Une parfaite chambre de malade - Yoko Ogawa
Ce livre est un recueil de deux nouvelles écrites en 1989 mais traduites et publiées en France pour la première fois en 1993, à l’occasion de la
sortie d’un nouveau roman de l’auteur, le musée du silence.
Dans une parfaite chambre de malade, un jeune homme de 21 ans se meurt d’un cancer à l’hôpital. Sa sœur
accompagne ce départ, fascinée par la blancheur et la propreté impeccable de la chambre. Une pureté obsessionnelle, sans doute en réaction au souvenir de sa mère morte dans la folie et qui
laissait pourrir de la nourriture un peu partout. En parallèle, la jeune femme cherche un peu de réconfort auprès d’un médecin de l’hôpital, au travers d’une relation qu’elle veut pure (mais
ambiguë tout de même), qui lui permet simplement de pleurer.
Dans la seconde nouvelle, la désagrégation du papillon, une jeune femme est obligée de placer en maison
médicalisée sa grand-mère qui souffre de démence sénile et qui a perdu toute autonomie. Commence alors pour elle une longue réflexion et une plongée intérieure sur la normalité. Métaphorique,
notamment par l’histoire du papillon, j’ai eu un peu de mal à apprécier cette nouvelle.
Si habituellement j’aime beaucoup l’écriture d’Ogawa, ces deux nouvelles ne comptent pas pour moi dans ses meilleurs textes. L’atmosphère et le récit y
sont moins étranges ou angoissants, et je ne sais pas l’expliquer, mais j’ai moins aimé !
Actes Sud, août 2003, 154 pages, prix : 15 € - Existe en Babel Poche à 6 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr
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Un soir dans un restaurant chinois, Annabelle, la trentaine, vole une sirène dans un aquarium et l’élève dans sa baignoire. Cette petite
sirène prend de plus en plus de place, dans tous les sens du
Olivia Hunt est renvoyée de chez Universal où elle était productrice. Son petit ami Michael l’a quittée. En même temps, sa petite sœur Maddie (Madeline, 28 ans)
est hospitalisée, atteinte d’une leucémie. La construction du roman est intéressante : une succession de lettres écrites par Olivia, à sa meilleure amie Tina, à sa sœur, à ses parents, aux
acteurs et autres producteurs de cinéma, lettres pour lesquelles nous n’avons jamais les réponses, mais qui permettent de suivre très bien l’avancée de l’histoire. Les prodigieuses aventures, parce que petite fille, elle inventait des histoires pour sa petite sœur, elle lui racontait de prodigieuses
aventures… Déboires, soucis, le ton est souvent drôle et sarcastique, mais voilà, il n’y a pas de déclic pour m’emporter franchement dans ce roman. Je le traîne depuis un bout de temps, je
l’ai lu en alternance avec le polar dont je parlais plus haut, reposé, repris, reposé et aujourd’hui vu la hauteur de ma PAL (et ma gourmandise pour des choses plus alléchantes), non, inutile,
j’abandonne ! (p. 136/344).
Je lis assez peu de romans policiers depuis quelques années, et hélas, ce n’est pas celui-ci qui va me donner envie d’en lire davantage !
J’ai peiné, vraiment, pour le finir. Sans compter que les mises en page de chez Rivages sont denses et les polices de caractères petites ! 350 pages en rivages thriller, c’est bien 500
ailleurs. Mais là n’est pas vraiment la question !


Charlotte est l’aînée d’une famille nombreuse. Après elle il y a Pierrick, et Julie. Mais avant Julie il y a eu Loïc, petit frère né et
décédé de la mort subite du nourrisson à 3 mois et 1 jour, quand Charlotte avait 7 ans et Pierrick 4. Charlotte est la gardienne de la mémoire de ce petit frère. Elle pense à lui sans cesse, lui
rend visite au cimetière, lui parle, et va souvent à l’église. La mémoire de ce petit garçon est très présente au sein de la famille, ce qui n’est pas toujours bien vu de l’extérieur.
Synopsis :