Les jardins d'Hélène

Un clafoutis aux tomates cerises - Véronique de Bure

16 Mai 2017, 07:39am

Publié par Laure

Jeanne, 92 ans, tient le temps d’une année, le journal de sa vie quotidienne. Au fil des saisons, on sourit de ses anecdotes, de ses piques pleines d’humour et surtout de bon sens, et de ses petites manies. Mais Jeanne ne manque pas de rappeler immédiatement à notre vie une grand-mère ou arrière-grand-mère, une belle-mère âgée qui vit comme elle au fin fond d’une France rurale, veuve, entre belote, mots croisés et verres de blanc avec les amies…

 

C’est tendre, truculent, et ça fait un bien fou ! Qu’est-ce qu’on s’attache à cette petite mamie ! Et puis à l’approche de l’hiver le fond se fait plus grave, et le cœur du lecteur se serre à l’idée qu’arrive peut-être aussi le crépuscule de sa vie. Mais la douceur, la sérénité de Jeanne, sa sincérité, ont un effet rassérénant sur le lecteur. On la quitte à regret, entre pensées pour nos proches qui lui ressemblent et hommage au grand âge. Quelle justesse dans toutes ces observations du quotidien !

 

Véronique de Bure réussit ici un magnifique roman, émouvant, sincère, réaliste, un feel-good book entre bonheur et tristesse apaisée, parce qu’ainsi va la vie. A conseiller sans modération.

 

 

Flammarion, février 2017, 376 pages, prix : 19,90€, ISBN : 978-2-0813-8906-9

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Constance Clavel et éd. Flammarion

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A samedi ! – Hubert Ben Kemoun / Zaü (ill.)

15 Mai 2017, 16:46pm

Publié par Laure

Ils sont adolescents ou parents, et sont amoureux. Pendant quatre jours, du mercredi au samedi, va se jouer la partition du sentiment amoureux, avec des notes tantôt douces tantôt amères, et des fins inattendues.

 

Damien et Mélodie se sont embrassés pour la première fois mercredi et déjà Damien réfléchit au cadeau qu’il lui fera samedi, un cadeau démesuré, unique, à la hauteur de sa passion naissante.

 

Malo, lui, est amoureux de Bettina, mais ne sait comment le lui dire. Il s’enferme au CDI et à la bibliothèque municipale pour chercher ses mots dans les classiques, lui qui n’ouvre jamais un livre, pas même ceux au programme. Et il y a Myriam, la mère de Mélodie, qui ne se remet pas d’avoir jadis laissé passer un amour de jeunesse, mais qu’elle n’a jamais vraiment perdu de vue.

 

Des fragments du discours amoureux particulièrement bien décrits par l’auteur, qui s’adressent aux adolescents (mais pas seulement !) et disent avec justesse la timidité, les émois, l’espoir, la peur, mais aussi la joie, les papillons dans le ventre, le tourbillon de la vie encore plus belle quand l’amour s’en mêle, et parfois aussi, la déception.

 

Les liens d’amitié ainsi que les relations mère-fille sont aussi très bien décrits. Si l’amour est au cœur des mots (et des maux !), le roman illustré tout de noir, gris et rouge, laisse aussi une large place au décor : celui de la ville, le parc, la bibliothèque, le tram, mais aussi au climat social : une ville où le racisme se traduit par des tags haineux sur la boutique de la mère de Mounir, elle qui est pourtant née en France.

 

L’illustration très graphique s’inscrit dans des cadres qui se partagent la page avec le texte, on pense aux tableaux de Mondrian, dans un choix de couleur différent. Le format album (assez grand : 31 cm) se prête à la mise en valeur du duo texte / images.

 

Un beau roman illustré sur un thème universel qui saura vous toucher.

 

 

Rue du Monde, septembre 2015, 70 pages, prix : 19 €, ISBN : 978-2-35504-389-5

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Zaü et éd. Rue du Monde

 

 


p. 37 : « Allez Malo, le pire serait de te dire : « Dommage ! » « Dommage, j’aurais dû lui dire », « Dommage, j’aurais dû oser » Dommage est le pire mot qui puisse exister »

p. 58 : « Quand viendra son tour, il faudra commencer par lui parler de ses yeux. Ou lui dire le manque d’air quand il ne la voit pas. L’asphyxie totale tant elle lui manque. […] La toucher et la faire sourire, pas marrer, juste sourire. L’attendrir, pour que s’impose la tendresse entre eux. »

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Les deux vies de Baudouin - Fabien Toulmé

7 Mai 2017, 14:33pm

Publié par Laure

Baudouin Dutil est juriste dans une grosse entreprise à la Défense, petite vie bien rangée, métro-boulot-dodo-câlins à son chat Morrison. Il a si bien oublié ses rêves de jeunesse qu’il a conçu un boitier électronique qui décompte les jours restants avant la retraite. Son frère Luc, lui, est plus fantasque, plus libre : médecin pour une ONG, il parcourt le continent africain et profite bien plus de la vie.

 

Aussi quand Baudouin apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre (un cancer sournois et foudroyant), Luc va le convaincre de tout plaquer et de vivre enfin ses rêves.

 

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une », c’est cette citation de Confucius que l’auteur a choisi de mettre en exergue. C’est depuis aussi devenu à quelques mots près le titre d’un roman à la mode.

 

Alors, Baudouin en sera-t-il capable ? Par le jeu des couleurs, des flashbacks dans la narration nous ramènent vers son enfance, son rapport à son père, ses rêves avortés de guitariste. Et c’est un événement dramatique et la personnalité de son frère qui vont lui donner le coup de pieds aux fesses nécessaire. Mais cela va aussi bien au-delà que ce « que feriez-vous s’il vous restait deux mois à vivre ? », la pirouette finale en atteste et vous laisse les larmes aux yeux.

 

Tout est parfait dans cet album, la clarté du trait, la narration, la couleur, l’abord d’un sujet grave et triste par un angle léger qui donne du baume au cœur : foncez !

 

Fabien Toulmé, après un album très personnel (ce n’est pas toi que j’attendais) montre ici qu’il sait se renouveler, tout en conservant cet univers intimiste et profond qui est aussi plaisant que bouleversant.

 

 

Delcourt / Mirages, février 2017, 268 pages, prix : 25,50 €, ISBN : 978-2-7560-8225-7

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Fabien Toulmé et éd. Delcourt.

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J'ai avalé un arc-en-ciel - Erwan Ji

6 Mai 2017, 09:08am

Publié par Laure

Capucine a 17 ans, la peau mate, l’accent de Montpellier, mais elle vit aux USA depuis l’âge de 3 ans, dans le Delaware, et mélange allègrement les deux langues : un père américain, une mère française.

 

Elle choisit d’écrire son journal de bord en français, pour garder une certaine distance avec ses camarades, qu’elle publie sous forme de blog.

 

On s’attache très vite au ton enjoué de l’adolescente, à son humour, à l’aspect « exotique » de la scolarité américaine vue d’ici, et à ses aventures sentimentales.

 

Ça fonctionne très bien au début, puis j’ai trouvé assez rapidement que cela tournait en rond : je lui ai dit que, alors il m’a répondu que, j’ai fait ça, puis ça…. Très factuel et assez ennuyeux, mais typique de l’enthousiasme adolescent (écoutez vos ados vous raconter leur journée !). C’est juste que je ne suis plus le cœur de cible pour cet ouvrage.

 

Roman qui a la particularité également d’aborder l’homosexualité de manière subtile, avec douceur, qui chemine avec son personnage et son passage vers l’âge adulte.

 

 

p. 188 : « Quand je suis rentrée, ma mère a pris la mouche parce que je lui ai répondu froidement. Mon père a dit que je ne devais pas parler à ma mère comme ça. C’était la meilleure de l’année celle-là. Quand mes parents sont de mauvaise humeur, ils me parlent comme si j’étais une saltimbanque qui squatte leur maison, mais quand moi j’ai un passage à vide, la famille c’est sacré et je dois surveiller ce que je dis ?

L’adolescence est une gigantesque escroquerie. »

 

p. 214 : « Je me demande si je suis gay. […] Ce serait plus pratique s’il y avait un test de dépistage. Vous allez à la pharmacie, vous dites que vous voulez savoir si vous êtes gay, et ils vous donnent un truc où il faut faire pipi dessus. Bleu vous aimez les garçons, arc-en-ciel vous aimez les filles. »

 

 

 

Nathan, mars 2017, 383 pages, prix : 16,95 €, ISBN : 978-2-09-256607-7

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Nathan

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Avril 2017 en couvertures ...

1 Mai 2017, 07:06am

Publié par Laure

En avril j'ai lu :

 

        

 

 

        

 

 

     

 

 

 

 

En avril j'ai vu :

 

 

      

 

13 reasons why : mouais... interminablement délayé, en gros il faut attendre l'épisode 9 (sur 13) pour qu'enfin ça devienne intéressant. Et 9 x 50 min, c'est looong! Le livre m'avait déjà beaucoup agacée à l'époque (2010, pas retrouvé de billet), ou alors passés 14 ans, passez votre chemin. Mais on va au bout parce qu'on veut savoir comment ça finit. En ce sens on peut dire que c'est réussi ?

 

Saison 6 de the good wife... ou la politique est véreuse partout même si certains essaient de la rendre plus propre...

(et merci à fiston pour son abonnement Netflix !)

 

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Le vertige des falaises - Gilles Paris

30 Avril 2017, 16:30pm

Publié par Laure

Sur l’Ile, dans une maison de verre et d’acier nommée Glass, vit Marnie, une adolescente de 14 ans, un brin insolente, déterminée, en compagnie de sa mère Rose, atteinte d’un cancer en phase terminale, et d’Olivia, sa grand-mère qui règne en maitresse femme tant sur la famille que sur l’Ile. Les hommes sont morts, le grand-père d’une crise cardiaque, le père dans un accident de voiture et personne ne les regrette.

 

Ne fuyez pas, il n’y a rien de sombre dans cette histoire ! C’est là tout l’art de Gille Paris, d’aborder des faits graves avec une légèreté mesurée, une lumière et une poésie dans l’écriture tout en émotion et sensibilité.

 

L’Ile avec une majuscule (tout comme le Continent avec un grand C) pourrait tout aussi bien être bretonne qu’anglo-normande ou américaine, l’auteur brouille volontairement les pistes mais c’est un monde à part entière, où l’atmosphère hitchcockienne et le climat ont leur importance. C’est avec des maisons comme Glass, de verre et d’acier, qu’Aristide, brillant architecte, a fait fortune, et c’est sur l’Ile qu’il a rasé l’ancienne maison de sa femme Olivia pour construire cette habitation qui malgré sa transparence cache bien des secrets. Ses secrets.

 

C’est à travers un roman choral aux chapitres courts que l’auteur va lever le voile sur cette famille, avec des personnages de femmes fortes, qui ont chacune leurs fêlures, et où les hommes sont déchus par la force des choses.

 

« On n’a pas besoin des hommes. Ils n’apportent que du malheur » (Marnie, p.10)

 

« Les hommes sont des enfants qui grandissent malgré eux. Et Dieu sait combien leur bêtise est sans limites. Certes, ils ne cassent plus de jouets. Ils brisent le cœur des femmes. » (Olivia, p. 21)

 

Ils ne sont pas épargnés dans ce roman ! « Les hommes sont dégoûtants. Les hommes sont violents. Les hommes sont stupides. » (Marnie, p.74)

 

Est-ce ainsi que le monde tourne ? Ecoutez Marnie et Olivia reconstruire le drame qui s’est joué au bord des falaises, et prêtez attention aux personnages secondaires, forts, mais qui cachent aussi leurs propres failles : Prudence, l’intendante, qui n’est pas sans rappeler la Mrs Danvers de Rebecca de Daphné du Maurier, Jane, l’amie aveugle de Marnie, Géraud, le médecin, Agatha la fleuriste, Côme le prêtre ; le suspense vous mène jusqu'au bout sans même vous en rendre compte.

 

Si vous avez aimé « autobiographie d’une courgette » et son adaptation au cinéma « Ma vie de Courgette » par Claude Barras, filmé entièrement en stop motion, lisez le vertige des falaises car il y a du Courgette dans ce roman, la parole de l’enfance, les blessures secrètes qui se dévoilent et se pansent, avec pudeur et émotion.

 

Pour une fois, alors qu’habituellement je les ignore, j’approuve totalement le message du bandeau signé Tatiana de Rosnay !

 

 

Editions Plon, avril 2017, 244 pages, prix : 16,90 €, ISBN : 978-2-259-25283-6

Crédit photo couverture : ©V. Podevin ©Nikki Smith/Archangel Images / et éd. Plon

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Le grand jour (Boule à zéro tome 6) – Ernst (dessins) / Zidrou (scénario)

22 Avril 2017, 09:53am

Publié par Laure

C’est le grand jour, Zita, alias Boule à zéro, sort enfin de l’hôpital ! à moins que … (je vous laisse la surprise !)

 

On retrouve avec beaucoup de plaisir la jeune Boule à Zéro (13 ans, dont 9 passés à l’hôpital) et ses copains du 6ème étage, le service d’oncologie enfants.

L’humour et la joie de vivre sont toujours là, même si un zeste de gravité pointe de temps à autre, il va cette fois aussi être question d’amour ! C’est tendre et revigorant.

 

Une série qui tient la route, remet du baume au cœur sur un sujet délicat, et dont le tome 7 est annoncé pour début 2018).

Entre rêve et cauchemar, guérison et amitié, on reste attachée à la petite Zita et à sa troupe !

 

 

 

 

Bamboo, avril 2017, 46 pages, prix : 10,90 €, ISBN : 978-2-8189-4152-2

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Ernst et éd. Bamboo.

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Le murmure du vent – Karen Viggers

18 Avril 2017, 18:05pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Australie) par Isabelle Chapman

 

 

Le murmure du vent - Karen ViggersAbby, vingt-trois ans, est étudiante biologiste, doctorante, elle étudie le comportement des kangourous dans le bush australien aride et parfois dur envers l’homme. Cette solitude lui convient, blessée par la vie, elle ne s’est jamais vraiment remise de la mort de sa mère quand elle avait treize ans. Lorsque le journaliste Cameron vient l’interviewer, elle le prend en grippe immédiatement, mais lui tombe rapidement amoureux.

 

En parallèle, Daphne, une vieille dame qui vécut jadis sur ces terres qui lui ont été reprises par l’Etat, se remémore ses souvenirs, la perte de son fils et de son mari. Daphne et Abby vont s’apporter du réconfort l’une l’autre sans vraiment s’en rendre compte.

 

A travers ces trois personnages principaux, c’est une saga familiale empreinte de couleurs et de souffle que nous offre l’auteur. Les paysages et l’histoire de l’Australie, occupent une large place, passionnante, et qui confèrent une atmosphère particulière au roman.

 

Si l’intrigue est assez convenue (on comprend assez vite comment les fils vont s’entrecroiser), les personnages sont attachants, et les souvenirs de Daphne sont de véritables bulles narratives qui plongent le lecteur dans l’histoire aborigène du pays, la dureté du climat, de la vie dans le bush.

 

Le travail d’Abby apporte un sujet plus contemporain : comment traiter la surpopulation des kangourous ?

Les personnages secondaires, Matt, le frère d’Abby, Doug, le mari décédé de Daphne, … la belle-mère d’Abby, sont tous très travaillés, apportant de la densité à l’histoire.

 

Le murmure du vent est surtout l’histoire d’une terre, celle des monts Brindabella, l’histoire d’un pays, et au plus intime, celle de deux familles de générations différentes qui s’inscrivent sur ces paysages sauvages.

 

Une belle histoire d’amour, de résilience, de transmission dans une Australie rude et lourde de son passé.

 

 

 

Les escales, avril 2017, 395 pages, prix : 21,50 €, ISBN : 978-2-36569-286-1

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Hokus Pokus Creations et éd. Les Escales

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Hypersensibles - Ilse Sand

17 Avril 2017, 14:07pm

Publié par Laure

(Apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux)

 

Traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Thullesen

 

 

Hypersensibles - Ilse SandThéologienne et psychothérapeute danoise, Ilse Sand vise ici à réhabiliter le trait de caractère qu’est l’hypersensibilité, souvent perçu comme négatif, faible et dévalorisant, par opposition aux gens plus extravertis par exemple.

 

Si elle a beaucoup étudié les travaux d’Elaine Aron, référente sur le sujet, elle s’en démarque, et va plus loin dans les tests d’auto-évaluation qu’elle propose.

 

Bienveillance, distinction entre confiance en soi et estime de soi, acceptation de soi une fois l’hypersensibilité définie, l’ouvrage vise à aider à mieux vivre mais n’apporte finalement pas grand-chose et reste assez superficiel à mon goût, les témoignages n’apportent rien, trop loin de notre culture pour que l’on puisse s’y identifier, de même les exemples d’idées d’activités en fin de volume ressemblent un peu à une plaisanterie : les personnes sensibles les pratiquent déjà pour la plupart sans avoir besoin d’une liste trop générale de toute façon.

 

p. 31 : « Il faut distinguer confiance en soi et estime de soi selon les critères suivants :

- La confiance en soi fait référence à la confiance dans vos compétences et vos actes.

- L’estime de soi est la conscience de votre moi intime et la confiance en votre propre valeur. »

 

p. 90 : « Cela peut soulager certains d’être occupés à tourner leur colère contre leurs parents âgés plutôt que d’affronter cette vérité. Mais le passé est passé. L’enfance ne se rejouera pas. Les blessures que vous avez reçues, vous les avez reçues, et vous avez vécu avec la frustration qu’elles entraînaient. Le jour où vous accepterez cette réalité, la colère se changera en chagrin.

Or la chagrin est salvateur. Le chagrin est un processus qui suit son propre cycle. Quand vous êtes dans le chagrin vous êtes beaucoup plus ouvert à la compassion et à l’amour de la part des autres que quand vous êtes dans la colère. Quand vous êtes en colère, vos chances d’attirer la compassion sont bien plus faibles. La colère éloigne la compassion, le chagrin l’appelle. »

 

 

p. 140 : « « Personnes hypersensibles » est la nouvelle dénomination pour des types de personnes qui pendant longtemps ont été décrites par des mots comme « anxieuses », « timides », « névrosées », - ou pire encore quand j’étais enfant : « malades des nerfs ». »

 

 

Idéal pour une première approche, insuffisant sinon.

 

 

Editions Josette Lyon, mai 2016, 165 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-84319-370-5

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Josette Lyon

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Profession crocodile – Giovanna Zoboli et Mariachiara di Giorgio (ill.)

16 Avril 2017, 09:58am

Publié par Laure

Un magnifique album sans texte, dans un format à l’italienne, découpé à la manière d’une BD.

 

Tous les matins, un crocodile sort de son rêve à la sonnerie du réveil, se lève, prend son petit-déjeuner et se prépare à aller travailler. Il choisit soigneusement ses vêtements, croise ses voisins, prend le métro au milieu d’une foule de gens. Une vie urbaine classique !

 

Les images sont superbes, colorées, chaudes, comportent de nombreux détails sur lesquels on prend plaisir à revenir une fois la chute venue. Je ne l’avais pas vue venir, et pourtant oui, tout y était et se trouve être d’une logique implacable !

Comme quoi des dessins et une histoire, même sans aucun mot, sont toujours magiques !

 

 

Les fourmis rouges, mars 2017, [32] pages, prix :16 €, ISBN : 978-2-36902-074-5

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Mariachiara di Giorgio et éd. Les Fourmis Rouges

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