Le blog de Clément Oubrerie
Allez vite découvrir des extraits du tome 3 de Aya (et le reste de son blog aussi par la même occasion !) :
http://clementoubrerie.blogspot.com/2007/05/aya-3-la-couv.html
Quinqua, bibliothécaire, avec thé et chats. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
Olivia Hunt est renvoyée de chez Universal où elle était productrice. Son petit ami Michael l’a quittée. En même temps, sa petite sœur Maddie (Madeline, 28 ans)
est hospitalisée, atteinte d’une leucémie. La construction du roman est intéressante : une succession de lettres écrites par Olivia, à sa meilleure amie Tina, à sa sœur, à ses parents, aux
acteurs et autres producteurs de cinéma, lettres pour lesquelles nous n’avons jamais les réponses, mais qui permettent de suivre très bien l’avancée de l’histoire. Les prodigieuses aventures, parce que petite fille, elle inventait des histoires pour sa petite sœur, elle lui racontait de prodigieuses
aventures… Déboires, soucis, le ton est souvent drôle et sarcastique, mais voilà, il n’y a pas de déclic pour m’emporter franchement dans ce roman. Je le traîne depuis un bout de temps, je
l’ai lu en alternance avec le polar dont je parlais plus haut, reposé, repris, reposé et aujourd’hui vu la hauteur de ma PAL (et ma gourmandise pour des choses plus alléchantes), non, inutile,
j’abandonne ! (p. 136/344).
Sortie en poche prévue le 1er juin 2007, prix : 6,95 €
Ed. des deux terres, février 2006, 344 pages, prix : 20 €
Ma note : 2,5/5
Crédit photo couverture : éd. Des deux Terres et Amazon.fr
Traduit de l’américain par Gérard de Chergé.
Je lis assez peu de romans policiers depuis quelques années, et hélas, ce n’est pas celui-ci qui va me donner envie d’en lire davantage !
J’ai peiné, vraiment, pour le finir. Sans compter que les mises en page de chez Rivages sont denses et les polices de caractères petites ! 350 pages en rivages thriller, c’est bien 500
ailleurs. Mais là n’est pas vraiment la question !
Loué par la critique, je n’ai pourtant rien trouvé d’exceptionnel à ce roman noir puisque je m’y suis ennuyée, le trouvant long et bien trop délayé.
David Weiss est dessinateur de portraits-robots indépendant. Il couvre un procès où les caméras de télévision sont interdites, à Calista, ville moyenne (imaginaire) du Midwest, USA. Il est originaire de cette ville, où 26 ans plus tôt, alors qu’il était enfant, un double meurtre sanglant a été commis. Une femme, Barbara Fulraine, et son amant, Tom Jessup, sont sauvagement assassinés alors qu’ils font l’amour dans une chambre d’hôtel. En quoi cela concerne-t-il David ? L’amant était son professeur à l’école, le fils de Barbara était un de ses camarades de classe, mais surtout, son père, psychanalyste, soignait Barbara Fulraine. Pourquoi son père s’est-il suicidé peu après ? Et qui a bien pu enlever la petite fille de Barbara quelques années auparavant ? Entre extraits de journaux intimes et de dossiers médicaux, on tente de percer la personnalité de Barbara Fulraine, constamment hantée par un cauchemar (le rêve des chevaux brisés), fortement sexuel. Chantage, manipulation, psychanalyse, une galerie de personnages secondaires assez importante gravite autour des deux victimes. Par le biais du dessin, David Weiss va dénouer la vérité. Une vérité un peu tirée par les cheveux, même si elle tient la route. Mais un polar qui manque cruellement de dynamisme, plutôt soporifique pour bien dormir.
Existe en poche en Rivages noir (491 pages), 9 €.
Rivages thriller, août 2004, 352 pages, prix : 21 €
Ma note : 2,5/5
Crédit photo couverture : éd. Rivages et Amazon.fr
Cet après-midi, j'entends un cri inhumain dans la maison. Euh... je suis seule... avec l'un ou l'autre chat sans doute. Le cri se renouvelle... pétocharde,
je vais voir...
Ma brave Vachette a rapporté un jouet : un coup de patte, un coup de dent, à cache-cache sous un meuble, un sprint sous mon lit, mais il est trop mimi ce jouet, je peux pas la laisser
faire ça ! commence alors une course poursuite entre le chat, le jouet, et moi...

Soyez rassurés, le mignon petit lapin est sain et sauf et je l'ai relâché dans la nature (où il finira probablement sous la dent d'un autre chat...)

Non non, ce ne sont pas les livres du swap de Flo (la swappeuse serait folle !) mais la sélection du jury de septembre
dont j’ai la joie et l’honneur ( !) de faire partie, pour le grand prix des lectrices
de Elle 2008.
3 romans, 2 polars, 2 documents. Lire, noter, commenter, répondre avant le 14 juillet. De ces 7 titres sortiront 3 élus (1 roman, 1 polar, 1 doc) qui seront envoyés aux jurées des autres mois. Idem, les mois suivants je recevrai les 3 élus des autres jurys, parmi d’autres sélections. Bon, ben c’est pas tout ça, y a du boulot !
Bien que Elle n’ait rien précisé dans ce sens, ma déontologie toute personnelle m’interdit de mettre des commentaires ici ou ailleurs tant que les extraits n’auront pas été publiés dans le magazine, donc va falloir patienter les gens !
Charlotte est l’aînée d’une famille nombreuse. Après elle il y a Pierrick, et Julie. Mais avant Julie il y a eu Loïc, petit frère né et
décédé de la mort subite du nourrisson à 3 mois et 1 jour, quand Charlotte avait 7 ans et Pierrick 4. Charlotte est la gardienne de la mémoire de ce petit frère. Elle pense à lui sans cesse, lui
rend visite au cimetière, lui parle, et va souvent à l’église. La mémoire de ce petit garçon est très présente au sein de la famille, ce qui n’est pas toujours bien vu de l’extérieur.
Karine Reysset a su aborder un sujet rarement traité en littérature jeunesse, celui du deuil d’un frère, de même que celui de la foi et de la pratique
religieuse qui vacillent. On suit Charlotte sur quelques années : le roman est découpé en années scolaires, de la sixième à la seconde, et avec l’âge ses préoccupations d’adolescente :
amitié, copines, 1er amour, bouleversement quand il faut déménager et abandonner la tombe du petit frère. Un parcours intérieur intéressant, intelligent et qui sort de
l’ordinaire.
EDL, coll. medium, mars 2006, 167 pages, prix : 9,50 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Ecole des Loisirs et Amazon.fr
Avec Jean-Pierre Bacri, Benoît Magimel, Vincent Lindon, Ferdinand Martin, Benoît Poelvoorde
Synopsis :
"Une ville au bord de l'Atlantique, hors saison. Trois jours, sept personnages, sept vies en mouvement, en quête d'elles-mêmes, qui se croisent, se ratent, se frôlent, se percutent et qui en se
quittant, ne seront plus jamais les mêmes. "
Curieux film qui me fait dire longtemps après l'avoir vu que finalement, oui je l'ai aimé, alors que sur le moment je n'ai pas trop su qu'en penser, hésitant parfois même à
laisser tomber. D'abord comprendre, les liens entre ces différents personnages masculins qui gravitent autour de ce colloque scientifique, le rôle de Charlie (jeune garçon de 11 ans) dans tout
cela, de quel côté tous ces personnages vont-ils basculer... Peut-être un peu trop morcelé au départ, je n'ai commencé à adhérer vraiment que sur la fin, lorsque tout prend sens et se
conclut, lorsque chacu a vu sa vérité en face et fait un choix.
Peut-être trop de détachement, et les personnages féminins restent très secondaires... Bref, mitigée je suis...
A vous de voir ?
Ma note : 3/5
Il m'avait bouleversée lors de sa première sortie en format broché, au point que j'en avais offert quelques exemplaires. Il est sorti à présent en poche,
alors vous n'avez plus d'excuse ! (sans compter que c'est bientôt la fête des mères, que c'est une parfaite idée de cadeau et que ça coûte à peine 6 €).
Je vous
repêche mon commentaire de l'époque :
"J’ai lu ce livre d’une seule traite tant il m’a interpellée et je sais déjà que je le relirai. Recueil de 8 récits autour de la naissance, accompagné d’une postface de René Frydman lui-même
auteur en la matière, ce livre fut pour moi un double plaisir : celui de retrouver la plume d’auteurs que j’apprécie, et celui d’émotions si bien traduites par ces coups de pattes des unes et des
autres : humour, pudeur, tendresse, émois, violence, douleur. Chaque naissance est unique dans le vécu d’une femme, et elles l’écrivent si bien ! Toutes ne sont pas jeunes mamans, il y a des
femmes plus mûres dont les enfants ont l’âge de quitter la maison : et oui, quand nous mettons au monde, ce n’est que le début de quelques années avant l’envol du nid, mais mères nous sommes
devenues et mères nous resterons. Et la vie, ainsi que la naissance, nous seules, femmes, pouvons les porter. « Être homme, c’est être intrinsèquement exclu », dit Frydman, malgré tout l’amour et
l’accompagnement de nos conjoints. Un bien beau livre, merci mesdames ! "
Points Seuil, avril 2007, 179 pages, prix : 6 €
Ma note : 5/5
Crédit photo couverture : éd. Seuil et Amazon.fr
Avec Richard Berry, Judith Godrèche, Julien Boisselier
Mais qu’est-ce qui m’a pris d’aller voir ce film ? Pour une fois j’aurais mieux fait de lire les critiques avant ! C’est du déjà vu, revu et
re-revu, d’un convenu sans surprise aucune…
Paul est psychanalyste, passionné par son métier et donc, dévoué à ses patients. Il ne voit pas que Carla, sa belle épouse prof de français s’ennuie dans
leur couple, il ne la regarde plus. Elle a un amant, Raphaël. Lequel est patient de Paul, et quand il raconte à son psy qu’il est amoureux d’une femme mariée, celui-ci, contre toute déontologie,
le manipule pour tenter de récupérer sa femme. Jusqu’à ce que la situation s’inverse et que Raphaël manipule Paul, jusqu’au final sans surprise non plus. Malgré toute la sympathie des acteurs,
leur jeu ne suffit pas à combler la grande faiblesse du scénario. Berry et Boisselier font leur job avec un brin d’ennui dans l’œil et Melle Godrèche est une jolie poupée Barbie bien maquillée.
Ça lasse, vite, très vite.
Ma note : 2/5 (parce que de bons acteurs peuvent vraiment mieux faire !)
Après
Tsubaki, le nom du camélia en japonais, fleur préférée de Yukiko, voici Hamaguri, le nom de la
palourde, ce coquillage dont les deux parties s’emboîtent parfaitement, coquillage choisi par Yukio pour sceller son pacte d’amitié avec Yukiko, en écrivant leurs noms à l’intérieur.
Hamaguri est le second volume de la pentalogie de Shimazaki, qui reprend la même histoire que Tsubaki, mais cette fois du point de vue masculin. Il est peu question des bombes
d’Hiroshima comme dans le premier volume, mais plutôt de l’amour enfantin perdu de Yukio pour Yukiko, retrouvée à l’adolescence mais dans l’ignorance la plus totale, puisqu’ils ne se
reconnaissent pas. A l’aube de sa mort, alors que Yukio est marié et père de famille, sa mère tente de lui faire comprendre combien cet amour avec Yukiko était impossible, et elle lui remet ce
fameux coquillage « hamaguri », avec leurs prénoms à l’intérieur.
Actes Sud, oct. 2000, 109 pages, prix : 11,43 €
Existe en Babel poche
Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr