Les jardins d'Hélène

Bien trop petit – Manu Causse

10 Octobre 2022, 13:11pm

Publié par Laure

Greg est un lycéen ordinaire, qui vit dans une famille aimante, plutôt stricte sur l’éducation, l’usage d’Internet par exemple y est drastiquement contrôlé. Alors quand Greg est harcelé par ses camarades dans les vestiaires, identifié comme celui qui a une toute petite b*te, c’est le début d’une phobie scolaire et d’un complexe qui devient envahissant. Greg s’évade sur les forums d’écriture, et se libère le jour où un.e certain.e Kika remarque ses textes, il se met à écrire frénétiquement de la fantasy médiévale érotique, et sa correspondance va autant désinhiber sa sexualité que le réconforter sur cette histoire de taille.

Autant j’aime la collection L’ardeur et sa ligne éditoriale, autant là je ne suis pas fan de ce roman, qui plus que de l’érotisme, dans sa partie « écriture en ligne par Greg » prend des allures de mauvais roman porno tout droit inspiré des films du même qualificatif. Si j’ai apprécié tout ce qui a trait à l’adolescence, la relation aux parents, les fantasmes, la masturbation, le traitement du harcèlement, le dialogue ou sa difficulté avec sa famille, j’ai trouvé bien pauvre et excessive la porn*graphie littéraire. Peut-être parce que je ne suis pas un garçon de quinze ans ?

Bref, un bon point pour la collection, un bémol pour ce titre, loin d’être mon préféré.

Vous noterez la mise en garde de l’éditeur en 4eme de couverture, qui a subtilement changé son avertissement en y ajoutant récemment 2 mots finaux : « Certaines scènes explicites peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. Ou pas. » 😉

 

 

Lire le début : https://www.editions-thierry-magnier.com/extrait-9791035205683.htm

 

 

 

 

 

Ed. Thierry Magnier, coll. L’ardeur, septembre 2022, 200 pages, prix : 15,90€, ISBN : 9791035205683

 

 

Crédit photo couverture : © Ed. Thierry Magnier

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Sous ta peau, le feu – Séverine Vidal

5 Octobre 2022, 08:37am

Publié par Laure

Bordeaux, 1764. Ange, dix-sept ans, accompagne son père au chevet des malades pour apprendre la médecine. Une épidémie de variole sévit et fait de nombreux morts, c’est d’ailleurs le cas dans la famille d’Esmée, qui a perdu en peu de temps son père, son frère et ses sœurs. Sa mère, Isabeau de Montaigu, veut protéger à tout prix sa fille en la faisant « inoculer ». On en est aux prémices de la vaccination. Mais déjà on applique les protocoles qui nous seront familiers lors de l’épidémie de Covid : porter un masque (en tissu au XVIIIe siècle), se laver les mains, aérer, isoler, se tenir loin. Sorti en 2021, ce roman a forcément une résonance particulière, tissant son lien d’une épidémie à l’autre.

Mais c’est aussi et surtout une belle histoire d’amour, un amour impossible entre Ange et Esmée, et pourtant si fort et si délicieusement décrit.  Sans trop en dévoiler (le livre cache un ressort qui change bien des perspectives), l’autrice s’est voulue engagée aussi sur les droits des femmes, à tous points de vue.  Le roman est d’ailleurs bien précurseur pour les mœurs de l’époque, et la tolérance et l’ouverture d’esprit du père d’Ange en font un personnage bien admirable.  Une telle évidence est encore loin d’être la norme deux siècles et demi plus tard.

Classique dans sa construction et son intrigue que l’on devine (mis à part la surprise centrale que je n’avais pas vu venir), on s’attache aux personnages ; le petit côté historique mis en perspective avec notre quotidien sous Covid apporte un vrai intérêt.

 

Dès 13 ans, lecture facile, texte et mise en page aérés. (Et superbe couverture 😉)

 

 

Nathan, août 2021, 283 pages, prix : 14,95 €, ISBN : 978-2-09-249038-9

 

 

Crédit photo couverture ; © Cécile Becq et éd. Nathan.

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Elle, lui, moi – Stéphane Barroux

4 Octobre 2022, 18:25pm

Publié par Laure

 

L’histoire d’une naissance racontée à la première personne, par le bébé pendant la grossesse jusqu’à son arrivée, au sein de ce couple aimant : lui et son sourire si doux, elle et le bleu profond de ses yeux. La mère, qui a toujours une touche de jaune dans ses vêtements, porte la lumière et la vie. Le jaune illumine d’ailleurs largement l’album, des pages de garde aux petites touches qui accentuent un détail ou un décor.

Le couple porte l’amour, l’amour entre eux et l’amour déjà si présent pour l’enfant à naître. Ville, campagne, maison, maison dans la maison, maternité et jardin : Elle lui moi, c’est une formidable et douce histoire d’amour, de celle du couple à l’arrivée du premier enfant.

 

 

Albin Michel Jeunesse, mars 2022, 40 pages, prix : 14,90 €, ISBN : 978-2-226-46907-6

 

 

Crédit photo couverture ; © Barroux et éd. Albin Michel Jeunesse

 

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Vers la violence - Blandine Rinkel

3 Octobre 2022, 10:18am

Publié par Laure

Lou vit un sentiment ambivalent à l'égard de son père, entre admiration, joie, et sidération face à sa violence, non pas physique mais c'est un sanguin explosif dans le verbe autant qu'un homme fantasque dans le quotidien. Il promet par exemple d'épouser sa fille quand elle sera grande. Policier, il est souvent absent, la mère est effacée, discrète. Lou va découvrir le drame familial vécu par son père avant sa naissance, et façonner sa vie d'adulte, tant professionnelle qu'amoureuse, en réaction au caractère de ce père singulier.


Faut-il tuer le père pour être soi ?


J'ai apprécié ce roman sans plus, loin de partager l'enthousiasme de la critique académique et audiovisuelle. Un sujet classique déjà vu, un traitement qualitatif, mais pas de coup de cœur pour ma part.


 A vous de voir 😉

 

 

Fayard, août 2022, 367 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-213-72212-2

 

 

Crédit photo couverture : éd. fayard

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Septembre 2022 en couvertures ...

30 Septembre 2022, 19:26pm

Publié par Laure

En septembre j'ai lu :

(un clic sur les couvertures renvoie à un billet quand il y en a un)

 

 

 

 

 

 

En septembre j'ai abandonné :

 

 

 

 

 

(m'y suis ennuyée, peinant à entrer dans l'histoire, que j'ai trouvée davantage construite comme un assemblage d'articles sur les sujets chers à l'autrice, pourtant j'aime ses romans habituellement)

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Un corbeau très haut placé ! – Jeanne Taboni Misérazzi et Antonio Boffa (ill)

29 Septembre 2022, 15:21pm

Publié par Laure

 

J'ai tout aimé dans cet album qui revisite une fable mettant en scène un corbeau et un renard : un texte original qui remet à sa place un arrogant et pédant corbeau fier d'être très haut placé (on y verra les références que l'on veut !) et un délicieux renard bien plus humble et sincère ; des illustrations choisies dans une palette chromatique limitée mais ô combien réussie ; la possibilité d'ébaucher une réflexion sur la solitude du pouvoir, l'amitié, la peur de l'autre, etc.

Un très chouette album !

Voir quelques planches : ici

 

 

 

 

Ed. Des ronds dans l’O, mai 2022, 26 pages, prix : 16 €, ISBN : 978-2-37418-124-0

 

 

Crédit photo couverture : © Antonio Boffa et éd. Des ronds dans l’O

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Piloti a un œil bleu- Julien Baer

20 Septembre 2022, 13:00pm

Publié par Laure

 « Piloti est un chien. C’est même un teckel nain. » Piloti a un œil bleu, et l’autre brun.  Piloti a un maitre qui le prend en photo dans divers décors naturels, de la forêt à la mer en passant par un tronc d’arbre tordu, mais aussi dans son intérieur. Un maître qui s’interroge sur sa relation à son petit chien. « Il y a un grand mystère dans notre grande entente. Après réflexion : voici ma conclusion. Piloti est un être teckel et moi un humain nain. » Piloti n’est pas de sa famille et pourtant il en fait partie, quel lien les unit donc ?

Coup de cœur pour cet album jeunesse qu’on peut lire et aimer à tout âge, qui fait réfléchir à l’attachement, et pour ses superbes photos (cadrage, couleurs, lumière, choix du décor).

La mise en page est réussie (court texte sur une à quatre lignes page de gauche sur fond blanc, photo pleine page page de droite), sobre mais efficace.  Même les pages intérieures de couverture sont travaillées : un œil bleu pupille noire au début, un œil brun pupille noire à la fin. Piloti en a de la chance d’être le héros de ce si bel album, et c’est autant grâce à lui qu’à son maitre.

 

Feuilleter l’album : https://helium-editions.fr/en/livre/piloti-a-un-oeil-bleu/

 

Hélium, juin 2022, 40 pages, prix : 15,90 €, ISBN : 978-2-330-16571-0

 

 

Crédit photo couverture : © Julien Baer et éd. Hélium

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Arpenter la nuit – Leila Mottley

16 Septembre 2022, 08:44am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Pauline Loquin

 

Kiara Johnson a dix-sept ans et une vie bien loin de l’insouciance adolescente dans ce quartier d’Oakland en Californie. Son père est mort, sa mère est internée, son frère aîné Marcus se laisse vivre en espérant devenir une star du rap, et son petit voisin Trevor, neuf ans, est souvent seul, sa mère junkie étant incapable de l’élever. Ses petits boulots ne suffisent plus à payer le loyer et à nourrir tout le monde. C’est un peu par hasard qu’elle tombera dans la prostitution, y voyant d’abord un argent facile détaché de toute sensation, jusqu’à être prise au cœur d’un réseau mené par des policiers sans scrupules.

C’est une piscine à crottes qui ouvre le roman et en donne le ton. L’ex de Dee, la mère de Trevor, y jette rageusement toutes les crottes de chiens qu’il a pu trouver dans les sacs plastiques des poubelles du coin. Une piscine que personne n’utilise et qui tait une histoire dramatique.

Dit comme cela, ça peut paraître glauque, sordide et déprimant. Et pourtant ! Quelle force dans le personnage de Kia, quelle maturité et beauté dans l’écriture ! D’ordinaire, je ne fais pas de lien avec la personnalité de l’auteur, mais là, il est à noter que ce premier roman a été écrit à l’âge de dix-sept ans, Leila Mottley en a aujourd’hui dix-neuf. Une courte postface de l’autrice explique comment elle s’est inspirée d’un fait réel pour montrer la vulnérabilité et l’invisibilité de ces jeunes femmes noires en danger permanent.

La lumière et l’espoir arrivent néanmoins, même si le roman reste grave… et beau à la fois. L’attachement de Kiara à Trevor et sa force pour l’élever, sa détermination à porter à bout de bras une famille disloquée, sans jamais se plaindre sur son sort, sont éminemment touchants.

Un très beau personnage pour un très bon premier roman.

 

Extraits :

p. 24/25 : « Maman accusait la prison de la mort de papa, ou plutôt elle accusait ceux qui avaient fait en sorte qu’il finisse là-bas, c’est-à-dire qu’elle accusait la rue. Papa, c’était ni un escroc ni un dealer et d’ailleurs je ne l’ai vu défoncé qu’une seule fois, un jour où il fumait un bang près de la piscine à crottes avec Oncle Ty. Mais peu importe, parce que tout ce que voyait maman c’était l’image du jour où papa s’est fait arrêter, des bouches distordues de ses amis quand les flics se sont pointés et qu’ils les ont plaqués contre les murs. Peu importe ce qu’ils avaient fait ou pas parce que maman avait besoin d’accuser quelqu’un ou quelque chose et qu’elle avait le cuir bien trop fragile pour en vouloir au monde lui-même, pour supporter le cliquetis des menottes, la facilité avec laquelle les flics les ont glissées aux poignets de papa. […]

Le cancer était tellement avancé qu’il n’y avait en fait aucun espoir que ça s’arrange, alors papa a dit non quand maman l’a supplié d’essayer la chimio et la radiothérapie. Il a dit qu’il refusait de partir en la laissant s’endetter à cause de ses factures d’hôpital.

Une mort rapide qu’on a trouvée particulièrement lente. »

 

p. 30 [avec une copine elles participent à des enterrements pour y manger à leur faim aux buffets] : « Les jours d’enterrement, c’est notre jugement dernier à nous : on joue aux voleuses mais en réalité on cherche juste une excuse à nos larmes, puis on se ressaisit, on mange jusqu’à ne plus en pouvoir et on trouve un coin où danser. Les jours d’enterrement, c’est l’apogée de nos anciens nous, l’occasion d’organiser nos propres commémorations pour ceux qu’on n’a pas enterrés comme il fallait. Masi les enterrements ont toujours une fin et on doit tous retourner à l’effervescence de la vie, alors je respire une dernière fois le parfum de cette pièce et je me relève. »

 

p. 169 : « Je crois que ce jour pourrait être celui que j’attendais. Le jour où mon frère va décider de redresser la tête et de réapprendre à tenir plus ou moins le coup dans cette vie. Le jour où il va poser sa tête sur mes genoux et me laisser le bercer. Il pourrait même me prendre la main ou me demander pourquoi j’ai des bleus en travers de la poitrine. Il y a des moments comme ça où j’ai l’impression d’être coincée entre la mère et l’enfant. Où j’ai l’impression d’être nulle part. »

 

 

Albin Michel, coll. Terres d'Amérique, août 2022, 401 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-226-45664-9

 

 

Crédit photo couverture : © Narcisse © plainpicture / Ralf Mohr

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Ce que nous désirons le plus – Caroline Laurent

9 Septembre 2022, 19:05pm

Publié par Laure

Ce récit de Caroline Laurent fait référence à son premier ouvrage, co-écrit avec Évelyne Pisier, Et soudain, la liberté, que j’avais beaucoup apprécié.

Le 4 janvier 2021, Caroline Laurent découvre qu’Évelyne Pisier, son amie décédée en 2017 avant la fin de leur livre écrit ensemble, savait et n’a rien dit de ce qui défraie dès lors la chronique : l’inceste dont fut victime son fils, infligé par son beau-père l’homme qui était alors son deuxième mari (l’affaire est racontée par sa fille par Camille Kouchner dans son récit intitulé la familia grande.)

Pour Caroline Laurent, c’est un coup de massue d’une rare violence. Après avoir surmonté le deuil, c’est le deuil d’une amitié qu’elle croyait sincère qu’il faut endurer, et l’incapacité d’écrire à nouveau. Le pourra-t-elle un jour ?

J’ai abordé ce livre comme toujours sans en avoir lu la quatrième de couverture et sans savoir de quoi il parlait. Ayant beaucoup aimé son précédent roman également (Rivage de la colère) j’avais fait mon choix sur son seul nom d’autrice. J’ai donc été un peu perdue et déstabilisée. Il ne s’agissait vraisemblablement pas d’un roman, et je ne comprenais pas de quoi elle parlait. (Car jamais elle ne citera de nom, c’est le rappel de son premier livre qui fera le lien et internet qui m’apportera la réponse) Mais son texte, si personnel, si beau, m’a plu d’emblée. Il reste intimiste et touche au deuil, à la création, à la trahison. Suivre le cheminement de ses pensées et son avancée pour retrouver le désir et la capacité d’écrire est intéressant car superbement écrit (elle a donc amplement réussi !)

L’ouvrage reste difficile à conseiller en bibliothèque je trouve, car ce n’est pas un roman, et il a trait à un point particulier de la vie et de l’œuvre d’une écrivaine et éditrice. Je crois qu’on l’appréciera mieux si l’on a déjà lu Caroline Laurent auparavant, et notamment son premier livre, Et soudain, la liberté. Bien sûr la trahison reste un sujet universel mais son lien étroit à l’écriture ici ne le rend pas si facile à partager.

 

Quelques extraits :

p. 14 / 163 (numérique) : « Au départ, il m’a semblé que la meilleure façon de restituer la catastrophe consisterait à raconter point par point la journée du 4 janvier. J’ai fait machine arrière. Au fil des détails ma plume s’encrassait, je veux dire par là qu’elle devenait sale, douteuse – journalistique. Sans doute servait-elle à un public abstrait ce que celui-ci réclamait : de l’affect et du drama. Je ne veux pas de drama.

Consigner des instantanés me paraît plus juste, parce que plus proche de ce que j’ai vécu. Ces éclats sont à l’image de ma mémoire fragmentée. Ils me poursuivent comme une douloureuse empreinte – la marque d’une mâchoire humaine sur ma peau. »

 

p. 17 / 163 (numérique) « Le chagrin est un pays de silence. On le croit à tort bruyant et démonstratif, mais c’est la joie qui s’époumone partout où elle passe. Le chagrin, le vrai, commence après les larmes. Le chagrin commence quand on ne sait plus pleurer. »

 

p. 57/163 (numérique) « Je me suis souvent demandé si je voulais écrire ce que je vivais, ou bien si je vivais ce qui me permettrait d’écrire. Je n’ai pas la réponse. A mes vingt-huit ans je n’aurais jamais pensé vivre une folle histoire d’amitié avec un livre, pas plus que je n’aurais imaginé revenir dessus cinq ans plus tard, toujours dans un livre. Suis-je le fantôme de moi-même ? Aux extrémités de la corde qui enserre mon cou, deux textes sont là qui disent la perte, mais la perte a changé de nature. Après avoir perdu un être de chair, j’ai perdu un être de fiction. Ecrire est une folie. (…) Vaille que vaille, cependant, quelque chose lutte en moi. Appelons ça le désir. Lui seul nous tient debout. Il est notre illusion suffisante. »

 

p. 136/163 (numérique) : « L’amour, la mort 

Et rien que des mots pour en témoigner. Comment les deux pôles de l’existence peuvent-ils se confondre à ce point ?

Pauvreté du langage.

Un jour nous naissons. Un jour nous mourons.

La vie est ce qui nous échappe entre deux dates que nous ne choisissons pas. »

 

 

 

 

 

 

Les escales, août 2022, 208 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-36569-582-4

 

 

Crédit photo couverture : © Hokus Pokus créations et éd. Les Escales.

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Août 2022 en couvertures ...

31 Août 2022, 22:24pm

Publié par Laure

En août j'ai lu : 

(les couvertures sont cliquables quand elles renvoient à un billet) 

 

 

 

 

 

 

 

 

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