Les jardins d'Hélène

Aya de Yopougon, tome 1

10 Septembre 2006, 16:30pm

Publié par Laure

scénario de Marguerite Abouet, dessins de Clément Oubrerie, préface d’Anna Gavalda.

 

Prix du Premier Album au Festival d’Angoulême 2006

 

Yopougon est un quartier populaire d’Abidjan. Aya est une jeune fille de 19 ans, élève sérieuse qui aimerait devenir médecin.  Elle passe beaucoup de temps à éloigner d’elle les garçons. C’est tout le contraire pour ses amies Adjoua et Bintou, qui courent les génitos (garçons pleins de sous !) et les maquis (restaurants où l’on peut danser). Leurs parents et oncles sont aussi fêtards ! C’est une Afrique gaie et colorée, dans ses dessins comme dans son langage, que nous offrent les auteurs. Je conseille d’ailleurs de lire en premier le lexique situé en fin d’ouvrage. Il faut ruser pour éviter les colères paternelles, surtout quand une grossesse pointe le bout de son nez. C’est frais, plein d’énergie, et ça se termine sur une drôle de surprise. Le tome 2 sort le 14 septembre, profitez-en !

Dès 13 ans.

 

Gallimard coll. Bayou, 96 p. ISBN 2-07-057311-7, prix : 15 €

 

Ma note : 4/5

 

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Corruption de fonctionnaire

6 Septembre 2006, 21:02pm

Publié par Laure

Je ne sais pas si c’est dû au retour de vacances mais en ce moment, 4 à 5 fois par jour minimum, quand un(e) lecteur (trice) me rend un livre, il (elle) me dit : « celui-ci est vraiment extraordinaire, vraiment je vous le conseille, vous devriez le lire ! ». Comment voulez-vous que je lise 5 pavés par jour ? Pourtant ils réussissent à me tenter avec leur bon bouquin qu’ils lâchent l’œil encore pétillant ou le cœur ému ! Alors je promets mais je sais bien que c’est du vent…

 

Et puis aujourd’hui une lectrice habituée qui renouvelle son inscription, et nous fait un chèque d’un montant supérieur à la cotisation votée par la collectivité. On lui signale son erreur et elle nous répond que « non, non, c’est exprès ! avant j’achetais plein de livres et ça me coûtait cher mais maintenant que vous êtes là, je fais de sacrées économies, alors vous les méritez ! » Ah comme on aimerait en avoir plus souvent des lecteurs comme ça, qui sont ravis de payer et qui trouvent encore que c’est pas assez cher !

 

Mais comme je suis encore trop jeune pour être fonctionnaire corrompue (c'est une blaaaaague), je lui explique que son chèque va aller direct au trésor public et qu’hélas, l’excédent ne reviendra pas au service pour acheter plus de livres, a-t-elle vraiment envie de faire un cadeau au percepteur ? Et puis comment je gère mon écart de compta logiciel vs perception ? etc. Elle a repris son chèque pour nous payer les 7 € annuels et règlementaires en monnaie. On en a souri longtemps après, car ce sont ces petits riens qui mettent du baume au cœur … Parce que bien sûr pour une petite dame comme elle, on voit 15 râleurs qui mettent nos nerfs à vif dans la même journée.

 

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Vendredi 13 chez tante Jeanne - Arnaud Cathrine

6 Septembre 2006, 09:12am

Publié par Laure

Je crois que chez Arnaud Cathrine, adulé un peu partout sur le web, je ne sais pas choisir les bons bouquins. Mon démon s’appelle Martin  m’avait déjà pas mal déçue, Vendredi 13 chez tante Jeanne n’est pas non plus à la hauteur de ce que la 4ème de couv m’en laissait attendre.

Jeudi 12 juillet, Gaspard, qui vient de finir sa classe de 5ème, se prépare à partir comme tous les ans en vacances à Grandville. Mais un coup de fil vient tout chambouler : Tante Jeanne est morte. Direction Muret, l’autoroute du Sud. Gaspard est de mauvaise humeur, ne se sent pas en état de côtoyer une morte, et déteste les adultes présents qui n’en veulent qu’à l’héritage. Du moins le croit-il. Un vendredi 13 pas terrible avec enterrement en prime. Il va finalement renouer d’amitié avec son cousin Philibert, qui lui dévoilera le secret du journal intime de tante Jeanne.

C’est un roman destiné aux plus de 12 ans, je dirais personnellement « aux plus de 12 ans qui n’aiment pas lire ». Car je trouve que tout est trop court dans ce livre, tout est survolé, jamais creusé. Exemple avec le journal intime de tante Jeanne : le secret tient en une phrase dans la bouche de Philibert : il y aurait pourtant eu de quoi creuser là dedans ! Idem avec les apparences : Gaspard pense que ses parents sont ainsi, mais finalement non, une phrase par ci par là, c’est de l’épure totale qui ne laisse pas assez de substance nourrissante ! Bref, je reste toujours sur ma faim avec les romans de Cathrine, ou alors je les choisis mal. Lecture facile et rapide. Trop justement.

Ecole des loisirs coll. Medium, mars 2001, 94 p. ISBN 2-211-06166-4, prix : 7,01 €

Ma note : 2,5/5

 

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C'était la rentrée !

4 Septembre 2006, 20:56pm

Publié par Laure

Bon, à vrai dire rien d’original, fiston ne rentre que demain (aujourd’hui était réservé aux 6ème au collège) et les filles entament leur dernière année dans leurs écoles respectives comme des grandes, si bien que j’étais à l’heure comme d’hab. au bureau.

Sauf que normalement je ne travaille pas le lundi, mais que là j’ai dû m’y coller, parce que demain, c’est la tournée d’automne ;-)) Il me fallait donc sortir 1200 livres que j’échangerai contre 1200 autres à choisir dans le bibliobus demain. Tout ça en respectant quelques règles de base qui demandent juste un peu de rigueur et d’organisation. Préparer une tournée, ça n’a pas l’air, mais c’est du boulot. Si bien que ce soir, je suis lessivée !  

L’occasion aussi de réaliser (avec le sourire moqueur au café) que bon nombre de lecteurs se pointent quand ils veulent à la bibliothèque, puisque rien que 3 sont passés rendre leurs bouquins ce matin. Ça fait un an que  cette bib existe, ça a toujours été fermé le lundi, mais ça n’a pas l’air d’entrer dans leur cervelle. Les autres jours, hors horaires public, j’ai l’habitude, ou je ferme à clé, ou je suis trop gentille… 

 Ah bibliothécaire en milieu rural, c’est tout un poème ! Un gentil monsieur qui m’a l’air tout ce qu’il y a de plus cultivé me téléphone car il souhaite faire don de sa bibliothèque avant de déménager. Que du super bon état évidemment, mais voilà, il ne veut pas se déplacer. Et moi je ne suis pas payée pour faire camion Emmaüs comme dit une collègue. Comme il me fait bonne impression au téléphone et qu'il  m'assure de la qualité de son fonds, je me dis que allez, sur mon jour de prétendu repos, je peux toujours aller voir. L’homme est presque nonagénaire et ses bouquins en parfait état ressemblent à … des bouquins de 1955 qui ont vieilli quoi. Jaunis, démodés, l’économie des années 80, et … les sélections du Reader’s Digest à la tonne, on n’a jamais vu ça en bibliothèque publique. Je ne suis pas collectionneuse ni bouquiniste, j’ai rempli ma voiture (et elle est grande ma voiture !)  parce que c’était le meilleur moyen d’en finir, mais pour le second voyage qu’il attend de moi, celui qui n’aura pas d’autre terminus que la déchetterie (à mon goût), il se fout vraiment de ma gueule. Mais il ne veut pas entendre mes arguments. Ma gentillesse me perdra et ça me servira de leçon. Pourquoi les gens prennent-ils toujours la biblio du coin pour la poubelle facile et idéale ? (Bon pas tous, d’accord, mais en proportion dans les dons, c’est tout vu !!)   

Donc aujourd’hui, j’ai surtout fait déménageur. Puis après avoir récupéré les minettes à l’école j’ai dû retourner bosser, parce que comme une andouille ce matin, ayant peu d’aide, je n’ai pas compté au fur et à mesure, et j’ai sorti du catalogue 1500 bouquins. Et par ici, 1200 c’est 1200, moins si on veut, mais pas plus. Bouh, j’en ai repêché que 150 et je ferai un sourire au monsieur demain ?

Puis j’ai rempli des tas de papiers passionnants avec des numéros de sécu, d’assurances, de dates de vaccins, et des dizaines de numéros de téléphone. L’éducation nationale appelle ça une fiche de liaison. Je sais bien que c’est indispensable, ça me casse les pieds tous les ans, alors j’expédie ça vite fait, façon de parler, parce que les numéros de police d’assurance et les dates de vaccins, ce n’est pas vraiment mon quotidien !

Et pour finir sur une note plus sympathique, ça fait longtemps que je vous ai pas mis de photos des chatons … Ils ne tètent plus guère mais quand ils en ont envie, leur mère ne les y aide pas, et c’est un peu acrobatique, quand elle ne les envoie pas tout simplement bouler. Donne adorables chatons, propres et sevrés, etc. Va falloir que je m’y colle !

 

                                                                      les 4 sur une chaise !

 

Assez bavassé, je vais lire. Enfin !

                                                                                                        ma grandinette

ah ce mosquito, ça fait bien 4 mois qu'elle la porte sa robe de "mariage" !

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Passage du gué - Jean-Philippe Blondel

3 Septembre 2006, 12:03pm

Publié par Laure

ça commence de façon anodine par des soldes en famille dans les magasins d'usine, un père, son épouse, et leurs deux enfants adolescents, ça respire le vécu ! Et puis soudain, ce visage, cette silhouette, ce couple en face, Myriam et Thomas, et le retour en arrière, la plongée dans les souvenirs pour Fred. Automne 1985. Fred est pion dans un collège. Il surprend Myriam, prof de dessin, dans sa rêverie sur une chanson de Martha Davis, Les Motels. C'est le début du trouble réciproque. Mais Myriam est en couple avec Thomas, et elle est enceinte. C'est la naissance d'une belle relation triangulaire qui n'a absolument rien du banal adultère. Et puis tout bascule. La mort subite du nourrisson. L'après. Ces deux hommes et cette femme qui vont se soutenir s'emmêler se débattre pour y survivre, et fi du ragot alentour ! Fred comme un vecteur, un tiers nécessaire.

C'est un magnifique livre sur la reconstruction. La renaissance comme dit la 4ème de couv. Je préfère reconstruction.

Il m'arrive parfois lorsqu'une phrase me plaît de la recopier dans un petit carnet à côté de moi. Mais là très vite il y en a eu trop. Je ne sais pas comment M. Blondel a fait pour que chaque mot soit aussi juste. En tout cas il y a excellemment réussi. Un tel réalisme, un sens si aigu du sentiment ou de la sensation vécue dans chacun de ces trois personnages que l'on pourrait croire que l'auteur a vécu les trois personnages à la fois. Myriam dit de Thomas page 274 : "Je te soupçonne d'avoir été femme dans une vie antérieure". Et bien moi je soupçonne M. Blondel d'avoir été femme dans une vie antérieure. Et c'est un compliment.

Ce livre à trois voix toutes aussi justes l'une que l'autre, c'est ce qui fait ensuite, du point de vue de la lectrice que je suis, cette admiration béate face à l'écrivain que je vois alors comme un magicien des mots et que je place alors sur un piédestal (non ce ne peut plus être alors un homme ordinaire, si bien qu'on se fait tout petit tout timide quand on les croise dans un salon du livre), dans un fantasme un peu envieux : mais comment fait-il pour trouver ces mots aussi justes, les assembler tout bien comme il faut au point que chaque phrase est parfaite, chaque paragraphe juste comme il faut ? C'est aussi l'alchimie (même si je déteste ce mot à la consonance trop ésotérique) d'un texte et la résonance qu'il provoque auprès du lecteur. Un livre réussi ne l'est que dans l'intimité d'un lecteur. Ce livre a (est?) une grande force pour moi, évidemment.

Et pour tout cela, cette belle histoire d'amour au pluriel, cette douleur et son après, son rayon des souvenirs 20 ans plus tard, et même si tout n'était qu'un artifice de la création littéraire, merci mille fois Monsieur Blondel !

Robert Laffont, août 2006, 335 p. ISBN 2-221-10720-9, prix : 20 €

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Ma libraire

2 Septembre 2006, 14:31pm

Publié par Laure

Encore une belle surprise, celle de découvrir en vacances les conseils de ma libraire dans un mensuel féminin, Esprit femme.

Anne-Sophie Thuard dirige une grande librairie, avec beaucoup de personnel, mais quelle que soit la personne qui vous accueille, c'est toujours avec gentillesse et bonne humeur, et ça c'est important. Et j'oubliais : avec compétence bien sûr !

Mme Thuard est toujours présente à un endroit ou à un autre et toujours prête à vous glisser un conseil ou un mot gentil.

Comme over-blog ratiboise le côté droit de ma photo et que je ne suis pas douée pour avoir mieux, je vous mets en clair ses conseils :

- Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikas Swarup

- Maintenant c'est ma vie, de Meg Rosoff, roman ados mais qu'elle conseille aussi aux adultes

- La double vie de Vermeer, de Luigi Garnieri (parce qu'Anne-Sophie Thuard a un délicieux petit accent hollandais ?)

En bas à droite de l'article, il y a aussi ses coordonnées, je vous mets à la place son site web !

A ajouter à ma to do list de septembre : puisque j'ai encore 15 jours de stages pratiques à effectuer d'ici un an, en passer au moins 5 chez elle !

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Surprise !

2 Septembre 2006, 11:53am

Publié par Laure

Quelle surprise de découvrir dans le catalogue France Loisirs reçu aujourd'hui un nouveau roman en avant-première de Tatiana de Rosnay ! Pour une fois je sais quoi commander !

Voir ici

Elle nous avait caché ça !

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Souvenirs d'été

31 Août 2006, 08:39am

Publié par Laure

Dix jours d'août partagés entre le village de *****ac de belle-maman et la banlieue toulousaine pour un mariage.

Nous sommes allés faire un tour sur le plateau du Larzac, avons visité une des caves du village de Roquefort, et ce grand ouvrage d'art qui a tant fait parler de lui :

Les enfants étaient ravis de découvrir ça chez leur grand-mère :

et Mosquito languissait de se faire belle pour aller danser. Elle a voulu "jouer au mariage" avec son petit cousin, mais ce dernier n'a pas voulu ! (il a déjà une amoureuse, voyons !)

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Les éternelles - Yves Simon

29 Août 2006, 14:09pm

Publié par Laure

Yves Simon est l’écrivain du sentiment amoureux, de ses détours et de ses gourmandises.

Ici, le narrateur, qui pourrait bien être l’auteur d’ailleurs, nous raconte ses rencontres avec des femmes, Irène, une amante éphémère, Céleste la belle métisse, Marie, insatisfaite de sa relation avec Frédéric, et tout au long son amour pour sa mère, bien sûr, jusqu’à la dernière rencontre, surprenante, brève, qui est la chute dramatique de l’ouvrage.

Texte souvent sensuel, Yves Simon sait conter le désir érotique et le sentiment amoureux dans ses moindres recoins. Beaucoup de lyrisme dans son approche, mais ce côté fougueux remet parfois du baume au cœur ! De même il offre une vue intéressante sur la création, l’écriture qui sera le seul remède à sa passion défunte d’avec Irène.

Cet extrait page 219 : « Je dis à Walser qu’il y a des femmes que l’on rencontre pour une seule nuit, quelques mois, quelques années, d’autres que l’on côtoie une vie entière, et qu’elles ont toutes ce point commun de n’être pas oubliées. Elles reposent dans un coin de nos mémoires comme de précieux bijoux que l’on aurait portés et qui ne se seraient jamais altérées.

« Appelons-les nos éternelles », répondit-il. »

A lire aussi : article sur "à voir à lire"

Grasset, mars 2004, 265 pages, ISBN 2-246-64691-X, prix : 17,50€

Ma note : 4/5

 

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L'affaire Lolita - Penelope Fitzgerald

28 Août 2006, 20:54pm

Publié par Laure

Florence Green, habitante de Hardborough, petit village du Suffolk, décide de racheter une vieille maison abandonnée pour y ouvrir sa librairie. Cela ne plaît pas à tout le monde, et en particulier aux notables du coin. Rares soutiens des uns, médisances des autres, Florence s’accroche pour que son commerce fonctionne. L’affaire « Lolita », le roman de Nabokov, n’est qu’un prétexte, car il n’occupe qu’une part risible dans ce livre : la snob Violet Gamard se plaint de l’embouteillage que crée dans la rue ce livre exposé dans la vitrine de The old House, ce qui ralentirait ses courses ! Là n’est pas vraiment le problème, quand on veut arriver à ses fins, tous les moyens sont bons, et Florence sera contrainte de mettre la clé sous la porte, une nouvelle loi réquisitionnant des bâtiments historiques ayant été inoccupés pendant 5 ans, même s’ils sont à présent habités. 

Perfidies, ragots, jugements, Penelope Fitzgerald décrit très bien cette lutte de classes et cette ambiance malsaine et observatrice des petites bourgades.

A noter : Penelope Fitzgerald est décédée en 2000 et ce roman date de 1978. Il n’a été traduit au Quai Voltaire qu’en 2006. L’histoire se déroule en 1959 dans le sud-est de l’Angleterre. Il est intéressant de découvrir que les librairies les plus reculées pouvaient aussi avoir un espace bibliothèque de prêt, constitué de livres apportés par une firme londonienne. « Les livres disponibles en prêt étaient divisés en trois catégories : A, B, et C. A représentait ceux qui étaient très demandés ; B, ceux qui l’étaient médiocrement ; et C, ceux dont les titres, déjà anciens, faisaient l’objet d’une demande quasi nulle. Pour chaque A emprunté, elle devait prendre trois B et un grand nombre de C. Si elle payait plus cher, elle aurait davantage de A, mais elle aurait à gérer une croissance exponentielle de B (médiocres) et de C (l’horreur). » (P.66)

Bref, un petit roman sympathique sur les mentalités villageoises, et 50 ans plus tard, c’est encore souvent semblable !

[Ecrit le 25 août.]

Traduit de l’anglais par Michèle Lévy-Bram

Quai Voltaire, juin 2006, 175 pages, ISBN 2-7103-2881-X, prix : 16,50 €

Ma note : 3,5/5

 

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