jeu ou de repos, construction en lien avec le texte (ces petits filous vont passer la journée à s’amuser et se perdre au lieu d’écouter sagement leur mère à qui ils ont promis bien sûr de ne pas bouger !)

 

 

Décalé mais intemporel, un grand bravo aux éditions MeMo pour ce choix, et un grand merci à mon libraire qui me l’a conseillé ! J’étais sceptique mais j’ai adoré et je ne cesse de le proposer depuis !

 

 

 

Éditions MeMo, mars 2018, 40 pages, prix : 16 €, ISBN : 978-2-35289-379-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © Ylla et éd. MeMo

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L’esprit de la forêt – Astrid Desbordes et Marc Boutavant (ill.)

19 Novembre 2018, 13:48pm

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Publié par Laure

Neuvième album déjà dans la série d’Edmond et ses amis, c’est toujours un plaisir de les retrouver !

 

Cette fois, Edmond l’écureuil et ses amis Georges Hibou et l’ours Edouard sont réveillés à l’aube par un bruit de marteau, qui semble provenir de la rivière. Mais quel est donc ce cube étrange qui a poussé pendant la nuit ? C’est Jack le chat qui s’est construit une maison « technique, pratique, cubique, techno… » ça va on a compris l’interrompent ses amis. Mais pour ce faire il a rasé un vieux saule, au diable les vieilleries, il faut être moderne dans la vie !

 

La nature ne l’entend pas de cette façon et il faudra faire face au déchainement de la tempête. Et c’est en lisant la grande encyclopédie de la nature qu’Edmond va lui expliquer à quoi servait le saule, et le grand esprit de la forêt (taquin) va faire promettre à Jack de retenir la leçon !

 

Une belle petite histoire pour initier les plus jeunes à la nécessité de préserver la nature.

 

Toujours aussi colorée, un peu plus sombre et grave, cette histoire n’oublie pas pour autant la force de l’amitié et l’entraide. A lire sans hésiter !

 

(dès 3 ans)

 

 

 

Nathan, novembre 2018, 32 pages, prix : 7,95 €, ISBN : 978-2-09-257638-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © Marc Boutavant et éd. Nathan

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Fais de moi la colère – Vincent Villeminot

18 Novembre 2018, 14:07pm

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Publié par Laure

Ismaëlle a seize ans lorsqu’elle perd son père qui ne revient pas de sa journée de travail. Il était pêcheur. Orpheline - sa mère étant morte à sa naissance - elle se voit contrainte de travailler pour survivre. Elle reprend ce dur métier plutôt masculin avec la barque de son père, sous les regards critiques des gens du coin, elle est jeune, belle, désirable.

 

Mais très vite des corps morts vont remonter à la surface du lac Léman, événements mystérieux qui vont perturber la population. C’est à ce moment-là qu’elle va rencontrer Ézéchiel, fils d’un ancien dictateur africain. Elle n’échappe pas au désir de son beau corps d’ébène.

 

 

Le récit avance avec leurs deux voix, dialogues et monologues, l’écriture est belle, parfois poétique, mais l’intrigue déroute. De quelle allégorie Mammon, la Bête mystérieuse qu’il faut tuer, est-elle la représentation ? On peut y voir les violences et les atrocités des guerres et des dictatures, le pouvoir de l’argent et la cupidité des hommes, faut-il absolument vouloir comprendre ? Le roman se lit aisément, grâce à la brièveté des chapitres, à l’aération constante des paragraphes et de la mise en page. On respire dans ce livre. Malgré l’étrangeté de son sujet.

 

 

Très éloigné du type de roman plutôt réaliste et intimiste que je lis habituellement, je ne sais pas si j’ai vraiment aimé ce livre, il m’a toutefois interpellée par sa différence.

 

 

 

Fais de moi la colère est le premier roman de littérature générale de Vincent Villeminot, déjà reconnu depuis une dizaine d’années dans la littérature de jeunesse, pour les ados notamment. Difficile donc de le qualifier de premier roman même si c’est ainsi qu’il fut présenté cet automne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lu dans le cadre de ma participation aux 68 premières fois, lectures partagées des premiers romans de la rentrée littéraire.

 

 

 

 

 

Éditions Les Escales, août 2018, 273 pages, prix : 17,90 €, ISBN : 978-2-36569-340-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © Getty images / Erik Witsoe / EyeEm / et éd. Les Escales

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Simon & Louise - Max de Radiguès

17 Novembre 2018, 14:31pm

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Publié par Laure

Simon & Louise est l'édition intégrale de deux albums parus précédemment : 520 km, et un été en apnée.


Chacune de des deux parties présente le point de vue d'un personnage : celui de Simon pour la première et de Louise pour la seconde.


Le temps d'un été, c'est le récit classique mais frais et réaliste des premières amours adolescentes, des premières ruptures sur le coup d'un quiproquo, des jeux amoureux et de la complicité entre cousines. Vacances en familles, audace, courage, désirs et envie... pour mieux se retrouver à la rentrée ?

 

 

Sarbacane, mai 2017, 125 pages, prix : 18,50 €, ISBN : 978-2-84865-979-4

 

 

 

Crédit photo couverture :  © Max de Radiguès et éd. Sarbacane.

 

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La lumière est à moi (et autres nouvelles) – Gilles Paris

16 Novembre 2018, 11:57am

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Publié par Laure

Après le succès de Courgette (Autobiographie d’une courgette), mais aussi du vertige des falaises, d’au pays des kangourous, et de l’été des lucioles, Gilles Paris est incontestablement l’écrivain de l’enfance. D’une enfance bouleversée mais qui finit toujours par s’ouvrir au jour.

 

Avec ces dix-neuf nouvelles, Gilles Paris reste fidèle à ce thème qui lui est cher, et sait toucher son lecteur par des histoires graves qui n’oublient jamais la rédemption. Qu’ils soient hommes ou femmes, enfants, ados ou adultes racontant leur passé, ces nouvelles mettent en scène des solitudes qui se rencontrent, souvent déclenchées par la mort prématurée d’un parent, la séparation, la maladie.

La mer, le soleil, les volcans, différents pays du monde enveloppent de leur chaleur ces enfants pris au piège du tourbillon des émotions des adultes.

 

Des nouvelles à grappiller de-ci de-là ou à lire d’une traite ou presque, le choix est vaste, j’ai bien sûr quelques préférences pour quelques-unes d’entre elles, comme ces deux premières nouvelles qui se répondent, avec les points de vue différents de deux des protagonistes ; l’histoire d’une petite dernière, violente et provocatrice qui cache un drame des familles, la force et le pouvoir d’évocation d’Enfants de cœur, et la lumière apaisante et heureuse de la toute dernière qui donne son titre au recueil : la lumière est à moi.

 

 

L’occasion peut-être aussi (ce fut le cas pour moi) de découvrir la collection « haute enfance » chez Gallimard, riche de grands auteurs.

 

 

Aujourd’hui on dirait souvent résilience, mais Lior, la lumière est à moi en hébreu, c’est aussi cet éclat de lumière dans la douceur parfois amère de la vie.

 

 

p. 182 : « J’ai deux fois cinq ans. A mon âge on ne sait pas trop ce que l’amour veut dire. Parfois je ne comprends rien. Les adultes me fatiguent. »

 

 

 

 

Gallimard, coll. Haute enfance, octobre 2018, 197 pages, prix : 19 €, ISBN : 978-2-07-279795-8

Crédit photo couverture : © Didier Gaillard-Hohlweg et éd. Gallimard.

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