La première marche - Isabelle Minière
Un nouveau roman d’Isabelle Minière est toujours une tentation quand comme moi on a beaucoup aimé ses deux précédents romans, cette nuit-là et un couple ordinaire . La première marche, c’est l’histoire d’une petite fille à l’enfance bafouée. Mal aimée, sa mère est violente et désagréable avec elle, et lui préfère ouvertement son petit frère. Quelles souffrances ou quelles difficultés cache donc la mère pour se comporter ainsi ? Et le père ? aimant mais distant, toujours occupé, toujours trop de travail. Alors la petite se réfugie dans ses pensées, sur la première marche d’escalier. Parfois un espoir quand une femme médecin écoute ses cauchemars, mais la mère à nouveau balaie cela d’une phrase assassine, quand ce n’est pas d’un « aller-retour », cette paire de gifles qui fait l’aller-retour, joue gauche, joue droite. On s’enlise un peu dans l’histoire, qui tourne en rond, se répète, n’a pas la force des récits sur le même thème (voir Mal à ma mère, de Clara Vidal ). Enfin, la chute, si vraie, le refuge que trouvera la petite fille pour consoler son enfance à jamais perdue : la lecture. Plus rien ni personne ne pourra l’atteindre, « elle a son billet, valable à vie, pour voyager dans d’autres vies. »
Voir aussi l'avis de Clarabel.
Le dilettante, mars 2007, 186 pages, prix : 15 €
Ma note : 3/5
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Le synopsis d’Allociné :
Voici un album qui a beaucoup plu à Mosquito et qui pour ma part ne m’a que moyennement séduite. C’est l’histoire d’une petite fille, Emily, et de son lapin Stanley, qui est son doudou chéri. Ils vivent ensemble plein d’aventures fantastiques, ils partent dans l’espace à la recherche d’extraterrestres, ils visitent la forêt amazonienne, bref ils sont inséparables. 

On oublie trop vite aujourd’hui ce que fut le sort des femmes au début du XX ème siècle, et avant bien sûr. Dans l’élégance des veuves, Alice Ferney retrace cet accomplissement féminin si bien rythmé par le mariage, les maternités, le veuvage quand l’époux périt au front, le chagrin et la douleur quand les fils meurent à la guerre ou les filles de maladies. Autres temps… mais quel élégant roman ! On retrouve là tout le talent d’Alice Ferney pour nous raconter la vie de Valentine, de sa belle-fille Mathilde et de ses trop nombreux enfants, les bonheurs familiaux et les drames qui endeuillent, un avenir tout tracé dans lequel la femme n’a aucun choix. Une écriture précise et riche, finement ciselée, où chaque mot est le bon, une écriture classique mais ô combien plaisante à lire.
Alors que d'autres films me tentaient, je suis allée voir hier soir l'adapatation du roman de Gavalda. Pour le bon souvenir du gros pavé refermé à regret, et parce que j'avais envie d'un film doudou, les enfants partis pour 8 jours et moi seule à présent dans la grande maison vide. (bon, on arrête le pathos). Mais c'est ce qui a motivé mon choix.
5 copains trentenaires laissent femmes et enfants pour passer ensemble une semaine de vacances au grand air, loin du boulot, du stress et des soucis. Blagues, souvenirs d’enfance, jeu de dames pour savoir qui dort sur le canapé chaque soir (il n’y a que 4 lits pour 5), footing, ravitaillement courses, soirées bars, bref une semaine paisible rythmée par les appels des épouses, les convictions politiques des uns et des autres et les rêves d’accomplissement qui reviennent sur le tapis. Mais pendant cette semaine bucolique, de curieuses explosions de peinture blanche ont lieu un peu partout, et l’un des 5 compères a des « pressentiments » sur ces événements, qu’il est capable de localiser à l’avance…
Au croisement de la A32 et de la S70, dans la lande verdoyante écossaise, c’est la fin de l’histoire. La fin de l’amour au grand jour, si tant est qu’il ait jamais existé.
Ne pas savoir quoi lire, voilà qui ne devrait jamais m’arriver ! Mais j’étais curieuse de ces conseils de lecture destinés aux collégiens, ou même aux plus jeunes, dès le CM je dirais. Et puis Marie-Aude Murail est quand même une sacrée pointure en littérature jeunesse !
Ce petit texte très court (66 pages à peine et beaucoup d’aération) ne se donne pas facilement. Il demande concentration et attention, malgré la simplicité du langage. Dialogue entre une jeune femme et un homme plus âgé (sans que l’on ait pour autant davantage de détails), ils échangent sur leur amour, avec parfois des considérations charnelles. D’ordinaire j’aime beaucoup ce que publie Arléa, c’est d’ailleurs pour cela que j’avais repéré ce petit bouquin dans leurs nouveautés, avec en plus une très jolie couverture : deux bonnes raisons de m’attirer. Hélas je suis restée complètement hermétique au propos de l’auteur, au discours entre les deux personnages (pas compris où ils voulaient en venir), désolée de le dire ainsi, mais cela m’a semblé un bavardage stérile.
J’ai beaucoup aimé