Un écart de conduite - Michèle Halberstadt
En 1974, Laure, 19 ans, est arrêtée pour trafic de
drogues. Comme elle refuse de dénoncer les commanditaires, elle écope de six ans de prison, à la maison d’arrêt de Pau. Déjà seule dans la vie, elle n’a plus que son grand-père Dada pour prendre
soin d’elle via les visites au parloir.
Un grand-père qui trouve insupportable cette condamnation pour ce qui n’est au fond qu’une erreur de jeunesse, un écart de conduite, et qui trouve la sentence bien lourde. Il organise alors son évasion et sa nouvelle vie.
Je suis restée extérieure à ce court roman, très bref, trop bref. J’ai eu le sentiment constant de lire un résumé de roman, tout va trop vite, et si tout est dit, rien n’est approfondi. Je n’ai pas eu le temps d’être touchée par les personnages. Quant à l’intrigue, sans vouloir trop en dévoiler, c’est une fable, un conte de fées amer mais où tout toujours se déroule parfaitement, simplement, rapidement, et comme prévu. Question réalisme : zéro. Parce qu’une évasion, un changement d’identité, des faux papiers, une nouvelle vie, tout ça aussi facilement et sans anicroches, ce n’est guère imaginable. Sans doute parce que le propos du livre n’est pas là, mais dans la solitude et la cassure irrémédiable de Laure. Doit-on payer toute sa vie ce qui n’était somme toute qu’une bêtise de jeunesse ? Certes l’évasion n’était pas maligne et n’a fait que conforter l’intranquillité, certes tout se passe toujours bien jusqu’à la fin, grâce à l’intervention toujours miraculeuse de gentils personnages, mais « on ne change pas brutalement de trajectoire. Elle avait pris des habitudes. Le secret, le remords, la solitude, la peur. C’était de vieux compagnons. Elle les avait apprivoisés. Elle ne saurait plus vivre sans eux. », car là est bien le sujet du livre.
Je reste partagée sur ce roman, entre la relation grand-père / petite-fille que je trouve très belle, et la brièveté du propos, trop synthétique, qui ne m’a pas permis de m’installer vraiment dans l’histoire. J’aurais réellement aimé en lire plus.
SP mis en don à la bibliothèque.
Albin Michel, Avril 2010, 138 pages, prix : 12,50 €
Etoiles :
Crédit photo couverture : © Mark Owen / Plainpicture / Arcangel et éd. Albin Michel
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J’avais déjà lu ici ou là des critiques très enthousiastes sur cet album jeunesse, et je ne pouvais m’empêcher de penser que ça devait encore être ce
que j’appelle habituellement dans mon job 





Angel a 16 ans et vit seul avec sa mère, et curieusement il n’apprécie pas trop de se faire réveiller ce matin du 31 décembre 2009 par sa
bande de potes qui entend bien passer la journée et le réveillon avec lui, tous ensemble. Angel, encore en pyjama, un vieux truc moche à rayures (mais qui a une histoire), va accepter de sortir
comme ça dans les rues pour délirer un peu avec les copains. Pourtant, le cœur n’y est pas, car Angel ce jour-là a un rendez-vous important, un rendez-vous mystérieux qu’il attend depuis dix
ans : une boîte blanche à ouvrir le 1er janvier 2010 à zéro heure zéro minute précisément.