Kurt quo vadis ? - Erlend Loe
Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud.
Illustré par Kim Hiorthoy
On avait découvert Kurt et sa fantaisie contagieuse avec le Prix Tam-Tam décerné en 2006 au
Salon de Montreuil à Kurt et le
Poisson. Assez vite avait suivi un deuxième tome tout aussi sympathique. Voici un troisième
volume qui malgré une excellente critique sur Ricochet qui le place dans ses coups de cœurs, me laisse un peu plus dubitative.
Parce qu’il se sent inférieur au milieu que fréquente son architecte de femme, Kurt décide de faire des choses plus importantes que conduire un Fenwick. Il
consulte alors une voyante qui lui dit qu’il sera applaudi en temps voulu pour quelque chose en rapport avec la poussière… Ni une ni deux, Kurt cogite et c’est trouvé : et s’il partait
aspirer le monde pour le rendre plus beau ? Muni d’un aspirateur et d’une rallonge de 10 000 m de long, il se lance dans l’aventure avec son fils Bud. Mais alors qu’ils passent
l’Allemagne à l’aspirateur, un dénommé Staub (poussière en allemand), l’accuse de lui avoir volé son idée et lui interdit d’exercer.
p. 67 : « Je trouve ça horrible de constater que le monde est ainsi fait que, quand on a une idée géniale, c’est toujours un autre abruti qui l’a eue avant. »
Retour à Oslo, où Kurt est désespéré et de mauvais poil. Puisqu’ils ne peuvent plus passer l’aspirateur, s’ils devenaient docteurs ? C’est bien, ça, docteur, ça gagne plein d’argent et ça a un bipeur. Mais la supercherie est vite percée à jour, à force de ne coller que des pansements sur les ventres des gens en guise de soins… Vexé, Kurt s’en va réfléchir à son brillant avenir au sommet d’une plate-forme pendant plusieurs semaines. Et si conducteur de Fenwick était finalement la meilleure chose qu’il sache faire ? (Et il le prouvera lors d’un terrible accident).
Une histoire à l’humour toujours aussi absurde mais qui ne m’a pas enthousiasmée. Comme si à force
d’en faire trop tout perdait son sens. Bien sûr tout est irréaliste au possible et c’est ça qui plaît aux enfants, qui ne sont pas dupes, et qui sauront bien réfléchir à ce besoin de
reconnaissance de Kurt, mais là, je n’ai pas éclaté de rire comme j’avais pu le faire pour les volumes précédents.
La joie de lire, oct. 2007, 108 pages, prix : 7,90 €
Ma note : 2,5/5
Crédit photo couverture : © Kim HiorthØy et éd. La Joie de Lire
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Constance et les pirates est le troisième volume des aventures de la petite
Constance et de son chat Miniature, série fétiche de Mosquito, qui grandit au fil de ses parutions.
Lucas en a marre que son petit frère, de 4 ans son cadet, le suive partout et veuille tout faire comme lui. Mais depuis la mort de leur père, il n’a pas
le cœur de rejeter ce petit frère envahissant, il l’a juste surnommé la Glu. Un soir, la Glu veut dormir avec son frère, parce que dans sa chambre, il entend du bruit, « quelqu’un qui
respire ». Leur mère a un nouveau compagnon, Hugues, ce n’est pas le premier et Lucas pense que ce ne sera pas non plus le dernier. Pourtant, il est bien sympathique ce Hugues. Un soir
Lucas, lassé par son frère pot de colle finit par aller lui piquer son lit, il se met aussi à trembler de peur quand il entend « le bruit ». Hugues saura prendre les choses en main,
pour cette petite frayeur que je ne vous dévoile pas !
Un court roman de la collection
Le
petit Poucet, vous connaissez tous : on vous l’a lu enfant, ou vous l’avez lu vous-même à vos enfants. Mais le petit Poussé, vous connaissez ? C’est presque le même mais revu de façon joliment impertinente. Et moi j’adore. Ça commence ainsi :
J’avais lu il y a quelque temps
Ce petit roman jeunesse, je l’ai choisi pour moi, parce que la couverture et le titre m’amusaient, ces empreintes de doigts à l’encre noire cochonnant
le titre, et parce que j’aime bien ce que fait Mario Ramos en général… mais à peine rentrée à la maison, je me le suis fait piquer par Mosquito, qui l’adore ! On le lit, on le relit, et on
aime ça !
Grizzli est un beau gros matou tigré, chat de
dentiste. Un beau jour, il perd sa molaire et décide comme tous les enfants humains d’écrire à la petite souris pour qu’elle lui apporte des bonbons en échange de sa dent, de préférence des
caramels au lait. Il s’applique et lui écrit une belle lettre sur une page de cahier d’écolier. 

Celui-là, je l’ai piqué