Les jardins d'Hélène

Haut les pattes ! - Catharina Valckx

23 Décembre 2010, 09:46am

Publié par Laure

 

haut-les-pattes.jpgDans la famille de Billy le hamster, on est bandit de père en fils. Alors quand vient l’heure de faire son éducation, son père lui confie chapeau de cow-boy, masque noir, ceinture, et revolver, non chargé, c’est juste pour s’entraîner. La méthode est simple : il suffit de dire « haut les pattes » à son adversaire, en étant suffisamment convaincant pour qu’il ait très peur. Mais attention, il ne faut surtout pas tomber sur le dangereux renard…

Billy part donc s’exercer… Sa première victime, c’est Jean-Claude ( !), un ver de terre, il vaut mieux commencer petit. Désolé, « je n’ai pas de pattes » répond le ver de terre. Ah oui, c’est vrai. Alors on continue avec Josette la souris. Au lieu d’être franchement effrayant, notre Billy réussit plutôt à sympathiser avec tous les acolytes qu’il rencontre. On sent bien que le papa va être désespéré ! Mais arrive le terrible renard, qui s’empare de Jean-Claude. Et Billy va devenir un vrai héros !

Une histoire simple et très drôle, aux dessins colorés et expressifs (il faut voir la tête de Jean-Claude dans les pattes du renard !) qui m’a vraiment séduite (ce n’était pas gagné, j’étais sceptique sur les premiers dessins) et qui plaira sans aucun doute à tous les petits dès 4-5 ans. Mosquito, bientôt 10 ans, a beaucoup aimé aussi !

 

Il n’y a pas d’âge pour les bons albums, elles l’ont lu et apprécié aussi : Marie, Gaëlle, ... 

 

L’Ecole des loisirs, octobre 2010, prix : 12,50 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Catharina Valckx et l’école des loisirs

 

Voir les commentaires

Moi le loup et les vacances avec pépé – Delphine Perret

19 Décembre 2010, 15:52pm

Publié par Laure

moi-le-loup-et-les-vacances.jpgLouis est un petit garçon comme les autres qui n’aime pas faire ses devoirs, a peur des punitions, peur d’avoir un zéro, mais n’a pas peur du loup, parce qu’il habite dans son placard (« même qu’il fait des miettes de biscuit plein la moquette »). Bon, c’est pas simple tous les jours, parce que ce loup-là, il est un peu envahissant et … très susceptible ! Alors quand il s’agit de partir en vacances avec Pépé, ça se complique un poil car Bernard, le grand méchant loup, n’aime pas qu’on le prenne pour un chien, d’autant que lui, il se tient debout et il parle ! (et il adore les chocos, d’abord).

Ah ! si l’on m’avait dit que quelques coups de crayon et deux-trois petites phrases pouvaient me faire éclater de rire à chaque page, je l’aurais découvert bien plus tôt ce grand méchant loup ! Bravo à Delphine Perret pour la joie que procure son album, à la fois tendre, drôle et débordant de complicité, de chamailleries, et de mauvaise foi. Un retour en enfance, un soupçon de fantaisie, une pincée d’irrévérence, une bonne dose d’humour, la recette est parfaite.

 

Mosquito applaudit chaudement : « j’ai adoré, c’est trop rigolo ! »

 

Ed. Thierry Magnier, achevé d’imprimer en voiture par Pollina (France) en mai 2010, 56 pages, prix : 12 €

Etoiles : stars-5-0__V7092072_.gif

Crédit photo couverture : © Delphine Perret et éd. Thierry Magnier.

 

Voir les commentaires

Le vrac du dimanche (6)

12 Décembre 2010, 18:50pm

Publié par Laure

 

Petite virée en ville pour le marché de Noël...

 

(toutes les photos sont cliquables)

 

La fausse neige de la place de la Rép' au Mans :

place-de-la-rep.JPG

 

Les poulet(te)s de Loué à l'honneur :

 

 

poulets noel

 

 

poulets2-noel.JPG

 

poulets3 noel

 

Et dans le tram, on s'est amusées :

 

anne-claire.JPG

 (anne-claire)

 

 

mosquito tram

 (mosquito)

 

 

mosquito-et-moi.JPG

(mosquito et moi)

 

Pendant ce temps-là... le grand frère avait déserté son poste pour faire son travail d'allemand pour vendredi prochain : des sablés à la vanille ! (la prof a assuré aux internes que pas de problème, ça se conserverait la semaine dans une boîte … mouais, sauf qu'on en a déjà mangé la moitié !)

 

 

bureau-JB.JPG

 

Un clavier, une souris, une tasse de café, des miettes diverses et variées, une carte Vitale encore dans son enveloppe, un gel douche (à c't' endroit-là ?), le boîtier de la Festina que son père vient de lui offrir, montre qu'il vénère depuis que je lui ai fait enlever les trois maillons de trop pour qu'il puisse la porter, un téléphone oublié, des câbles USB un peu partout, pas de doute, on est bien dans la chambre d'un ado...

 

Leffe noel

 

hum, et la Leffe brassée pour Noël, il a décidé d'en faire un collector ?

 

soeurs.JPG

(les deux soeurettes)

 

 

Voir les commentaires

Frères de sang - Richard Price

5 Décembre 2010, 08:27am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Jacques Martinache

 

freres-de-sang.jpgEcrit dans les années 1970, ce roman de Richard Price, connu notamment pour être le scénariste de La couleur de l’argent de Martin Scorsese, n’a été traduit en France que cette année. Extrêmement cru et violent, il est difficile de passer les cent premières pages, tant les hommes de cette famille d’origine italienne, les De Coco, ne semblent vivre que pour l’alcool et le sexe dans sa toute vulgarité. Les femmes n’y sont que des objets. Pourtant, on ose imaginer que tout cela n’est pas gratuit, et dès lors qu’on a le courage de s’accrocher, on finit le livre un peu sonné, mais conscient d’être indéniablement face à un grand roman.

 

Stony De Coco, 17 ans, semble un avoir un avenir tout tracé comme électricien, comme son père, Tommy. Comme lui, alcool, drogues et femmes sont son quotidien. Il est très proche également de son oncle Chubby. Tous vivent à Co-op City, vaste cité du Bronx. Stony a un lien très fort avec son petit frère Albert, anorexique et souffre-douleur de sa mère.

Mais peut-on jamais échapper à son milieu social et au destin promis par sa famille ? Stony est confronté à un difficile dilemme entre la voie toute tracée par son père et faire ce qui lui plairait vraiment, mais le couperait un peu de cette famille tentaculaire.

 

Richard Price est un sacré raconteur d’histoires, au réalisme noir et brutal, mais avec une force qui rendent les personnages terriblement présents et attachants. Jusqu’à la fin on accompagne le jeune Stony dans son cheminement à travers famille et amis (tous les personnages secondaires ont leur importance et une présence forte), avec l’espoir fragile que la raison l’emportera. Un livre dont on ne sort pas complètement indemne.

 

 

Presses de la Cité, août 2010, 390 pages, prix : 21 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : éditions Presses de la Cité

 

 

Voir les commentaires

Beautiful Nightmares - Nicoletta Ceccoli

3 Décembre 2010, 07:27am

Publié par Laure

beautiful-nightmares.jpg

© Ceccoli/Venusdea/Mc Productions

Nicoletta Ceccoli, vous la connaissez peut-être sans le savoir : elle a illustré plusieurs couvertures des éditions Actes Sud, et notamment celle du prédicateur, le polar suédois de Camilla Läckberg. Illustratrice reconnue et plusieurs fois récompensée, Beautiful Nightmares est son premier artbook publié. Il rassemble de magnifiques tableaux pleine page, sur double page aussi, en plus de détails extraits et mis en avant.

Toutes ces jeunes filles sont mystérieuses, belles et douces mais avec quelque chose d’effrayant ou de cruel dans le détail. C’est un univers fantasmagorique que nous offre l’artiste, il m’est difficile de mettre des mots sur ces peintures, elles touchent à l’enfance tout en laissant poindre quelque chose de sombre. Féériques, oniriques, ses dessins gardent une touche de mystère mais on ne se lasse pas de les admirer.

 

 

Daphne.jpg

 

BeautifulNightmares-page-46.jpg

 

 

© Ceccoli/Venusdea/Mc Productions

 

Le travail de Nicoletta Ceccoli me fait beaucoup penser à celui de Benjamin Lacombe et Mark Ryden ...

 

Un beau-livre original à l’approche de Noël : à vous de trouver le sapin sous lequel le glisser 

 

Pour aller plus loin :

 Une interview de l’artiste

 

Le site de l’artiste 

Le blog de l'éditrice

 

 

 

 

VenusDea / Soleil éditions, septembre 2010, 135 pages, prix : 34,90 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Nicoletta Ceccoli et éd. Venusdea

Voir les commentaires

La cote 400 - Sophie Divry

2 Décembre 2010, 07:45am

Publié par Laure

 

cote-400.jpgC’est un long monologue (mais court texte de 64 pages) sans respiration : pas de saut de ligne, pas de paragraphe, encore moins de chapitre, pas même d’alinéa. C’est dense mais ça s’avale tout seul.

Quand elle découvre un lecteur endormi dans son sous-sol, la bibliothécaire du rayon géographie ne le libère pas, non, elle lui parle, pendant deux heures, avant l’ouverture au public. De ses frustrations, de ses échecs, de ses rancœurs, du rayon histoire où elle aurait aimé travailler, de la cote 400 (les docs sur le langage) qui se vide parce qu’on l’a déplacée dans les 800 (la littérature), de Martin le jeune chercheur dont elle ferait bien son quatre-heure, de sa solitude dans son appartement du boulevard Victor Hugo entre le cimetière et la boucherie, …  

p. 38/39 « Je préfère rester ici-bas, tranquillement, plutôt que de travailler toute l'année avec les snobs en haut [ses collègues du rayon littérature]. Quand je vois les livres qu’elles doivent mettre en rayon tous les jours. Ces livres qui sortent aujourd’hui, il y a de tout, mais en général ce ne sont pas de bonnes fréquentations. Et si vous fréquentez quotidiennement de mauvais livres, ça ne rend pas intelligent. Faut pas s’étonner. Vous n’y avez jamais pensé : que peut produire littérairement une société où il n’y a plus ni guerres, ni épidémies, ni révolutions ? Je vais vous le dire, moi : des fictions ineptes sur de gentilles filles et de braves garçons amoureux qui se font souffrir sans le vouloir et passent leur temps à s’excuser en pleurant. Ridicule. Il ne faut jamais s’excuser. (…) Les gens s’excusent beaucoup trop, tout le monde a peur d’être méchant et ça fait de la littérature pour bébés. Du ras des pâquerettes. Ce n’est pas comme ça qu’on grandit. Quand je vois, à la rentrée, tous ces livres niaiseux qui envahissent les librairies alors qu’ils ne sont, quelques mois plus tard, plus bons qu’à se vendre au kilo. Tous ces bouquins qui vous sautent dessus par centaines, quatre-vingt-dix-neuf pour cent sont justes bons à envelopper des sardines. »

 

J’ai passé un vrai bon moment avec ce livre, que j’ai trouvé vraiment drôle, tant elle en tient quand même un sacré grain, cette bibliothécaire ! Avec quelques vérités bien senties au passage, quelques provocations sur le métier, les lecteurs ou les politiques publiques, des explications sur la Dewey pour les novices, des coups de colère et des coups d'aigreur, elle crie surtout une grande solitude, enfermée dans son invisibilité.

 

Lu par des *thécaires : Sophie, des documentalistes : Reka,  et des peut-être pas du métier (je ne sais pas) : Cécile, Malice, Lalou, ...

 

Les Allusifs, septembre 2010, 64 pages, prix : 11 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Alain Pilon et éd. Les Allusifs.

 

Voir les commentaires

Dernière adresse - Hélène Le Chatelier

1 Décembre 2010, 16:36pm

Publié par Laure

derniere-adresse.jpgA un âge avancé, Niamh nous parle de sa vie, de sa jeunesse irlandaise, de son mariage, de ses enfants, et de cette frénésie de vivre qui ne la quitte pas, car si le corps ne suit plus, la tête elle, en demande encore. Et pourtant c’est l’heure du passage, ses enfants la placent en maison de retraite, nursing home dit-on plus joliment de l’autre côté de la Manche. Elle ne s’y fait pas, mais on ne lui laisse guère le choix… Chemin descendant.

Quel joli texte alerte et ironique sur la lucidité de vieillir, d’autant plus frappant que l’auteur est toute jeune (34 ans, premier roman, bravo !)

Et puis il y a ce leitmotiv, « je ne l’ai jamais revu », qui ouvre plusieurs pages et qui va dévoiler le secret que personnellement je trouve inutile. Le récit se suffisait à lui-même sans ajouter ce drame un peu trop omniprésent dans les romans français contemporains aujourd’hui. Niamh me plaisait dans sa lutte perdue avec humour, avec ses mots qui font mouche, qui touchent ou font sourire.

 

p. 17 : « Tu es mon enfant. Je suis ta mère. Un lien indissoluble, indéfectible. Indéfectible amour. Et pourtant, l’autre ne nous appartient pas. Il garde sa personnalité propre, son indépendance, nécessaire et vitale. Possession impossible, impossible possession. Nous nous appartenons sans avoir de droit l’un sur l’autre. Nous nous appartenons, er cela impose tous les devoirs que j’ai dorénavant envers toi.

Et si je fais bien mon travail, peut-être, plus tard, reconnaîtras-tu ces mêmes devoirs comme étant les tiens envers moi.

Transmission. »

 

Arléa, coll. 1er /mille, septembre 2009, 89 pages, prix : 13 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Ed. Arléa

Voir les commentaires

Grand paradis - Angélique Villeneuve

21 Novembre 2010, 17:25pm

Publié par Laure

 

grand-paradis.jpgGrand paradis, c'est un petit coin de nature où Dominique aimait se réfugier enfant, assise sur une pierre, dans le silence de la campagne. C'est toujours son refuge, alors qu'elle a la cinquantaine, devenue fleuriste dans une station balnéaire. Elle a toujours eu des relations difficiles avec sa soeur Marie, et souffert du départ soudain de son père alors qu'elle était encore enfant. Après la mort de leur mère, Marie lui propose de prendre quelques souvenirs familiaux. C'est ainsi qu'elle trouve dans une enveloppe trois photographies prise par Albert Londes, le photographe de Charcot, d'une aïeule à différents âges de sa vie, Léontine. Elle va se plonger dans les archives de Charcot sur l'hystérie à l'hôpital de la Salpêtrière, pour essayer d'en savoir plus sur cette aïeule.

Au fil du récit, c'est un retour sur sa propre vie qu'elle va faire, jusqu'à dénouer un secret familial lié au départ du père.

Ce livre m'a quelque peu déçue, sans doute en attendais-je autre chose. Car si la plongée dans les archives du professeur Charcot est intéressante, on en apprend finalement très peu sur l'hystérie, et le récit se veut surtout prétexte à retour sur la propre vie de la narratrice, une vie triste et banale que j'ai trouvée souvent ennuyeuse. Les relations familiales bancales et les révélations finales n'ont pas réussi à me convaincre. L'écriture est plaisante, le parcours se veut sensible, mais hélas, il n'a pas su me toucher.

 

Les lectures de : Clara, (qui a été bien plus réceptive que moi, et l'auteur apporte quelques éléments complémentaires dans les commentaires), tout comme Cathulu , et des avis plus proches du mien : Canel, et noryane, ...

 

Un grand merci à logo bob  et aux éditions Phébus pour cette lecture,

 

Phébus, août 2010, 167 pages, prix : 16 €

Etoiles : stars-2-5__V7092076_.gif

Crédit photo couverture : Lichen sur granit © Paul A. Souders / Corbis et éd. Phébus

 

 

Voir les commentaires

Joyeux Noël, Splat ! - Rob Scotton

19 Novembre 2010, 10:57am

Publié par Laure

Traduit par Rose-Marie Vassalo

 

joyeux-noel-splat.jpg

 

Avec Mosquito, on est fans de Splat le chat, ce chaton plutôt rectangulaire au poil touffu et toujours ébouriffé ! Dans le premier album, on découvrait un Splat anxieux d’aller à l’école, mais bien évidemment ravi après sa première journée, puis il y a eu Splat est amoureux (on ne l’a pas [encore] celui-là) et revoici notre matou dans une aventure de saison : c’est bientôt Noël !

Splat écrit sa lettre au père Noël, persuadé d’avoir été un chaton très sage, en compagnie de son inséparable ami Harry Souris.  Mais sa sœur vient semer le doute dans son esprit : est-il sûr d’avoir été très très sage pour mériter un gros cadeau ? Dès lors, il s’applique à être gentil et à aider sa maman dans la maison. Bien sûr, c’est plutôt chat catastrophe. Fatigué de sa dure journée, il se couche inquiet : le père Noël passera-t-il ?

 

Toujours aussi gai et coloré, c’est un album qui plaira aux enfants dès 4-5 ans, par des thèmes qui leur sont proches et un graphisme et une mise en page vraiment sympas. Je lui préfère peut-être le premier qui il me semble contenait davantage de détails dans l’illustration. Et Mosquito avoue avoir été déçue par la fin, parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a dans le gros cadeau de Splat ! (ça laisse imaginer ce que l’on veut, mais Mosquito, elle, voulait une vraie réponse !)

 

splat-le-chat.jpg

 

Nathan, octobre 2010, format : 25 x 25 cm, prix : 12,90 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan

Voir les commentaires

Trahie - Karin Alvtegen

17 Novembre 2010, 08:07am

Publié par Laure

 

Traduit du suédois par Maurice Etienne

 

trahie.jpgEva sent bien que son couple commence à battre de l'aile, alors quand elle interroge son mari sur leur avenir, celui-ci ne trouve pas d'autre réponse que « je ne sais pas ». Très vite, elle s'aperçoit qu'il entretient une liaison, et quand elle découvre avec qui, trahie, humiliée, elle imagine la pire vengeance...

Parallèlement, en chapitres alternés, le lecteur suit Jonas, qui se rend chaque jour au chevet d'Anna, son amoureuse, hospitalisée dans un état de coma avancé.

 

Au cours des premiers chapitres, j'ai eu le sentiment d'être dans un roman sentimental, à me demander si je ne m'étais pas trompée d'auteur... Et puis l'on se doute bien que les deux intrigues sans lien apparent vont se rejoindre (l'exercice est rôdé), et dès lors, la tension monte de façon perceptible. On est bien dans un page-turner machiavélique, sans meurtre apparent et sans bain de sang, mais au déroulement et à l'analyse psychologique très efficace. La fin est terrible, emprisonnant le lecteur dans un aboutissement logique mais insupportable. On referme le livre avec le besoin de prendre l'air, et de passer à autre chose, vite, tout en étant forcé de reconnaître que sur ce dénouement, l'auteur est sacrément douée.

 

D'autres romans de l'auteur :

- Honteuse

- Recherchée 

 

Plon, octobre 2005, 258 pages, prix : 18 €

Existe en poche, Points Policiers, 2007, 309 pages, prix : 7 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : éd. Points / Seuil.

Voir les commentaires