Les jardins d'Hélène

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Délit de fuite - Dominique Dyens

13 Mars 2009, 11:47am

Publié par Laure

J’ai toujours beaucoup aimé les romans de Dominique Dyens (des liens ici, dans mon billet sur son recueil de nouvelles paru en 2006) et c’est donc toujours une bonne nouvelle que de découvrir un nouveau roman de cet(te) auteur(e) [je ne me ferai jamais à ce féminin]

 

Dans Délit de fuite, Dominique Dyens renoue avec un personnage de femme troublante, énigmatique, dans une intrigue captivante qu’on ne peut quitter avant la fin, un récit d’abord teinté d’un soupçon d’érotisme et qui chemine progressivement vers la folie pure et simple.

Anne est une célibataire de 36 ans qui a réussi professionnellement. On pourrait croire que tout lui sourit, mais sa solitude affective lui pèse. Elle sombre alors dans la mythomanie, s’inventant une liaison avec un homme lorsqu’elle rend visite à sa mère en maison de retraite.

Anne cache un lourd passé : son père est décédé un 3 décembre dans des circonstances dramatiques (qu’on découvrira au fil du roman) lorsqu’elle avait 12 ans, et c’est un 3 décembre à 36 ans (soit deux fois douze ans plus tard) qu’elle plaque tout pour fuir. On la retrouvera internée dans un hôpital psychiatrique.

Une construction intrigante ajoute le récit d’un psychiatre sur la maladie d’Anne, médecin qui subit lui-même la maladie de son épouse au quotidien. Et puis, tel est pris qui croyait prendre, car imaginez bien que vous allez vous faire avoir quelque part J

C’est donc une construction audacieuse que propose ce roman, où la mise en abyme peut donner l’impression (ce fut mon cas sur la fin) que tout finit par s’embrouiller un peu trop.

J’ai aimé le personnage, sa complexité (dès qu’on touche à la psychiatrie je suis curieuse !), l’avancée dans l’histoire, j’ai été un poil déçue par la fin, comme si l’auteur avait cherché au final à en faire un peu trop. Mais Dominique Dyens reste dans le petit cocon d’auteurs que j’aime suivre.

 

PS : merci à la fée anonyme qui a fait arriver ce livre dans ma boîte aux lettres, même si j’ai quelques soupçons …

 

 

Editions Héloïse d’Ormesson, mars 2009, 183 pages, prix : 17 euros

Ma note :


Crédit photo couverture : © Stéphanie Têtu / Rapho et éd. EHO.

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Frère animal - Arnaud Cathrine et Florent Marchet

6 Mars 2009, 10:20am

Publié par Laure

Textes d’Arnaud Cathrine et Florent Marchet

Compositions et arrangements de Florent Marchet

Voix : Arnaud Cathrine, Florent Marchet, Valérie Leulliot, Erik Arnaud, Nicolas Martel, Antoine Lhouillier.

 

Le concept peut dérouter, mais se révèle au final agréablement surprenant et réussi.

Frère animal est un roman musical écrit à quatre mains par Arnaud Cathrine et Florent Marchet. D’une part, le texte, 19 chapitres, de nature diverse, à la manière d’une pièce de théâtre parfois. C’est l’histoire de la Mère Nourricière, la SINOC, Société Industrielle Nautique d’Objets Culbuto, une entreprise qui nourrit 600 personnes, dans une ville imaginaire, et des 600 personnes qui lui doivent tout. Du moins elle le leur fait croire, effaçant leur entité, sauf pour Thibaut, qui refuse de marcher dans les pas de son père et cette aliénation à l’entreprise, cruelle, dure, qui licencie les quinquas et se montre raciste à l’embauche. D’autre part, le CD, ces 19 textes en musique plutôt pop, en chansons, qui forment un tout indissociable.

C’est une fiction déprimante mais qui ressemble cruellement à la réalité…
C’est un objet littéraire nouveau, original, qui s’il me laissait vraiment dubitative, m’a réellement séduite. Je ne dis pas que je lirai/écouterai des romans musicaux tous les jours, mais une fois de temps en temps, comme avec celui-ci, c’est une bonne surprise.

 

p. 71. Thibaut : « C’était l’hiver. Je venais d’avoir vingt ans. On avait décidé pour moi : je finirai chez toi, sainte Mère de mes couilles. Mon père avait dit : « Tu crois quoi ? Que j’aime mon métier ? Je n’ai que ça. Mais c’est déjà une chance ! » Il avait dit : « Tes livres. Toujours tes livres. » Parfois il rentrait dans des colères noires. Il s’emparait d’un bouquin et m’assénait un coup sur le crâne. Il m’aime, mon père. Mais je sais bien ce que ça signifiait, de me frapper le crâne avec ces putains de livres qui ne servent à rien et ne mènent nulle part, ça signifiait : tu ne nous échapperas pas, tu resteras des nôtres, tu n’iras pas avec les bourgeois, tu ne trahiras pas »

 

La critique de Télérama 

 

L’article d’Olivier Combes sur Benzine.mag 
 

Verticales, mars 2008, 88 pages, avec 1 CD, prix : 15 euros

Ma note :



Crédit photo couverture : © Julien Baumgartner et éd. Verticales.

 

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Le Paradis d'en face - Paul M. Marchand

2 Mars 2009, 16:15pm

Publié par Laure

Thomas s’installe à Paris pour quelques mois, arrivant tout de droit de Genève, il vient se former dans la Préfectorale. Futur fonctionnaire d’Etat, il a choisi Paris pour la bonne bouffe et sa réputation littéraire, il loge rue Girardon, où a vécu Céline.

Quand il rentre le soir à moto, une voisine l’interpelle systématiquement : « c’est toi Nicolas ? » Non, lui c’est Thomas. Pourtant, elle insiste. Elle est sans doute un peu toquée, tout le monde le dit. Marguerite a perdu son fils Nicolas dix ans plus tôt, elle ne s’en est pas remise. Thomas va-t-il jouer le jeu et se glisser dans la peau de Nicolas ? Mais au fond, ils ne sont pas dupes, ni l’un ni l’autre. Cees deux-là vont s’entraider, s’écouter, le temps de faire revivre des secrets, et de dire l’amour trop tôt et trop brutalement coupé par l’accident. Quant à Thomas, lui aussi a souffert dans son adolescence, de n’être né qu’avec un seul rein qui s’est mis à très mal fonctionner, ne voyant plus comme espoir que la greffe, pour ne pas mourir si jeune.

 

Histoire touchante et distante, drôle, parsemée de piques acides sur notre gouvernement, d’un humour corrosif souvent bien vu. Pourtant, pas d’emballement excessif (alors que le commentaire enthousiaste de Joachim, libraire, en avait encouragé ma lecture), un roman qui se lit bien, plaisant, à la fin peut-être un peu trop attendue, un goût de déjà vu, mais une bonne découverte quand même !

 

Le livre de poche n°30933, janv. 2008, 186 pages, prix : 5,50 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Mel Curtis et éd. LGF

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L'échappée - Valentine Goby

28 Février 2009, 06:50am

Publié par Laure

Rennes, 1941, pendant l’occupation allemande. Madeleine, 16 ans, se laisse séduire par le pianiste et soldat allemand Joseph Schimmer. Sa liaison est vivement décriée, mais la jeune fille est amoureuse, et très innocente. Arrive le couperet de la Libération et de la tonte de ces femmes-là : des pages effroyables, éprouvantes mais très justement écrites.

De cette brève union est née une petite fille : Anne. Madeleine a aussi découvert un secret de famille concernant sa vraie mère. La fin s’éparpille davantage vers 3 fins possibles, offrant plusieurs imaginaires au sort et à l’errance de cette mère et de sa fille, de la Libération jusqu’en 1989, chute du Mur de Berlin.

Un roman qui est enfin sorti du lot de ma mauvaise PAL de vacances réunionnaises, mais dont la fin n’égale pas à mon avis les qualités de la première moitié, qui trouve son point culminant dans la scène de la Libération. L’attitude de la petite fille après est intéressante également : comment vit cette génération née de père allemand pendant la guerre, quelle culpabilité – involontaire-  en assumer, …

Une petite déception donc sur cette inégalité de force dans la continuité du roman et sur cette trop large ouverture finale, mais à lire quand même !

 

Gallimard, septembre 2007, 227 pages, prix : 16,90 €

Existe en poche en Folio, août 2008, prix : 6 €

Ma note :

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Equation d'un miracle - Chantal Bourbigot

24 Février 2009, 07:29am

Publié par Laure

Inès a la soixantaine, mariée, elle a pourtant quitté François il y a 20 ans, sans explication. Ils n’ont pas eu d’enfants. Depuis, elle écrit des romans policiers, donnant vie au commissaire Chavance, là, dans ces villes de Bretagne. Elle se souvient de ses amants, il y en a eu quelques uns. Et voilà qu’elle revoit François à une table de restaurant, avec une femme qui est en train de le quitter. Inès ne croit plus à l’amour mais la magie romanesque va-t-elle le faire revivre ?


Est-ce l’effet vacances à l’île de la Réunion ou le contenu réel de ce roman, mais je n’ai pas réussi à m’y attacher. Tout m’y paraît fade et superficiel, survolé, inutile. Ça ressemble presque trop au roman d’Annie Lemoine lu hier, en encore moins bien. Pourtant l’auteur n’en est pas à son coup d’essai, mais là vraiment, non. Du moins pour moi, car comme toujours, ça n’engage bien sûr que moi !

 

L’avis de Cuné

 

Intervista, coll. Les Mues, février 2009, 123 pages, prix : 13,50 €

Ma note : 1,5/5

Crédit photo couverture : © nuit de chine et éd. Intervista

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Que le jour recommence - Annie Lemoine

23 Février 2009, 07:59am

Publié par Laure

Stella est à un tournant de sa vie. Elle quitte Paris et son job de vendeuse spécialisée dans le vintage pour s’installer en bord de mer avec quelques économies. Lassitude, rupture sentimentale, elle a connu quelques amants mais dans sa solitude présente, veut faire un break et repartir de zéro. Mais Fred avec qui elle a vécu longtemps en élevant même ses enfants d’une précédente union ressurgit dans sa vie et se fait trop pressant. Elle sait pourtant qu’elle ne veut plus rien de lui, à commencer par sa présence. Y résistera-t-elle ?


C’est un roman léger qui commence dans une douceur féminine un peu mélancolique et puis au final hélas (pour moi qui avais beaucoup aimé les heures chaudes), ça reste un peu creux, rapide, superficiel, parisianiste avec tout ce que cela implique de clichés (les week-ends à Deauville, la coke, le milieu aisé sans vraiment de soucis, ..) et puis une fin rapide, inattendue, mais qui ne suffit pas à combler le vide des pages très aérées et des sauts de lignes fréquents, à moins que ce ne soit celui de l’histoire, tout simplement. Dommage.

 

Les heures chaudes paraissent simultanément en poche chez J’ai Lu.

 

Flammarion, 135 pages, février 2009, prix : 15 €

Ma note :

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A contretemps - Jean-Philippe Blondel

5 Février 2009, 13:20pm

Publié par Laure

Hugo arrive à Paris pour entamer des études de lettres après son Bac. Il loue une chambre chez un homme seul un peu mystérieux. Passionné de lecture, il fait la rencontre de Michèle, une libraire tout aussi enthousiaste.

Ah qu’elle fait du bien cette première partie ! Tout « gros » lecteur s’y retrouve. La porosité a marché à fond pour moi, je me repaissais de chaque phrase. Puis vient la deuxième partie (et deux autres, plus courtes, après). Et là, ben ça ne marche plus. Je m’ennuie. J’ai souvent eu envie de sauter des pages, j’ai peut-être sauté quelques lignes ici ou là. Malgré une histoire qui se tient, ça ne prend pas, Jean Debat est un personnage creux. Je n’arrive pas à m’intéresser à son histoire, ni à celle d’Hugo qui forcément s’y croise.  Le fil doucement mélancolique du récit se détricote au même rythme qu’il s’est créé sous mes yeux.

 

p. 200 : « Il m’arrive, bien sûr, de tomber sur des livres que je trouve sans intérêt. Bâclés. Gâchés. Un bon début et une intrigue qui ne tient pas la route et qu’on tente de rattraper avec des bouts de ficelle. Je les abandonne très vite. J’ai vite compris que le monde était un océan de livres et que certaines îles n’étaient pas pour moi. »

 


Parfois, oui, hélas. (Pas tout à fait quand même ici). Surtout quand au départ on a très envie de les aimer. C’est peut-être ça, le vrai problème. Se croire obligé de les aimer, ces livres-là. Ceux d'un auteur dont a tout lu par ailleurs, et qu'on n'a pas envie de blesser.

Lu aussi par Clarabel / Amanda / Laurence / Solenn / ...

 

Robert Laffont, janvier 2009, 239 pages, prix : 19 €

Crédit photo couverture : éd. Robert Laffont et pour le bandeau ©Liliana Gelman/www.photoarts.com

Crédit tout court : Merci Clarabel !

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Maison buissonnière - Isabelle Minière

4 Février 2009, 09:14am

Publié par Laure

J’ai toujours aimé les romans d’Isabelle Minière, je me suis donc réjouie quand j’ai appris qu’elle publiait un recueil de nouvelles chez Delphine Montalant. Et puis j’ai tardé à en parler, parce que je restais un peu extérieure à ma lecture. Oui les nouvelles étaient dérangeantes, originales, incisives, mais je ne sais pas… il manquait pour moi un éclat particulier. Eclat qui est arrivé pile au milieu, à la 7ème nouvelle : pépé-mémé, une perle rare, d’une noirceur foudroyante. Cette nouvelle, je l’ai lue, relue, lue à voix haute, fait lire à mon fils de 14 ans, j'en parlais partout autour de moi !

J’ai repris ma lecture du recueil à ce moment-là, (je l’avais un peu mis de côté) et je dois bien avouer que j’ai reconsidéré ce qui précédait. Puis les nouvelles suivantes m’ont étonnée (le fils du diable est très surprenante, complètement délirante, mais un peu trop courte), et la dernière est un bel exercice du jeu des chiffres et des lettres, ou comment réconcilier une prof de maths chiante et son mari prof de lettres sur le point de divorcer. Raconté par le mari, c’est d’une méchanceté… en tout cas d’un franc-parler ouvert détonnant.

S’il fallait trouver un fil conducteur à ce recueil de 13 nouvelles, j’y verrais une intranquillité permanente, souvent doublée de noirceur et de violence sourde.

Une de mes collègues qui a acheté ce recueil lors de la venue de Karine et Delphine m’en a reparlé tant cette lecture l’a « soufflée ». Elle a voulu lire tous les romans d’Isabelle Minière ensuite, mais elle reste sur sa première impression : elle préfère ces maisons buissonnières ! (et moi les romans, même si il y a du très bon aussi dans ce recueil !)

A vous d’essayer, alors ?

 

Editions Delphine Montalant, octobre 2008, 124 pages, prix : 16 €

Ma note :


Crédit photo couverture : © Catherine Mantelet et éd. Delphine Montalant

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Entre mes mains - Anne-Constance Vigier

27 Janvier 2009, 08:46am

Publié par Laure

Dès la première page qui sert de prologue au récit, on sait que c’est un drame que l’on va lire. Qu’il faut s’attendre au pire. Pourtant, on aurait pu croire au meilleur : la narratrice est une jeune ingénieure en mathématiques qui découvre l’amour dans les bras de Sylvain, un musicien obnubilé par Bartók, le compositeur hongrois. On suit leur installation, leur voyage de noces, la découverte de la grossesse … Pourtant, c’est sur un ton désabusé, extérieur et très détaché que la narratrice livre peu à peu son histoire, ses attentes manquées, mal-être et mal-aimance (ça existe ce mot ? j’invente peut-être oups !), comme si elle avait bien conscience de tout cet artifice mais aucune maîtrise sur sa propre vie. Elle analyse parfaitement la situation, mais la subit. Habilement construit, on sait dès le début quelle fin nous attend, mais c’est l’adéquation parfaite ici de l’écriture et de l’histoire qui fait tout l’intérêt de ce court texte : comment l’auteur va-t-elle nous y conduire, à cette fin ? Glaçant, mais fort, marquant, qui laisse une trace bien après lecture, donc très bon. Une auteur(e) à suivre, assurément.

 

L’avis de Clarabel

 

Ed. Joëlle Losfeld, septembre 2007, 100 pages, prix : 11.90 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Faith Ashurst – fotolia et éd. J. Losfeld

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Mon amour - Emmanuel Adely

30 Décembre 2008, 10:29am

Publié par Laure

Il y a Roberta, qui n’a pas oublié son premier amour, même si elle est aujourd’hui mariée à Daniel, en pleine crise face au chômage qu’il affronte. Il y a son aîné né de son premier mariage, il y a ses autres enfants, leurs épouses ou copines, la sœur, l’homosexualité, le tapin, mais dans ce chœur de personnages l’amour et ses souffrances, ses joies et ses déceptions.

Ecrit dans un style très oral avec peu de ponctuation, avec des mots de tous les jours qui seraient ceux d’une condition sociale peu favorisée, ce n’est pas pour autant une lecture si aisée tant il faut parfois « lire à voix haute dans sa tête » (je ne trouve pas l’expression adaptée !) pour en saisir tout l’effet de style.

Que ce soit dans la passion amoureuse, la sexualité ou la fin de l’amour, toutes les expressions des personnages sonnent justes, on pourrait faire de ce roman un traité de l’amour, nouveaux fragments d’un discours amoureux ?

Malgré la justesse des propos, c’est un milieu bien sombre que nous présente Emmanuel Adely : solitude, échec, ruptures, déceptions, dureté, violence, désespoir… Une condition humaine fouillée et bien analysée, mais un peu déprimante… on dit bien que les gens heureux n’ont pas d’histoire ?

 

Extrait p. 131 : « Parce qu’aimer c’est souffrir, on a entendu ça toute notre vie. Et que ça dure pas le bonheur. Et la souffrance elle est au pourcentage de ce que t’as aimé. Merde. […] Plus tu souffres, plus tu as aimé, c’est ça ton truc. Et tu te trimballes avec ta souffrance. C’est comme une médaille, moi j’ai combattu sur le terrain de l’amour et j’ai perdu mais j’ai une pension à vie. Si tu souffres, c’est que tu as aimé, c’est la seule médaille qu’on te donne, la souffrance. » (attention, extrait isolé, il y a de multiples points de vue dans ce livre !)

 

Ed. Joëlle Losfeld, janv. 2005, 160 pages, prix : 15,50 €

Ma note :


Crédit photo couverture : éd. Joëlle Losfeld

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