Les jardins d'Hélène

Tatiana de Rosnay, une rencontre...

10 Décembre 2007, 21:17pm

Publié par Laure

 

dedicaces tatiana

(si si je suis sur la photo, en train de remplir un chèque derrière le petit ourson de Noël !)

Dimanche après-midi, Tatiana de Rosnay est venue nous parler de sa petite Sarah. Et me voilà toute bête à ne pas savoir quoi vous dire, tant je garde de cette rencontre le souvenir d’un moment magique. Plus qu’un échange avec des lecteurs, c’était avant tout un moment d’amitié chaleureuse. Enfin je l’ai ressenti comme cela. Tatiana a cet art délicat de vous mettre tout de suite à l’aise, d’être à l’écoute, attentive et généreuse. Elle a su lancer quelques belles piques à mon élu à la Culture, répartie, intelligence, humour, simplicité, vivacité, élégance, et oui, quel moment !

Je ne lui ai pas offert le traditionnel poulet de Loué ou les rillettes du Mans (elle avait déjà la pluie sarthoise), mais à l’ombre du figuier, têtue que je suis, je m’étais mis en quête d’une bougie parfumée au figuier. Quelle frayeur pour mon élu, quand j’annonçai le poulet fermier local : nan quand même vous n’avez pas fait ça ! (ben pourquoi, les autres le font, me souviens d’une romancière bien embêtée avec ses volailles et ses œufs à remporter dans le train) pour le remplacer illico par une jolie boîte de l’Artisan Parfumeur. Nan quand même, je suis une fille délicate moi ;-))

Et pis vous savez quoi, Tatiana m’a fait un beau compliment : elle m’a dit que j’étais exactement comme elle m’imaginait… Et c’est tout à fait réciproque, sauf qu’elle m’a encore plus soufflée par son habileté au dialogue et sa classe naturelle !

On a parlé des blogueuses, des vieilles surtout (même si elles sont jeunes en âge, elles sont comme moi des dinosaures du net) : elle vous embrasse très fort ! Elle m’a demandé aussi si j’avais déjà reçu le JP, parce que le JP, il est adorable ! (Sic). Alors JP, un jour, j’espère J

 

Et puis en vrac comme ça, des choses qui parleront à Tatiana : ton mari est très sympathique (de la part de tous), la lectrice qui m’avait avoué trouver certains passages de Sarah un peu mièvres a changé de point de vue en t’écoutant, totalement ravie et convaincue, et d’autres m’ont demandé d’afficher ta liste de conseils de lectures. Je préparerai cela dans la semaine, avec les livres que nous possédons déjà. Tu leur offres une nouvelle vie, à ces pages-là ! Pour les lecteurs du web, la sélection de Tatiana est là.

 

Je mettrai quelques photos en ligne dès que j’en aurai récupérées, et que je serai sur l’ordi adéquat (déplacements professionnels cette semaine, peu de disponibilité)

En attendant, vous pouvez les voir sur le blog Sarah :

 

Tatiana : encore merci pour cette belle rencontre, malgré la pluie, le rhume et les kilomètres…

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Tom est mort - Marie Darrieussecq

7 Décembre 2007, 06:16am

Publié par Laure

tom-est-mort.gifTom est mort à quatre ans et demi. On n’en connaîtra la cause qu’à la toute dernière page, tout dernier paragraphe. Sa mère, 10 ans après, ouvre un carnet, et tente d’écrire sa douleur. Deuil pathologique, disent les psys, elle n’a pas effectué son « travail » de deuil dans les temps impartis.

J’ai eu du mal à finir ce roman. Long, trop long, mais surtout, aucune émotion. Un exercice stylistique extraordinaire qui consiste à écrire le mot mort une ligne sur deux pendant 246 pages. Et croyez-moi, même si l’on veut faire croire que la douleur rend fou, on a quand même compris depuis longtemps que Tom est mort. Alors forcément, on s’ennuie. De temps en temps, la situation familiale de cette mère : ses deux autres enfants, ses déménagements successifs à l’étranger pour suivre son mari. C’est un livre bavard, et je ne crois pas que la mort soit bavarde.

Seules les 10 lignes de la fin offrent une chute intéressante, qui peut expliquer la litanie qui précède, dommage qu’il ait fallu attendre si longtemps.

 

Les avis de Thom et de Bernard, que je partage.

Les avis des filles, plus compatissantes : SophieSylire, Gawou , et j'en oublie sans doute ! (Clarabel, je ne te retrouve que sur Amz)

 

POL, sept. 2007, 246 pages, prix : 17 €

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : éd. POL

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Un beau jour...

6 Décembre 2007, 17:15pm

Publié par Laure


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Il fait gris, il pleut. Après quelques pages du roman qui m’occupe, je replonge dans les bras de Morphée. Paresser le matin à la maison, enfin quelques heures de récup après ces semaines à rallonge. Tiens, c’est la Saint-Nicolas aujourd’hui. Je me souviens quand à l’école nous attendions dans une excitation fébrile le moment où sa carriole entrerait dans la cour. Serait-ce Saint-Nicolas avec ses pains d’épices et chocolats pour enfants sages, ou le vilain Père Fouettard ? Bien sûr c’était toujours Saint-Nicolas ! Et nous rentrions chez nous le soir le cartable rempli de friandises. Pendant longtemps encore les marraines de mes enfants leur ont offert des chocolats le 06 décembre, on n’efface pas 20 ans d’Alsace.

Et quand enfin aujourd’hui je sors sous la pluie, une petite Violette est entrée dans ma boîte aux lettres. Quelle bonne nouvelle ! Et quelles belles photos dans la boîte mails ! Un si petit visage magnifique et serein ; et le sourire lumineux de sa grande sœur, deux magnifiques fillettes à qui je souhaite une vie remplie de bonheurs (avec un s parce que les petits bonheurs sont aussi importants) à partager avec leurs parents bien sûr ! Merci Karine !

 

Et sur ce, Mosquito qui me dit : pourquoi toi t’as pas encore de nouveau mari ? Au secours, mon oursonne qui grogne veut me recaser !

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Fraise et chocolat tome 2 - Aurélia Aurita

6 Décembre 2007, 14:25pm

Publié par Laure

fraise-et-chocolat2.jpgPour les souvenirs que j'ai du tome 1 de Fraise et Chocolat, je dirai qu'il y a dans ce tome 2 un peu moins de lit et un peu plus de vie. Le roman graphique est lancé, et s'il reste ouvertement érotique, il s'ouvre un peu plus au monde extérieur. 
Frédéric Boilet visite le monde de dédicaces en dédicaces et Chenda l'accompagne, jalouse de toutes celles qui peuvent approcher son amoureux. Plus anxieuse aussi, et si les 20 ans d'écart d'âge avaient raison de leur amour ? et s'il la quittait ? Sensibilité, humour et inquiétude (la scène du voisin avec ses onomatopées et leurs incompréhensions réciproques !), le dessin d'Aurélia Aurita continue de narrer sa vie de couple, sans rougir aux expériences les plus... légumineuses. (Lisez, vous comprendrez !). Et l'on peut imaginer sans trop de risques qu'il y aura une suite...

éd. Les impressions nouvelles, 2007, 190 pages, prix : 16 €
Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : éd. les impressions nouvelles et Amazon.fr

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De manière à connaître le jour et l'heure - Nicolas Cauchy

3 Décembre 2007, 22:16pm

Publié par Laure

de-maniere-jour-et-heure.jpgLe jour de ses 54 ans fêtés en famille, Jean reçoit la visite d’un vieil ami qui vient lui une annoncer une mauvaise nouvelle. Moins d’une semaine plus tard, la famille est à nouveau réunie pour l’enterrement de Jean. Que s'est-il donc passé pendant cette semaine ? Est-ce lié à ce « big deal », gros contrat qu’on essaie de garder secret dans ce monde des affaires ?

Tous les membres de la famille vont vider leur cœur et dénoncer enfin ces vérités peu avouables, celles que le vernis de la bourgeoisie se plaît à cacher, derrière des façades de bonheur au goût de luxe et belles vacances. Des allers-retours donc, entre ce 21 juin festif et ce 27 juin endeuillé, et les voix des différents personnages.

Il y a du bon dans ce roman, c’est d’abord l’écriture de Cauchy. Ça coule tout seul, c’est prenant, et bien construit. Il m’a accompagné le temps d’un aller-retour en TGV Le Mans-Paris, et il a eu la délicatesse de me laisser tourner la dernière page à la gare d’arrivée. Efficace, je vous disais ! Bien sûr on pourra deviner l’intrigue assez vite, bien sûr le sujet est plutôt convenu : ces belles familles bourgeoises ont leurs faiblesses, leurs trahisons et leurs coucheries, comme partout. Il manque donc une petite étincelle quelque part, qui sortirait le roman d’une histoire somme toute banale, mais que sauve son style.

 

L’avis de :  Flo

 

Ed. Robert Laffont, sept. 2007, 285 pages, prix : 18 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Robert Laffont et Amazon.fr

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Pas farouche, le piaf parisien !

3 Décembre 2007, 21:43pm

Publié par Laure

Alors que je revenais de Montreuil les bras chargés, je me suis arrêtée à la gare prendre un café avant de reprendre le TGV. Mais c'est qu'ils m'auraient piqué mon muffin ces piafs de Montparnasse !

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Ma petite (et raisonnable) moisson : un Milton de saison pour Mosquito, 3 romans jeunesse pour grandinette (dont 2 que j'ai l'intention de lui piquer) et la sélection annuelle de la Joie par les Livres.... 

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Il était une fois, un film de Kevin Lima (2007)

2 Décembre 2007, 22:18pm

Publié par Laure

Avec Amy Adams, Patrick Dempsey, …

 

il-etait-une-fois.jpg Synopsis (© allociné.fr) :

La très belle princesse Giselle est bannie de son royaume magique de dessin animé et de musique par la méchante reine. Elle se retrouve à Manhattan... Déroutée par ce nouvel environnement étrange qui ne fonctionne pas selon le principe "ils vécurent heureux à tout jamais", Giselle découvre un monde qui a désespérément besoin de magie et d'enchantements...  Elle va faire la connaissance d'un séduisant avocat spécialiste du divorce, qui est venu à son aide et dont elle tombe amoureuse. Le problème, c'est qu'elle est déjà fiancée au parfait prince de conte de fées. La question est : un amour de conte de fées peut-il survivre dans le monde réel ?

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Autant le dire tout de suite : j’ai adoré !
Mosquito m’accompagnait, et elle a beaucoup aimé aussi, même si ce n’est peut-être pas toujours pour les mêmes raisons ;-)

Quand Disney s’auto-parodie, ça devient franchement drôle et bien fichu. C’est un film qui déborde d’humour et d’autodérision, et les contes traditionnels de princesses et de vilaines marâtres en prennent pour leur grade, avec une tendresse certaine, puisqu’au final, dans ce cruel Manhattan… Allez, c’est souvent délicieusement kitsch, toutes ces robes rose bonbon, mais qu’est-ce qu’elle est belle, cette Amy Adams ! quant au Dr Sheperd de Grey’s Anatomy, ben on va pas se priver d’en rêver ! C’est frais, tonique, romantique, bourré de références (les classiques de Disney ou le shopping façon Pretty Woman), et très drôle.

Toute la salle est ressortie avec le sourire jusqu’aux oreilles, ça valait la sortie !

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Ils ont aimé aussi : Philippe, Anne 

Ma note : 4,5 / 5

Photos : allociné.fr

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On n'est pas là pour disparaître - Olivia Rosenthal

2 Décembre 2007, 21:54pm

Publié par Laure

disparaitre-roenthal.jpgVoici un ouvrage curieux de par sa forme. Un roman qui entremêle différents monologues intérieurs, des petits exercices et des infos historiques pour décrire le désarroi de la maladie de A. (lzheimer). Un matin, monsieur T. a poignardé sa femme de 5 coups de couteau. Il ne sait pas pourquoi. C’est une crise de démence engendrée par la maladie.

Perte d’autonomie, perte de la mémoire, perte de la raison, oubli des gestes les plus simples, dégénérescence sénile, parfois précoce, crudité des réalités de la vie. C’est un livre fort qui n’y va pas par quatre chemins, un livre qui perturbe, non pas tant par son sujet que par son écriture novatrice, un leitmotiv lancinant qui pour moi, voilà… finit par tourner un peu en rond. Je n’ai pas accroché plus que cela à cette inventivité langagière qui fait la force du récit d’Olivia Rosenthal, pas perçu l’intérêt des éléments autobiographiques qu’elle y sème, peut-être en attendais-je trop, car je suis au final plutôt déçue par ce livre.


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Ils ont aimé : Lily, Joëlle , Yvon , Gambadou, ...


Ed. Verticales, juillet 2007, 215 pages, prix : 16,50 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Verticales et Amazon.fr

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Dérive sanglante - William G. Tapply

1 Décembre 2007, 12:53pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Camille Fort-Cantoni

 

derive-sanglante.jpgStoney Calhoun traîne un curieux passé : amnésique, il est sorti d’un hôpital 5 ans plus tôt, n’ayant aucun souci à se faire quant à son avenir, une somme confortable (d’une provenance inconnue) lui permettant de vivre sans soucis. Quel mystère cache cet homme ? D’autant qu’au fil du temps il se découvre des capacités étonnantes d’enquêteur, et d’attaque physique quand il faut se défendre. Stoney Calhoun est un homme simple qui aime aller à la pêche avec son chien, il travaille d’ailleurs dans un magasin de pêche où il guide des passionnés vers les bons coins. Alors qu’il envoie son collègue à sa place avec un client, il s’en veut terriblement lorsque celui-ci ne revient pas, et qu’il le découvrira assassiné quelques jours plus tard. Il ne peut s’empêcher de mener l’enquête.

Un roman qui démarre sur les détails de la pêche à la mouche, j’avoue que j’ai eu peur. C’est que la pêche et moi, hein… Pourtant l’histoire est très vite prenante, mêlant à la fois l’enquête policière, le passé enfoui de Calhoun qui tente de ressurgir par flashs inexpliqués, et la nature de l’Etat du Maine. On avance sans s’en rendre compte dans un roman prenant où les personnages, qui ont une réelle consistance, sont intéressants et attachants. De même l’histoire amoureuse qui se construit est inhabituelle et audacieuse. La fin bien sûr est totalement inattendue, mais elle m’apparaît comme un peu tirée par les cheveux, ou arrivant trop vite : elle aurait mérité un développement plus ample que les quelques pages de synthèse sur les raisons du meurtre. C’est cette petite déception qui tempère ma note finale. Un bon roman néanmoins, qui donne envie de découvrir la suite, car le passé de Calhoun est encore rempli de mystères !

 

Lu en novembre dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection polars.

 

Gallmeister, avril 2007, 267 pages, prix : 22,90 €

Ma note : 14/20

Crédit photo couverture : éd. Gallmeister

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La disparition de Richard Taylor - Arnaud Cathrine

30 Novembre 2007, 11:23am

Publié par Laure

disparition-richard-taylor.jpgRichard Taylor a tout pour être heureux : un job à la BBC, une jolie femme, une petite fille adorable, un appartement de 60 m² dans le centre de Londres, une voisine qui hurle un peu trop fort ses jouissances amoureuses ou solitaires, alors pourquoi, du jour au lendemain, disparaît-il soudain ?

Arnaud Cathrine nous offre ici un roman polyphonique finement construit, rempli de références, dans lequel divers personnages féminins vont prendre la parole pour tenter de dénouer l’histoire et le devenir de Richard. C’est bien fichu, c’est court, ça se lit tout seul, mais voilà, c’est quand même un peu plombant. Je connaissais cette atmosphère mélancolique et sombre de l’auteur à travers ses romans jeunesse, mais là, entre dépression et drame terrible, ça ne met pas vraiment en joie.

Un homme qui se cherche, qui regarde sa vie de l’extérieur, qui veut casser le moule dans lequel il s’est trop complaisamment coulé.

Mais je reste un peu sceptique, non sur la construction du roman, qui me plaît beaucoup, mais sur le fonds, et cette crise du trentenaire mal dans sa peau qu’on essaie de nous vendre un peu trop souvent dans une littérature dite « de trentenaires » ; lesquels seraient tous désabusés et passablement déprimés, finit par lasser.

A vous de voir !

 

De très bons articles  néanmoins sur le Buzz Littéraire, chez Florinette, Clarabel, LN
 

Sur le site de l’auteur

 

Verticales, janv.2007, 194 pages, prix : 17,50 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Verticales et Amazon.fr

 

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