Les jardins d'Hélène

Hôtel Arcadia – Sunny Singh

16 Février 2016, 11:08am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Inde) par Maïa Bharati

 

Photographe de guerre de retour de mission, Sam récupère un peu à l’hôtel Arcadia, dans une ville qui n’est pas nommée mais peu importe. Très vite l’hôtel est en proie aux terroristes qui tuent froidement tous les clients, chambre par chambre. Abhi, le directeur, retranché dans un bureau où se trouvent le contrôle des caméras de surveillance, tente de sauver le plus grand nombre de personnes en téléphonant dans les chambres et en demandant aux clients de ne pas ouvrir les portes.

 

Le drame durera soixante sept heures avant que l’assaut de la police ne mette fin à la tuerie.

Une relation d’entraide et de compassion naitra entre Abhi et Sam, par le seul biais de textos et d’appels téléphoniques. Sam ne peut s’empêcher de risquer sa vie pour aller faire des photos, des lieux dévastés mais aussi des victimes. C’est son job. Abhi surmontera sa peur pour aider autant qu’il le peut, de par sa surveillance vidéo.

 

Le roman est très intéressant et réussi pour sa partie « retours en arrière » sur le métier de Sam et la nécessité pour elle de se blinder psychologiquement, confrontée sans cesse à la mort et à la guerre, et sur sa difficulté à construire une relation amoureuse dans de telles circonstances. De même Abhi dévoilera une part de sa vie amoureuse et de sa place dans sa famille, en rivalité avec son frère face à leur père.

 

Là où le roman pêche et n’est en rien crédible, c’est sur sa quatrième de couverture et son bandeau annonçant le summum du thriller à suspense. « Un thriller que l’on ne parvient pas à reposer » : non, ce n’est aucunement un page turner, et les parties consacrées à Sam en sortie dans les couloirs et les chambres ne témoignent guère de tension, ni de crédibilité : comment et pourquoi sort-elle autant de fois sans jamais croiser personne (bien sur Abhi l’aide par sa surveillance vidéo), sans que jamais l’action des terroristes ne croise son chemin. Soixante-sept longues heures sans que jamais vraiment ils n’occupent le devant de la scène, soixante-sept longues heures avant que la police n’intervienne… ça parait interminable dans la vraie vie, tout comme dans ce roman, hélas, que j’ai failli abandonner bien des fois.

 

Seuls les passages sur l’analyse des caractères des personnages sauvent l’ensemble. Le vendre comme un roman psychologique dramatique sur la vie d’une photographe de guerre, oui, mais l’erreur a été ici de le vendre comme un thriller qu’il n’est pas.

 

 

Galaade éditions, Janvier 2016, 251 pages, prix : 23 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Sébastien / Luoman / Getty / et éd. Galaade

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Nos saisons – Caroline Pellissier et Virginie Aladjidi, ill. d’Emmanuelle Tchoukriel

13 Février 2016, 14:19pm

Publié par Laure

« Je me rappelle, quand j’étais petite … » Deux voix alternent, l’une féminine et l’autre masculine, qui racontent des souvenirs d’enfance et de jeux dans la nature au travers des saisons : les feuilles mortes en automne, les traces d’un oiseau dans la neige en hiver, les bouquets de fleurs au printemps, les jeux dans la rivière en été, puis la rencontre de ces deux voix, et le couple qu’ils sont devenus, assis aujourd’hui sur un banc à regarder leurs petits-enfants jouer aux mêmes jeux qu’eux jadis.

 

Nos saisons est un très bel album sur le temps qui passe, du rythme de saisons au rythme de la vie et des transmissions entre générations. Les enfants n’ont pas changé quand il s’agit de jouer dans la nature (mais vont-ils encore jouer dans la nature si personne ne les y incite ?)

 

La délicatesse de l’album est portée tout autant par le texte que par l’illustration, les couleurs, les détails, la précision des traits sont un vrai régal pour les yeux.

 

(dès 4 ans)

 

Un aperçu des illustrations sur le site d’Emmanuelle Tchoukriel  

 

 

Nathan, janvier 2016, 32 pages, prix : 10 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Emmanuelle Tchoukriel et éd. Nathan.

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Bel Ordure - Elise Fontenaille

11 Février 2016, 11:06am

Publié par Laure

Avec Bel Ordure, Élise Fontenaille nous raconte une histoire d’amour, solaire et douloureuse (comme toutes les histoires d’amour ?), la sienne peut-être, celle d’Eva, son double littéraire.

 

Le roman s’ouvre une main courante déposée au commissariat du XXème à Paris. L’histoire d’amour commence par sa fin, ou presque. Mais Élise / Eva entraine son lecteur dans son histoire, comme si elle la racontait à une amie, à la table d’un café.  

Elle l’a aimé follement cet Adama, ce bel Adonis à la peau noire magnifique, au corps de liane, lui l’ancien danseur de Béjart devenu marginal et sans-papiers. Tout semble les opposer mais la passion emporte tout sur son passage, laissant peu à peu place à une réalité qu’elle refuse d’abord de voir : Adama boit, Adama la trompe, Adama vit aux crochets des femmes.

 

Peut-être un peu longuet aux deux-tiers, la fin apporte un nouveau ressort en même temps qu’un sentiment d’apaisement : comme elle fut belle cette histoire, malgré tout. Et comme elle l’est, encore. Encrée (ancrée) sur le papier. Un moment agréable de lecture, alors que je ne connaissais Élise Fontenaille que pour ses écrits en jeunesse et ados.

 

 

Badge Lecteur professionnel

 

Calmann-Levy, janvier 2016, 240 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © détail d’une photographie de Jean-Louis Michel, SAIF, 2015, et éd. Calmann-Lévy

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Comme neige - Colombe Boncenne

8 Février 2016, 19:17pm

Publié par Laure

Constantin Caillaud, comptable dans une imprimerie, est aussi un lecteur aguerri (ses enfants se prénomment Aurélien et Emma, c'est dire...), grand admirateur de l’œuvre d’Émilien Petit, dont il a tout lu, sur le conseil notamment de sa maîtresse Hélène. Aussi est-il surpris et fébrile lorsqu'il découvre dans une maison de la presse de Crux-la-Ville, dans un bac de livres soldés, un roman de son écrivain fétiche, qu'il ne connaît pas : Neige noire. Il l'achète et le dévore.

 

A son retour chez lui, il veut en parler à sa maîtresse, mais il est incapable de remettre la main sur le livre, perdu, oublié lors du séjour ? Cette dernière ne le croit pas. Commence alors une enquête sur ce livre fantôme, au cours de laquelle Constantin tentera toutes les pistes possibles : l'auteur vit reclus et ne répond à rien ni personne (tiens, tiens... ça nous rappelle quelqu'un), et les attachée de presse et éditeur lui confirment que ce livre n'a jamais existé.

 

Folie ? Absurdité ? Constantin pense trouver la clé du mystère dans l’œuvre même de Petit, et il n'hésitera pas à questionner des amis de l'auteur : Jean-Philippe Toussaint, Olivier Rolin et Antoine Volodine, tous trois écrivains dans la vraie vie.

 

Le lecteur se délecte de ce jeu littéraire et se demande bien qu'elle va en être l'issue. Pour ma part je croyais réellement que Colombe Boncenne, dans ce premier roman très bien conduit, avait joué de la fiction en inventant des lettres écrites par ces vrais écrivains, avec je l'imaginais, leur accord pour les citer nommément. Mais c'est en écoutant une émission littéraire sur France Culture que j'ai découvert qu'Olivier Rolin avait réellement écrit ces lettres (j'imagine donc que les autres auteurs aussi). De même on y trouve des articles de presse écrits par Patrick Kéchichian du Monde, et Edouard Launet de Libération... Colombe Boncenne s'amuse avec malice à perdre (ou du moins promener) son lecteur entre fiction et réalité. Mais d'ailleurs, dans ce roman « Neige noire », n'y avait-il pas des éléments qui ressemblaient de manière troublante à la vie de Constantin, partagé entre ses deux femmes, Suzanne, et Hélène, sa maîtresse ?

 

Il y a sans doute du Borges derrière tout cela (Le jardin aux sentiers qui bifurquent) et à défaut de connaître, j'aime cette nouvelle curiosité que l'auteure suscite en moi.

 

Un premier roman prenant et étonnant, qui rend un bel hommage à la littérature et qui se joue, en douceur, du milieu de l'édition.

 

À découvrir !

 

 

Buchet-Chastel, coll. Qui Vive, janvier 2016, 115 pages, prix : 11 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Buchet-Chastel

 

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Janvier 2016 en couvertures ...

1 Février 2016, 17:59pm

Publié par Laure

J'ai très peu lu en ce mois de janvier, et j'ai encore en cours plusieurs titres commencés....

Voici ce que j'ai achevé :

 

 

 

 

Mais pour une fois j'ai un peu plus allumé ma télé et suis allée un peu plus au ciné ... En janvier j'ai vu :

 

 

 

 

 

 

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La fin de rien - Frédérick Tristan

29 Janvier 2016, 16:33pm

Publié par Laure

Dans un pays de l’Est indéterminé dans les années 1930, un homme reprend conscience dans une cellule et subit un interrogatoire. Il se nomme David Greedich mais la police s’obstine à l’appeler Monsieur Hortsman. Accusé d’attentats contre la sûreté de l’État, il ne comprend pas : il est un honnête citoyen, marié, représentant de commerce.

S’ensuit un long échange musclé complètement kafkaïen, qui n’est pas sans rappeler la triste période soviétique des geôles staliniennes,  où le prisonnier fait tout pour ne pas sombrer dans la folie ni céder à de faux aveux sous la torture. Une lueur d’espoir viendra en même temps que chaque nouvel intervenant, médecin, avocat, entrainant Greedich dans une spirale orwellienne. Déroutant !

 

Le lecteur est intrigué et va de l’avant, se demandant quel va être le fin mot de l’histoire, qui se révèle… inattendu, montrant une mise en abyme de la réalité dans la fiction, d’ailleurs y a-t-il une réalité dans la fiction ? Reconsidérez l’ensemble d’un œil neuf…

 

A lire si vous aimez ce qui sort de l’ordinaire !

 

Un livre qui m'avait été conseillé par Nicolas, libraire à L'Ancre des Mots - Sablé sur Sarthe et où un gentil lecteur m'avait rappelé qu'on ne disait pas librairie sablésienne (ça c'est la marque de gâteaux !) mais sabolienne ! :-)

 

 

Le Cherche-Midi, août 2015, 139 pages, prix : 14,80 €

Etoiles :

Crédit bandeau couverture : © Todd Warnock/Corbis et éd. du Cherche-Midi

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Mariages de saison - Jean-Philippe Blondel

19 Janvier 2016, 20:01pm

Publié par Laure

Été 2013. Corentin est vidéaste de mariage durant la belle saison, le restant de l'année, il est surveillant dans un établissement scolaire. Il pratique avec Yvan, son parrain, de 25 ans son aîné.

Corentin a 27 ans, et filmer ces couples du matin au soir le grand jour venu va le conduire à s'interroger sur sa propre vie : il est temps sans doute de choisir son avenir professionnel et affectif.

 

Cinq mariages (avec une préférence pour le premier et l'insupportable belle-mère) pour explorer la palette intimiste du couple : Blondel est fidèle à lui-même quand il s'agit de parler des relations humaines, de nous parler de nous, tout simplement, et de la vie telle qu'elle est en vrai.

L'ensemble est un brin caustique mais tout en finesse, et tendre à la fois.

 

J'ai aimé tout particulièrement l'idée de la construction, avec ses insertions de parole donnée aux proches de Corentin face caméra, avec la boucle finale et ce qu'elle dit de l'amitié.

 

Page 36 : «C'est important une photo de mariage. C'est ce qui restera des années sur le bahut de la salle à manger des beaux-parents et dans le deuxième tiroir du bureau du mari. On la ressortira devant les enfants – la cadette, huit ans, aura des étoiles dans les yeux, l'aîné, quinze, jugera ce cliché terriblement ringard et assommant. La seule personne qui trouvera grâce à ses yeux, sans qu'il ne l'avoue jamais, c'est sa mère – dans cette robe à la couleur crème. Jeune. Il ne comprendra pas pourquoi elle a aimé cet homme, son père, qui paraît tellement quelconque comparé à elle. »

 

Page 58 : « - à mon mariage, il n'y aura pas tout ce cinéma. On se retrouvera dans une salle, chacun apportera sa spécialité, chacun s'assiéra où il voudra, les amis disc-jockeys se relaieront et on passera notre temps à danser.

- Ce n'est pas un mariage que tu décris, Corentin. C'est juste une fête. Un mariage, ça doit faire plaisir aux deux familles, pas obligatoirement aux mariés.

- C'est une hérésie. »

 

Blondel a cet art d'écrire si naturellement ce que tout le monde pense tout bas. C'est pour cela qu'on l'aime.

 

 

Buchet-Chastel, janvier 2016, 183 pages, prix : 14 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © image source / Corbis et éd. Buchet-Chastel

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Cher Bill - Alexandra Pichard

14 Janvier 2016, 19:41pm

Publié par Laure

Imaginez une correspondance scolaire entre deux écoles de part et d’autre du monde, séparées par un océan. D’un côté, Oscar, fourmi masculine, écrit à Bill, poulpe masculin. Ils se racontent leur vie, leurs loisirs, s’envoient des petits cadeaux, et attendent impatiemment la rencontre en fin d’année scolaire si tous travaillent bien.

 

Un bel album sur la différence des modes de vie selon le continent où l’on habite, sur l’amitié qui se noue dans la correspondance, et qui se concrétise joliment par des lettres quasi « manuscrites ». Et au fond, les enfants de la terre ne sont pas si différents, ils se retrouvent dans le jeu. Les dessins sont clairs et simples, au trait fin, avec des insertions d’objets et de photographies. Le texte est drôle aussi, quand Bill demande à Oscar la marque de son chien très mignon, celui-ci répond que c’est un labrador, ou un teckel, il ne sait plus. Hum en effet il n’y connait pas grand-chose en marque de chiens !

 

Cet album fait partie de la sélection des Incorruptibles 2016 pour les classes de CE1, et peut servir de support aux nombreuses classes qui mettent en place des correspondances, même si c’est à hauteur d’un département, et nul besoin de raison pédagogique, c’est un album à découvrir pour sa fraicheur et sa tendresse sur l’enfance, la découverte de l’autre et la tolérance.

 

Gallimard Jeunesse Giboulées, février 2014, prix : 14,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Alexandra Pichard et éd. Gallimard jeunesse

Cher Bill - Alexandra PichardCher Bill - Alexandra Pichard

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Aussi loin que possible – Éric Pessan

13 Janvier 2016, 10:58am

Publié par Laure

Un matin, deux copains de collège, Antoine et Tony, font la course, comme ça pour s’amuser. Et puis sans raison, ils ne s’arrêtent pas, ne s’arrêtent plus, et n’ont plus que pour seul objectif d’aller « aussi loin que possible ».

 

Raconté par Antoine, le récit dévoile peu à peu ce qui lie ces deux ados, abimés par la vie, outre le point commun du prénom. Les parents de Tony ont reçu un avis de reconduite à la frontière, étrangers en situation irrégulière parce qu’ils n’ont pas réussi à retrouver de travail, et pour Antoine, un père un peu trop porté sur les gifles et les dérouillées.

Les deux garçons courent, tout en étant confrontés à une réalité : il faut manger, dormir, tout cela sans un seul sou en poche. Inégalité des richesses, absence de partage, il faut voler pour vivre ? Ce qui n’était au départ qu’un jeu devient un engagement moral et acquerra au fil du texte une portée politique et sociétale.

 

Le lecteur se laisse emporter dans cette course et se prend à rêver que des actions comme celles-ci résolvent toutes les misères du monde, mais ce n’est pas si simple. Une lueur d’espoir et une sensibilisation à l’inégalité du monde, les ressources profondes que l’on a tous en soi, voilà ce que porte à découvrir ce roman. Et l’amitié, tout simplement.

 

Extrait page 20 :

« Cela fait dix minutes que l’on court. La cité s’éloigne, ce lundi matin vient de basculer dans l’inconnu. On n’a rien prémédité, rien comploté.

On a nos baskets aux pieds, nos survêtements souples, nos forces.

Tony a sa tristesse. J’ai ma colère.

On ne va plus rebrousser chemin. »

 

Extrait page 46 : « Je cours. Je suppose qu’il y a des caméras même dans les petits magasins. Des images permettront d’identifier mon visage. Je n’en ai rien à faire. Les conséquences, c’est bon pour le futur. Depuis ce matin, je ne vis plus que dans le présent, un présent absolu, débarrassé du passé comme de l’avenir. La main qui s’abat sur ma joue, la grande dérouillée, tout cela n’existe pas encore. Trop souvent, je n’ai pas vécu l’instant présent par crainte des conséquences qu’il engendrerait. »

 

 

Sélectionné pour le Prix des lecteurs (13-16 ans) du Mans et de la Sarthe 2017

 

 

L’école des loisirs, (grand format), septembre 2015, 137 pages, prix : 13 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : ©Laerke Posselt / Agence VU’ et éd. L’école des loisirs

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Blob – Joy Sorman et Olivier Tallec (ill.)

11 Janvier 2016, 18:49pm

Publié par Laure

 

Ah ! Dès que je reconnais le trait d'Olivier Tallec, je craque !

 

Voici Blob, un roman de Joy Sorman illustré en couleurs par Olivier Tallec, pour les enfants en lecture seule à partir de 7 ans.

 

Tous les ans, le poisson Blob vient de très loin et accomplit un voyage éprouvant pour participer à un concours. Tous les ans, il échoue de peu, il s'en trouve toujours un ou une pour lui ravir la première place. Mais cette année est la bonne : le voici nommé « l'animal le plus laid du monde », et il remporte tout ce qui va avec : une année de gloire et de paillettes, des richesses, des cadeaux, un tour du monde où il est accueilli partout comme un roi, où il remet des médailles et multiplie des inaugurations diverses, bref, vous aurez reconnu le parcours habituel d'une Miss France, bien gentiment moqué ici.

Car Blob devient vite exécrable : capricieux, la notoriété lui monte à la tête. Il devient vaniteux et de plus en plus seul. Au bout d'un an, le couperet tombe : il faut céder sa place et retomber dans l'anonymat.

 

Un roman illustré qui dénonce la gloire éphémère et la vanité d'une starification trop vite fabriquée. La vacuité des apparences ne protège pas d'une solitude intérieure. Au fond, l'on n'est jamais mieux que lorsqu'on reste soi-même. La fin est (un peu) rude (et réaliste) mais c'était bien l'objectif, non, de dénoncer cette poudre aux yeux des concours de beauté, que l'on peut appliquer également aux émissions de télé-réalité qui fabriquent des stars éphémères ?

 

Caché sous son imper avec son chat sur les genoux, retournez le livre, et vous verrez la tête du chat une fois que l'imper est tombé ! Les illustrations de Tallec sont très expressives dans les émotions tout au long du roman et souvent drôles !

 

Actes Sud Junior, octobre 2015, 42 pages, prix : 13 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Olivier Tallec et éd. Actes Sud Junior

 

 

Blob – Joy Sorman et Olivier Tallec (ill.)Blob – Joy Sorman et Olivier Tallec (ill.)

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