Les jardins d'Hélène

La chance de ma vie, un film de Nicolas Cuche (janv. 2011)

25 Janvier 2011, 20:34pm

Publié par Laure

 

Avec Virginie Efira, François-Xavier Demaison

Durée : 1h27

 

la-chance-de-ma-vie.jpgSynopsis : "Julien Monnier a un sérieux problème. Il a beau être un conseiller conjugal brillant, il n'arrive pas à garder une femme dans sa vie plus de deux semaines.
Et pour cause, depuis son plus jeune âge, Julien porte la poisse à toutes les femmes qui s'éprennent de lui. Mais pas une petite poisse. De celles qui vous envoient à l'hôpital plusieurs fois par semaines, qui brisent votre vie professionnelle ou qui vous fâchent à vie avec vos proches. Julien est à proprement parler un vrai chat noir pour les femmes. Joanna Sorini va vite l'apprendre à ses dépens le jour où elle le croise. Une carrière en plein décollage, une vie amoureuse qui semblait enfin prendre un bon tournant, tout cela risque de bien changer..."

 

Mon avis : une comédie gentillette agaçante sur bien des points, des gags excessifs et souvent lourdingues, Elie Semoun est ridicule au possible dans un rôle complètement grotesque, bref... un résultat moyen moyen ! (mais comme depuis j'ai vu Love & autres drogues et que j'ai trouvé ça long, ennuyeux, mélo, trop prévisible et pas terrible, je me dis que bon, au moins dans la chance de ma vie, j'ai (sou)ri un peu !)



Etoiles : stars-2-0__V45687805_.gif

Voir les commentaires

Comme des trains dans la nuit - Anne Percin

23 Janvier 2011, 17:07pm

Publié par Laure

 

comme-des-trains-dans-la-nuit.jpgPeu après Comment (bien) rater ses vacances, fort drôle et vitaminé, Anne Percin montre à nouveau toute l'étendue de son talent à travers quatre nouvelles au ton très différent, tant entre elles que par rapport au roman cité précédemment, mais qui ont pour point commun de mettre en scène des duos d'adolescents.

La première nouvelle éponyme au titre du recueil m'a totalement soufflée, agrippée, remuée. Une bombe amorcée dont on guette l'explosion sans bien savoir quand ni comment elle va sauter. Une tension croissante au fil du récit, un réalisme très réussi de la description de cette « Planète bouse » où deux jeunes ados que beaucoup de choses opposent vont devenir pyromanes, réunis par Could you be loved de Bob Marley. Cette nouvelle, je pourrais la relire vingt fois et la trouver toujours aussi effroyable, extraordinaire de justesse, parfaite en tous points. (et penser à chaque fois à certains romans de Guillaume Guéraud pour l'effroi d'une violence ordinaire).

Du coup... les trois autres nouvelles ont glissé sur moi sans vraiment m'accrocher, trop différentes, moins fortes, je ne sais pas... je dis ça et en même temps j'ai toujours en mémoire la première nuit d'amour de Tony et Naïma (dans Loin des hommes), singulière et douce, sans doute la nouvelle la plus optimiste du recueil. La troisième nouvelle (Nirvana) dans le Londres des années 90 où deux ados découvrent l'art et la vie en pleurant la mort de Kurt Cobain ne m'a pas touchée du tout. La dernière, La Forge, remonte l'histoire plus cruelle de Julien et Christine, deux cousin-cousine si différents et pas tant que cela non plus, qui se libèrent de l'emprise d'un père/oncle tyran sur fond de mai 68. Avec au bout du tunnel la lumière...

 

(dès 14 ans)

 

Anne Percin le souligne : en dépit de la collection, choix éditorial, ce n'est pas que pour les ados !

 

La librairie du Parc / Actes Sud en a fait son coup de coeur.

 

Rouergue, coll. DoAdo, janvier 2011, 119 pages, prix : 9,50 €

Crédit photo couverture : © Dorothy-Shoes et éd. du Rouergue

Voir les commentaires

Tristesse et chèvrefeuille / Bal d’automne – Ramona Badescu, ill. d’Aurore Callias

22 Janvier 2011, 10:52am

Publié par Laure

Dans cette nouvelle série intitulée « les histoires de la grande forêt », de nombreux animaux rejouent les émotions et grandes peurs de la vie quotidienne. Le résultat ne me semblait pas gagné, car l’aspect un peu désuet de l’objet livre ne me paraît pas  « vendeur » au premier coup d’œil. Couverture cartonnée épaisse et granuleuse, illustrations qui ne me « parlaient » pas trop, je crois que ces livres-là ont besoin d’un peu plus de médiation, car ils ne sauteront peut-être pas tous seuls aux yeux des enfants. Les libraires jeunesse en disaient beaucoup de bien, j’ai dépassé ma première réticence, et j’ai bien fait !

 

tristesse-et-chevrefeuille.jpgDans Tristesse et Chèvrefeuille, une petite Taupe apprend par courrier le décès de son père, un père qu’elle n’a pas revu depuis des années, car il les a abandonnées, elle et sa maman, alors qu’elle était encore toute petite, et il a refait sa vie ailleurs. Doit-elle aller à son enterrement alors qu’elle n’en a pas très envie, mais qu’elle a cette boule au ventre qui l’empêche de pleurer ? Et puis elle va rencontrer tout un tas de personnages (animaux) qui vont l’aider dans son cheminement et la conduire vers l’apaisement. C’est une histoire très belle et forte, qui met en avant les valeurs de l’amitié et le droit au chagrin, et qui dénoue l’importance du deuil à travers le rituel de la société (enterrement). Et quelques graines de chèvrefeuille à semer car « c’est la plante qui soigne le mieux la tristesse ».

Alors qu’au départ les illustrations ne me séduisaient pas trop, je me suis surprise à les regarder davantage : il faut prendre le temps d’en observer la construction et les nombreux détails. Au final j’y reviens et je suis définitivement conquise !

 

bal-d-automne.jpgC’est donc cette fois déjà séduite que j’ai commencé le second titre : le bal d’automne. A la dernière feuille morte tombée, chaque année a lieu dans la forêt une grande fête : le bal d’automne. C’est le Hérisson qui est chargé de distribuer les invitations. Mais osera-t-il aller à Lamarge, cet endroit à la limite de Danslaforêt où l’on aperçoit déjà Leschamps et où vit un animal étrange dans une espèce de maison sur roues ? Le Hérisson surmontera-t-il sa peur de l’autre (et de la différence) ? Oui, et il en ressortira beaucoup d’humour et d’amitié. J’ai adoré ce volume que j’ai trouvé très drôle et irrésistible, car l’Otarie échouée là dans sa roulotte a un parler très particulier : « Voulez-vous vous asseoiRRe ? BoiRRe fRRaizejus ? Je pRRépaRRe justement excellent fRRaizejus mitnant même »

 

Lu et aimé par Marie, Gaëlle,

 

Et le plus beau de l’histoire, c’est Mosquito : alors qu’elle ne voulait pas les ouvrir (« ça a l’air trop pourri »), elle me voit les lire et me demande « c’est bien ton livre ? » Oui ! je lui raconte un peu l’histoire du premier que j’avais terminé, hop, elle me le pique, et hop, elle aime beaucoup !!! J’espère que tout comme moi elle n’aura qu’une envie : qu’il y ait de nouveaux titres dans la série !

 

(Dès 8/9 ans)

 

Tous deux chez Albin Michel Jeunesse, octobre 2010, 68 pages, 10 € chaque

Etoiles :  stars-4-0__V7092073_.gif(tristesse et chèvrefeuille) et stars-5-0__V7092072_.gif (bal d’automne)

Crédit photos couvertures : © Aurore Callias et éd. Albin Michel Jeunesse

 

 

 

Voir les commentaires

De vrais mensonges, un film de Pierre Salvadori (déc. 2010)

22 Janvier 2011, 09:43am

Publié par Laure

Avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, Sami Bouajila, …

Durée : 1h45

 

de-vrais-mensonges.jpg

 

Le synopsis d’Allociné : « Un beau matin de printemps, Emilie reçoit une lettre d’amour, belle, inspirée mais anonyme. Elle la jette d’abord à la poubelle, avant d’y voir le moyen de sauver sa mère, isolée et triste depuis le départ de son mari. Sans trop réfléchir, elle la lui adresse aussitôt. Mais Émilie ne sait pas encore que c’est Jean, son employé timide, qui en est l’auteur. Elle n’imagine surtout pas que son geste les projettera dans une suite de quiproquos et de malentendus qui vont vite tous les dépasser… »

 

Mon avis : Un réel bon moment que cette comédie sentimentale pas guimauve aux dialogues enlevés, et même si on est proche de la comédie de boulevard, on y garde une certaine élégance et un comique pas lourdingue. De quiproquos en quiproquos, ça finit par faire un bel imbroglio, mais le scénario a suffisamment de ressources pour rebondir afin que l’intrigue ne soit pas totalement prévisible, tantôt avec une légère cruauté, tantôt par vengeance ou encore amour filial. La relation mère-fille (Baye – Tautou) est intéressante, et Sami Bouajila est tout simplement épatant dans son rôle. Le trio d’acteurs accompagné de quelques personnages secondaires amusants fonctionne : on passe un bon moment !

 

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Voir les commentaires

Où le plus peureux n'est pas toujours celui qu'on croit...

20 Janvier 2011, 19:46pm

Publié par Laure

chat_choupis2.JPG

 (2011)

 

Opération nettoyage de cage, Mosquito oeuvre pour le rapprochement des genres. Dame Chat aimerait bien dormir tranquille. Qu'on lui fiche la paix !

 

chat choupis1

(2011) 

 

Et c'est pas un cochon d'Inde qui va y changer quelque chose. Dame Chat va ficher le camp dormir ailleurs. Le flegme a remplacé l'instinct chasseur de sa jeunesse

 

juin-2007-007.jpg

  (2007)

 

Oui je sais, vous désespérez, vous qui avez linké ce blog sur des portails netvibes de CDI et de CRDP, oui je sais, c'est désespérant.

 

 

Voir les commentaires

Non non je ne finirai pas manager, j'ai bien d'autres chats à fouetter ...

20 Janvier 2011, 16:05pm

Publié par Laure

... il n'empêche que les auditions / évaluations de fin de trimestre qui prennent des allures de mini concert, moi j'aime bien...

 

Parce qu'il a des fans sur ce blog aussi, même si je ne touche pas la même génération, c'est cadeau :

 

(spéciale dédicace à sa marraine strasbourgeoise) 

 

 (mieux vaut aller voir sur you tube directement en cliquant sur le logo, parce que là j'ai dû réduire le format pour que ça rentre dans la colonne )

 

(Pour tous les autres, le mien est l'espèce de grand machin à gauche du chanteur, ou à droite pour vous sur l'écran, tout dépend où on se place)
 

 

(vidéo, diaporama et montage © Eric Thézé, Directeur de l'Ecole de Musique)

 

(sur mon ordi ici c'est un peu tout pourri côté son, mais en vrai c'était bien, si si)

  

Voir les commentaires

"Imagine there's no heaven, it's easy if you try" ...

14 Janvier 2011, 19:06pm

Publié par Laure

 

Il a cassé sa tirelire, un an d'économies, merci les mamies, les marraines, le livret jeune et tout ça. Il m'explique la différence entre un synthé pourri premier prix et LE piano numérique qu'il a tout juste déballé du carton, monté et branché en plein milieu de la maison. Il nous joue une toccata et fugue en ré mineur de Bach, la BO d'Amélie Poulain de Yann Tiersen, et Imagine de John Lennon, il n'a jamais pris un seul cours autre que de guitare où il est devenu (quasi) pro, il ne veut toujours pas que je le prenne en photo. 

Ce garçon m'épatera toujours.

 

SL372668.JPG

 

(JB, mon grand de 16 ans, et Mosquito qui prendra sa place au piano les jours d'internat. Au clair de la lune, il y a un début à tout, et il a promis des cours à ses deux soeurs)

 

Il me voit en train d'écrire cet article et il râle : Mais non, regarde comme je suis courbé ! Comme Julien ! 

Et moi : c'est qui Julien ?

(Laisse tomber, c'est une blague de musicien [je vous laisse cogiter plus vite que moi], et il est déjà reparti... à sa guitare ! laissant, seigneur, le piano à sa soeur...)

 

(enfin pas pour longtemps, faut pas exagérer , sans oublier : "qu'est-ce qu'on mange ?")

 

 

Voir les commentaires

Le beau sexe des hommes - Florence Ehnuel

11 Janvier 2011, 15:26pm

Publié par Laure

beau-sexe-des-hommes.jpgEnseignante agrégée de philosophie et mère de quatre enfants, Florence Ehnuel livre dans ce court récit l’évolution de son regard sur la sexualité en général, et sur le sexe des hommes en particulier, de la gêne au plaisir avoué. Ni essai ni roman, il s’agit du récit autobiographique de sa propre expérience, qui avec la maturité, s’est ouverte à l’observation et la contemplation. Si l’éloge est réussi sans jamais être vulgaire, et les réflexions convaincantes, il reste toutefois trop lié à sa seule intimité pour ouvrir à l’esthétisme littéraire que j’aurais aimé lui donner. Je me suis un peu lassée de la forme trop proche du « témoignage ».

 

Points (poche), avril 2009, 123 pages, prix : 5 €

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Crédit photo couverture : © BrandX/ Jupiterimages, et éd. Points

Voir les commentaires

Un coup à prendre - Xavier de Moulins

10 Janvier 2011, 21:06pm

Publié par Laure

(ou comment donner le bâton pour se faire battre, pour continuer à jouer sur les mots) 

 

coup-a-prendre.jpgAntoine Duhamel se sépare de sa femme après 10 ans de mariage, parce qu'elle n'est plus celle qu'il aimait, parce que de ses deux grossesses elle semble avoir gardé surtout l'adjectif « grosse », bref, Antoine se fait la malle avec la première qui passe, pour se retrouver seul tout aussi vite, avant de découvrir que oui il avait deux filles, et qu'il est toujours père une semaine sur deux, même si ça ne va pas de soi. p. 12 « tout ça n'est pas bien grave, c'est juste un coup à prendre »

 

C'est donc un roman sur le divorce et le chemin d'un père célibataire complètement paumé avec ses deux petites filles, Alma et Claire. Un père qui ne s'est jamais impliqué avant, ni dans sa vie de famille, ni dans sa paternité. Le problème, c'est que le héros de Xavier de Moulins est une vraie tête à claques, un type qui ne semble vivre que pour lui, et faut surtout pas trop le fatiguer, nourri logé blanchi, faut quand même pas lui demander de vider en plus le lave-vaisselle, bref un héros qui ne suscite pas l'empathie. Et ça finit par se retourner contre son auteur qui enfonce des portes ouvertes à coup de détails du quotidien banals à mourir, et boucle un roman vite lu qui manque cruellement d'originalité et de singularité. La fin qui tombe avec une exemplaire rapidité soulage finalement le lecteur pressé d'en finir.

 

p. 39 « Je sais ce que tu penses en lisant ces lignes, que je suis au mieux un salaud ordinaire, au pire la personne la plus abjecte que tu aies jamais rencontrée.

Je dirais, pour abonder dans ton sens, que je ne suis qu'un homme. »

(puisqu'il le dit. J'ose croire qu'il reste quand même quelques hommes plus intéressants)

 

Rentrée littéraire d'hiver, lu dans le cadre du Club Testeurs d'Amazon

Au Diable Vauvert, janvier 2011, 179 pages, prix : 17 €

Etoiles : stars-2-5__V7092076_.gif

Crédit photo couverture : © Au diable Vauvert éd.

 

 

Voir les commentaires

Carte postale

9 Janvier 2011, 17:00pm

Publié par Laure

 (de la fée magicienne)

 

Au travail, la boîte aux lettres du Centre Culturel est commune aux services qui l'occupent : la bibliothèque, l'école de musique, le régisseur technique du bâtiment, et le service programmation culturelle / spectacles. En général, c'est le régisseur qui fait le facteur bis et nous apporte le courrier dans nos bureaux. Sauf le samedi, où c'est moi qui m'y colle, parce que je suis la seule à travailler, c'est aussi bête que ça. D'ailleurs à la bibliothèque, en dehors des magazines auxquels nous sommes abonnés, il n'y a jamais grand chose, l'administratif transitant par la tutelle qui n'a pas la même adresse. Mais samedi, dans la pile de courrier essentiellement pour mes collègues, il y avait un sac plastique. J'ai d'abord cru à un lecteur rendant un livre en retard et l'ayant protégé dans un sac (la boîte aux lettres n'est pas faite pour cela, mais ça arrive), mais non, il s'agissait bien d'une enveloppe pour la bibliothèque, à mon nom qui plus est, dans un emballage scellé par la Poste.

 

poste1.JPG

 

J'apprends donc que le courrier a été abîmé par leurs services, et qu'ils ont fait le maximum pour me le livrer dans les meilleures conditions (wouah, trop contente je suis, je suppose qu'il faut que je les félicite)

 

poste2.JPG

 

 

poste3.JPG

 

On voit en effet que l'enveloppe a souffert (à cette étape de la photo je n'ai pas encore entrepris de l'ouvrir), et qu'elle semble contenir une carte postale... L'enveloppe est au logo d'une autre bibliothèque du département, et contient une carte de vœux porte-bonheur, car vous commencez à le savoir, 2011 est année de concours (il n'y en a que tous les 3 ans), 5 postes, pour 100 fois plus de candidats en interne (et 13 postes en externe et des milliers de candidats pour les curieux qui passent par là), donc je suis complètement folle d'essayer quand même. Mais avec toutes ces bonnes ondes, qui sait ?

 

 

poste5.JPG

 

Alors mille mercis Stéphanie !!!

 

(euh j'ai un doute là tout de suite, en rédigeant ce billet plus de 24h après : il y avait vraiment un stylo doré digne d'une baguette magique dans l'enveloppe ? Parce que si c'était le cas, ce n'est pas sur moi qu'elle fera Abracadabra, pas de stylo dans le sac scellé de la Poste... qui soit dit en passant a mis plus de 3 jours pour faire les 25 km qui nous séparent  )

 

 

Voir les commentaires