Je ne sais pas quoi lire ! Marie-Aude Murail
Ne pas savoir quoi lire, voilà qui ne devrait jamais m’arriver ! Mais j’étais curieuse de ces conseils de lecture destinés aux collégiens, ou même aux plus jeunes, dès le CM je dirais. Et puis Marie-Aude Murail est quand même une sacrée pointure en littérature jeunesse !
Alors comme l’indique le sous-titre, elle propose 220 livres d’humour, d’amour et d’horreur pour vous aider à choisir. Le postulat est que vous êtes jeune, que vous aimez lire, mais que vous êtes un peu perdu face à l’offre gigantesque des bibliothèques ! M-A. Murail parle davantage des bibliothèques que des librairies tout simplement parce que les jeunes n’ont pas forcément les moyens (ni leurs parents l’envie) d’acheter beaucoup de livres.
Elle propose donc trois grands chapitres : l’humour, l’horreur, et l’amour, avec plein d’exemples qui donnent envie. Je me suis noté des titres pour moi avec gourmandise ! Les références sont classiques : Jody Blume, Susie Morgenstern, toujours de qualité et jamais niaises, l’auteur n’hésite pas à conseiller des titres que l’on pourrait croire pour les adultes (Woody Allen, Desproges, Coluche), mais donne aussi un niveau de lecture (très facile, facile, ou difficile). Elle cite très peu ses propres ouvrages, je crois que je n’en n’ai vu qu’un, pourtant, elle fait référence elle aussi ! Dans le chapitre amour, tous les sujets (y compris graves, anorexie, suicide) sont abordés.
Et j’aime beaucoup la fin, où elle donne toute sa liberté au lecteur, en particulier sur l’âge indiqué sur les livres : « Quant à l’âge supposé du lecteur (« à partir de 10 ans »), c’est une indication pour la dame qui veut offrir un livre à sa nièce de onze ans et qui ne connaît ni les livres ni sa nièce. Vous pouvez lire au-dessus et au-dessous de votre âge. Un livre n’est pas un vêtement. »
Mon seul bémol : le livre commence à dater un peu (1998), presque 10 ans, et donc forcément, les références aussi. Si elles sont toujours pertinentes, il en manque sans aucun doute de nouvelles qui seraient les bienvenues. J’ignore s’il existe une réédition mise à jour ?
C’est donc un livre qu’on peut offrir à un jeune dès 10 ans, ou qu’on peut s’offrir en tant que parent pour offrir ensuite des livres à ses enfants !
De la Martinière Jeunesse, coll. Oxygène, avril 1998, 105 pages, 11 €.
Ma note : 4/5
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Ce petit texte très court (66 pages à peine et beaucoup d’aération) ne se donne pas facilement. Il demande concentration et attention, malgré la simplicité du langage. Dialogue entre une jeune femme et un homme plus âgé (sans que l’on ait pour autant davantage de détails), ils échangent sur leur amour, avec parfois des considérations charnelles. D’ordinaire j’aime beaucoup ce que publie Arléa, c’est d’ailleurs pour cela que j’avais repéré ce petit bouquin dans leurs nouveautés, avec en plus une très jolie couverture : deux bonnes raisons de m’attirer. Hélas je suis restée complètement hermétique au propos de l’auteur, au discours entre les deux personnages (pas compris où ils voulaient en venir), désolée de le dire ainsi, mais cela m’a semblé un bavardage stérile.
J’ai beaucoup aimé
Synopsis :


Impossible de me rappeler où j’ai pu lire qu’il fallait lire ce livre ! Pourtant je l’avais noté sur mes listes, réservé à la BDP, et comme c’est le seul que j’avais dans le train ce matin, je l’ai lu. Mais je ne l’ai pas aimé du tout ! (Je l’ai fini parce qu’il est court : 130 pages). C’est une histoire curieuse, dérangeante, sans style particulier. Un vieil homme habite au bout d’un bois. Il n’a pas de nom. D’ailleurs il se fera appeler Dubois. Il ne fait rien. Une jeune femme (19 ans) lui apporte à manger régulièrement, elle travaille au supermarché de l’autre côté du bois. Elle lui donne de la nourriture, en échange il lui fait l’amour. Ils ne se parlent pas, ou pas beaucoup. Parfois elle ne vient pas, pendant 15 jours, 3 semaines ou plus. Alors il veut mourir. Et puis il a rien à manger. Mais l’agent de sécurité et le vieux père d’Anna, patron du magasin, le sauvent. Il ne se passe rien d’autre. A manger, de l’amour. Enfin sans amour, sans sentiments, sans cœur qui bat. Bizarre. Non vraiment, vous pouvez passer votre chemin. Malgré la première phrase qui voudrait en rappeler une autre : « Ce matin, je me suis levé de bonne heure » et le côté petit chaperon rouge …
Il est difficile de parler d'un tel film, qui relève autant du documentaire que du devoir de mémoire, bien davantage que de la fiction. Le réalisateur a pris le parti de focaliser son action sur deux policiers, John MCLoughlin et Wil Jimenon, partis en renfort dès les attentats du WTC connus, le matin du 11 septembre 2001. Il se font piéger dans les décombres lorsque les tours s'écroulent et l'on suit en parallèle l'angoisse des familles sans nouvelles de leurs conjoints portés disparus, et le soutien que tentent de s'apporter les deux hommes en parlant de leurs femmes, de leurs enfants, de leurs souvenirs et de leurs espoirs, alors qu'ils sont prisonniers du béton. Je ne sais pas si j'aurais été capable de voir ce film sur grand écran, en tout cas même en DVD, il est aussi atroce (la réalité!) et (hélas) spectaculaire. Seules 20 victimes sont sorties vivantes des décombres, ces deux policiers étaient les 18 et 19 èmes.
Après une
Le point d’équilibre est le premier roman traduit en français de F. Turner Hollon, mais l’auteur n’en est pas à son coup d’essai aux Etats-Unis, où il exerce la profession d’avocat, tout en écrivant depuis longtemps romans, nouvelles et livres pour enfants.