La chambre d'Albert Camus et autres nouvelles - Ron l'Infirmier
Il ne
s’appelle pas Ron mais il est bien infirmier, ce métier habituellement féminin qui lui a valu de mauvais tours d’embauche, et il nous livre ici une série de chroniques sur son quotidien, courtes
nouvelles qui toujours frappent fort. Ron est jeune mais il a un parcours riche d’expériences diverses, et qu’il parle de la mort ou des toilettes faites aux stars en fin de vie, de la
maltraitance en maison de retraite ou de la chimio à l’hôpital, il a une empathie certaine pour ses patients, et surtout, un regard humain sur son métier et ses patients. Car ces saynètes de
douleurs ou de mort, ce sont avant tout des histoires de VIE.
Je ne savais pas en ouvrant ce livre que je le lirais d’une seule traite, sans jamais pouvoir le reposer, que parfois une larme viendrait poindre, que parfois je douterais de la véracité des
atrocités (réelles), préférant me rassurer sous le couvert de la fiction, que parfois je sourirais, mais que toujours je trouverais « bien » ce style simple et vif, qui ne s’embarrasse
pas de fioritures, pour dire la lutte quotidienne d’un infirmier qui cherche sans cesse le juste milieu pour aider sans materner, le refus des compromissions, les arguments répugnants de la
rentabilité ou les caprices du médecin qui préfère partir jouer au golf.
Etre humain, tout simplement, sans se voiler la face sur la réalité de la santé en France.
Les lectures de Tamara
et Cuné
Le site de l’auteur : http://ron.infirmier.free.fr
Et la 4ème de couv, qui pour une fois vaut la lecture :
« Vous êtes en train de lire une quatrième de couverture. Ça s'appelle comme ça. Mes éditeurs, qui s'y connaissent un peu en marketing du livre m'ont dit que, dans l'idéal, ça devait être un texte accrocheur un pu putassier, genre aguicheur mais pas vulgaire, un texte qui vous donne envie de lire le livre.
Alors je m'y suis collé. Zéro idée.
Je pourrais vous dire : " Salut, je suis Ron, je suis infirmier, je parle de mes patients, voilà. Oh, le truc qui s'annonce soporifique ! " Jamais vous n'achèteriez ça, non ?
Je pourrais vous dire : " Bonjour, je suis Ron, je suis infirmier et j'écris pour survivre car, mon métier, c'est la souffrance et la plume de mon angoisse, elle frémit sur la page de mon livre cathartique. " Quelle rigolade ! Jamais vous ne liriez ça, non ? Remarque, le mec qui se la joue " auteur maudit "... Il a toujours un public pour ça. C'est un créneau. A creuser.
J'aurais aussi pu vous dire : " Bonjour, je suis Ron, j'ai des histoires incroyables à vous raconter. Du sexe, du vrai sexe, avec des vrais gens. Des morts, de l'adrénaline, des rapports humains, une incroyable aventure. " Oui, je pourrais dire ça. Mais bon, ça a déjà été fait mille fois, non ? Et puis, là, vous voulez un bon livre, pas un roman de gare...
Vous allez voir, on a plein de choses à se dire, vous et moi.
Plein. »
Editions Privé, coll. Les Clandestins, décembre 2006, 285 pages, prix : 15 €
Ma note : 5/5
Crédit photo couverture : éd. Privé et Amazon.fr
Crédit tout court : merci Cuné !
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Synopsis (allociné)
:
En 1909, Freud se rend à New York pour une série de conférences. Il souffre de pathologies diverses et rentre mécontent de son
voyage. Sur place, il rencontre d’autres psychanalystes, dont Carl Jung. Au même moment, une femme est sauvagement assassinée, après avoir subi des violences. Younger, jeune psychanalyste
new-yorkais conseillé par Freud lui-même, va s’intéresser à l’affaire et aider l’enquêteur Littlemore.

L’auteur (car il s’agit d’une BD autobiographique) est BD journaliste pour de grands journaux et magazines américains (The New Yorker, Glamour) ; farouchement indépendante, elle est au sommet de sa carrière et s’apprête à 43 ans, à se marier pour la première fois avec un
restaurateur italien en vue, lorsqu’à 3 semaines du mariage, elle se découvre une boule au sein…
Deux sœurs partent en quête du père qui les a abandonnées alors qu’elles avaient 14 ans, quittant la maison sans explication. Alors qu’elles ont à présent la
trentaine, elles ne l’ont jamais revu. Elles partent donc toutes deux, Julia et sa sœur (la narratrice du récit), accompagnées des deux enfants de Julia : Wilfrid, 7 ans, et Jeffrey, petit
garçon autiste placé en institution et embarqué au passage, pour un road movie aussi étonnant que captivant.

Petit roman ados sur le divorce, je me suis un peu trompée dans le choix de ce livre que je destinais
Le soir
de Noël, Emie surprend une conversation téléphonique entre son beau-père et la maîtresse de ce dernier, alors qu’elle croyait leur famille unie, sa mère, lui, et ses deux frère et sœur Vita
et Maxie. L’homme quitte donc assez vite le foyer, et s’ensuivent des droits de visite qui se passent plus ou moins bien, Emie n’appréciant guère la nouvelle petite amie de son beau-père.
Perturbée par la séparation, elle souffre de vomissements fréquents, et se retrouve vite soupçonnée d’anorexie. La grand-mère, vivant sous leur toit, ne se gêne pas pour persifler.