Les jardins d'Hélène

Les beaux étés, tome 6 : Les genêts – Zidrou / Lafebre

18 Juin 2021, 19:03pm

Publié par Laure

C’est toujours un plaisir de retrouver la famille Faldérault, même si au fil des tomes, elle tournait un peu en rond.

Où vont donc nous mener les Genêts ? En 1970, Pierre et Madeleine n’ont encore que trois enfants, la petite dernière est en route, le ventre de Madeleine est bien rond, mais n’empêche pas encore de partir en vacances, au volant de la fidèle 4L baptisée Mam’zelle Estérel. Égal à lui-même Pierre est en retard, veut finir sa BD en cours, mais sa femme le menace de partir sans lui : en route mauvaise troupe ! Les Faldérault quittent la Belgique pour leur petite crique du sud de la France, mais un accident en décidera autrement. C’est donc en attendant le nouveau pare-brise de Mam’zelle Estérel que la famille s’installera aux Genêts, une ferme gérée par deux charmantes jeunes femmes.

Sans vous dévoiler le scénario, si l’album est sympa à lire, il sent quand même un peu le réchauffé et surfe sur les sujets sociétaux en vigueur, même avec un retour en 1970. Dommage, les beaux étés continuent de s’essouffler. Faut-il encore les réanimer ?

 

 

 

 

 

 

Dargaud, juin 2021, 56 pages, prix : 14,50 €, ISBN : 978-2-5050-8935-3

 

 

Crédit photo couverture : © Jordi Lafebre et éd. Dargaud

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Mai 2021 en couvertures ...

31 Mai 2021, 17:26pm

Publié par Laure

En mai j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En mai j'ai vu :

 

The good doctor saison 4

 

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Rapaces – Ursula Poznanski

18 Mai 2021, 17:03pm

Publié par Laure

Traduit de l’allemand (Autriche) par Florence Quillet

 

Jonas a dix-sept ans. Surdoué, il entre prématurément dans une grande université. Il est hébergé dans une famille d’accueil, où ses parents pensent qu’il sera mieux entouré qu’en cité universitaire. Mais dès son arrivée sur le quai de la gare, son hôte n’est pas là… Et Jonas n’a pas sa langue dans sa poche. Brillant mais arrogant, il se met vite tout le monde à dos. Il a aussi un secret : il aime espionner les gens avec un drone qu’il a conçu lui-même, un petit bijou technologique hors norme. Et bien évidemment, il va se trouver mêlé à une sombre affaire… avec un cadavre qui arrive bien vite.

Un thriller prenant que j’ai trouvé intéressant pour le personnage décalé de Jonas, ce type de personnalité étant assez peu représenté en littérature me semble-t-il (génie, oui, mais tête à claques insupportable, non ? on est loin du cliché habituel de l’autiste Asperger.) Même si le lecteur se doute assez vite du quiproquo qui mène l’intrigue, ça fonctionne, et ça se dévore.

 

Du bon divertissement, à conseiller dès 13 ans

 

 

Milan, février 2021, 403 pages, prix : 16,90 €, ISBN : 978-2-7459-9591-9

 

 

Crédit photo couverture : © Rico junior / éd. Milan

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La sans-visage - Louise Mey

17 Mai 2021, 16:30pm

Publié par Laure

Clara a fait des heures et de heures de baby-sitting pour se payer une colo sport et nature au mois d’août avec sa copine Aïssa, qu’elle a peu vue depuis que celle-ci a changé de collège.

Le lecteur est immédiatement immergé dans ce groupe de jeunes ados aux personnalités et niveau d’endurance sportive divers. Très vite la jeune Éléonore est prise en grippe par le groupe, surnommée Babar, ils ne manqueront pas de lui faire endurer de nombreuse violences et moqueries.

Roman sur le harcèlement, le rejet de la différence, l’effet de groupe, où tous les points de vue sont exploités : celui de la victime, celui de la harceleuse, celui du groupe qui suit sans réfléchir, celui de la narratrice Clara qui voudrait réagir mais qui n’en a pas la force, et parce que c’est la facilité. Tous les personnages sont intéressants, y compris ceux des deux animateurs aux profils opposés.

Alors quand un matin au réveil de cette colo itinérante, Éléonore a disparu, c’est le début d’une enquête de police et de réflexion pour Clara sur son positionnement dans l’affaire.

Roman nécessaire et particulièrement réussi, qui devrait être lu par tous les jeunes, tant il est réaliste et peut donner à réfléchir sur les différents positionnements des membres du groupe.

Louise Mey s’était déjà fait brillamment remarquer par son roman très sombre sur l’emprise et les violences conjugales (La deuxième femme), elle confirme ici tout son talent à aborder les sujets de société par le biais d’une fiction aussi vraisemblable que dérangeante. La littérature qui bouscule son lecteur, c’est tout ce que j’aime !

 

 

 

L’École des loisirs, coll. Medium, avril 2020, 204 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-211-20703-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © Lucia Calfapietra / éd. Ecole des loisirs

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S’aimer, malgré tout – Nicole Bordeleau

12 Mai 2021, 07:44am

Publié par Laure

Édith Lebeau Davis est PDG d’une grande entreprise, elle a trente-six ans et tout semble lui réussir, mais ce n’est qu’apparence. Un collègue envieux de sa place va la trahir en montant un mauvais plan, et chaque soir Édith, en souffrance, cache bien des secrets.

La première partie est vraiment prenante, et laisse le lecteur extrêmement frustré, car l’autrice a choisi une construction temporelle qui remonte les générations. On abandonne totalement Édith pour passer à la génération antérieure. Chacune des grandes parties dévoile l’histoire de la famille, à travers maladies et frustrations, et la boucle sera bouclée à la fin. L’insertion des journaux intimes du père apportent un côté encore plus romanesque à l’histoire, car ils sont un peu trop « écrits » pour être naturels. Mais qu’importe, on s’y laisse porter.

D’abord déçue de ce choix d’écriture surprenant qui semble rompre le rythme, j’ai finalement beaucoup aimé l’ensemble, pour les histoires de famille et de maladies qu’il raconte.

Je suis moins sensible à l’aspect « développement personnel » qui se déploie ici et là par des phrases que je trouve « clichés », à l’emporte-pièce et un peu faciles, comme s’il fallait ajouter un utilitaire à la fiction, mais si vous aimez ce type de roman, alors il vous apportera ce petit plus qui enrichit l’intrigue.

 

Roman québécois (canadien de langue française).

 

Flammarion, mai 2021, 397 pages, prix : 22 €, ISBN : 978-2-0815-1947-3

⭐⭐⭐⭐

Crédit photo couverture : © Pavel Abramov / iStock / et éd. Flammarion

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Patient zéro – Renaud Saint-Cricq, ill. de Nicoby

10 Mai 2021, 13:21pm

Publié par Laure

Sous-titre : à l’origine du coronavirus en France

Scénario : Renaud Saint-Cricq, d’après une enquête de Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin et Renaud Saint-Cricq ; dessin : Nicoby ; couleur : Philippe Ory

 

L’Oise est le premier département français touché par le coronavirus en février 2020, deux hommes sont testés positifs, ils ne se connaissent pas, ne se sont pas croisés, ne reviennent ni de Chine ni d’Italie. L’un deux mourra à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, il s’appelait Dominique Varoteaux, il était enseignant, âgé de 61 ans.

L’enquête commence pour identifier très vite les contacts pour isoler, tracer, casser les clusters. Mais l’intérêt scientifique cherche aussi à remonter au fameux patient zéro, celui qui est à l’origine de l’épidémie en France. On veut comprendre. Les équipes cherchent, déduisent, notent, analysent, mais rien ne colle. Et puis même si l’on trouve, on lui dira quoi à ce gars, à cette femme ?

Ce qui est intéressant dans cette BD, c’est bien évidemment sa lecture avec le recul un an et quelques mois après. La mesure de l’écart entre ce que l’on sait aujourd’hui et ce que l’on savait à l’époque. Les choix qui ont été faits et comment ils ont rapidement évolué.

Les entrelacs complexes entre les scientifiques, les professionnels de santé, et les politiques.

Je ne suis pas spécialement fan des dessins, et à part Didier Raoult, je trouve les personnages politiques et médiatiques assez peu ressemblants. Mais la ligne est claire et l’ensemble se lit aisément.

Une BD à valeur de mémoire documentaire.

 

Voir un extrait :

https://www.glenat.com/hors-collection-glenat-bd/patient-zero-9782344045350

 

 

Glénat, février 2021, 111 pages, prix : 17,50 €, ISBN : 978-2-344-04535-0

 

 

Crédit photo couverture : © Nicoby et éd. Glénat

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Ma grande – Claire Castillon

5 Mai 2021, 17:13pm

Publié par Laure

Il a tué sa femme. Il a sûrement eu tort, mais c’est ainsi. Il n’a pas de prénom, elle non plus, il raconte, parfois à la première personne, le plus souvent à la deuxième du singulier : « Ailleurs, t’étais ma femme. Ma grande, c’était la nuit. Et la nuit était rare. Sauf le jour, ça oui. Avec toi, il faisait noir. » Pourquoi et comment il en est arrivé là, c’est l’objet de ces 145 pages pleines de souffrance et de venin.

L’histoire pourrait être banale, une femme dominante, jalouse, langue de vipère, méchante, ça existe certainement, un mari soumis, un peu lâche, mais qui veut protéger son enfant, ça peut se comprendre aussi, si ce n’était que le style travaillé au cordeau de Claire Castillon fait mouche : c’est acide, piquant, violent, et brillant. Mais où va-t-elle chercher tout cela ?

Le narrateur rêvait d’écrire, mais sa femme avait toujours tué sa fibre créatrice, il s’est bien rattrapé avec ce roman qui fait partie des meilleurs de Castillon. Enfin moi j’ai aimé. Parce que ça sort de l’ordinaire, qu’il y a une histoire, et du style.

 

Fini sur la plage ensoleillée et balayée par le vent de Préfailles, Loire-Atlantique, en gros pull et écharpe mais avec la musique intarissable du ressac le 05 mai 2021. Un vieux roman, 2018 pensez-donc, emprunté par hasard dans une médiathèque qui n’est pas la mienne. Parce que chez les voisins, c’est bien aussi.

 

Gallimard, avril 2018, 145 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-07-278625-9

⭐⭐⭐⭐⭐

Crédit photo couverture : © éd. Gallimard

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Avril 2021 en couvertures ....

30 Avril 2021, 17:36pm

Publié par Laure

En avril, j'ai lu ...

(les images sont cliquables quand elles renvoient à un billet)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En avril, j'ai vu :

 

 

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Le col de Py - Espé

22 Avril 2021, 14:33pm

Publié par Laure

Déjà parents d’une petite fille, Camille et Bastien s’apprêtent à accueillir Louis. La naissance se passe bien, mais très vite les médecins diagnostiquent une grave malformation cardiaque qu’il faudra opérer mais il faut d’abord gagner du temps. Plusieurs interventions sont possibles mais le risque est élevé et le choix difficile.

Une très belle histoire personnelle qui touche de par la force d'esprit exceptionnelle de ce grand père toujours positif, et de par le drame angoissant bien sûr que vivent les parents du petit Louis.
L'ensemble est plein d’espoir et de beauté malgré tout, et malgré un langage médical très technique qui perd un peu le lecteur.
Pas totalement fan des dessins mais une belle BD "histoire (au singulier) de vies (au pluriel)" comme le souligne le sous-titre.

 

 

Bamboo éd., coll. Grand Angle, juin 2020, 103 pages, prix : 17,90 €, ISBN : 978-2-8189-7617-3

 

 

Crédit photo couverture : Espé et éd. Bamboo

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Roses de sang, roses d’Ouessant – Janine Boissard

5 Avril 2021, 17:31pm

Publié par Laure

Je crois que je n’avais jamais lu Janine Boissard, pourtant ses romans sont très populaires, nombreux et très appréciés de nos lecteurs à la bibliothèque.

C’est la couverture et le titre qui m’ont attirée ici, qui ne rêve d’un moment d’évasion sur l’île d’Ouessant ? Après une séparation amoureuse, Astrid revient vivre sur l’île de son enfance, dans la maison que lui a léguée son grand-père. Dessinatrice, elle a cette liberté de travailler d’où elle veut. Erwan, le propriétaire du manoir voisin, se souvient d’elle et du dessin qu’elle lui a offert il y a longtemps. Il en faut peu pour replonger dans une histoire d’amour moderne et romantique, au charme légèrement surannée, et bien sûr contrariée par un ex jaloux et envahissant mais surtout un Erwan qui semble cacher de lourds secrets… Janine Boissard revisite ici l’histoire de Rebecca de Daphné du Maurier.

Le roman est plaisant, les pages se tournent toutes seules et il est presque frustrant tant on aimerait passer bien davantage de temps avec Astrid. Tout va un peu trop vite, comme si l’on n’avait que la trame, mais cela fonctionne tout de même très bien, idéal pour les lecteurs (trices) qui veulent une histoire d’amour mais qui fuient devant les pavés.

 

 

Fayard, mars 2021, 186 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-213-71834-7

Crédit photo couverture : © Benoît Stichelbaut / Nuit de Chine / Librairie Arthème Fayard

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