Les jardins d'Hélène

Ce fameux concours de PAL

22 Septembre 2006, 09:28am

Publié par Laure

(non ce n'est pas ma bibliothèque,

juste une photo empruntée sur Google,

chez moi ça ne tient pas dans un seul meuble !)

Initié par Gaëlle et Loupiote, j'ai sincèrement joué le jeu, et suis allée compter hier soir (hier soir parce que Clarabel m'avait transmis les règles du jeu par mail) tous ces livres qui attendent leur tour sur mes étagères ou parfois tout bêtement en piles instables par terre.

Alors voilà le verdict : 187 !

Moi qui l'estimais dans ma marge à environ 150, j'étais encore en deçà de la vérité. Le pire, c'est que ça ne va même pas m'empêcher de continuer à emprunter à la bibliothèque ni à acheter. Donc ma PAL n'est pas près de baisser. Et puis je suis rassurée, il y a pire que moi !

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Les autres - Alice Ferney

21 Septembre 2006, 13:30pm

Publié par Laure

Et bien voilà qui va sans doute être une grande première dans notre petit monde des blogs de lecture : non je n’ai pas aimé le dernier roman d’Alice Ferney. Déjà je n’avais pas réussi à lire son précédent Dans la guerre et l’avais vite abandonné. Alléchée par toutes les bonnes critiques autour des Autres, je me suis empressée de l’entamer, pour assez vite avoir envie de le laisser tomber. Je l’ai interrompu par une autre lecture. Je l’ai repris, et véritablement, je me suis forcée à le finir. Si dans sa construction il est original et dans son style toujours bien écrit (c’est Ferney quand même ! Celle que je défends becs et ongles pour ce que je considère comme un des plus beaux romans d’amour du XXIème siècle : la conversation amoureuse), je trouve les Autres trop long, beaucoup trop long, et surtout redondant. Certes ce sont ces trois parties, choses pensées, choses dites, et choses rapportées qui le veulent, mais je trouve la dernière partie vraiment de trop. D’ailleurs, tous les secrets de famille ou presque sont déjà dévoilés dès la première partie, alors qu’apporte les deux dernières hormis le jeu stylistique ? Je m’y suis ennuyée. 

 

D’une façon plus générale – une autre blogueuse en avait déjà parlé – comment aborder avec plaisir un livre aujourd’hui quand on a déjà tout lu sur lui, critiques professionnelles écrites, de radios ou de télé, émissions de promo, et tournée des blogs ? J’ai eu cet effet-là avec les autres : tout était dit déjà, dans les résumés, tout était attirant : un frère aîné offre à son cadet un jeu de société qui annonce une soirée délicate entre amis où les susceptibles sont priés de s’abstenir : comment se voit-on, comment les autres vous voient-ils et comment imagine-t-on que les autres vous voient ? Le soufflé était déjà retombé car il n’y a rien d’extraordinaire dans les secrets même ou les perceptions qui seront révélés, rien d’extraordinaire alors fallait-il vraiment les répéter de trois façons différentes ? 

 

Je n’ai trouvé jusqu’à présent qu’un seul avis d’internaute anonyme sur le site de la FNAC qui soit déçu par ce livre. Annoncé comme un roman intimiste de la même veine que la conversation amoureuse, je ne suis pas du tout d’accord ! Vous remarquerez d’ailleurs que les lecteurs qui aiment Ferney souvent n’ont pas aimé la conversation, et qu’à l’inverse, pour les admirateurs de la conversation amoureuse, elle restera l’auteur de ce seul livre. Je fais partie de ceux-là !

Actes Sud, coll. « Un endroit où aller », août 2006, 531 p. ISBN 2-7427-6258-2, prix : 21,80 €

 

Ma note : 2,5/5

 

 

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L'inconsolable - Anne Godard

20 Septembre 2006, 10:07am

Publié par Laure

C’est un roman d’une très grande maîtrise scripturale. Un tu narratif qui nous embarque dans le deuil d’une mère, le refus, lancinant, de l’oubli, la perte du fils aimé. Inconsolable elle est et inconsolable elle veut rester. Elle a fait le vide autour d’elle, son mari et ses 3 autres enfants ont quitté la maison pour survivre, la laissant à sa douleur et sans aide puisqu’elle les refuse toutes, sans concessions, surtout envers elle-même. 

C’est un roman dur et froid, on ne ressent pas d’empathie pour le personnage, mais le souhaite-t-elle vraiment ? Elle se blinde dans sa souffrance, espère reconnaissance et mémoire éternelle de l’entourage, vingt ans après le drame, mais elle refuse d'accepter que malgré tout, malgré l’insurmontable, la vie continue. Très bien écrit mais si glacial qu’aucune émotion n’atteint le lecteur.

Grand Prix Lire/RTL 2006  

 

Cet extrait, p.134 : « Tu ne l’as pas cru capable de survivre à son geste. Tu as aimé sa mort tout de suite, tu t’y es sentie bien, comme si c’était enfin ta place, enfin le rôle qui t’attendait. Tu as aimé sa mort, qui te le donnait tout entier, plus que tu n’aurais jamais pu aimer sa vie. Il l’a su, dans son coma, il a su que tu voulais qu’il meure, il a su qu’il devait mourir pour que toi, sa mère, tu puisses le pleurer toujours »

Ed. de Minuit, mars 2006, 157 p. ISBN 2-7073-1940-6, prix 13,50 € 

 Ma note : 3/5 

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Les jardins d'Hélène vous offrent...

19 Septembre 2006, 16:52pm

Publié par Laure

Voilà... l'heure de la séparation a sonné (sniff, mais il faut !)

ces deux compères demoiselles, nées le 13 juillet 2006, propres et sevrées (évidemment) et en passe de devenir de très bonnes chasseuses de mouches et de mulots, musaraignes et autres bêbêtes des jardins, cherchent un gentil foyer d'accueil...

Alors si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un, etc. qui aimerait en adopter un (ou les deux !), faites marcher la boîte à mails, commentaires et tout.

et ils savent même jouer à cache-cache !

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The Sentinel, un film de Clark Johnson

19 Septembre 2006, 11:58am

Publié par Laure

Prenez une brochette d’acteurs américains trèèès connus : un Michael Douglas vieillissant, une Kim Basinger aussi surtout quand elle est coincée en 1ère dame des EU, et un soupçon de branchitude avec Kiefer Sutherland (vous savez le Jack Bauer de 24h chrono, il connaît déjà super bien le job) et enfin une belle brune qui pour le coup n’est plus du tout ni housewife ni desespérée (Eva Longoria) et vous avez de quoi faire un film d’action où il faut protéger le président. 

Sachez aussi que ce film est descendu en flèche par toutes les critiques presse, et presque autant par les spectateurs, et demandez-vous pourquoi je suis allée le voir. Ben parce que Homme du Foyer avait envie, c’est pas plus compliqué que cela (il vit sur Mars la plupart du temps, c’est pas deux-trois ragots qu’allaient l’arrêter). Verdict : ben c’est américain, mais c’est pas si nul que ça non plus. On a passé une bonne soirée, c’est bien aussi. Sinon, à rattraper en DVD, pourquoi pas ! 

 

Allez, je vous colle quand même le synopsis d’allociné : 

Il y a vingt ans, Pete Garrison (M. Douglas), agent des services secrets américains, a sauvé la vie d'un Président. Aimé et respecté de ses collègues, il est à présent chargé de la protection rapprochée de la Première Dame. Sa vie bascule lorsqu'un collègue et ami est assassiné avant d'avoir pu lui transmettre des informations de la plus haute importance...
L'affaire est confiée au meilleur enquêteur du Service, David Breckinridge (Kiefer Sutherland), ancien protégé de Garrison. Là où Garrison fait confiance à son instinct, Breckinridge ne se fie qu'aux preuves. Avec l'aide d'une jeune recrue, Jill Marin (Eva Longoria), les deux hommes vont bientôt découvrir l'existence d'un complot interne, visant à assassiner le Président. Mais très vite, les indices semblent désigner Garrison... (qui est un gentil, nan mais, le pôôvre)

Ma note : 3,5/5

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Je vais bien ne t'en fais pas, un film de Philippe Lioret

18 Septembre 2006, 16:24pm

Publié par Laure

Avec Mélanie Laurent dans le rôle de Lily, Kad Merad et Isabelle Renauld dans le rôle des parents, Julien Boisselier dans le rôle de Thomas…  

 Elles ont raison, Emjy, Anne et Amandine  il est sublime ce film ! Je ne connaissais pas Mélanie Laurent, et j’avoue qu’elle m’a époustouflée dans ce rôle. Tous les acteurs d’ailleurs y sont très bons. Bon, j’ai pas envie de raconter l’histoire, parce que vous l’avez déjà toutes fait, parce que j’avais lu Olivier Adam, ce roman-ci et les autres aussi, alors j’ai aimé les clins d’œil…

 

On ira voir la mer, en Smart ;-) et on lira Falaises…  

 

Merci Amazon qui me permet de retrouver ma critique du livre, lu en juillet 2005 :  

 "Je vais bien ne t'en fais pas" est le premier roman d'Olivier Adam. Du pour et du contre dans ma lecture : dérangeant, bouleversant, époustouflant, dans les surprises qu'apportent le récit et la chute de l'histoire, que je ne veux bien sûr pas révéler, dans ce comportement des parents que je désapprouve et qui marquent longtemps le lecteur. Une écriture sobre et attachante pour nous parler de Claire, cette jeune femme complètement paumée depuis que son frère aîné a disparu. On a envie de la secouer, de la sortir de sa torpeur et de sa vie médiocre, entre tapis roulant de supermarché et soirées lamentables.
Quelques points que je trouve agaçants : une écriture que l'on peut très facilement dater, Olivier Adam est trentenaire et ça se voit : des tonnes de référence culturelles, musicales, commerciales, quand on a à peu près le même âge, on s'y retrouve, mais les autres lecteurs apprécient-ils ce matraquage référentiel et publicitaire ? Les énumérations de produits (avec marques à l'appui) qui défilent sur le tapis roulant de la caisse de Claire m'ont un peu lassée, était-ce bien utile d'en mettre autant ? J'ai l'impression de me prendre en pleine face une génération de trentenaires complètement blasés et dépressifs, pfiou, plombant ! Et dommage que la fin, même si elle est optimiste et pudique, n'ait pas davantage donné de réponses à la disparition du frère. Dans l'ensemble, un auteur marquant, que je vais continuer à découvrir...

 et qui me permet de voir aujourd’hui que le film est un peu différent… y mêlant davantage des ouvrages d’Adam (ce qui est bien !) et qu’on n’y perçoit pas du tout cette accumulation des marques citées, hormis pour la voiture ! Un très beau film, vraiment, et une magnifique bande son que grâce à Amandine (merci pour la référence !) je vais très certainement m’offrir ! (euh, ça y est, c'est commandé) Un film peut-être plus riche que le livre d’ailleurs ? Fidèle, mais qui le dépasse. Bravo !

 

Ma note : 4,5/5

 

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La véritable histoire du petit chaperon rouge, un film d'animation de Todd Edwards

16 Septembre 2006, 19:18pm

Publié par Laure

Punchy, la mamie !

Une version sacrément dépoussiérée du Petit Chaperon Rouge. Certes le début est fidèle au conte, mais Rouge, la fillette, ne s'y laisse pas prendre. Et que vient faire ce gros bucheron balèze ? Et qui vole les recettes des cookies de la forêt, mettant les boutiques en faillite ?
L'enquête est ouverte, et chaque personnage donnera sa version des faits. Des gags hilarants, beaucoup de clins d'oeil et de références, c'est plaisant pour toute la famille ! La mamie est particulièrement délirante et sacrément secouée. C'est inventif, rythmé, déjanté, bref : Un vrai bonheur !
Pour plus de 7 ans.

Ma note : 5/5

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Monsieur Clive & Monsieur Page - Neil Bartlett

15 Septembre 2006, 15:35pm

Publié par Laure

Il m'arrive de vouloir sortir des sentiers de l'actualité littéraire pour piocher dans des livres plus anciens, de préférence chez des éditeurs ou dans des collections que j'aime. C'est ainsi que ce livre m'a attirée : j'aime bien sa couverture ! (et Actes Sud). Je l'ai commencé fin août pendant mes vacances, pour l'abandonner face à des livres plus tentants qui venaient d'arriver, et je n'arrive pas à le reprendre. Ma lecture de Bartlett s'arrête donc à la page 136 sur 305. Presque la moitié. Sans regrets de ne pas connaître la fin, ni pour mon porte-monnaie : les bibliothèques ont du bon de ce côté-là !

Monsieur Clive & Monsieur Page, c'est une histoire d'homosexualité masculine qui se déroule en Angleterre dans les années 20. Monsieur Clive est un riche héritier propriétaire d'une luxueuse demeure, alors que Monsieur Page est un modeste employé de grand magasin londonien. L'un va se jouer de l'autre. Monsieur Page revient sur les faits 30 ans plus tard. Enfin c'est ce que je comprends jusque là, car il y a beaucoup trop de digressions, d'insertions dérangeantes, qui font que finalement, ça me tombe des mains. Je n'aurais rien d'autre à lire, je persévèrerais, mais comme ce n'est pas le cas...

Traduit de l'anglais par Gilbert Cohen-Solal

Actes Sud, avril 2000, 305 p. ISBN 2-7427-2641-1, prix 21,19 €

Existe en poche

Ma note : 2/5

 

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La lettre de Nekita

13 Septembre 2006, 21:04pm

Publié par Laure

Dans le courrier de la bibliothèque (pas la mienne, une autre) une lettre anonyme... menaces ? harcèlement ? admirateur secret ? courez-y, c'est aussi surprenant qu'amusant !

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Casus belli - Anne Bragance

10 Septembre 2006, 17:52pm

Publié par Laure

Cette lecture, c’est à Lily que je la dois. Sa critique m’a attirée. Je suis méfiante avec Anne Bragance, car je n’avais pas trop aimé le lit, mais j’ai beaucoup aimé ici le personnage de cette mère égoïste et « sans cœur ». Casus belli, c’est l’histoire d’une famille, que l’on pourrait comparer à l’histoire d’une nation, avec ses tensions, ses ruptures, ses tyrannies, ses rébellions, ses failles toujours proches d’un casus belli. Charles et Claire Douhet ont déjà une petite fille, Virginie, lorsque naît Christophe. Jalouse, Virginie qui avait la surveillance de son petit frère, va le jeter à la poubelle. Lorsque la mère le retrouvera, sain et sauf, le nettoiera, la petite fille attendra à côté d’elle, remontrances et pardon, engueulade et apaisement. Elle n’aura jamais ni l’un ni l’autre. Qu’un silence indifférent. La haine est ouverte. Elle est la seule de la famille Douhet à ne pas avoir un prénom qui commence par un C, aussi se créera-t-elle un double, Camille, qui l’aidera dans les moments de solitude exacerbée, de même qu’elle se met à boiter à l’arrivée de son petit frère. Malgré ces débuts surprenants, Virginie sera toujours très proche de son frère, même à l’âge adulte, ce qui ne fera qu’attiser la jalousie de la mère. On suit les personnages jusqu’à la vieillesse des parents, la quarantaine passée des enfants, les mariages, les divorces, les réussites professionnelles.

 

Anne Bragance nous offre dans un style bien maîtrisé une relation « absente » et pourtant complexe entre une mère et sa fille, la tyrannie (ou la toute puissance exigeante) d’une mère sur sa famille et son époux, homme que l’on a envie de plaindre alors qu’il est pourtant clairvoyant sur son foyer. L’histoire est à plusieurs voix, celle d’un narrateur, celle de Virginie, la plus réussie étant sans aucun doute celle de la mère dans ses monologues au bon Dieu. C’est une haine ordinaire, une sombre histoire de famille, un geste sauvage qui demandait attention et qui n’a eu pour réponse que la mort de l’enfance, pour un pardon refusé. Une somptueuse autant que douloureuse relation mère-fille.

Actes Sud, fév. 2002, 234 p. ISBN 2-7427-3596-8, prix 18,50 €

 

Existe en poche : Actes Sud Babel

 

Ma note : 4/5

 

 

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