Les jardins d'Hélène

Des chats, des filles, les 10 ans de ma fille...

8 Octobre 2006, 16:00pm

Publié par Laure

J'ai beau coller des affichettes partout, je crois je vais être condamnée à garder 4 chats...

Ils ont 3 mois, ils grandissent, ils sont mignons, mais personne n'en veut !!!

  

Avez-vous vu Tigrou tout en haut ? Ah que c'est confortable la vie de chat ! Noiraud, moins visible, est pourtant là, à gauche sur la photo, sous la patte blanche de sa mère !

Tigrou et Noiraud sont deux chatons très éveillés et qui font plein de bêtises. Vachette est plus calme, souvent dans le giron de sa mère :

Lorsque je décharge les photos de l'appareil numérique, il m'arrive d'en découvrir des surprenantes, prises par les enfants, comme celle de Mosquito endormie dans un endroit...insolite !

 

Aujourd'hui, Anne-Claire a 10 ans. déjà ! Hier, elle avait invité quelques copines, mais comme hélas je travaille le samedi, je n'ai suivi la fête que par photos interposées.

Cela m'a fait chaud au coeur quand même qu'elle me réclame MON gâteau au chocolat (alors que j'avais franchement pas le temps et lui proposais de passer chez le pâtissier, bien sûr que je le lui ai fait quand même !) et qu'elle explosait de joie tout simplement parce que j'avais acheté des bougies magiques : "wouah, génial, merci maman !"

   

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Celui d'en face - Gabrielle Ciam

6 Octobre 2006, 08:52am

Publié par Laure

Une femme se raconte à un homme, inconnu. Sur le divan d’un psy ?

 

La quarantaine, Gabrielle a décidé qu’elle en avait fini avec le sexe, et que la solitude confortable de son appartement parisien lui convenait. Jusqu’à ce qu’elle aperçoive la silhouette puis le regard du voisin d’en face. Commence alors le jeu délicat, sensuel et élégant du chat et de la souris, dans sa déclinaison érotique. Chacun va s’offrir au regard de l’autre, et la relation « virtuelle » va monter crescendo, jusqu’à faire naître jalousie, sentiments, et désir de rencontre. Gabrielle Ciam nous offre un roman simple et beau, sans vulgarité aucune, avec une chute insolite qui répond à la question que se pose le lecteur : à quel homme s’adresse-t-elle lorsqu’elle se confie ?

 

J’ai longtemps hésité à « caser » ce roman dans la catégorie « roman français » ou « littérature érotique », over-blog ne permettant d’attribuer qu’une seule option. Je penchais pour le roman, et puis la 4ème de couv défend le genre érotique, alors allons-y. Ouvertement érotique certes, mais un érotisme sobre et classieux, comme seules les femmes savent l’écrire ?

 

Voir aussi les critiques de Clarabel et Tatiana !

Arléa, sept. 2006, 122 p. ISBN 2-86959-748-7, prix : 15 €

 

Ma note : 4/5

 

 

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Journal d'Hirondelle - Amélie Nothomb

3 Octobre 2006, 08:50am

Publié par Laure

Ne revenons pas sur le rapport texte / espace dans la page, ni sur les 136 pages lues en 1h30 pour 14,50 € -  quand même. Cela a été dit et redit. Alors Nothomb 2006, bon cru ou mauvais cru ? Je dirais que ses histoires sont de plus en plus éloignées de mon monde, souvent proches de l’absurde, en tout cas pas réalistes, et ça j’aime pas. Non pas que ce journal d’Hirondelle soit mauvais, mais il est loin de moi, il me semble inachevé, malgré une fin « fermée », elle arrive de façon trop rapide. Ceci dit toute la deuxième moitié du roman, lorsque le comportement du héros (qui s’est choisi Urbain pour prénom) change ne m’a pas intéressée. Je suis allée au bout parce que c’est vite lu. Mais bof, moyen, quoi. Et puis cette version 2006, je la trouve limite vulgaire. En effet, Urbain, après avoir perdu toutes sensations, devient tueur à gages. Il fait suivre chaque meurtre d’une « séquence onaniste » (je cite). Cette jouissance déplacée (et répétitivement décrite) et cette pub non stop (une page sur deux) pour les CD de Radiohead m’ont agacée.

 

Amélie me lasse. Pourtant je la lis. Espérant chaque année trouver une petite pépite. En vain ces dernières années. Mais je l’emprunte à la bibliothèque. Pas question de risquer 15 € pour 136 pages vite oubliées. Et puis Albin Michel a certainement les moyens de se payer des correcteurs, alors les coquilles sur 130 pages, ça suffit. Chaque année je les souligne, ça ne change jamais. Dans celui-ci encore une phrase où il manque un mot, une relative sans son pronom. Ça fait désordre.

L'avis plus conciliant d'Anne : ici

Albin Michel, août 2006, 136 p. ISBN 2-226-17335-8, prix : 14,50 €

 

Ma note : 2/5

 

 

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Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay

2 Octobre 2006, 10:51am

Publié par Laure

Ce dernier roman de Tatiana de Rosnay est un concentré d’émotions, un roman magnifique malgré toute l’horreur du sujet, bref mon dernier coup de cœur de lecture.

L’histoire commence à Paris en juillet 1942. La petite Sarah, 10 ans, enferme son petit frère dans un placard au moment où la police française vient les chercher, sa mère et elle. Elle a terriblement peur, ne sait pas ce qui se passe, mais ça ne doit pas être bien grave puisque c’est la police française… elle le croit en sécurité et lui promet de revenir très vite. Hélas, comme beaucoup d’autres familles ce 16 juillet 1942, c’est l’enfermement inhumain au Vélodrome d’Hiver, avant le départ vers les camps. En parallèle, il y a l’histoire de Julia Jarmond, américaine qui a épousé un français et vit à Paris de longue date. Elle est journaliste et son chef lui donne un papier à écrire sur le 60ème anniversaire de la Rafle du Vel d’hiv. Bien sûr les deux histoires vont se rejoindre.

Tatiana a l’art de faire monter la tension pour scotcher son lecteur aux pages : impossible de s’arrêter, car on veut savoir la suite ! J’ai presque été tentée de lire les chapitres en alternance pour vite connaître l’issue de l’histoire de Sarah, et puis non, j’ai joué le jeu et suivi la narration choisie par l’auteur, mais j’avoue : elle a joué avec mes nerfs !

C’est un roman courageux, aussi. Sur l’Histoire, bien sûr, car même si ce n’est pas un roman historique, l’auteur revient avec brio sur ces faits noirs de la France. Difficile de rester insensible face à l’horreur décrite, et obligation de féliciter l’auteur pour ce remarquable devoir de mémoire. Un roman courageux aussi sur la crise du couple de Julia, car là non plus, l’auteur n’a pas choisi une fin mielleuse où l’on pourrait croire que tout est bien qui finit bien. Pourtant ce n’est pas un roman triste : j’y ai ressenti de l’espoir, une grande foi en la vie, et coûte que coûte, les personnages vont au bout de ce en quoi ils croient. C’est un beau roman, fort, très fort, et longtemps riche en rebondissements. (chut, je l’ai fini les larmes aux yeux…)

A noter : Tatiana a écrit ce roman dans sa langue maternelle, c’est-à-dire en anglais, alors qu’elle a toujours écrit jusqu’à présent directement en français. J’en ai été très surprise lorsque j’ai découvert la mention de traduction en page de titre. Je ne connais pas la version originale mais la traduction d’Agnès Michaux est parfaite, puisque dans cette langue-là, j’ai aimé le roman ! Tatiana s’en explique sur le blog de Majanissa : voir ici. Pour ma part, aucun des passages qui se voudrait critique sur la réputation des Français ou des Américains ne m’a choquée, j’y adhérais même totalement, ils ne m’ont pas marquée non plus, je me suis beaucoup plus attachée aux émotions du récit, tant sur l’histoire de Sarah que sur celle de Julia.

Un coup de coeur !

France Loisirs (avant-première), août 2006, 443 p. ISBN 2-7441-9420-4

Paraîtra aux éditions Héloïse d’Ormesson au printemps 2007.

Ma note : 5/5

 

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La fugueuse

1 Octobre 2006, 19:40pm

Publié par Laure

Non non, ce n'est pas le titre d'un nouveau roman, mais le retour de la minette fugueuse !

Car cette demoiselle qu'on croyait morte est revenue en pleine forme, juste un peu affamée, au bout de sept jours ! Comme dit ma bénévole préférée à la bib : ou elle a couru le mâle, ou elle a trouvé un nouveau gite avec 1* de plus !

Voilà donc qui finit bien...

                           

(la toilette de Vachette)

 

 

 

Bon, reste quand même deux bestiaux à caser :

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Lou ! (3 tomes parus) - Julien Neel

29 Septembre 2006, 16:41pm

Publié par Laure

Comme beaucoup de blogueuses avant moi, je cède à mon tour au charme de la petite Lou !, série jeunesse publiée par Julien Neel chez Glénat (dans la collection Tchô!)

Tome 1 : journal infime

Ce premier tome nous permet de faire connaissance avec les personnages : la jeune Lou, qui vit seule avec sa mère, et un petit chat arrivé là par hasard. Personnellement, j’aime surtout le décalage entre le personnage de la mère et celui de la fille : n’est pas la plus mature la plus âgée des deux ! La mère passe son temps à jouer à la console vidéo, et se remet vite à son travail d’écrivain quand elle entend sa fille rentrer ! La jeune Lou est amoureuse de son voisin Tristan, mais comment le lui dire ? Et si elle exprimait son amour à travers un tableau de sa création ? Et tant pis si ça suscite l’étonnement de sa mère et si son prof d’arts plastiques lui conseille plutôt d’aller voir un psy ! 

L’album inclut aussi des saynètes un peu à part, détachées du fil de l’histoire, sans doute parues en épisodes dans la revue Tchô ! 

A noter : les 2ème et 3ème de couv font partie intégrantes de la lecture : chargées mais adorables, présentation des personnages par Lou, sous formes de photos commentées, dessins, bref journal intime (et infime, comme dit le titre) 

Un album frais, coloré, drôle, tendre, bref, à lire !

(Ma note : 4/5)

Tome 2 : Mortebouse

On retrouve notre duo mère-fille sur le toit de leur immeuble, qui entonne le « blues des filles seules en été, délaissées, meurtries et fauchées ». C’est pas le tube de l’été, mais ça défoule. Et comme elles sont fauchées, direction Mortebouse pour 15 jours de vacances, le petit village de la grand-mère maternelle de Lou. Là c’est le désespoir, l’ennui à mourir, les parties de Scrabble et le Rubik’s cube retrouvé, transmis de mère en fille, jusqu’à ce que Lou reçoive des nouvelles de Tristan, son amoureux qui avait déménagé en secret à la fin du tome 1. Mais l’été, c’est aussi synonyme d’amour de vacances. La mère retrouve un prétendant de son adolescence, toujours aussi prétentieux, et Lou un gentil joueur de guitare. Mais finalement, rien n’est meilleur que le retour chez soi, surtout quand vous attendent de belles surprises pour vos 13 ans ! 

Un deuxième album toujours aussi agréable, avec des répliques qui font mouche et qui font rire ! L’ensemble est bien vu, le scénario me semble plus travaillé que dans le premier, vraiment une réussite. Les 2ème et 3ème de couverture participent toujours de la lecture, c’est le petit bonus à savourer : la 2ème nous résume le tome 1 par personnage, et la 3ème est un panorama du tome 2 couleur Mortebouse. Un régal.

Ma note : 5/5

Tome 3 :  le cimetière des autobus

Dernier tome paru (en juin 2006) des aventures de la petite Lou. L’immeuble en face du sien, celui où vivait son amoureux Tristan, a été rasé et accueille à présent le cimetière des autobus, dépôt des carcasses des véhicules municipaux. De nouvelles amitiés se forment au collège, alors que Lou n’est pas dans la même classe que Mina, sa meilleure amie depuis la maternelle. Copines au look gothique, crise angoissante de l’adolescence, spleen, et en parallèle, réussite explosive de la mère qu a enfin publié son bouquin et voit son compte en banque remonter : un album que j’ai trouvé moins abouti que les précédents, comme expédié un peu trop rapidement, même s’il reste très agréable à lire ! La 2ème de couverture résume sous forme d’un jeu de l’oie (ici rebaptisé jeu de moi) les deux premiers tomes, et la 3ème de couv, à la fin de l’album, va au-delà des planches et laisse augurer… un quatrième album ? Pour ce tome 3, Lou petite fille est entrée dans les affres de l’adolescence, et ça, c’est jamais facile !

Ma note : 3/5

Chaque volume  : 9,40 € 

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Trois p'tits orphelins

27 Septembre 2006, 18:52pm

Publié par Laure

Bon d’accord, ce ne sont que des chats, me direz-vous !

Le problème, c’est qu’on a eu le temps de s’y attacher, à leur mère chatte, et à ces loupiots surexcités qui aujourd’hui jouent à Tarzan dans le ficus du salon.

Juste pour dire à Cathe que tu vois, un chat a une espérance de vie plus longue en appartement. Samedi soir, Caramel est sortie. Dimanche, elle n’est pas rentrée. Pas son genre de rester dehors plus de 12h sans rentrer manger ou jouer avec ses chatons. Et puis dimanche, c’était la folie par ici. Ouverture de la chasse. A tel point que je n’ai pas osé laisser sortir les enfants tellement ça tirait de partout. Et lundi je me suis empressée d’aller demander à la mairie quelle était la distance de sécurité par rapport aux habitations. Et bien figurez-vous qu’il n’y en a pas ! La secrétaire de mairie, très sympa, a fait toutes les recherches possibles dans les arrêtés préfectoraux et autres sites internet de l’Etat. Les dates et les horaires sont règlementés, de 9h le matin à 1h après le coucher du soleil. Et je cite « aussi étonnant que celui puisse paraître, il n’y a pas de distance de sécurité par rapport aux habitations ». Cette distance doit simplement être inférieure à la portée de tir du fusil, et ils n’ont pas le droit de tirer en direction des maisons. Ben voyons. Je pourrais leur faire la conversation depuis la fenêtre de ma cuisine si je criais plus fort que le bruit de leurs cartouches.

Mais le pire, ce sont tous ces propos rapportés par les collègues : « Laure, il faut que tu saches, par essence, le chat est l’ennemi du chasseur. Car le chat chasse le lapin. Le chasseur chasse aussi le lapin. Alors le chasseur tue d’abord le chat, pour qu’il lui reste des lapins ». Hélas, plusieurs personnes m’ont tenu exactement ce discours depuis 3 jours. Et y a des tonnes de lapins par chez nous. Même si la nounou des enfants rage en disant que « m… on n’est pas en guerre, on a de quoi bouffer, y z’ont pas besoin de lapins pour survivre ces chasseurs ! », il n’empêche que les trois petits minous sont orphelins. Ils ont eu de la chance : ils sont sevrés. Ils tétouillaient encore parfois juste pour le plaisir. Oui ce ne sont que des chats. Mais quand même.

 

 

 

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Les Aristos, un film de Charlotte de Turckheim

25 Septembre 2006, 14:51pm

Publié par Laure

Chers amis, j'ai pitié de votre porte-monnaie : si vous aviez encore un doute sur le charme, l'humour ou la qualité de ce film, j'vous l'dis tout de go : surtout n'y allez pas ! Rarement vu quelque chose d'aussi affligeant.

Les aristos désargentés qui cherchent tous les moyens possibles pour rembourser 2 Millions d'euros au trésor public et sauver leur château qui tombe en ruines,  c'est ... les mots me manquent ! Tout est lourdingue, limite vulgaire et personne dans la salle n'a ri, ni même souri (certes nous n'étions que 15 à la séance de 11h ce lundi matin et pas facile de voir quelqu'un sourire dans le noir, mais même à 5 € la place, on devrait exiger le remboursement). Voulant faire des allusions à "Priez Pour Nous" et la "vie est un long fleuve tranquille", Charlotte de Turckheim ne réussit qu'une parodie grotesque. Autodérision ? Hélas les gags sont plus proches du ridicule que de l'humour. On se demande comment quelques bons acteurs ont pu aller s'égarer dans ce navet ! Mme de Turckheim nous avait habitués à mieux.

Ma note : 0,5/5

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Oliver Twist, un film de Roman Polanski

24 Septembre 2006, 17:53pm

Publié par Laure

Oliver Twist, orphelin, est exploité, mal nourri et violenté dans les différentes pensions qui l'accueillent successivement. Un beau jour, il décide de s'enfuir pour Londres. Recueilli par un groupe de voleurs et malfrats, son coeur d'or n'y est pas sa place. Mais lorsqu'il est accusé à tort de vol, il ne dénoncera pas son groupe. Malade, il est recueilli par M. Brownslow, chez qui il connaît une vie bourgeoise toute différente, entouré de livres et de douceur. Mais la troupe de Fagin, de crainte d'être dénoncée, fait tout pour le retrouver...

On se laisse emporter dans l'adaptation on ne peut plus classique de ce chef-d'oeuvre de Dickens, c'est sobre et bien mené. Un peu trop peut-être ? Rien à en dire justement. ça n'est pas éblouissant, ça n'est pas mauvais non plus. Pour ma part, j'y ai trouvé quelques longueurs vers le milieu. A voir en famille dès 9 ans.

Ma note : 4/5

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Chaud-froid - Yumiko Seki

24 Septembre 2006, 16:31pm

Publié par Laure

C’est un petit roman tout simple que ce chaud-froid, à moins que ce ne soit plutôt un récit autobiographique, en tout cas ça se lit tout seul et c’est bien sympathique. 1er roman de la japonaise Yumiko Seki, il a été écrit directement en français, mais l’auteur vit à Paris depuis 1982.

Par chapitres intercalés, la jeune Yuka revient sur son enfance dans le Tokyo des années 60-70, où elle vit avec ses parents, selon un modèle social et culturel qui lui paraît étriqué, et le Paris de l’année scolaire 1979-1980 où elle arrive pour une année universitaire. Adolescente, ses rêves de liberté et d’éveil sexuel se trouvent vite étouffés dans la rigueur froide de l’Orient. Différente dans sa façon de penser et d’agir, elle sombrera dans une triste anorexie après avoir perdu la plupart de ses amis. L’Occident l’attire, mais pas le gigantisme des Etats-Unis, non, elle se sent attirée par la France qu’elle imagine impertinente. Si elle s’y laisse facilement aborder par les hommes, elle est souvent déçue : ils ne voient en elle que l’exotisme japonais, et ne savent pas lui faire partager cette culture occidentale qui la motive tant. Flirts, premier amour, regard étranger sur Paris, c’est aussi la construction alternant les souvenirs japonais au présent parisien qui est intéressante. On resterait volontiers plus longtemps avec Yuka, même si au final, on devine bien quel sera son choix. J’ai aimé la simplicité et la légèreté de ce roman, même si je l’aurais souhaité plus touffu, rester davantage avec le personnage, en apprendre plus encore sur le Japon…

Et la difficulté à rester vivre sur un territoire « étranger », toutes ces questions de visa et d’autorisation de séjour m’ont fait penser… à Lou ;-)) Pas facile la vie !

JC Lattès, fév.2005, 249 p. ISBN 2-7096-2590-3, prix : 14,50 €

Ma note : 4/5

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