Mineure - Yann Queffélec
Michel, 55 ans, aime Claire, sa femme, et leurs
jumelles de 10 ans, Diane et Chloé. Pourtant il va quitter Claire… Mineure est le récit d’un homme tourmenté par son désir, tombé sous le charme envoûtant d’une jeune Lolita sans
vergogne, la petite Sibylle, 13 ans, copine de ses filles, alors que par un concours de circonstances il s’est trouvé à jouer en double mixte au tennis avec elle. Jeu charmant du chat et de la
souris où Michel résiste et se remémore sans cesse la loi (Sibylle est mineure), provocations aguicheuses de la demoiselle. Bilan de couple, ne peut-on donc plus s’aimer après quelques
années ? : « Nous couchons ensemble avec plaisir mais sans désir. Pour empêcher que l’amour se défasse en nous. Pour éviter que se prenne le pli
de n’être plus des amants mais des frère et sœur, des mère et fils, un couple d’amis partageant cordialement les draps. Nous couchons pour ne pas découcher, tiens, et nous barrer chacun de son
côté, avec chacun sa jumelle. » (p.17)
Une histoire qui finalement n’a rien d’extraordinaire mais qui vaut ici pour l’écriture quasi parfaite de Queffélec. Chaque mot est le bon, pas un de trop, pour décrire le tourbillon de sève qui réanime ce quinqua, et l’empêche de dormir.
Mineure, roman érotique ou pas ? Tout dépend. Roman frémissant et sensuel, assurément, mais pudique et sage, pourtant. Dans la littérature érotique aujourd’hui, il est convenu d’assurer un minimum syndical d’acrobaties au verbe cru : point de cela chez Queffélec. Mais si la littérature érotique est plus pour vous question de suggestion et d’élégance, alors oui, Mineure est un livre diablement érotique. A vous de voir !
Coédition Michel Lafon / éditions Blanche, sept. 2006, 141 pages, prix : 15 €
Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : © Wolfgang Eichler
/image%2F0683481%2F20161028%2Fob_56b2ff_chaussette.jpg)
J’ai reçu ce roman dans la sélection
« documents » du
Synopsis :
Un
petit roman sur l’anorexie/boulimie qui a priori n’avait pas grand-chose pour me concerner et sortir du lot des écrits nombreux sur ce sujet. Mais voilà, Corinne Solliec a une plume pour rendre
vivant, concis et percutant son propos.
Alain, la cinquantaine, est marié et travaille à l’Institut international d’études anthropologiques. Une fois par semaine, il donne des cours à l’Ecole supérieure des métiers du tourisme.
Et là chaque lundi, il croise Odile, la documentaliste de l’école, une femme plus jeune que lui qui l’intrigue par son indépendance. Profitant d’une absence de sa femme, il propose à Odile de
partir en week-end avec lui. Les douceurs espérées de cette escapade en bord de mer se révèlent décevantes et déstabilisantes. Mais soucieux de ne pas brusquer Odile, il accepte ses chastes
propositions, un brin déçu et décontenancé. Odile mettra même fin prématurément au week-end, comme si quelque chose l’avait brusquée. Ce n’est qu’un chapitre plus loin dans le livre qu’on
découvrira le passé pesant d’Odile, pour expliquer son comportement. La fin, dans laquelle Alain retrouve sa grande fille Sophie, m’a parue assez déroutante.

Revoilà
nos 4 amis 4 ans plus tard, avec une ouverture toute semblable à la fin du premier : les pieds dans la piscine, Jeff (Gérard Darmon) en préretraite qui quand même, en a marre de regarder
marcher les fourmis, décide de revenir sur la capitale avec un nouveau projet : écrire un dictionnaire sur le sport et les sportifs, en collaboration avec ses potes. Les situations
amoureuses ont changé, mais toujours se ressemblent, dans leurs chassés-croisés, leurs mensonges et leurs faux-semblants. Le réalisateur semble vouloir nous dire que les amours se suivent, et
qu’aujourd’hui, il n’y a plus d’amour éternel, depuis que l’espérance de vie a dépassé 35 ans ! Tous les couples connaîtront le divorce, et/ou l’adultère, tous aimeront, tous souffriront… (oui,
c'est pas si original que ça !) Nos 4 amis prennent une claque chacun à leur façon, la chance des uns a tourné, et l’on peut parier sans trop se mouiller qu’un cœur des hommes 3 pourrait bien voir le jour, histoire de voir où en est le pari d’Alex et la passion secrète de Manu, tout comme celle affirmée d’Antoine. Un
petit film pour un moment sympa, qui se termine, tout comme le premier, les pieds dans la piscine, après un repas autour d’une grande tablée, et les mêmes chants des grillons.. 
Will a 47 ans, une carrière de psychanalyste, une épouse, Carol, et une petite fille, Samantha. Ensemble, ils ont perdu un premier fils, Luke. Tout commence à la
25ème rencontre annuelle de la promo 1979, où les anciens élèves se retrouvent. Will y va seul, Carol ne s’intéresse pas à ce genre de réunion. Sur place, tout le monde s’enquiert d’un
absent : le frère jumeau de Will, Mitch, un sportif champion en natation. Mais Will n’a pas davantage d’informations, il ne l’a pas vu depuis 15 ans.