Les jardins d'Hélène

La soutenance – Anne Urbain

1 Février 2021, 19:15pm

Publié par Laure

Antoine a décidé d’arrêter sa thèse, mais ne parvient pas à l’annoncer à sa mère. Il se condamne lui-même à la terminer, entre cafés, derniers cours en tant que prof, BNF et procrastination. Il ne rejoindra pas sa compagne à Séoul pour mieux travailler, tout en accueillant à l’improviste son frère ainé, Dan, qui travaille dans la finance à Londres. L’un n’a pas le sou, l’autre le distribue, l’un est fidèle à son époque, un peu paumé, l’autre part en vrille. Comment trouver sa place dans cette famille qui semble désunie malgré les apparences ?

Choisi pour son titre et son sujet (la soutenance de mon fils est prévue dans 15 jours), je me suis longtemps demandé où l’auteur allait en venir. Ce roman apportait-il quelque chose de neuf ou d’intéressant à la littérature ? Je n’ai pas aimé les personnages, et pourtant, le ton m’a donné envie de poursuivre. La tragi-comédie prend le dessus, mais semble montrer aussi le grand désarroi d’une jeune génération perdue et sans repères, la déliquescence de la famille et de la communication en son sein. Une lecture intrigante mais mitigée pour ma part.

 

Premier roman

 

Ed. de l’Olivier, janvier 2021, 234 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-8236-1697-2

 

 

Crédit photo couverture : © cedric@scandella.fr / éd. De l’Olivier.

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Janvier 2021 en couvertures ...

31 Janvier 2021, 14:50pm

Publié par Laure

En janvier j'ai lu :

 

 

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Retrouve-moi – Lisa Gardner

19 Janvier 2021, 13:51pm

Publié par Laure

Curieuse expérience de lecture que ce polar, que j’ai franchement eu envie d’abandonner, tant je le trouvais fade et ennuyeux. Mauvais signe pour un roman policier !

Je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà lu du Lisa Gardner [ah bah si en fait, ce blog a plus de mémoire que moi, et je n'étais déjà pas emballée en 2011], je ne connaissais pas l’enquêtrice D.D. Warren, ni son acolyte extérieure aux services de police, Flora Dane, elle-même victime dans un précédent volume.

Le roman commence sur une scène antérieure de tuerie générale assez dure, dont l’une des survivantes témoigne un an après en aidant des victimes de ce genre au sein d’une asso.

Puis c’est une famille entière qui est décimée, à l’exception de la fille ainée, Roxy, qui était sortie promener les deux vieux chiens aveugles. Miraculeusement épargnée, ou coupable ? La police est à sa recherche. 

Je n’ai pas trouvé grand-chose de crédible dans la façon dont l’enquête est menée, ni ressenti d’empathie pour quelque personnage que ce soit. Le dénouement fonctionne mais le seul intérêt que j’ai trouvé à ce roman, c’est tout ce qui touche au quotidien des familles d’accueil, à leurs motivations et au dysfonctionnement étatique grave qui en découle ici. Le sujet de la violence faite aux enfants est un sujet sensible et délicat.

Une lecture mitigée qui ne me donne pas spécialement envie de poursuivre avec cette autrice.

 

 

Albin Michel, janvier 2021, 468 pages, prix : 22,90 €, ISBN : 978-2-226-44197-3

 

 

Crédit photo couverture : © Nilufer Barin / Trevillion Images / éd. Albin Michel

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Age tendre – Clémentine Beauvais

10 Janvier 2021, 14:42pm

Publié par Laure

Le service civique est devenu obligatoire le temps d’une année scolaire, entre la classe de troisième et celle de seconde. Valentin Lemonnier, élève introverti et ultrasensible originaire d’Albi dans le sud-ouest de la France, a émis trois vœux de secteurs professionnel et géographique, comme chacun, mais aucun n’a été retenu, c’est ainsi qu’il se retrouve dans une unité Alzheimer dans le Pas-de-Calais, dans les Hauts de France. Il est affecté dans le service années 1960-70 d’une unité Mnémosyne, qui s’attache à reconstituer le décor et le mode de vie de cette période pour les résidents ayant perdu la mémoire.

Contre toute attente il va rapidement s’attacher aux résidents, à ses collègues de travail, et à une mission bien particulière : faire venir chanter Françoise Hardy, mais Françoise Hardy telle qu’elle était dans les années 60, et ça, c’est compliqué.

J’ai adoré l’originalité des trouvailles d’écriture de Clémentine Beauvais : le roman a la forme du rapport de service civique, tel qu’il est rendu aux enseignants qui l’évalueront, à la différence assumée qu’il fait 378 pages au lieu des 30 préconisées, et que Valentin l’assume pleinement : « J’ai dépassé ».

J’ai aimé l’idée des notes additionnelles a posteriori du temps quotidien d’écriture du rapport, mais insérées dans le fil chronologique néanmoins. Age tendre est bien évidemment un roman d’apprentissage empli d’empathie et d’humour. J’ai bien failli tenir mon premier coup de cœur de l’année, mais j’ai fini par y trouver des longueurs : la résolution de la venue de Françoise est transparente très tôt pour le lecteur, inutile de la délayer autant donc, et j’ai fini par trouver longue et ennuyeuse l’histoire personnelle de sa référente de stage, la docteure Sola Perré.

Le héros est attachant, l’idée de reproduction d’une époque au sein d’une unité Alzheimer pose vraiment question dans la prise en charge sociétale aujourd’hui, et le cheminement de Valentin montre combien il « grandit », propre du roman adolescent. Si la fin du service civique marque la fin du roman, j’aurais tellement aimé que le jeu soit joué jusqu’au bout avec le retour de l’enseignant évaluateur…

Un bon roman ado, qui vous fera inévitablement réécouter Françoise Hardy, Birkin et Vartan, la playlist est fournie en exergue.

 

 

Ed. Sarbacane, août 2020, 378 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-37731-465-2

 

Crédit photo couverture : © Claudine Devey et éd. Sarbacane.

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La section Lucky – Frédéric Schmitter

6 Janvier 2021, 12:53pm

Publié par Laure

Au milieu des années 1980 sur les îles bretonnes du Ponant, un certain Gaspard, « Grand Auteur, Sympathique Pédopsychiatre Au Rire Débile », va initier six adolescents aux jeux d’écriture et de lettres. Vous noterez les prénoms des collégiens, et l’ordre choisi, correspondant aux six voyelles de l’alphabet : Anne, Erwan, Isabelle, Olivier, Urielle et Yves. Par le biais d’exercices, chacun va se surpasser dans cette créativité contrainte, dépassant pour certains leurs angoisses cachées.

La lecture est plaisante et rappelle bien évidemment l’Oulipo, le roman pourrait devenir sans problème un support d’ateliers d’écriture, de l’anagramme au palindrome en passant par toutes sortes de contraintes stylistiques, quant au nombre de lettres ou leur choix. La fin me semble tomber un peu à plat, comme si l’on ne voyait pas comment finir autrement après tant de prouesses. Jusqu’à la table des matières et à l’ordre des chapitres travaillés dans ces mêmes contraintes. Rien n’est laissé au hasard. De la page blanche naitrait l’angoisse alors que la contrainte ouvrirait les portes de la liberté.

Pour ados passionnés d’écriture et adultes aimant les jeux de lettres. Pas si grand public que cela (mais facile à lire), bravo pour l’exercice !

 

 

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Ed. du Rocher, janvier 2021, 152 pages, prix : 14,90 €, ISBN : 978-2-268-10468-3

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Du Rocher

 

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Derniers mètres jusqu’au cimetière – Antti Tuomainen

4 Janvier 2021, 15:32pm

Publié par Laure

Traduit du finnois par Alexandre André

 

Jaakko, 37 ans, est chef d’entreprise ; il cultive et vend à prix d’or un champignon rare issu des forêts de pins aux Japonais qui en sont friands. Il découvre lors d’une visite médicale que quelqu’un l’empoisonne à petit feu, et que ses jours sont à présent comptés. Persuadé que sa femme est la coupable, d’autant qu’il la surprend le jour même en fâcheuse posture déshabillée avec le chauffeur de la boite. Il va mettre son énergie restante à faire surgir la vérité. Mais c’est aussi le moment que choisit une entreprise concurrente qui a flairé le bon filon pour lui mettre des bâtons dans les roues, lesquels sont surtout patibulaires et bien armés.

Un roman policier finlandais plein d’humour noir et caustique, ça ne se refuse pas. Il y a bien quelques morts et une pauvre victime qui essaie d’enquêter elle-même, c’est un roman plutôt joyeux parsemé de scènes burlesques qui s’offre au lecteur.

Vraiment original dans le ton, j’ai passé un bon moment !

 

 

Fleuve éditions, février 2019, 312 pages, prix : 19,90 €, ISBN : 978-2-265-11794-5

Existe en poche chez 10-18 à 7,80 €

 

Crédit photo couverture : © Studio Allez/ Plainpicture et Getty Images / et Fleuve éd.

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Un regard sur 2020...

1 Janvier 2021, 13:59pm

Publié par Laure

Photo Anne Nygard / Unsplash.com (libre de droits)

Une année particulière, comme on le lit partout, qui nous rappelle combien tout peut toujours basculer. J'ai eu la chance de toujours continuer à travailler, ce qui m'a sans doute sauvée, mentalement du moins...

Je suis passée entre les gouttes du virus jusqu'à présent, et n'ai pas connu de proches atteints. Chance encore.

J'ai lu cette année un peu plus que les précédentes. Beaucoup de livres mais les BD gonflent artificiellement le nombre, elles se lisent plus vite qu'un roman.

Au tableau de 2020 donc, 152 livres lus, qui ont représenté un total de 31661 pages (la bibliothécaire relève le nombre indiqué sur la dernière page numérotée, quel que soit le nombre de pages après) et qui m'auraient couté 2554,31 € si je les avais achetés. Mais cette année encore, j'ai fréquenté assidûment les bibliothèques.

 

Pour ceux qui aiment le détail, j'ai donc lu :

- 38 BD adultes

- 22 romans français ou francophones

- 22 romans pour ados

- 19 essais ou non-fiction

- 14 romans étrangers

- 12 BD jeunesse

- 9 romans jeunesse

- 7 mangas pour ados

- 5 romans policiers

- 3 BD pour ados

- 1 seul recueil de nouvelles

- et je n'ai pas compté les (nombreux) albums jeunesse, lus le plus souvent pour le travail.

 

Je n'ai mis 5 étoiles qu'à 9 de ces 152 titres :

Liens vers mes billets sur ces titres :

- Il est des hommes qui se perdront toujours, de Rebecca Lighieri

- Une photo de vacances, de Jo Witek

- Coltan Song, Collectif Black bone t.1 (Causse/Urien/Mazas/Jean-Préau)

- Une histoire de France, de Joffrine Donnadieu

- Peau d'homme, de Hubert et Zanzim

 

J'ai beaucoup aimé également (4,5 étoiles) les romans suivants, par ordre chronologique de lecture :

- Marche blanche, de Claire Castillon

- Sauf que cétaient des enfants, de Gabrielle Tuloup

- La tentation, de Luc Lang

- Rivage de la colère, de Caroline Laurent

- Une cosmologie de monstres, de Shaun Hamill

- La deuxième femme, de Louise Mey

- Mothercloud, de Rob Hart

 

Eh oui je n'ai au final que peu chroniqué mes lectures, 57% seulement ont été suivies d'un billet, pour les oubliées du traitement de texte, c'est juste une question de paresse. La lecture et son univers ne doivent jamais devenir contraintes.📑

 

 

 

Et l'année s'est achevée dans la douceur, avec l'annonce d'un mariage dans 6 semaines (plus que 5 à présent), comment trouve-t-on une robe en si peu de temps pour marier son enfant ?😉

 

 

 

 

 

 

à tous, qui passez ici, une bonne et heureuse année 2021 !

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Décembre 2020 en couvertures ...

31 Décembre 2020, 14:08pm

Publié par Laure

En décembre, j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En décembre j'ai vu :

 

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Voir le jour, un film de Marion Laine (2020)

28 Décembre 2020, 10:46am

Publié par Laure

Avec Sandrine Bonnaire, Aure Autika, Kenza Fortas. Sorti en salle en août 2020, en DVD et VOD en novembre 2020.

 

Librement adapté du roman de Julie Bonnie, Chambre 2, que j’avais bien aimé, Voir le jour est hélas bien plus fade.

Jeanne est auxiliaire (de puériculture ?) dans une maternité, où une jeune danseuse perd l’un des jumeaux qu’elle attendait avant de sombrer dans le coma. Toute l’équipe est affectée, craignant le procès que fera le père. Ne cherchez pas le reflet de la vie d’une maternité, rien n’y est réaliste ni crédible, pas d’empathie ni de charme dans les images. A peine un bébé ici ou là, et des mères presque pas.  Ce n’est pas une histoire de la maternité en France malgré les tentatives d’allusions au manque de personnel et à une gestion qui prône la rentabilité. On parle maternité et naissance sans y montrer de sage-femme ni de médecin (ou à peine, le seul homme dans le rôle de chef désagréable), tous les rôles médicaux sont flous et interchangeables. Parce que là n’est pas la question sans doute.

Et c’est dommage, car c’est bien du lien mère-enfant dont il est question, dans le passé de Jeanne, ex-rockeuse chanteuse droguée, qui revit de manière saccadée son histoire qu’elle devra bien un jour transmettre à sa fille jeune adulte.

Seule la jeune stagiaire apporte un sourire à ce film qui manque cruellement de rythme. Préférez le roman.

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Peurs bleues – Mathou

27 Décembre 2020, 13:48pm

Publié par Laure

De Mathou je connaissais surtout les dessins mensuels pour bullet journal et j’avais acheté en 2020 son joyeux journal, un agenda qui mettait un peu de gaité dans le quotidien, et qui avait pour sous-titre : « en 2020, tout va bien ». Autant dire qu’en 2020 l’agenda est resté souvent confiné au bureau et la plupart des activités d’animation d’une bibliothécaire ayant été annulées, n’a pas beaucoup servi. Mais j’aime le trait rond de Mathou, ses dessins me mettent de bonne humeur, et la police choisie est tout aussi plaisante et facilite la lecture.

Peurs bleues est une BD qui fait du bien, parce que ça fait toujours du bien de voir qu’on n’est pas seul à avoir telle ou telle peur ou névrose. Ça commence doucement avec des peurs simples, la peur du noir, d’être enfermée dans ascenseur, la peur de l’avion, puis ça devient un peu plus profond. Chacun.e pourra se retrouver dans telle ou telle idée, la peur de la mort, la peur du regard des autres (le surpoids, le physique, etc.), la peur de dire non, la peur de déranger…

La conclusion bienveillante dans un esprit feel good à la sauce développement personnel est peut-être de trop, mais allez, un petit bonbon de temps à autre, ça ne se refuse pas !

 

Delcourt, février 2020, 160 pages, prix : 18,95 €, ISBN : 978-2-413-02275-6

 

Crédit photo couverture : © Mathou et éd. Delcourt

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