Les jardins d'Hélène

Pause café

31 Mai 2007, 09:09am

Publié par Laure

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Pile de livres, huile sur toile 61 x 38
Denis Pesnot, 1996


Rassurez-vous, je lis toujours, c'est bien le problème ! deux pavés en même temps parce qu'il faut les rendre vite ici ou là, un livre plus court quand je veux m'aérer un peu, et une forte inquiétude quand je vois tous les livres qui sont arrivés par la Poste récemment : mes gentilles prêteuses, soyez patientes, car là vraiment je ne m'en sors plus ! Sans compter que je n'ai pas encore ouvert les sept titres du Prix Elle à lire en un mois. Qu'au mois de juin tous les soirs il y a une kermesse, une expo dans les écoles, un gala de danse, un conseil de discipline, un conseil de classe, des conseils d'écoles, une commission permanente, un conseil d'admistration, et qu'en journée il y a le travail, les jours de stage à Angers (à noter seulement pour les 160 km quotidiens) et que parfois aussi je dors. La nuit, ça m'est même indispensable.

J'ai pourtant dormi, mais le café se révèle nécessaire ce matin et à la pause café, de quoi on cause ? du premier ministre qui a donné une conférence hier soir dans le bâtiment où je travaille, de la brigade sécurité et de l'équipe de déminage qui a vérifié ma bibliothèque, des fois que j'aurais caché une bombe dans un bouquin, de la grande salle trop pleine, pendant que moi les gens, vous savez quoi, je regardais tranquillou un épisode de la petite maison dans la prairie avec Mosquito, hi hi hi. Il faut plus qu'un ministre, même premier, pour me faire revenir au bureau le soir, nan mais ! (Je précise que dans ma bourgade, le sieur est candidat aux législatives, ceci expliquant cela), parce que pour voir la campagne sarthoise, quand même, faut une grande envie !

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Mariko Parade - Boilet & Takahama

29 Mai 2007, 14:02pm

Publié par Laure

mariko-parade.jpg Projet original que cet album commun Boilet / Takahama ! De Frédéric Boilet j’avais beaucoup aimé l’épinard de Yukiko, ma curiosité perdue dans les bacs de BD j’ai donc choisi ce Mariko parade… Frédéric Boilet est un mangaka français qui vit et travaille au Japon. Kan Takahama, japonaise, a publié plusieurs histoires remarquées au festival d’Angoulême en 2003. Mariko parade a consisté à réunir dans un scénario commun des petites histoires déjà publiées par ces deux auteurs, seuls ou en collaboration (l’essentiel des planches étant quand même de Boilet), autour de l’histoire suivante : 
[Présentation de l’éditeur] : « Fin mai 2002, le mangaka français, 42 ans, et Mariko, jeune japonaise de 24 ans et son modèle, partent trois jours sur l'île d'Enoshima afin d'y réaliser des repérages photographiques. Depuis leur rencontre quatre ans plus tôt, Mariko est devenue indispensable au dessinateur, dans son travail comme dans sa vie. 
La saison des pluies a commencé, les hortensias sont en fleur. Mariko et le mangaka profitent de quelques éclaircies pour parcourir l'île à la recherche du meilleur endroit pour les prises de vue. Les heures de pluie, ils restent dans leur chambre d’auberge, feuillettent les pages des illustrations et histoires réalisées ensemble et se redécouvrent l'un l'autre. 
Après deux journées, Mariko révèle qu'elle a décidé de poursuivre ses études à l’étranger et de quitter le Japon pour quelques années... »  © copyright Casterman

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Scénario mêlant subtilement l’intime et la création, le réel et sa mise en image, on est touché par cette histoire d’amour qui ne veut pas s’avouer, s’énonce à demi mots, joue à cache-cache pour mieux taire la souffrance de la séparation. Des planches érotiques en couleur très belles au milieu d’autres très belles pages en noir et blanc. Et ces mots de Takahama que j’aime beaucoup, dans la préface : « Il n’y a pas d’action, pas de grands événements, juste le temps qui s’écoule, et pourtant, on quitte le livre avec un poids sur le cœur, presque une souffrance… » Il faudra que je m’y fasse, je ne suis pas franchement douée pour le divertissement. La « souffrance », le « chagrin « , ce n’est peut-être pas la meilleure manière de faire des best-sellers, mais c’est bien ce que j’ai voulu transmettre de la relation entre Mariko et le mangaka et en ce sens, la réaction des lecteurs japonais me fait plaisir. En amour, le chagrin n’est-il pas le sentiment le mieux partagé du monde, le plus universel ? »

En savoir plus : sur le site de boilet
d'autres avis sur Zazieweb

 

Casterman coll.écritures, 2003, prix : 12,95 €

Ma note : 4/5
Crédit photos : éd. Casterman

 

 

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Une parfaite chambre de malade - Yoko Ogawa

26 Mai 2007, 09:40am

Publié par Laure

chambre-de-malade.jpg Ce livre est un recueil de deux nouvelles écrites en 1989 mais traduites et publiées en France pour la première fois en 1993, à l’occasion de la sortie d’un nouveau roman de l’auteur, le musée du silence.

Dans une parfaite chambre de malade, un jeune homme de 21 ans se meurt d’un cancer à l’hôpital. Sa sœur accompagne ce départ, fascinée par la blancheur et la propreté impeccable de la chambre. Une pureté obsessionnelle, sans doute en réaction au souvenir de sa mère morte dans la folie et qui laissait pourrir de la nourriture un peu partout. En parallèle, la jeune femme cherche un peu de réconfort auprès d’un médecin de l’hôpital, au travers d’une relation qu’elle veut pure (mais ambiguë tout de même), qui lui permet simplement de pleurer.

Dans la seconde nouvelle, la désagrégation du papillon, une jeune femme est obligée de placer en maison médicalisée sa grand-mère qui souffre de démence sénile et qui a perdu toute autonomie. Commence alors pour elle une longue réflexion et une plongée intérieure sur la normalité. Métaphorique, notamment par l’histoire du papillon, j’ai eu un peu de mal à apprécier cette nouvelle. 

Si habituellement j’aime beaucoup l’écriture d’Ogawa, ces deux nouvelles ne comptent pas pour moi dans ses meilleurs textes. L’atmosphère et le récit y sont moins étranges ou angoissants, et je ne sais pas l’expliquer, mais j’ai moins aimé !

Actes Sud, août 2003, 154 pages, prix : 15 €  - Existe en Babel Poche à 6 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr

 

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Le musée de la sirène - Cypora Petitjean-Cerf

24 Mai 2007, 09:16am

Publié par Laure

musee-de-la-sirene.jpg Un soir dans un restaurant chinois, Annabelle, la trentaine, vole une sirène dans un aquarium et l’élève dans sa baignoire. Cette petite sirène prend de plus en plus de place, dans tous les sens du  terme, car il lui faut un grand aquarium qui prend toute la place dans le salon, et elle perturbe quand même gravement l’équilibre de notre héroïne. Quand l’une s’épanouit, l’autre s’étiole, et inversement. Faut-il que la sirène meure pour qu’Annabelle renaisse à la vie ?

 

Je vais faire désordre dans la blogosphère littéraire, mais je n’ai pas aimé ce livre. Contrairement à toutes celles qui l’ont lu avant moi, et dont je vous invite vivement à lire les avis positifs mis en lien ci-après. Certes l’histoire est originale, ce n’est pas du déjà lu mâché et remâché, mais voilà, le fantastique (ou simplement fantaisiste) et moi, ça fait deux. Deux éléments qui ne s’interpénètrent pas. Ce roman m’a laissé de glace, et quand bien même il y aurait une fable allégorique à chercher là-dessous, elle m’indiffère totalement.

Mais comme je suis curieuse, je chercherai quand même son deuxième roman dont on ne dit aussi que du bien, histoire de voir. Mais c’est bien parce que le premier roman était ultra court et facile à lire que je l’ai fini…

 

Les avis plus enthousiastes d’Arsenik, de Cathulu , Clarabel , de Flo , de Florinette , et de Lilly.

Stock, août 2005, 113 pages, prix : 13 €. Existe en poche à 5 €. 
Ma note : 2/5 
Crédit photo couverture : éd Seuil coll. Points et Amazon.fr 

 

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Swap, la grande aventure

23 Mai 2007, 20:29pm

Publié par Laure

Maintenant que vous êtes tous au courant de mes péripéties d’envoi et que ma destinataire a reçu mon colis au scotch pas ordinaire, on peut passer au côté « joie de recevoir » qui est un vrai régal !

Le colis qui m’était destiné est donc arrivé aujourd’hui, tout droit de chez Fashion Victim, qui m’a fait rire avant même l’ouverture, car elle a mis son pseudo dans la case expéditeur de la Poste. Et elle m’a vraiment gâtée, je vous assure ! 
La preuve en image :

  

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Orgueil et préjugés
de Jane Austen, qui manque honteusement à ma Kulture

La cinquième femme, de Henning Mankell, pour me réconcilier avec le polar

Deux romans bien tentants dans lesquels elle a écrit un petit mot personnalisé !

Et puis plein de petits plaisirs : une jolie carte Anne Geddes, un carnet avec un clin d’œil à la buveuse de thé que je suis, un marque-page rigolo (le minou a aimé le poisson !) et un paquet … de nounours en guimauve… Et oui, tout ça ! mmmmiaam !

Encore plein de mercis à toi, Fashion Victim !

 

Et n’oublions pas notre gentille organisatrice à qui l’on doit tous ces ptits bonheurs : merci Flo !



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Le blog de Clément Oubrerie

23 Mai 2007, 08:37am

Publié par Laure

Vous le connaissez, il dessine les Aya de Yopougon, et il laisse de gentils messages ici. 
Allez vite découvrir des extraits du tome 3 de Aya (et le reste de son blog aussi par la même occasion !) :

http://clementoubrerie.blogspot.com/2007/05/aya-3-la-couv.html

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Les prodigieuses aventures des soeurs Hunt - Elisabeth Robinson

22 Mai 2007, 16:59pm

Publié par Laure

soeurs-hunt.jpgOlivia Hunt est renvoyée de chez Universal où elle était productrice. Son petit ami Michael l’a quittée. En même temps, sa petite sœur Maddie (Madeline, 28 ans) est hospitalisée, atteinte d’une leucémie. La construction du roman est intéressante : une succession de lettres écrites par Olivia, à sa meilleure amie Tina, à sa sœur, à ses parents, aux acteurs et autres producteurs de cinéma, lettres pour lesquelles nous n’avons jamais les réponses, mais qui permettent de suivre très bien l’avancée de l’histoire. Les prodigieuses aventures, parce que petite fille, elle inventait des histoires pour sa petite sœur, elle lui racontait de prodigieuses aventures… Déboires, soucis, le ton est souvent drôle et sarcastique, mais voilà, il n’y a pas de déclic pour m’emporter franchement dans ce roman. Je le traîne depuis un bout de temps, je l’ai lu en alternance avec le polar dont je parlais plus haut, reposé, repris, reposé et aujourd’hui vu la hauteur de ma PAL (et ma gourmandise pour des choses plus alléchantes), non, inutile, j’abandonne ! (p. 136/344).

 

Sortie en poche prévue le 1er juin 2007,  prix : 6,95 €


Ed. des deux terres, février 2006, 344 pages, prix : 20 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Des deux Terres et Amazon.fr

 

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Le rêve des chevaux brisés - William Bayer

22 Mai 2007, 14:05pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Gérard de Chergé.

 

reve-chevaux-brises.jpg Je lis assez peu de romans policiers depuis quelques années, et hélas, ce n’est pas celui-ci qui va me donner envie d’en lire davantage ! J’ai peiné, vraiment, pour le finir. Sans compter que les mises en page de chez Rivages sont denses et les polices de caractères petites ! 350 pages en rivages thriller, c’est bien 500 ailleurs. Mais là n’est pas vraiment la question !

Loué par la critique, je n’ai pourtant rien trouvé d’exceptionnel à ce roman noir puisque je m’y suis ennuyée, le trouvant long et bien trop délayé.

David Weiss est dessinateur de portraits-robots indépendant. Il couvre un procès où les caméras de télévision sont interdites, à Calista, ville moyenne (imaginaire) du Midwest, USA. Il est originaire de cette ville, où 26 ans plus tôt, alors qu’il était enfant, un double meurtre sanglant a été commis. Une femme, Barbara Fulraine, et son amant, Tom Jessup, sont sauvagement assassinés alors qu’ils font l’amour dans une chambre d’hôtel. En quoi cela concerne-t-il David ? L’amant était son professeur à l’école, le fils de Barbara était un de ses camarades de classe, mais surtout, son père, psychanalyste, soignait Barbara Fulraine. Pourquoi son père s’est-il suicidé peu après ? Et qui a bien pu enlever la petite fille de Barbara quelques années auparavant ? Entre extraits de journaux intimes et de dossiers médicaux, on tente de percer la personnalité de Barbara Fulraine, constamment hantée par un cauchemar (le rêve des chevaux brisés), fortement sexuel. Chantage, manipulation, psychanalyse, une galerie de personnages secondaires assez importante gravite autour des deux victimes. Par le biais du dessin, David Weiss va dénouer la vérité. Une vérité un peu tirée par les cheveux, même si elle tient la route. Mais un polar qui manque cruellement de dynamisme, plutôt soporifique pour bien dormir.

 

Existe en poche en Rivages noir (491 pages), 9 €. 


Rivages thriller, août 2004, 352 pages, prix : 21 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Rivages et Amazon.fr

 

 

 

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L'est cro mignon

21 Mai 2007, 21:36pm

Publié par Laure

Cet après-midi, j'entends un cri inhumain dans la maison. Euh... je suis seule... avec l'un ou l'autre chat sans doute. Le cri se renouvelle... pétocharde, je vais voir...
Ma brave Vachette a rapporté un jouet : un coup de patte, un coup de dent, à cache-cache sous un meuble, un sprint sous mon lit, mais il est trop mimi ce jouet, je peux pas la laisser faire ça ! commence alors une course poursuite entre le chat, le jouet, et moi...

lapin2.jpg

Soyez rassurés, le mignon petit lapin est sain et sauf et je l'ai relâché dans la nature (où il finira probablement sous la dent d'un autre chat...)

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Ils sont arrivés !

21 Mai 2007, 13:26pm

Publié par Laure

selection Elle

Non non, ce ne sont pas les livres du swap de Flo (la swappeuse serait folle !) mais la sélection du jury de septembre dont j’ai la joie et l’honneur ( !) de faire partie, pour le grand prix des lectrices de Elle 2008.

3 romans, 2 polars, 2 documents. Lire, noter, commenter, répondre avant le 14 juillet. De ces 7 titres sortiront 3 élus (1 roman, 1 polar, 1 doc) qui seront envoyés aux jurées des autres mois. Idem, les mois suivants je recevrai les 3 élus des autres jurys, parmi d’autres sélections. Bon, ben c’est pas tout ça, y a du boulot !

Bien que Elle n’ait rien précisé dans ce sens, ma déontologie toute personnelle m’interdit de mettre des commentaires ici ou ailleurs tant que les extraits n’auront pas été publiés dans le magazine, donc va falloir patienter les gens !

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