Les jardins d'Hélène

Mars 2016 en couvertures ...

1 Avril 2016, 07:31am

Publié par Laure

En mars, j'ai lu :

(un clic sur la couverture renvoie à mon billet quand il y en a un)

 

Ce qu'il nout faut c'est un mortAlcooliqueMa fugue chez moi

 

 

Tout ce qu'on ne s'est jamais ditL'été d'Agathe

 

(et j'ai trois romans en cours, ça serait bien que j'en termine au moins un)

 

En mars, j'ai vu :

 

L'affaire Jessica Fuller Divergente 3 : au-delà du mur

 

 

En mars, j'ai écouté :

 

Jukebox motel - la BO du roman Loin - Alex Beaupain

 

 

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Écoute les comptines / Écoute les comptines du monde – Marion Billet

31 Mars 2016, 15:24pm

Publié par Laure

Écoute les comptines / Écoute les comptines du monde – Marion Billet

On retrouve Marion Billet à l'illustration (fidèle de la collection « petit Nathan », on reconnait donc à présent "sa patte"), avec des grands formats tout en rondeur et couleurs vives, sur un album cartonné pelliculé assez grand. La partie contenant la technique est assez épaisse, il y a donc en réalité peu de pages dans l'album, mais on s'adresse à des tout-petits !

 

5 comptines classiques sont proposées à écouter en appuyant sur un petit rond sur chacune des pages (après avoir mis le bouton général sur on au dos de l'album), et ce n'est pas trop mauvais (je crains toujours le pire avec les livres sonores) : les bébés dès 6 mois retrouveront donc : une souris verte, la fourmi m'a piqué la main, petit escargot, pomme de reinette, et les petits poissons dans l'eau.

(Honte à moi, je ne connaissais pas la fourmi !)

 

Une version comptines du monde propose quelques classiques en langues étrangères : Olélé moliba makasi (Congo), Ani couni chaounani (Amérique du Nord), Twinkle, twinkle, little star (Angleterre), Haru ga kita (Japon) et Alle meine Entchen (Allemagne)

 

Même sans comprendre les paroles, les petits nomment quelques personnages ou animaux en montrant les dessins et construisent des bribes de phrases.

 

Nathan, octobre 2015 et février 2016, 22 x 22 cm, 12 pages, prix : 15.90 € chacun

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Marion Billet et éd. Nathan.

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Je rachète ou pas ? (Les cosmétiques du mois # mars 2016)

30 Mars 2016, 23:27pm

Publié par Laure

Je rachète ou pas ? (Les cosmétiques du mois # mars 2016)

Le retour des produits terminés du mois, avec cette fois 12 items dans le panier. Pas mal !

 

 

Gel douche Auchan Dermoprotect

 

- Une crème de douche Auchan, dans la gamme Dermoprotect, pour peaux sèches à très sèches, au lait de coton, flacon de 250 ml : joue dans la même gamme que les Atopiderm de Sanex, en moins cher. Le produit crème au parfum neutre par excellence, un basique que je rachèterai sûrement.

 

 

 

gel visage Cien

- Le gel nettoyant visage Aquarich de Cien (Lidl), environ 1,50 € le tube : pas mauvais mais je n'ai pas aimé certains points comme la viscosité du produit, un peu épaisse, qui le rend difficile à sortir du tube, et le plastique qui se tord ou se plie, bref moins pratique que d'autres. Une formule un peu plus fluide aurait été préférable. Je ne rachèterai pas.

 

 

 

Gommage corps à l'abricot  Yves Rocher

- Le gommage végétal corps à l'abricot de chez Yves Rocher : classique, j'aime bien ses grains assez marqués, j'en ai refait un stock au moment des soldes à -70% (je suppose qu'ils relookent ou changent la formule ou la gamme). Il laisse la peau douce, sans réaction rebond de sécheresse ou démangeaison, parfait. (bon, j'hydrate après, évidemment!)

 

 

démaquillant yeux au pur bleuet Yves Rocher

- Le démaquillant doux au pur bleuet pour les yeux, de chez Yves Rocher. Idem, c'est un de mes classiques que je rachète régulièrement, donc je continue :-)

 

 

 

Soin nuit Miracle Garnier- Le soin de nuit visage « Miracle Sleeping Crème » de Garnier : anti-âge défatigant, transformateur de peau, et plein de promesses sur l'emballage. Un soin qui s'inspire des anti-âges venus d'Asie, "le pouvoir d'un masque dans la légèreté d'une crème". J'ai du mal avec les soins de nuit, que je trouve toujours trop gras ou trop épais. Celui-ci est assez léger, avec une texture légèrement parfumée plutôt agréable, à la sensation un peu huileuse (mais à peine).

J'ai aimé la texture à mémoire de forme : lorsque vous mettez le doigt dans le pot, cela creuse un trou dans la crème, et le lendemain, tout est à nouveau tout plat tout lisse.

Mon gros problème, c'est la régularité. J'ai souvent la flemme d'ajouter une crème après le démaquillage. C'est sûr que c'est mieux avec que sans (ma peau se porte mieux quand elle est hydratée) mais je ne vois pas de résultat flagrant non plus avec ce soin. Produit peu cher, autour de 6 euros lors des promos beauté des hypermarchés (prix habituel à 11,95 €, ce qui reste très accessible pour ce type de produit). Je rachèterai peut-être.

 

 

Base lissante Adopt- La base lissante et matifiante de Réserve Naturelle (aujourd'hui Adopt' by Reserve naturelle) : un soin transparent qui s'applique après la crème de jour et avant le fond de teint et qui est censé lisser les imperfections et matifier la peau afin de faire tenir le maquillage plus longtemps. Ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de Sephora, hormis la présentation différente, en tube ici (je préfère le flacon pompe de Sephora même si le tube est plus facile ici à vider jusqu'au bout).

Fait tenir un peu plus longtemps mon fond de teint, mais sans miracle non plus, je suis obligée de faire des retouches avec des papiers matifiants à mi journée. Ça reste un produit bourré de silicones et de cochonneries, sans aucun doute. Celle-ci a le mérite de ne pas être très chère (6,50 €) donc je suis susceptible de la racheter (mais je n'ai pas de boutique à moins de 80 km de chez moi, ou alors sur le net), mais je n'ai toujours pas trouvé le produit miracle qui empêchera ma peau de « regraisser » dans la journée.

 

 

Dans la foulée logique : les papiers matifiants,justement. Usage toujours aussi fidèle et régulier.

 

Papiers matifiants mars 2016

 

Papiers matifiants EssenceUn paquet de chez Essence, petit prix (2,59 € les 50 feuilles), mais que j'ai tendance à finir très vite (à raison de 3 feuilles à chaque retouche en moyenne), et celui de chez Adopt, que je découvrais. (1,90 euros les 80 Papiers matifiants Adoptfeuilles, plus grandes). Pas mal, sauf l'emballage qui ne propose aucun système pour attraper la feuille (un double face par exemple qui permettrait la distribution feuille par feuille). C'est le point faible, mais vu le prix mini, je pense racheter quand même, lors d'une commande sur le net sans doute puisque je n'ai pas de boutique proche.

 

 

 

 

Fond de teint Sephora r30- Un fond de teint Sephora, hydratant lissant, FPS10, teinte R30. Bon il n'existe plus tel quel, et les teintes ont changé également. J'en ai deux autres différents de toute façon. Je l'ai laissé de côté longtemps avant de le reprendre cet hiver, teinte rosée parfaite pour moi (les teintes dorées me donnent l'air au mieux, malade, au pire, sale!). J'avais apprécié le flacon pompe (même si on perd pas mal de produit au fond), la texture et la couleur (un peu moins la composition longue comme le bras), je n'en ai pas besoin pour le moment mais je ne dis pas que je n'irai pas voir à nouveau chez Sephora à l'occasion.

 

 

 

Crème mains JonzacCrème mains Jonzac

 

- La crème pour les mains « eau thermale Jonzac » effet protecteur seconde peau, texture ultra-fine, non grasse, non collante, certifiée bio. Ne vous fiez pas à la photo, c'est effectivement un produit que j'ai reçu gratuitement en complément d'une commande Léa Nature, celui-ci présentant un défaut d'usine visible : le tube a été soudé dans le mauvais sens! J'ai beaucoup apprécié cette crème très fluide (presque trop) mais bien hydratante néanmoins, son parfum neutre léger (ça sent la crème quoi), j'ai encore du stock en crème pour les mains dans d'autres marques, mais je garde à l'esprit le jour où j'aurai besoin d'en racheter.

 

 

gélules Optima Cheveux et Ongles- Les gélules Optima Cheveux et Ongles forts : si j'avais été assez assidue avec le premier pot (la cure est en théorie de 2 mois, donc 2 pots), je l'ai beaucoup moins été avec ce 2ème pot, qui a duré bien plus d'un mois. J'avoue que mes ongles à nouveau cassants m'avaient un peu découragée. Je ne rachèterai pas pour le moment, en revanche je reviendrai avec certitude à leur version solaire.

 

 

 

Rouge dior addict 535- Le rouge à lèvres Dior Addict 535 « tailleur bar », un nude parfait, brillant et crémeux. Il a été reformulé depuis (en augmentant sérieusement au passage), mais la teinte existe toujours. Je me suis tournée vers d'autres marques / gammes à petits prix, mais ceux-ci restent une valeur sûre quand on veut se faire plaisir (33 euros quand même!)

 

Voilà, c'est fini pour ce mois-ci....

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L'été d'Agathe - Didier Pourquery

28 Mars 2016, 17:44pm

Publié par Laure

L'été d'AgatheL'auteur raconte les 23 années de vie de sa fille Agathe, condamnée dès son plus âge par cette maladie qu'est la mucoviscidose. Il alterne avec pudeur et néanmoins sans fard les derniers jours à son chevet et les retours en arrière sur son enfance, les greffes de poumons, les hauts et les bas, mais toujours il donne de sa fille l'image d'une battante, lucide et courageuse, qui semblait avoir un rapport à son père très fort et très proche.

 

Si ces récits ne sont jamais faciles à lire (on pense aussi au récent Camille, mon envolée, de Sophie Daull), ils sont souvent aussi, et c'est le cas ici, de magnifiques déclarations d'amour à la vie.

Cette famille, pourtant décomposée et recomposée, est le ciment qui a porté Agathe, tout comme elle-même leur a transmis sa force d'esprit incroyable.

 

On ne peut qu'être touché par ce récit et tenter d'en garder, plus que la tristesse, la force de l'amour qui s'en dégage et le courage toujours.

 

 

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Grasset, janvier 2016, 198 pages, prix : 17 €

Étoiles :

Crédit photo couverture (bandeau) : © Christian Guy / Corbis et éd. Grasset

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Tout ce qu'on ne s'est jamais dit - Celeste Ng

28 Mars 2016, 17:06pm

Publié par Laure

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Fabrice Pointeau

 

Tout ce qu'on ne s'est jamais ditLydia Lee, 16 ans, a disparu. Il faudra peu de temps aux enquêteurs pour la retrouver noyée au fond d'un lac. Que s'est-il passé ? Suicide ? Meurtre ? A vrai dire peu importe tant ce n'est pas ce qui occupe le roman, même si l'on aura bien évidemment la clé à la fin tout de même.

 

Ce qui m'a sans doute vraiment déçue dans ce livre, c'est que je m'attendais à un polar (une disparition et un décès amenant à une résolution du mystère ?), alors qu'il s'agit avant tout d'un drame psychologique. Les non-dits d'une famille, ou les attentes exagérées que des parents peuvent reporter sur leurs enfants, consciemment ou non, et les dégâts que cela produit à l'adolescence.

 

Tous sont cabossés dans cette famille : la mère, Marylin, au foyer alors qu'elle rêvait d'être médecin et qu'elle en fait le vœu de sa fille Lydia, le père, James, professeur d'université qui a toujours souffert de sa difficulté à s'intégrer, de par son origine chinoise, et la fratrie métissée, Nath, le grand frère qui ne rêve que de partir dans une grande université mais que Lydia veut retenir, et la petite sœur Hannah, invisible aux yeux de tous...

 

De suspense et d'enquête, point. Mais des retours en arrière à foison, sur le passé des parents et la vie des enfants, leurs pensées secrètes, leur désir entravé dans cette famille en apparence soudée et aimante. C'est long, long, long. Et quand on se surprend à balayer la page en diagonale et à se demander si on abandonne, c'est mauvais signe. Je me suis beaucoup ennuyée.

Je suis allée au bout pour savoir comment Lydia était morte, et n'ai ainsi fait qu'amplifier moi-même ma déception à cette lecture.

 

Je trouve erronée la présentation de l'éditeur qui affirme : « Bien sûr, Tout ce qu’on ne s’est jamais dit distille un suspense d’une rare efficacité » de même qu'exagérée la comparaison avec l'univers de Laura Kasischke. Mais globalement ce roman est fort apprécié sur la blogosphère, ce n'est donc que mon avis dissonant, peut-être tout simplement parce que j'en attendais complètement autre chose.

 

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Ed. Sonatine, mars 2016, 288 pages, prix : 19 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Peter Glass / Arcangel Images et éd. Sonatine

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Papa est connecté – Philippe de Kemmeter

23 Mars 2016, 11:10am

Publié par Laure

 

Papa est connecté

 

Quand papa est sur son ordinateur, il oublie tout ce qu’il y a autour, à commencer par sa femme et son fils. Papa a beau avoir 532 amis sur Icebook (oui, papa est un pingouin), il vit isolé dans son monde qui prend bien trop de place au goût de sa famille : le nez sur son écran, il ne répond pas aux questions de son petit pingouin de fils, regarde le film avec sa femme en répondant à ses mails, etc.

Mais un jour c’est le drame : il n’y a plus de connexion internet ! Papa fulmine et se trouve malgré lui seul à la dérive sur la banquise, d’où il sera sauvé par un nouvel ami non virtuel.

 

Un régal que cet album sur la place que prennent les nouvelles technologies dans nos vies, et sur l’addiction qui en découle souvent sans que l’on en prenne pleinement conscience. Même si la vie virtuelle peut être très riche et intéressante, n’oubliez pas qu’il y a une vraie vie juste à côté de vous avec des proches qui ont besoin de vous ! Quand surfer sur son ordinateur prend un sens propre que seul le pays des pingouins permet, allez-y, reconnectez-vous à la réalité et souriez ! Et laissez la chaleur humaine vous réconforter.

 

- Ton papa, c’est un geek ou un nerd ?

- Ché pas !

Le copain sympa qui pose la question a un casque sur les oreilles, et l’auteur n’omet pas d’ajouter des smileys dans son texte, et quelques clins d’œil dans l’illustration.

Suffit de trouver le bon équilibre ;-)

 

 

De La Martinière Jeunesse, juin 2015, 32 pages, format à l’italienne, prix : 7,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Ph. De Kemmeter et éd. de la Martinière Jeunesse

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La famille Tortue - Marion Billet

15 Mars 2016, 09:54am

Publié par Laure

La famille TortueMes grands (15 ans pour la plus jeune quand même !) sont toujours ravis quand je rapporte des albums jeunesse à la maison, sans doute un retour affectif à leur enfance (?) et pour cette comptine, les souvenirs reviennent immédiatement : la cassette VHS qu’on regardait / écoutait en boucle (avec l’araignée Gypsie qui semble les avoir marqués), leurs comptines préférées, celles qu’on chantait dans la voiture, etc. etc.

Donc c’est parti, les voilà qui chantent la famille Tortue ! (C’est bon, la transmission est assurée !) (Et moi je continue en séances bébés lecteurs au boulot !)

 

Cette édition « petit Nathan » a la particularité d’être faite pour être touchée par les petits doigts, avec des formes creusées dans l’épaisseur du carton. (On pense aux imagiers gigognes de Xavier Deneux chez Milan, un peu dans le même esprit, mais ici en plus simple).

Des illustrations simples et très colorées (Marion Billet) emplissent bien la page et l’envie de toucher quel que soit l’âge !

À la fin de l’album, sur la 4ème de couv, un flashcode pour écouter la comptine, qu’on trouvera aussi très facilement sur le net.

 

 

Nathan, février 2016, 12 pages, tout cartonné, prix : 7.90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Marion Billet et éd. Nathan

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Ma fugue chez moi - Coline Pierré

13 Mars 2016, 18:15pm

Publié par Laure

Ma fugue chez moiAnouk est en 3ème et vient de subir une terrible humiliation de la part d'une camarade de classe qui était encore sa meilleure amie il y a peu. Entre son père toujours occupé, sa mère qui vit à l'autre bout du monde (enfin sur une île norvégienne pour son travail, elle rentre de moins en moins et ne sera pas là à Noël), plus sa petite sœur qui est interne dans un établissement avec classe spécialisée dans la danse, autant dire qu'elle ne trouve aucun réconfort à la maison. Anouk n'en peut plus et décide de fuguer.

 

p. 11 : « Je ne sais pas vraiment où je vais. Je ne rejoins personne. Je n'ai pas envie de voyager, je ne me vois pas traîner dans la rue ou vivre dans un squat. Me droguer ne m'attire pas non plus. Je ne me sens ni punk, ni aventurière, ni hippie. C'est juste que j'en ai assez de cette vie. J'en veux une autre. »

 

Mais Anouk est réaliste : fuguer à 14 ans, sans carte bancaire et sans laisser de trace, affronter le froid et la misère, ce n'est pas simple. Elle fait vite demi tour et le choix surprenant (oh un zeugma) de fuguer dans sa propre maison, en se réfugiant au grenier. Elle organise son quotidien tant du point de vue de l'hygiène que de l'alimentation, mais elle n'avait pas imaginé qu'entendre les réactions de son père pourrait être à ce point perturbant.

 

p. 25 : « Assister à ma propre disparition est dérangeant et désagréable. Personne ne fugue pour voir ses proches réagir. On fugue justement pour ne plus se préoccuper de rien. Pour ne pas avoir à affronter les raisons et les conséquences de son départ. »

 

Ce qu'il manque à Anouk, ce n'est ni plus ni moins que l'attention de ses parents. Dans une vie où chacun est débordé tout le temps, on ne prend plus le temps de dire aux siens qu'on les aime, et Anouk dans son récit exprime très justement ses sentiments et émotions sur ce vide intérieur et l'impossibilité de partager son mal-être. Pour autant, l'adolescente prendra conscience aussi de la difficulté des adultes à être heureux, à faire des choix, et combien la parentalité peut être difficile et ne pas toujours aller de soi. Une fin heureuse après un cheminement parfois douloureux pour être soi et se respecter soi-même.

 

p. 71 : « Les gens malheureux devraient s'autoriser à fuguer de leur vie. Les médecins, les psychologues, les conseillers d'orientation devraient prescrire des fugues. »

 

Un joli roman délicat sur le fragilité de l'adolescence et sur le besoin d'être aimé et d'avancer en confiance dans la vie. Coline Pierré exprime toutes ces émotions intérieures avec une grande justesse. C'est doux et réconfortant !

 

 

(Un grand merci à Coline Pierré pour sa fidélité discrète et l'envoi de ce roman.)

 

p. 52 : « Je suis ici depuis près d'une semaine, je ne suis pas sortie de la maison, pourtant il me semble avoir vécu davantage qu'en un mois au collège. Peu importe où on se trouve, ce qui rend la vie palpitante, c'est ce qui se passe dans notre tête. Tout peut devenir une aventure, même l'immobilité et la solitude ».

Avec Robinson Crusoé tout près.

 

Les autres titres de l'auteure :

 

 

Rouergue, collection Doado, mars 2016, 115 pages, prix : 10,20 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Maud Chalard et éd. du Rouergue

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Ce qu'il nous faut c'est un mort – Hervé Commère

11 Mars 2016, 14:01pm

Publié par Laure

Ce qu'il nous faut c'est un mort12 juillet 1998, la France est championne du monde de football, le pays est en liesse. Sur une route en bord de corniche, trois jeunes hommes en voiture renversent une femme accidentellement et prennent la fuite. La victime n'est pas morte mais restera lourdement handicapée, les familles des trois jeunes étoufferont l'affaire. Au même moment à Nancy, une jeune femme est violée. Qu'est-ce qui scelle un destin, que choisit-on vraiment dans la vie ?
 
Dix-huit ans plus tard, dans ce village de Vrainville en Normandie, tous sont toujours là, le secret enfoui au plus profond des mémoires. Jusqu'à un ce qu'un mort vienne perturber ce qui semblait bel et bien enterré et réveille un conflit social qui se noie dans l'indifférence des médias.
 
Ne cherchez pas un polar classique ni un page-turner à la surenchère outrancière, vous seriez déçus, en revanche, Hervé Commère offre ici un roman social dense et passionnant, très bien construit, par des retours en arrière et des personnages tous très fouillés. Rien n'est gratuit et tout s'imbrique, même si le personnage clé du roman, au fond, c'est peut-être et avant tout l'usine de lingerie Cybelle, cœur de l'emploi dans le village. De l'entreprise familiale aux valeurs humanistes au projet de rachat froid par un fonds de pension, c'est bien de notre société actuelle dont il est question.
L'auteur brouille un peu les pistes mais l'enjeu est aussi celui du choix que l'on peut être amené à faire dans la vie, et de l'assumer.
 
Dans ses remerciements l'auteur cite l'excellente collection de Pierre Rosanvallon, « Raconter la vie », aux éditions du Seuil, et l'exemple des ouvrières de l'usine Lejaby, en effet, le roman social prend de toute évidence ici le pas sur le polar annoncé dans une collection « thriller ». Passé cet écart surprenant, c'est un très bon roman à lire en connaissance de cause.
 
 
Fleuve éditions, mars 2016, 400 pages, prix : 19,90 €
Etoiles :
Crédit photo couverture : fleuve éd.

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Chronic, un film de Michel Franco (2015)

1 Mars 2016, 15:56pm

Publié par Laure

Durée : 1h33 - Origine : Mexique / France

 

Avec Tim Roth, Sarah Sutherland, Robin Bartlett, ...

 

Prix du scénario au Festival de Cannes 2015

 

Synopsis :

« Aide-soignant, David travaille auprès de personnes en phase terminale. Méticuleux, efficace et passionné par son métier, il noue des relations qui vont bien au-delà du cadre médical et instaure une véritable intimité avec ses patients. Mais dans sa vie privée, David est inefficace, maladroit et réservé. Il a besoin de ses patients tout autant qu’ils ont besoin de lui. »

 

 

Mon avis : un film aussi juste qu'éprouvant sur la réalité de la fin de vie, la maladie et la perte d'autonomie. La qualité du scénario mêlant l’histoire personnelle de David aux situations des patients fait qu'on s'écarte du documentaire qu'on pourrait être tenté d'y voir.

 

Le film avance lentement, avec précision, et dévoile peu à peu les raisons et les blessures du personnage principal. Et si l'on sort tout de même de la séance un brin abattu (ce n'est pas joyeux!), on en garde l'image d'un film très fort, à l'image parfois, de Amour, de Michael Haneke.

 

 

Étoiles :

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