Les jardins d'Hélène

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L'arbre d'ébène - Fadéla Hebbadj

16 Juillet 2009, 06:55am

Publié par Laure

Imaginez un roman qui dit toute la réalité des passagers clandestins qui paient cher un voyage tout aussi dangereux que l'éden promis et qu'ils ne connaîtront jamais... Imaginez un petit garçon malien d'une dizaine d'années qui raconte son voyage sur la pirogue, les viols répétés de sa mère sur le bateau, en termes imaginés... Imaginez les squats et toutes les aberrations dont les sans-papiers sont victimes et dont l'actualité se fait l'écho... Sans doute est-il bien qu'un roman s'y arrête. Il est donc difficile d'y porter un « jugement ». Ce qui m'a gêné dans ce livre, c'est le langage. Qui mêle simplicité du langage d'un jeune enfant à des propos philosophiques, crudité faussement naïve des viols et de la prosmicuité à des propos autrement poétiques. Sagesse et innocence, nécessité vitale de se détacher de sa mère, pas facile si jeune, mais il faut survivre seul...

« J'ai caressé son cou. L'amour, c'est un soulagement, c'est la respiration pathétique de la douleur. J'ai fait partir la souffrance du coeur. J'ai expiré trois jours de tristesse en un seul souffle ». Il a quoi, dix ans à peine le gamin qui dit ça ? « L'amour, respiration pathétique de la douleur.. » même si je veux bien croire que c'est le retour en arrière d'un jeune adulte sur son enfance, c'est au coeur d'une narration d'un temps présent : « le lendemain, on est sortis faire quelques courses. Quand on est rentrés du Monoprix avec le lait et les gâteaux, des flics avaient cloué des planches de bois pour empêcher les gens d'entrer. » Là OK, il a bien dans les dix ans le gamin.

C'est ce mélange des perspectives qui m'a gênée, rendant l'ensemble peu crédible, comme un exercice trop brillant qui a manqué une étape quelque part. « Le malien, ma langue maternelle, est le tremblement de ma peau dans la bouche d'une femme, le chant naturel qui déverse sur moi des sensations de plaisir. J'écoutais sur ses lèvres parfumées et brûlantes les saisons hostiles où pleurent les fleurs. Cette langue berçait mon sang pour le raffermir. » Juste à côté de « Pleure Mama, pleure ». Par le même narrateur, Nasser, petit garçon malien, non, une fois encore, si les deux registres de langage se justifient, l'un à côté de l'autre ils m'empêchent d'adhérer au récit.


Les lectures de Cuné, Laurence et quelques uns des participants au prix Biblioblog 2009 (ce titre était dans la sélection de Laurence), Amanda (dont je suis très proche sur ce livre), Anne-Sophie, ….


Buchet-Chastel, juin 2008, 178 pages, prix : 14 €

Etoiles:

Crédit photo couverture : Kua Na Mewani Mala Kwa Mala... de Georges Lilanga,  © Contemporary African Art Collection Limited / et éd. Buchet-Chastel

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Sur le sable - Michèle Lesbre

15 Juillet 2009, 07:25am

Publié par Laure

Une femme roule en bord de mer. Elle aperçoit des flammes qui embrasent le ciel derrière une dune. Elle s'arrête et rencontre là un homme, qui va lui raconter sa vie, de son enfance à l'embrasement de la maison de sa mère. La femme est elle-même en proie à ses propres fantômes : elle vient de quitter son dernier amant, et fait une pause dans son travail de veilleuse de nuit d'un hôtel parisien.

Leurs histoires personnelles vont s'entremêler, au gré des souvenirs et d'une mélancolie, au fil des romans de Modiano que la femme a tous relus pendant ses veilles de nuit à l'hôtel.

C'est un roman d'atmosphère, où l'écriture sensible et simple se fait musique douce et triste, mélancolique (comme souvent dans les romans de Modiano, à qui il est fait hommage ici !), des personnages en quête d'eux-mêmes, qui se libèrent de leurs démons. Une fin que j'ai trouvée un peu triste et que j'aurais aimé autre...

En fin d'ouvrage, les 16 titres des romans de Modiano qui sont cités tout au long du roman, qui bien souvent, vous donne envie d'en rouvrir ne serait-ce qu'un ! Tiens, oui, il y a longtemps que je n'ai pas lu Modiano. Sur le sable, en plus d'une très belle vie propre (on peut tout à fait l'aimer sans avoir jamais lu Modiano !), vous y invite.


les lectures de Bellesahi, de Lily, ...


(et puis qu'est-ce qu'ils sont tout simplement beaux les livres de chez Sabine Wespieser !)


éd. Sabine Wespieser, mai 2009, 148 pages, prix : 17 euros

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Sabine Wespieser

Crédit tout court : merci Marie !

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Un temps fou - Laurence Tardieu

4 Juillet 2009, 14:09pm

Publié par Laure

J’aime depuis toujours les romans de Laurence Tardieu. Je les achète les yeux fermés dès qu’ils sortent. Mais à trop fréquenter la blogosphère, il me semblait qu’il y avait quelques déceptions sur ce dernier opus. Je m’en approche un peu… même si le charme de l’écriture si douce et délicate de Laurence Tardieu opère toujours.

C’est l’histoire de Maud, auteur en panne d’écriture, qui voit rejaillir les souvenirs d’une soirée avec un homme, six ans auparavant, avec qui il ne s’était rien passé de physique, quand celui-ci lui téléphone et lui propose de se revoir pour travailler ensemble. Maud revisite alors toutes les émotions de cette soirée passée, tous les rêves fantasmés depuis, jusqu’à l’obsession, à tel point qu’on se lasse presque, c’est répétitif, ça tourne en rond. Mais par un travail sur le temps ensuite, Laurence Tardieu redonne un souffle à son histoire, et cet amour parallèle (Maud est toujours mariée) se teinte de beauté pure, demeure une ancre solide toujours là face aux aléas de la vie, et la sensibilité et la grande douceur de la plume de l’auteur restent les grands gagnants du récit. Ce temps fou n’est donc pas mon roman préféré de l’auteur, mais il est fidèle à son œuvre par sa délicatesse et ses émotions.

 

 

Les lectures de Clarabel, l’encreuse, leiloona, Ys (qui ne l’a pas achevé), enna (qui a abandonné également), lau, Emeraude, très très touchée...

 

Stock, mars 2009, 235 pages, prix : 17 €

Lu à travers les étoiles :

Crédit photo couverture : © Hubert Michel et éd. Stock

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Misha l'enfant divorcé - Danielle Digne

1 Juillet 2009, 09:09am

Publié par Laure

J’avais noté ce titre dans une bibliographie sur le thème du divorce, au moment… de mon divorce, il y a 2 ans. J’avais sans doute le goût à l’époque de sortir un peu des ouvrages juridiques pour trouver dans le roman d’autres aspects plus humains. Comme souvent, je l’ai laissé mûrir sur une étagère…

 

Misha a une dizaine d’années et vit chez sa mère, puisqu’elle a obtenu sa garde lors de son divorce. Mais le père de Misha ne se fait pas à la décision d’être un père du week-end et du mercredi (le droit de visite est élargi) ni surtout à l’idée que son ex femme côtoie de nouveaux hommes. Ainsi il promet à Misha que sa mère reviendra vivre avec eux et qu’ils reformeront une famille s’il obtient sa garde. Car il n’a jamais oublié les propos de son ex femme : « si le juge confie la garde de Misha à Ivan, je retournerai vivre avec lui pour ne pas être séparée de mon fils ». Mais pour cela, Ivan a besoin d’un maximum de détails pour plomber un dossier, et Misha doit devenir son enquêteur et espion très vite.

Fausses promesses, manipulation honteuse d’un adulte envers son enfant, on perçoit bien là tout ce que la rancœur entre adultes qui cherchent à régler des comptes peut faire de dégâts sur un enfant qui se trouve alors pris dans un conflit de loyauté et qui comme beaucoup, garde toujours espoir que ses parents se remettent ensemble. Misha devra traverser ce parcours douloureux et désenchanté afin de réagir et de dire stop à la manipulation des adultes.  

Reflet probable de bien des situations, ce roman m’est apparu finalement très banal, même s’il porte un regard juste sur les choses. Un roman de société donc, simple mais sans rien d’exceptionnel.

 

Anne Carrière, février 2000, 212 pages, prix : 16,77 €

Ma note :

Crédit photo couverture : © Michèle Sylvander et éd. Anne Carrière

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D'autres vies que la mienne - Emmanuel Carrère

23 Juin 2009, 10:31am

Publié par Laure

Des critiques et des lecteurs enthousiastes, un livre déjà plusieurs fois primé, j’hésitais à ouvrir ce dernier Carrère que je savais différent d’un roman russe, parce que justement, ce roman russe, moi je l’avais adoré. Ces autres vies, antérieures dans le temps mais écrites après, lui redonnent sens et place dans la vie de l’écrivain.

La première partie racontant le décès d’une petite fille de 4 ans, Juliette, dans la vague du tsunami au Sri Lanka en décembre 2004, me paraît longue et ennuyeuse, et assez peu en lien avec toute la plus grande partie suivante : la maladie de sa belle-sœur, son second cancer dont elle décèdera à 33 ans, laissant un mari et trois petites filles, et l’histoire du collègue de travail de Juliette, juge d’instruction lui aussi, boiteux comme elle suite à un cancer, et leur lutte commune contre les organismes de crédit qui favorisent le surendettement en France.

Ce sont peut-être « d’autres vies que la sienne », mais n’en déplaise, on y trouve beaucoup la sienne, sa façon de voir les choses et de s’y trouver mêlé, des rappels à son travail d’écriture sur Jean-Claude Romand, des retentissements de ces événements sur sa vie personnelle et familiale, son engagement amoureux. Carrère s’est-il fait plus humble que dans un roman russe (ce qui lui avait été souvent reproché ?) Je ne crois pas, je le vois toujours de la même façon. Non, ici comme ailleurs, Carrère a un talent indéniable d’écrivain, et ce qui me semble le plus proche de la littérature ici, c’est que par le biais de quelques vies, il nous donne à voir une réalité du monde, entre maladie et souffrance, injustices et peines, entre profits et misère. Parce qu’au fond, la vie de sa belle-sœur et de cet autre juge inconnu, soyons honnêtes, tout le monde s’en moque, à moins que vous ne soyiez curieux de sa vie privée et de celle de son entourage, ce qui serait une autre forme de lecture people, ou qualifierait ce roman d’aussi autofictif qu’un autre, or personne ne s’insurge cette fois, c’est donc que ce qui intéresse ici, c’est la portée générale qu’il donne à quelques vies particulières.

 

D’autres lectures : Clochette, Anne, Cuné, ...

L’excellent article de Télérama 

 

P.O.L. , mars 2009, 309 pages, prix : 19,50 €

Ma note :

Crédit photo couverture : éd. P.O.L.

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Un hiver avec Baudelaire - Harold Cobert

16 Juin 2009, 15:52pm

Publié par Laure

Philippe Lafosse, commercial dans une entreprise qui vend des pompes à chaleur, est fichu à la porte de chez lui par sa femme, quelques mois après son divorce. Manquant d’entrain, il perd rapidement son boulot, et d’engrenage en engrenage, va basculer dans le monde de la rue, celui des SDF, de la misère crasseuse à la violence alcoolisée. Par amour pour sa petite fille Claire, il s’efforce de garder un minimum de dignité,  mais sans un centime en poche, la volonté ne suffit pas… La fidélité ne vient pas toujours de là où on l’attend : c’est un chien errant qui va l’adopter ! Un chien nommé Baudelaire, qui fera autant pour son maître que ce dernier en fera pour lui. Et de sympathies en entraides locales, Philippe finira par voir le bout du tunnel.

Avant de commencer ce livre, j’avais en mémoire le billet de Clarabel, qui écrivait qu’elle avait beaucoup pleuré à sa lecture. Je l’abordais fièrement, « naaan moi je ne pleurerai pas ! », trouvant les 50 premières pages convenues, attendues, sans surprise. Et puis... J’ai eu beau vouloir résister, il m’a bien fallu, à partir de la page 96, avouer ma faiblesse et aller chercher la boîte de mouchoirs. Et j’ai eu beau vouloir faire ma forte, j’ai fini le livre dans la nuit, et j’ai pleuré jusqu’au bout ! [Le problème : une très sale tête au réveil !!] Il y a donc quelque chose de particulièrement efficace dans ce roman d’Harold Cobert, quelque chose que je ne sais pas définir, mais qui vous touche au cœur. Car si d’un point de vue romanesque tout est finalement bien huilé et positif (enfin, malgré les crasses de l’ex et des beaux-parents), il y a aussi tout un versant quasi documentaire dans ce livre : la réalité quotidienne des SDF sonne toujours très juste, sans pathos qui cherche à émouvoir, car ce n’est pas là qu’est l’émotion (cette réalité est plutôt factuelle), elle est finement ciselée dans l’alchimie du tout. Et c’est là le talent d’Harold Cobert : avoir réussi un roman qui montre combien n’importe quelle vie ordinaire peut basculer rapidement dans une misère sordide, mais qu’au sein de l’indifférence aveugle et sourde de notre monde moderne, injuste et déglingué, il faut toujours croire en la lumière, qu’elle soit dans le cœur de quelques uns ou dans la caboche d’un vieux chien, surtout quand il s’appelle Baudelaire J

 

Les lectures de Clarabel, Koryfee, ...

 

Editions Héloïse d’Ormesson, mai 2009, 266 pages, prix : 19 €

Ma note :

Crédit photo couverture : © Christine Cobert et éd. EHO       

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Treize alligators – Gaetaño Bolán

3 Juin 2009, 13:20pm

Publié par Laure

Surprenant roman que ces  treize alligators ! A force de tremper dans les combines, Manuel a besoin d’un dentiste pour faire refaire sa dentition perdue sur un ring, mais faute d’argent, il va devenir son assistant et replonger en parallèle dans les trafics faciles. Mais tout finit toujours par mal tourner, et Manuel est obligé de prendre la fuite avec sa mère et son petit frère, et Lucia, sa copine qui n’a pas froid aux yeux. Mais pour gagner sa vie dans cette nouvelle ville du Chili, il ne trouve pas mieux que de travailler pour un escroc, Esteban, qui règne en maître sur la règle des 3C : « caïmans, cocaïne, cœurs ». Trafics d’organes, de drogue, et d’espèces rares et protégées, Manuel s’est encore mis dans de beaux draps !

Comment dire… ce roman est une petite pépite explosive : plus on rit et plus on sombre dans l’horreur humaine la plus atroce. C’est loufoque, cocasse, déjanté, et terrible à la fois. Gaetaño Bolán a l’art de dénoncer avec humour et sous des airs de farce les grands trafics de ce monde et les pratiques des « parrains » envers leurs petites mains mafieuses.

Très différent de son premier roman, la boucherie des amants, (qui était déjà très bon), j’applaudis à nouveau pour ce deuxième opus, même si le sourire est souvent chassé par un frisson dans le dos, on garde à l’idée le talent burlesque de la fiction, qui dénonce toute l’horreur du monde. Drôlement romanesque, sacrément tragique, mordant comme les alligators nés sous la plume d’un grand auteur !

 

A noter : Gaetaño Bolán est né et vit au Chili, mais écrit en français (du moins je le présume, pas de mention de traduction), chapeau bas !

 

Le site de l’éditeur : éditions La Dragonne

 

La Dragonne, fév. 2009, 104 pages, prix : 16 euros

Ma note :

Crédit photo couverture : © Stéphane Mourgue et éd. La Dragonne.

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Au bon roman - Laurence Cossé

31 Mai 2009, 05:26am

Publié par Laure

Quel lecteur gourmand n'a jamais rêvé d'une librairie où il ne trouverait que d'excellents romans, que des bouquins si réussis que son plaisir en serait toujours garanti ?

"Au bon roman" est une librairie qui remplit ce pari fou, gérée par deux passionnés que sont Ivan et Francesca. Mais si vous avez une quelconque idée du monde actuel de l'édition, vous pouvez bien imaginer que cette librairie ne plaît pas à tout le monde...

ça commence comme un roman policier et c'est un foisonnant hommage à la littérature, une folle histoire passionnelle, entre des êtres et des livres aussi, un pavé que vous retrouvez chaque soir avec bonheur en soupirant : ah si ce Bon Roman existait vraiment !

J’ai aimé particulièrement tous les passages argumentés, qu’ils soient favorables ou opposés à ce projet de défense de la littérature, véhiculés par des articles de journaux, on s’y croirait et chacun y est respecté !

Au bon roman est un grand livre, audacieux, un pur moment de bonheur comme on aimerait en trouver plus souvent en littérature !

 

Mon billet est court parce que beaucoup en ont déjà si bien parlé ! Parmi eux : Amanda, Cuné, Clarabel, …

 

Je ne résiste pas néanmoins au plaisir d’en tracer ici un seul passage (il y en aurait tant à relever !), extrait qui parlera aux blogueuses un peu folles que nous sommes :

p. 486 : « Avoir des livres en quantité est merveilleux : encore faut-il les lire. J’imagine assez bien que les amis du Bon Roman ont beaucoup acheté ces derniers mois, dans l’enthousiasme de la découverte et la joie de l’engagement, qu’ils ont un peu de mal à se frayer jusqu’à leur lit, entre les livres, et qu’ils font une pause, histoire de rassurer leur conjoint. »

 

Gallimard, janvier 2009, 496 pages, prix : 22 €

Ma note :

Crédit photo couverture : éd. Gallimard.

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Magic retouches - Françoise Dorner

30 Mai 2009, 05:53am

Publié par Laure

Justine a 12 ans, elle est orpheline de mère et vit seule avec son père, qui tient une boutique de retouches de couture. Ils communiquent peu, ne se comprennent pas. Justine n’aime pas les femmes qui passent dans la cabine d’essayage se faire tripoter sous prétexte de retouches à faire. Justine a une passion : Géronimo, et une grand-mère un peu fantasque, Margot, qui du haut de ses 80 ans a entretenu une curieuse légende : Justine serait la petite fille du soldat inconnu, qu’on célèbre sous l’Arc de Triomphe.

Mais quand Justine croit savoir qui est le serial killer qui tue des jeunes filles dans Paris en laissant chaque fois une écharpe blanche, elle oublie ses soucis pour se jeter à corps perdu dans une enquête pas vraiment de son âge.

Magic retouches est un roman simple qui dit beaucoup, dont la narration vive et rapide vous emporte pour découvrir quasiment d’un souffle secrets familiaux enfouis et sentiments à fleur de peau d’une ado qui se veut justicière au mépris du danger.

De Françoise Dorner j’avais bien aimé la douceur assassine paru en 2006, et j’ai apprécié avec le même plaisir ces Magic Retouches.

 

L’avis de Clarabel que je remercie pour le prêt !

 

Albin Michel, janvier 2009, 151 pages, prix : 14 €

Ma note :

Crédit photo couverture : © Meyer / Tendance Floue © Yo Oura / Taxi Japan / Getty Images  et éd. Albin Michel.

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Contre-visite - Marie Didier

29 Mai 2009, 15:26pm

Publié par Laure

L’auteur est médecin et écrivain. Ses journées de travail sont longues et bien remplies, entre ses consultations, ses permanences au dispensaire où viennent se faire soigner les prostituées, ses visites dans les camps de gitans où la vie n’est pas facile. Et pourtant, Marie Didier prend le temps de prendre un peu de recul sur son travail, en ouvrant son carnet de contre-visite intérieure, où elle parle de ses difficultés, des rencontres qui la touchent, d’anecdotes de consultation. Ce n’est pas routinier car elle exerce des fonctions variées. Ce n’est pas centré sur les malades, car l’auteur s’interroge beaucoup sur elle-même, sur ses failles. On pense bien sûr à la maladie de Sachs, de Martin Winckler, mais je reste plus extérieure au récit de Marie Didier, moins romanesque, moins d’empathie, plus d’auto-analyse qui ne réussit pas à me toucher… Le livre est court et c’est très bien, sinon je me serais vite lassée et ne l’aurais pas apprécié.

Je ne retrouve pas l’article de Cuné qui m’avait donné envie de le lire, en tout cas merci à elle pour le prêt !

 

 

Folio Gallimard, décembre 2006, (première éd. 1988), 152 pages, prix : 5,50 €

Ma note :

Crédit photo couverture : © Concrete Image/Age/Hoa-Qui (détail), et éd. Gallimard

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