Les jardins d'Hélène

Minuit passé - Gaëlle Geniller

27 Décembre 2024, 10:40am

Publié par Laure

Guerlain Drosera, la trentaine, papa d’un petit garçon de 7 ans prénommé Nisse, retourne vivre dans le manoir abandonné de son enfance, où il installe son atelier de restaurateur d’art. Sa femme est absente mais leur téléphone souvent, de même que ses trois sœurs qui ont occupé une place centrale dans son enfance.

Passé minuit, l’insomnie le prend, rêves et cauchemars, à moins que la maison ne soit réellement hantée. Que ou qui représentent ces trois corneilles noires qui ne quittent pas la maison ? Et ces bruits, ces fantômes ou hallucinations ? Pourquoi Nisse est-il si serein et s’intéresse-t-il tant au spiritisme ?

Dans un décor magnifique, le scénario oscille entre présent et passé, jusqu’à la libération finale. L’ensemble est somptueux, tant dans le scénario minutieusement travaillé que dans le dessin exceptionnel, dans le détail des costumes, le choix des couleurs, jusqu’au jaspage de la tranche du livre qui contribue à la beauté et à la cohérence de l’objet, dans un esprit Art déco.

L’autrice-illustratrice intercale des pages documentaires avant l’épilogue, expliquant ses choix de couleurs, la genèse du scénario et son attention portée sur les costumes. Cet extra est vraiment intéressant.

Si d’un premier abord j’avais des doutes sur la fin (que l’on pourrait interpréter de différentes façons), la relecture de quelques pages m’a fait trancher pour une réponse, car je fais partie de ceux qui détestent les fins ouvertes en littérature.

 

Autre titre de Gaëlle Geniller : les fleurs de grand frère

 

 

Éditions Delcourt, coll. Mirages, octobre 2024, 206 pages, prix : 25,50 €, ISBN : 978-2-413-07894-4

 

 

Crédit photo couverture : © Gaëlle Geniller et éd. Delcourt

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L’hypermarquête – Gilles Bachelet

20 Décembre 2024, 15:20pm

Publié par Laure

Quand Gilles Bachelet joue avec les codes de la société de consommation et met en scène les personnages de ses propres albums, ça donne un album bourré de fantaisie, d’humour, et d’explosion graphique qui mêle dragons et chevaliers, lapins, licornes et autruches.
L’illustration fourmille de détails, et on adore les clins d’œil à ses collègues auteurs-illustrateurs, comme celui de Charles le dragon au cœur d’une double page (Alex Cousseau et Philippe-Henri Turin) ou encore le jeu sur le code-barres à la Ponti.
Vous verrez le supermarché d’un autre œil la prochaine fois que vous y emmènerez votre enfant, qui risque de vous demander le rayon des transports, animaliers ou amoureux.

Un album savoureux dans lequel l’adulte lecteur ne s’ennuie pas une seconde, et même si l’enfant (à partir de 6 ans) n’a pas toutes les références (comme la foire à l’empoigne pour une promo de pâte à tartiner), il y fera sa propre lecture emplie de magie et d’imaginaire.

Sans compter les visages très expressifs des personnages : un coup de cœur !

 

 

Seuil jeunesse, octobre 2024, prix : 15,00 €, ISBN : 979-10-235-1637-1

 

 

Crédit photos : © Gilles Bachelet et éd. Seuil jeunesse

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Novembre 2024 en couvertures...

30 Novembre 2024, 23:18pm

Publié par Laure

En novembre, j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

Et j'ai commencé plein d'autres trucs toujours en cours 😁

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Go fast, go slow - Sylvie Allouche

9 Novembre 2024, 14:55pm

Publié par Laure

Toujours aussi fan des polars de Sylvie Allouche, et même s’ils sont publiés chez un éditeur pour ados (parce que les intrigues et les personnages sont souvent en lien avec des ados ou de jeunes adultes, des sujets en rapport avec les drogues etc.) c’est du vrai bon polar qu’on ne peut pas lâcher.
Je ne les ai pas forcément lus dans l’ordre (au gré de mes trouvailles sur les rayonnages de bibliothèque), mais je retrouve toujours la commissaire Clara di Lazio, son équipe, et sa nièce Lilo avec beaucoup de plaisir.

Dans go fast, go slow, il va être question de transport de drogue bien sûr, mais de bien plus évidemment, impliquant la famille de Clara.
Camille Delvaux a dix-sept quand son petit copain Tommy lui promet que cette fois c’est le dernier go slow, qu’après ils mèneront une vie tranquille avec l’argent gagné. Mais c’est celui de trop, car malgré le stratagème qui consiste à rouler normalement et à ressembler à la famille tout-le-monde en mettant un faux bébé dans le siège-auto, c’est celui qui va mal tourner. Tommy va tirer sur un flic et se faire abattre.
Camille est incarcérée pour sept ans, et c'est en prison qu’elle apprend qu’elle est enceinte. Elle confie sa fille, Romy, à sa mère adoptive Janou.

Sept ans plus tard à sa sortie de prison, Camille va très vite être rattrapée par le dealer chef de gang qui se fait appeler l’Indien, et Clara est appelée par sa sœur qui pense avoir retrouvé leur frère Vincent disparu depuis quinze ans, en une personne inconnue dans le coma à l’hôpital, seule la médaille VDL (Vincent di Lazio) permettrait de penser qu’il s’agit de lui.

Les deux affaires vont bien sûr s’imbriquer, l’écriture est nerveuse comme la commissaire qui ne connaît pas les temps morts, on imagine très bien une adaptation en série télé 🙂
Les personnages positifs et empathiques font du bien, l’équilibre est bien trouvé, bravo !

 

éd. Syros, mars 2022, 331 pages, prix : 16,95 €, ISBN : 978-2-74-853062-9
 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Syros

 

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Octobre 2024 en couvertures...

31 Octobre 2024, 23:10pm

Publié par Laure

En octobre, j'ai lu :

- Dans le cadre du Prix Landerneau 2024 des lecteurs :

 

 

 

 

 

et j'ai abandonné car j'ai du mal avec la langue foisonnante, luxuriante et baroque, combien de fois j'ai eu envie de lui dire "viens-en au fait" (je le reprendrai peut-être) :

 

 

 

 

 

J'ai voté pour Cabane. Le lauréat 2024 est Houris, de Kamel Daoud. Un très beau roman, bien écrit, peut-être un peu trop redondant, comme ressassant, à la chronologie éclatée, clairement pas grand public (là c'est la bibliothécaire qui parle).

Dans Cabane, j'ai aimé le côté romanesque de la vie recréée des personnages (4 jeunes chercheurs à Berkeley, 2 Américains, 1 Français, 1 Norvégien) , le "que fait-on" alors que l'on sait, en 1973 que la poursuite de la croissance sans limites conduira à un effondrement mondial au milieu du XXIe siècle, on y est, le monde n'a rien fait, et chacun des personnages a réagi différemment. J'ai aimé le ressort de l'enquête journalistique pour retrouver le 4e chercheur.

 

Les 4 romans sont excellents, différents, choisir et voter fut difficile.

 

Je n'ai pas lu grand-chose d'autre (1500 pages en 21 jours n'était pas si simple) :

 

 

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Septembre 2024 en couvertures...

3 Octobre 2024, 17:59pm

Publié par Laure

En septembre, j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et j'ai été très déçue par les 3 romans du milieu, je me suis ennuyée ferme dans les détails et dans les tartes aux pommes (alors que j'aime bien ce que fait Siaudeau d'habitude, mais c'est son premier roman je crois, il s'est bonifié avec le temps) et j'ai trouvé pénible les choix d'écriture des mains pleines et le personnage du petit-fils.

Bref, un mois pas terrible... mais j'entame octobre avec la sélection des lecteurs du Prix Landerneau 2024, et ça s'annonce plutôt bien 🙂

 

 

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La maison idéale – Kate Collins

26 Septembre 2024, 09:45am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Isabelle Maillet

Cette maison idéale, a good house for children dans son titre original, est un manoir imposant qui a pour nom « le Reeve », situé dans le Dorset, au sud-ouest de l’Angleterre. Idéal pour l’épanouissement familial, vraiment ?

Ce premier roman de l’autrice raconte l’histoire d’une maison, à travers deux familles, en 1976 et en 2017, avec des retours plus loin dans le temps également, le manoir en bord de falaise s’avérant plus hanté qu’idyllique.

En 1976, c’est Lydia qui est embauchée comme garde d’enfants d’une famille nombreuse pour aider Sara, la mère tout juste veuve, dépassée par son chagrin. En 2017, c’est Orla, une mère de famille, artiste peintre, qui élève ses jeunes enfants (dont l’aîné ne parle pas)  dans cette grande maison choisie (et imposée) par son mari qui n’y vit guère, travaillant et restant à la ville la semaine.

La psychologie des personnages est intéressante, les phénomènes mystérieux qui se produisent contribuent à une atmosphère un peu angoissante, tout comme le climat, le voisinage… L’alternance des époques et des vécus familiaux fonctionne, mais il manque un petit quelque chose : le roman n’en reste pas moins attendu, avec une impression de déjà lu, et d’inabouti dans le traitement du léger surnaturel.

Ce n’est pas un mauvais roman, mais il manque quelque chose pour qu’il soit pleinement réussi.

A lire si vous aimez les histoires de fantômes, de maisons hantées, de destins tragiques qui se répètent, les ambiances gothiques et psychologiques.

 

Extrait p. 194-195/229 (numérique) : « La maison exigeait trop d’elle. Elle avait essayé de l’aimer, de réparer ce qui était cassé en elle, de panser ses plaies. Et pourtant, ça ne suffisait pas. Le Reeve l’appelait, avait besoin d’elle, la réclamait comme le ferait un enfant, et Orla savait qu’elle aurait beau lui donner tout ce qu’elle pouvait, ce ne serait jamais assez, car un enfant n’aspire qu’à s’approprier totalement sa mère. Les siens la dévoraient s’ils en avaient la possibilité, afin qu’elle vive en eux pour toujours. Et c’était ce que voulait la maison : la faire sienne à jamais.

Elle était devenue la mère d’un monstre. Le Reeve lui avait parlé, avait chuchoté à son oreille, et elle l’avait écouté.

Une mère doit se sacrifier pour ses enfants. Orla le savait et en avait déjà accepté la nécessité au plus profond de son cœur. »

 

 

 

 

 

 

Éditions Les escales, septembre 2024, coll. Littérature étrangère, 400 pages, prix : 23 €, ISBN : 978-2-36569-836-8

 

 

Crédit photo couverture : © Hokus Pokus Créations

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L'arbre-lit - Silène Edgar, ill. de Gilles Freluche

11 Septembre 2024, 10:30am

Publié par Laure

La cabane bleue est une petite maison d’édition indépendante installée à Rezé près de Nantes, qui défend un fort engagement écologique et environnemental.

Cet album défend les mêmes valeurs dans son histoire, celle du nouveau lit de Valentine, qui grandit. Son papa lui en a ainsi fabriqué un nouveau avec le bois du poirier du jardin, malade et fatigué, qu’il fallait couper.

Chaque soir, l’arbre-lit lui raconte des histoires, celles des enfants qui sont passés sous ses branches. Importance de la nature et de la vie (planter un nouvel arbre) ; réemployer plutôt que détruire, transmission des histoires dans la tradition du conte oral sous le baobab sont les thèmes abordés dans ce récit accessible dès 3 ans.

Les illustrations sont belles et chaleureuses, emplissant les pages de leurs aplats de couleurs.

Le bleu nuit du soir, les cheveux roux de la petite fille qui se marient avec le bois du lit et de l’arbre, j’aime beaucoup !

 

(dès 3 ans)

 

La cabane bleue, mai 2020, 32 pages, 17 €, ISBN : 978-2-491231-04-0

 

 

Crédit photo couverture : © Gilles Freluche et éd. La Cabane bleue

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Ensemble - Emilie Chazerand, ill. d'Amandine Piu

10 Septembre 2024, 09:57am

Publié par Laure

Un très bel album sur le principe d'une page "seul, on..." avec une découpe qui met l'accent sur un détail qui révèle la scène entière en pleine double page suivante avec "ensemble, on..."
Par exemple : "Seul, on grandit; ensemble, on s'épanouit", "Seul, on réfléchit; ensemble, on construit" etc.


Un texte et de très belles illustrations au trait fin dans lesquelles les couleurs primaires dominent (bleu, rouge, jaune) pour représenter l’intérêt et le bien-être que l'on peut tirer du vivre ensemble.

 

 

 

 

 

La Martinière Jeunesse, mai 2024, 52 pages, prix : 17,50, ISBN : 979-10-401-1723-0

 

 

Crédit photos : Amandine Piu et éd. La Martinière Jeunesse

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Août 2024 en couvertures...

31 Août 2024, 22:25pm

Publié par Laure

En août, j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

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