Les jardins d'Hélène

L'âge d'ange - Anne Percin

22 Février 2010, 07:19am

Publié par Laure

age d'angeIl est des livres dont il est difficile de parler alors que pourtant on les a beaucoup aimés. L’âge d’ange fait partie de ceux-ci, qui vous marquent encore longtemps après, par le « choc » vécu à la lecture !

Il ne faut pas trop en dévoiler sur ce roman pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, ce serait altérer leur plaisir à venir. Le narrateur de l’histoire revient sur ce qui l’a profondément bouleversé pendant son adolescence, élève dans un lycée au Luxembourg. Passionné d’histoire grecque antique, il s’intéresse plus particulièrement à Tadeusz, un lycéen polonais, lorsqu’il réalise qu’ils ont la même passion pour ce même livre au CDI et l’empruntent à tour de rôle.

Le récit est habilement construit, car pendant plus de la moitié du livre, on ne sait pas si ce narrateur est un garçon ou une fille (on se fait son idée… et on se plante ! (ou pas, moi j’ai eu tout faux !), aucun adjectif ou participe passé ne permet de savoir…

p. 20 : « Quand je rêvais parmi les rayons, on m’aurait posé une colle si on m’avait demandé, à mon tour, de dire qui j’étais. Enfant ou vieillard ? Garçon ou fille ? Je ne savais pas. Longtemps, je n’ai pas su. J’étais un ange, peut-être. Un ange qui attend la chute. »

 

Et la chute sera violente. Ce n’est pas un livre joyeux, mais c’est un livre fort. Cette ambiguïté du départ permet des hypothèses, tout en confrontant ses héros à une réalité : l’attirance naissante, amour ou amitié, violence des émeutes de banlieue, confrontation des milieux sociaux, homophobie, et de façon plus large la construction de soi à l’adolescence, et peut-être des choix qui en résulteront plus tard. Avec un goût prononcé de tragédie (grecque), mais quel talent, cette Anne Percin ! 


A lire aussi : Bonheur fantôme, au Rouergue.

 

L’Ecole des Loisirs, coll. Medium, sept. 2008, 126 page, prix : 9,90 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Franck Juery et éd. EDL.

Voir les commentaires

Elisa - Nathalie Ferlut

21 Février 2010, 07:48am

Publié par Laure

elisa.jpgJ’avais découvert Nathalie Ferlut avec Lettres d’Agathe, album que j’avais beaucoup aimé. On retrouve cette auteure (scénario et dessin) en ce début d’année avec Elisa, toujours dans la même collection, mais sur un ton et un style très différent.

Automne 1989, chute du Mur de Berlin. Peu de temps avant, en France, Rachel, Daniel et Elisa forment un trio de copains, amis, amoureux, ... A la mort accidentelle de Rachel dans un accident de voiture, Elisa perd pied et quitte sa famille, sa banlieue et ses études pour une fuite à Paris, dont on saura peu de choses. Sinon que dans ses errances et amochée, elle rencontre Antoine, jeune père divorcé un peu paumé mais attentif et protecteur, malgré leurs fréquentes engueulades.

Je n’ai pas retrouvé dans cet album ce qui m’avait charmée dans Lettres d’Agathe. Ici le scénario me paraît plus fouillis, embrouillé, inutilement alourdi et développé. L’histoire d’amour (entre Elisa et Daniel ? entre Elisa et Antoine ?) joue à cache-cache, et l’on aimerait bien que ça aboutisse quelque part, mais pour cela, il faudra vraisemblablement attendre un tome 2.

Ambiance très différente, des couleurs ocres très présentes qui vont bien au dessin, mais un cadre historique finalement peu exploité : quel intérêt d’avoir mis là la chute du Mur ? Pour parler d’une époque, et d’une génération sans doute, celle qui avait 20 ans en 1989, les enfants des soixante-huitards, la génération Mitterrand, à qui on reproche une mollesse d’engagement par rapport à celle de 68, une génération sans révolte et sans idéaux. Errance amoureuse et rebelle, même désappointement et indécision vis-à-vis de la famille et de l’amitié, qu’on chahute mais dont a viscéralement besoin quand même, Elisa, que tous ou presque appellent Lolita dans l’histoire, est un peu paumée. Lolita, Elisa, Nabokov, Gainsbourg, des figures lourdes à porter. 

De même en début d’album une allusion très claire à une certaine Princesse de Clèves qui ne sert à rien ni personne (« ha ha ! C’est sûr que ça, tes élèves, ils s’en serviront vachement dans la vie active ! ») mais qui n’a pas grand-chose à voir avec 1989.

Un scénario riche mais qui à mon goût s’éparpille un peu trop, part un peu dans tous les sens, pour finalement pas mal de redites, ou le même jeu un peu longuet du chat et de la souris à la  je t’aime moi non plus. Un peu dommage.

 

Delcourt, collection Mirages, janvier 2010, 110 pages, prix : 14,95 €

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Crédit photo couverture : © Nathalie Ferlut et éd. Delcourt

Voir les commentaires

Hunger games - Suzanne Collins

20 Février 2010, 07:35am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Guillaume Fournier

 

hunger-games.jpgPrésentation de l’éditeur :

« Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras. Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l antenne. […] »


Voici le nouveau best-seller ados/young adults qui fait sensation et frémir la blogosphère. (cf le challenge de Theoma : les coups de cœur de la blogosphère). Premier titre d’une trilogie qui semble stresser les lecteurs dans l’attente des tomes suivants, j’ai cédé à la curiosité en l’empruntant à la bibliothèque. Eh bien, je crois que je vais encore faire tache dans le décor… Oui ça se lit facilement, mais c’est tellement formaté que dès que les personnages et le début de l’intrigue sont mis en place, je peux vous dire la fin. Parce qu’en plus c’est une trilogie, alors forcément hein que les héros ils meurent pas ! Ah bon il va leur arriver plein de choses ? : la tension est distillée pile là où il faut mais ça colle tellement aux émissions de téléréalité que même là, on vous trace le fil rouge sans aucune surprise. Alors au bout d’un moment, ça fait un peu longuet (la première partie traîne en longueur et aurait mérité d’être allégée, tout comme les deux dernières, sur leur fin notamment). Bien sûr il y a quelques morts (c’est le but du jeu !) et un brin de fantastique dans un univers qui pourrait être crédible, mais ce n’est qu’une pale copie d’autres créations bien plus riches et audacieuses (je pense au  Combat d'hiver
de Mourlevat, dans son aspect combat et jeux du cirque dans l’arêne, mais lui va bien plus loin dans le sort dans de ses héros). D’autres lecteurs semblent également faire le parallèle avec un roman de Koushun Takami, Battle Royale, que je ne connais pas . Chrestomanci dans sa critique dit « La lecture de The Hunger Games ne m'a pas vraiment fait réagir, parce qu'il n'y a aucune surprise, les événements s'annoncent avant ». Oui, j’adhère totalement à ces propos. J’avoue avoir pour des obligations professionnelles lu d’autres livres en interrompant ces hunger games, et me suis demandée si j’avais vraiment envie de les reprendre. Je les ai abandonnés sans problème une ou deux semaines, ne les reprenant que pour vraiment vérifier que la fin était conforme à mon hypothèse des premières pages, et parce que ça m’endormait facilement (oui, parfois on lit pour de mauvaises raisons, qui sont tout aussi révélatrices du roman en question). Bon, je sens que je vais encore me faire incendier dans les commentaires, genre « mépris pour tous ceux qui ont adoré, condescendance, irrespect de l’auteur qui y a mis tout son cœur », etc. : non, ce n’est absolument pas mon intention, je respecte les lectures de chacun, et les réactions de chacun. Pour ma part je ne peux que dire que ce best-seller ultra-formaté manque terriblement de surprise (absolument tout est prévisible !), et que même le premier chapitre du tome 2 offert en fin d’ouvrage laisse déjà imaginer ce qui va se passer dans ce fameux tome ! ça veut juste dire que ce genre de littérature n’est pas pour moi, c’est tout. Mais que j’ai eu la curiosité d’aller voir pour en parler, a minima, et même d’aller au bout.


Je n’avais pas choisi ce titre dans le cadre du Challenge de Theoma, mais puisque je l’ai lu, on va dire que ça compte quand même ?

 

logo-coup-de-coeur-blogo-theoma.jpg

 

 

Pocket jeunesse, octobre 2009, 379 pages, prix : 17,90 €

Etoiles : stars-2-5__V7092076_.gif

Crédit photo couverture : éd. pocketjeunesse



Voir les commentaires

L'échange, un film de Clint Eastwood (2009)

19 Février 2010, 07:20am

Publié par Laure

Avec Angelina Jolie, John Malkovich

Durée : 141 min


l-echange.jpgLos Angeles, 1928. Christine Collins (Angelina Jolie) élève seule son fils, tout en travaillant dans un central téléphonique. Alors qu'elle s'est organisée pour que son fils reste un peu seul en son absence une journée, à son retour, il a disparu. La police ne s'inquiète guère de l'affaire : « ils reviennent toujours, on verra dans 24h ». Le lendemain, l'enquête démarre et reste morte pendant cinq mois, où on lui ramène en train un petit garçon, qu'on dit être le sien. Mais une mère ne peut pas se tromper, non cet enfant n'est pas le sien. Et là sur le quai de gare commence toute l'abominable manipulation qui vous scotche malgré vous au fauteuil. Christine se battra pour faire entendre sa vérité, mais la police ne supporte pas qu'on ternisse son image : internement d'office et intimidation toujours plus violente. Avec le soutien de quelques uns, elle poursuivra sa lutte, en passant par toutes les horreurs possibles. La puissance d'un système face à la bonne foi d'une mère, tout dans cette histoire et jusqu'à certaines scènes (l'hôpital psy, et d'autres, je ne veux pas tout dévoiler), est effroyable.

Je n'aime pas spécialement Angelina Jolie (mon dieu, cette bouche !) mais elle incarne si bien le rôle, avec force et présence dans cette lutte aussi vaine que terrifiante. D'autant plus effroyable que le film est tiré d'une histoire vraie.


Excellent.

 

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Voir les commentaires

La folle parenthèse, Liane Foly (2008)

18 Février 2010, 07:01am

Publié par Laure

Spectacle enregistré au théâtre Marigny en juin 2008.

Durée : 2h


B001DD0I3M.jpgLiane Foly nous offre un one-woman show mis en scène au cabaret de Pedro, « le gay-tapant », où elle va revisiter les incontournables voix de la chanson française, québecoise, du cinéma, de la politique, etc.

ça commence assez moyen, dans un humour assez gras et court, avec des imitations assez courtes aussi, qui font la prestation un peu légère. L'écriture du spectacle peine un peu. Et les allusions à sa muse Mumu (Muriel Robin), qu'on nous montre sans cesse dans la salle, commencent à fatiguer. L'ensemble prend meilleure forme dans la deuxième heure du spectacle, même si le liant entre deux personnages est souvent mauvais ou inconsistant, bien souvent rattrapé par ses musiciens. En fait Liane Foly est à son meilleur quand elle ne cherche pas forcément à faire rire, juste quand elle imite, en forçant parfois les traits, certes. Elle se révèle excellente, et c'est un peu tard hélas, dans les rappels, à la toute fin du spectacle, dans son imitation de Dalida.

Une bonne prestation quand même, que j'ai découverte grâce au colis surprise de Dame C. (merci !)



Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Voir les commentaires

Petite lettre en bord de route...

17 Février 2010, 06:14am

Publié par Laure

Ma chère Hélène,


ça fait 4 ans aujourd'hui que je te lis, te suis, te fuis, t'épie, te prête mon clavier.

Tes jardins auraient bien besoin d'un petit désherbage comme on dit dans notre langage bibliothéconomique, d'un pt'it coup de frais ou d'engrais, mais je te sais fainéante quand il n'y a pas d'urgence. Je peux bien te le dire aujourd'hui aussi, j'ai toujours détesté le orange, et pourtant, je sais que tu ne la changerais pour rien au monde cette couleur bloguesque qui te colle à la peau. Elle fait des parties des murs. Tout comme les souvenirs, les joies et les engueulades qui ont fleuri ici, et qui continueront de fleurir, parce qu'ainsi va la vie.

Merci pour les rencontres, les vraies, les joies et rires partagés, les virtuelles, les mots de reconnaissance, les attentions, les larmes et les coups de griffe aussi, parce qu'on en guérit, toujours.

Je t'accompagne pour une cinquième année de jardinage lectures.


Et derrière le clavier, je dis merci aux fidèles, aux anonymes, aux collègues, aux silencieux et aux bavards, à tous ceux qui passent par hasard ou pas, qui reviennent ou pas, la route n'est pas finie.


Laure

 

tulipes-monginoux.jpg

Crédit photo : bruno monginoux, www.photo-paysage.com

Voir les commentaires

Mathilde - Véronique Olmi

16 Février 2010, 06:51am

Publié par Laure

mathilde.jpgMathilde sort de prison, après avoir purgé une peine de trois mois pour avoir eu une relation amoureuse avec un adolescent de quatorze ans. Lorsqu’elle revient chez elle, son mari, médecin qui a mis sa vie entre parenthèses par peur du scandale, a mis toutes ses affaires en cartons.

Un face-à-face qui prend le lecteur dans sa tension, celle qui s’installe dans ce couple qui se retrouve. Avant, Mathilde écrivait. Elle était un peu connue, mais depuis « l’affaire », les ventes ont décollé. Son mari la pousse à raconter son histoire, à écrire pour se libérer de ses peurs et de la violence encourue, mais elle ne le peut pas. D’un couple qu’on pense voir exploser et se séparer, on va passer peu à peu à une réappropriation, de la vie, de l’amour blessé, du désir… On ne fera pas le procès de Mathilde dans ce texte, mais l’auteur propose une belle interrogation sur le désir et la nécessité de vivre la vie qui s’ouvre à vous, dans un cheminement intrigant. Le rapport à l’écriture et les cartons symbolisant la vie d’avant prennent une grande place dans le texte.

Le regret du théâtre, c’est que même s’il est agréable à lire, on se demande toujours ce que cela donnerait sur scène… je n’ai pas eu la chance de voir la pièce !

 

p. 40 « PIERRE : Qu’est-ce que je vais faire de tout ce que je connais de toi, si tu me quittes ? Mathilde, on est liés, reliés, attachés… je sais tant de choses, je les ai apprises, jour après jour, je les ai là… au fond de moi, sous ma peau !

MATHILDE : ça s’appelle « des souvenirs », Pierre. Tout le monde en a. Tout le monde vit avec. »

 

Lu et aimé aussi par Clarabel

 

Actes Sud-Papiers, octobre 2001, 56 pages, prix : 9 €

Etoiles : stars-5-0__V7092072_.gif

Crédit photo couverture : © Cheryl Koralik / Photonica 2001 et éd. Actes Sud

Voir les commentaires

Blessure d'amour-propre - Martin Veyron

15 Février 2010, 07:07am

Publié par Laure

blessure-d-amour-propre.jpgEn 1983, Martin Veyron publiait un album érotique sur le point G (fameux point G qui fait polémique aujourd’hui !), dont il tirait même un film deux ans plus tard, album qui semble lui avoir collé à vie une image de pornographe, dont il souhaiterait bien se débarrasser.

Un quart de siècle plus tard, il se met donc en scène dans un album pseudo autobiographique pour apporter une suite à l’affaire, qui peut tout à fait se lire indépendamment aussi. (Pour ma part, j’avais découvert Martin Veyron à travers un autre album, je ne sais plus lequel !)

Vieillissant, il accuse comme beaucoup d’hommes de son âge des problèmes de prostate, et restant pour les médias et le public l’auteur d’un seul livre, il galère financièrement. Une jeune journaliste le contacte pour un reportage sur le point G. Il l’envoie d’abord bouler, il en a marre, il voudrait enfin en sortir, de cette vieille histoire. Et puis le récit prend une tournure un brin loufoque, car quand on a besoin d’argent, jusqu’où peut-on aller surtout quand c’est si facile ? A un nouveau job juteux se mêle les problèmes du héros qui a dû choisir lors de son opération de la prostate entre incontinence ou impuissance.

Le scénario reste sympa et surprenant, dérangeant aussi, mais je ne suis pas très sensible au dessin, les femmes sont toutes très laides chez Veyron je trouve, ce n’est pas leur rendre hommage ! Et quelle idée aussi d’avoir choisi une police de caractère aussi grande et envahissante (pour le coup ça fait vraiment papy prostatique et presbyte) ! J’aime bien la couverture quand même : ces escaliers d’immeuble où se retrouvent exceptionnellement et simultanément toutes les femmes de l’histoire…

 

Dargaud, octobre 2009, 82 pages, prix 14,50 €

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Crédit photo couverture : © Martin Veyron et éd. Dargaud.

Voir les commentaires

Valentine's day postcard

14 Février 2010, 09:57am

Publié par Laure

Pour cause de correspondante allemande et d'écrivain en promenade, cela fait quinze jours que je travaille non stop. Pas une seule petite grasse matinée depuis deux semaines...

Alors quand un colis surprise vient me réchauffer le coeur pour ma première journée de repos depuis longtemps, il n'en est que meilleur. [non le facteur ne passe pas le dimanche, il est arrivé un peu avant, je dis ce que je veux d'abord]

Merci à mon fidèle fournisseur de me gâter en thé hors de prix tout au long de l'année, et pour ce cru de St Valentin 2010, particulièrement réussi. (Parfois, les amis valent mieux encore que les amants.)


SL370918.JPG


L'emballage est chic et soigné : papier de soie noir, boîte carton façon parfum, boite métal à double couvercle, arôme divin … Bon dimanche à vous ! (moi ça va, un régal de thé, du pain frais croustillant, plein de bonnes choses à mettre dessus, une avalanche de livres et DVD en retard, que du bonheur)

 

 

 


Voir les commentaires

Moi, j'attends... - Davide Cali et Serge Bloch

13 Février 2010, 11:08am

Publié par Laure

moi-j-attends.jpgMoi, j’attends est un bel album indémodable qui se lit à tout âge (à partir de 7-8 ans quand même), extrêmement simple et dépouillé en apparence mais riche d’émotions qui en toucheront beaucoup, jeunes et grands.

Le format à l’italienne (12 cm sur 28 de large), qui figure également l’enveloppe d’une lettre sur sa couverture se prête parfaitement au déroulement du fil rouge de l’histoire. Car de fil rouge il est question, au propre comme au figuré.
Un petit garçon tire le fil rouge d’un écheveau de fil à broder, quand vous ouvrez l’album, vous le  voyez tirer son fil (n’oubliez pas qu’en raison du format, vous êtes sur 56 cm de largeur) et attendre… A tout âge on attend quelque chose : de grandir, un bisou avant de dormir, que le gâteau soit cuit, son amoureuse, et ici aussi la fin de la guerre, le mariage, les enfants, la maladie, la mort, les petits-enfants.
Tout au long des pages et de la vie le fil rouge vous accompagne, et quand le couple se chamaille, le fil s’emmêle. Parfois il n’est qu’un tout petit bout qui fait le lien, ou la couleur de l’espoir dans le ventre qui va enfanter. Un album qui a du sens, derrière son apparente simplicité.

Simple, beau, indémodable. Ça s’appelle une valeur sûre !

 

 

Ed. Sarbacane, mai 2005, prix : 13,50 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : auteurs et éditeur

Voir les commentaires