Les jardins d'Hélène

Totalitaire (La Présidente, t.2) – François Durpaire, Farid Boudjellal (ill.)

17 Décembre 2016, 15:23pm

Publié par Laure

Ce volume fait suite à La Présidente, au cours duquel Marine Le Pen parvenait au pouvoir aux élections présidentielles de 2017. Dans ce second opus, le scénario de politique fiction continue, désormais à la veille des élections présidentielles de 2022.

 

Le quotidien des citoyens devient très difficile et ils sont désormais extrêmement surveillés.

Je ne vous dévoile pas le résultat de l’élection mais c’est aussi dérangeant qu’au final si peu surprenant. La résistance est muselée (hop, en prison), manipulation et malversation sont la règle (ce n’est pas vraiment nouveau) …. , on bascule dans le totalitarisme.

 

Est-ce vraiment ce monde-là que nous voulons ? Il est assez amusant (enfin, façon de parler) de voir que dans ce tome les auteurs ont mis Trump au pouvoir aux Etats-Unis après un premier et unique mandat d’Hillary Clinton. Sur ce point, la réalité est allée encore plus vite que la fiction !

 

En préface, le scénariste François Durpaire indique : « Le genre que nous tâchons d’initier – la science-fiction civique – a pour objectif de prendre un temps d’avance sur le temps politique, en s’arrachant au flux imposé par l’immédiat. En cela, la culture est une lanceuse d’alerte. Elle ouvre la voie à une meilleure maitrise de notre destin commun. »

 

Dans la fiction, la culture est muselée : la loi Lang a été supprimée, la TVA est passée à 20% sur le livre (c’est la fin annoncée des librairies) et les lecteurs des bibliothèques sont fichés. « Chaque emprunt est consigné et permet de dresser un profil de lecteur susceptible de menacer l’Etat ou la société. Même les Américains avaient refusé cela après le Patriot Act ».

 

On a beau se dire que c’est une fiction, elle est potentiellement vraisemblable… Profitons-en tant que la culture existe encore au pays des Libertés.

 

 

D’aucuns trouvent ce tome plus « facile », je le trouve plus fictionnel et peut-être moins didactique que le premier, avec un parti pris qu’il fallait assumer une fois le FN mis au pouvoir dans la fiction, et le scénariste s’en tire fort bien.

Côté illustrations, je me suis habituée à ce dessin noir où se mélange la photographie.

Comme l’indique le sous-titre, « il est encore temps d’éviter le pire… »

 

 

 

 

Les arènes BD – Demopolis, octobre 2016, 140 pages, prix : 20 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Farid Boudjellal et éd. Les Arènes

Voir les commentaires

Le bon fils - Denis Michelis

6 Décembre 2016, 08:28am

Publié par Laure

Roman en trois actes (Installation, Perturbation, Confession), ce deuxième ouvrage de Denis Michelis pose la question du bon fils et du bon père.

 

Un homme et son fils adolescent s'installent à la campagne. La mère est partie refaire sa vie, elle ne supportait plus ce « mauvais » fils. Le père lui, en souffre, il est sans cesse épuisé, bon à rien. Albertin (quel curieux prénom), en classe de 1ère ES, est mauvais élève, un peu fainéant sur les bords aussi, plus préoccupé par ses hormones que par les cours (un ado quoi, diront certains!)

 

Les dialogues sont relevés, très visuels, les phrases sont souvent interrompues, formant un enchaînement savoureux,

 

p. 31 : « Je t'ai demandé s'il restait encore du riz.

Mais bon sang tu m'écoutes à la fin ?

Mon père joue les indignés.

Manger, manger, manger.

Qu'est-ce que vous savez faire à part manger, traîner et vous masturber ? »

 

Dans le deuxième acte arrive un personnage tiers, Hans, un vieil ami qui sort d'on ne sait où. Il prend les choses en main pour faire entrer Constant dans le moule. Car oui, désormais Albertin s'appelle Constant. Hans, c'est un peu le père idéal, il cuisine, il bricole, il fait le ménage, il conduit au lycée, il est toujours attentif, mais en filigrane ses méthodes ne sont sans doute pas si nobles. Le vrai père lui « donne » son fils pour l'année scolaire.

Et ça marche, le niveau scolaire de Constant remonte, il rentre dans le pli.

 

Mais la dernière partie interroge, plaçant le lecteur en position inconfortable. Au fond cet Hans existe-t-il vraiment ? N'est-on pas depuis le début aux lisières du fantastique ? Où est la réalité ? Faut-il tuer symboliquement le père ?

 

Une fois encore, après sa critique habile du monde du travail dans « La chance que tu as », Denis Michelis dérange avec la réussite scolaire comme norme du « bon enfant », réussite scolaire mais aussi familiale, et amoureuse.. Roman social, qui joue avec les codes de l'étrange.

 

p.195 : « Encore bravo d'avoir réussi à changer un mauvais fils en bon fils, et que peuvent attendre les bons fils sinon intégrer, une fois leur bac bien au chaud au fond de leur cartable de bon fils, de grandes classes préparatoires qui les guideront vers de grandes écoles, et ces grandes écoles, cher monsieur, leur permettront d'obtenir sans effort de grands diplômes, et ces grands diplômes exerceront une force d'attraction telle que ces bons fils se marieront, auront beaucoup d'enfants qui à leur tour deviendront de bons fils, etc.

Le pays a besoin de bons fils.

Le pays a besoin de vous. »

 

Et peu importe les moyens employés pour y arriver ?

 

Denis Michelis livre un roman étrange, plaisant dans ses dialogues enlevés, troublant dans son atmosphère, qui ne manque pas au passage de faire penser à Œdipe, un roman qui en tout cas ne laisse pas indifférent. Un auteur à suivre !

 

On notera aussi l'intéressante couverture représentant une feuille d'arbre (celui auquel se confie Albertin/Constant dans le roman) et les deux visages qu'elle représente.

 

 

 

Notabilia / Les éditions Noir sur Blanc, mai 2016, 207 pages, prix : 16 €

ISBN : 978-2-88250-425-8

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Visuel : Paprika / et les éd. Noir sur Blanc

Voir les commentaires

On a trouvé un chapeau - Jon Klassen

5 Décembre 2016, 17:32pm

Publié par Laure

Adaptation française de Jacqueline Odin

 

Après les deux excellents « Je veux mon chapeau » et « ce n'est pas mon chapeau », voici une troisième aventure de maudit chapeau.

 

Deux tortues ont trouvé un chapeau. Ensemble. Il leur va aussi bien à l'une qu'à l'autre, alors pour ne pas faire de jalouse, elles décident ensemble d'y renoncer et de le laisser sur place.

 

Oui mais voilà, ce chapeau devient une obsession une fois la route passée. Elles tentent d'oublier, partent observer le coucher du soleil, et s'endorment. Ou tentent de le faire, les rêves peuplés de … chapeau !

 

 

Comme toujours chez Klassen la réussite de l'album est dans le non-dit qui apparaît dans l'illustration, le lecteur en sait plus (ou imagine plus) que ce que le texte seul lui dit !

 

Un ouvrage sur le désir de possession, sur l'amitié à préserver (à quel prix ?), et sur l'imaginaire que décuple ici le rêve mis en scène.

 

 

Un auteur chouchou  :-)

 

 

Milan, octobre 2016, 32 pages, prix : 12,90 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Jon Klassen et éd. Milan

Voir les commentaires

Tohu-Bohu – Rémi Courgeon

2 Décembre 2016, 08:02am

Publié par Laure

Tohu-Bohu – Rémi Courgeon

Un très bel album qui joue avec les mots, les sons, et les instruments de musique.

 

Les dessins des personnages sont à l’encre de chine et la couleur prend place dans les détails, les textes, et les instruments de musique, rois de ce tohu-bohu.

 

Texte et images vont de pair, jouant sur l’homophonie, les jeux de mots et d’images : ainsi un trompettiste montre un arbre péteur jouant de la trompette, le fameux tronc péteur ; la cornemuse attire le corps de muse, le désaccordéon casse les oreilles de son public, le tambourin voisine avec un taon bourré, et ainsi de suite.

 

C’est drôle, fantaisiste, riche, varié, et avec de vrais instruments !

 

Une drôle de partition à offrir aux curieux du langage et de la musique.

 

 

 

 

Nathan, octobre 2016, 48 pages, prix : 14,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Rémi Courgeon et éd. Nathan.

Voir les commentaires

Délivre le Père Noël ! – Orianne Lallemand et Caroline Hüe (ill.)

1 Décembre 2016, 11:16am

Publié par Laure

Délivre le Père Noël ! – Orianne Lallemand et Caroline Hüe (ill.)

Je ne m’y fais toujours pas, les enseignants et animateurs TAP me demandent les livres sur Noël aux vacances de la Toussaint. En même temps ça se comprend, les hypermarchés sortent les jouets le 15 octobre, et les nouveautés de Noël arrivent en librairie à ce moment-là aussi. Et les familles remplissent les caddies les jours fériés de novembre.

Bref, c’est pas le sujet. J'ai écrit ce billet en octobre et  je l'ai oublié jusqu'à ce jour :-)

 

 

On connait bien désormais cette collection chez Nathan, des livres animés sur un thème qui invitent le lecteur à participer. Il est interpellé dès le départ : « Hé, toi qui lis ce livre, approche ! » L’heure est grave, le père Noël a disparu, et si on ne le retrouve pas, il n’y aura pas de cadeaux au pied du sapin. Il a été enlevé par un malotru nommé Gâche-Noël !

 

Le lecteur est donc invité à relever des indices, à soulever des volets, pousser des portes, ouvrir des cachettes et des lettres, tourner des roues et découvrir le grand pop-up final (assez simple, mais c’est un livre pour les petites mains !) J’aime bien la bouille des rennes et des lutins ;-)

 

 

 

 

 

 

 

 

A la bibliothèque, avantage : les gamins en raffolent ; inconvénient : durée de vie du livre, 2 emprunts (3 si on a de la chance). Pourtant je vous assure que le carton des pages est épais ! Et le retour de l’éternel débat dans la profession : faut-il continuer à acheter des livres animés qui reviennent saccagés en 2 prêts ?

Bref, c'est pas le sujet non plus, #magiedenoël

 

 

Dans la même collection :

Recherche super-héros

Au secours ! un monstre gluant

Au secours ! un fantôme farceur

 

 

Nathan, octobre 2016, 16 pages, 30 x 20 cm, prix : 14,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Caroline Hüe et éd. Nathan.

Voir les commentaires

Novembre 2016 en couvertures ...

1 Décembre 2016, 06:37am

Publié par Laure

En novembre, j'ai lu :

 

La chance que tu as - Denis Michelis     Le loup en slip - Lupano Itoïz Cauuet     DesSeins - Olivier Pont

 

 

Portrait du fugitif - David Boratav     Le bal mécanique - Yannick Grannec     Convaincre en moins de 2 minutes - Nicholas Boothman

 

  

Lucie ou la vocation - Maëlle Guillaud     Garde-corps, Virginie Martin

 

 

 

 

En novembre, j'ai vu :

 

Murder saison 2   Parlez-moi de vous

Voir les commentaires

Garde-corps - Virginie Martin

30 Novembre 2016, 21:46pm

Publié par Laure

Garde-corps, Virginie MartinGabrielle Clair a 11 ans en classe de 5ème quand elle est violée par un élève de son collège, un m'as-tu-vu de 16 ans qui s'y croit (où, d'ailleurs?). Parce qu'elle ne trouve pas d'écoute à la maison – ses parents ne font guère attention à elle – elle va laisser gronder sa colère en silence mais mettra toute son énergie à se hisser seule vers les plus hautes marches du pouvoir : elle deviendra Ministre du Travail.

Construit en alternance de chapitres, le récit enchaîne retours en arrière vers son adolescence et scènes de la vie actuelle au Ministère ; le personnage se raconte, de l'abnégation à la revanche, vengeance.

Quand son violeur se trouvera sur sa route par hasard, la rage explosera.

 

Le premier chapitre (la scène de viol) est d'une cruauté et d'une crudité rare, un incipit percutant mais qui à mon sens n'est pas gratuit : le roman se construit dans le réalisme le plus vraisemblable, parce que c'est ce qui motive la rage contenue du personnage. Puis devenue adulte, femme de pouvoir, Gabrielle est en proie au machisme ordinaire, un pouvoir masculin dominant où le sexe est maître. On ne manquera pas d'y voir de nombreuses allusions à des affaires politiques connues, mais on y côtoie aussi la violence ordinaire faite aux femmes, quel que soit le milieu.

 

 

J'ai aimé cet aspect du roman pour cette violence qu'il dénonce, cette domination persistante à l'heure où l'on ne cesse de parler parité et égalité des sexes, l'auteur connaît son sujet, et la femme engagée transparaît. J'ai trouvé plus facile (plus superficielle) la partie « Ministre », même si elle semble tout aussi réaliste pour ce qu'elle décrit des jeux de pouvoir, mais l'ensemble va très vite, le récit est bref, rapide, va droit au but. Et personne n'est dupe. Mais le pouvoir est un jeu de dupes, et ça arrange tout le monde. Une fin un peu facile, une écriture nerveuse un peu inégale, mais avant tout un message : la dénonciation d'un machisme séculaire ordinaire.

 

Le garde-corps remplit ici une fonction contraire à celle qui est la sienne, la justice est aux abonnés absents (parce que Gabrielle Clair l'a voulu, mais d'abord n'a pas pu trouver la force de dénoncer, alors qu'elle était enfant), ce roman a des relents bien réalistes (on ne vit pas au pays des Bisounours tiens donc). On aime ou on déteste, pour ma part, j'ai plutôt aimé.

 

 

 

Un roman lu dans le cadre du Challenge des 68 premières fois, initié par l'insatiable Charlotte.

 

 

 

Lemieux éditeur, juillet 2016, 164 pages, prix : 15 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Gérard Cambon et éd. Lemieux.

Voir les commentaires

Je rachète ou pas ? (Les cosmétiques du mois # novembre 2016)

30 Novembre 2016, 06:36am

Publié par Laure

Je rachète ou pas ? (Les cosmétiques du mois # novembre 2016)

12 produits terminés en ce mois de novembre, c'est parti !

 

  • La crème de douche à l'huile d'amande de la marque Cien (marque distributeur chez Lidl) : un gros flacon de 300 ml, à clapet plat (facile à poser à l'envers à la fin pour le finir), texture crémeuse fluide, elle ne dessèche pas la peau. Attention, pour les amateurs de parfum « amande amère » façon colle Cléopâtre, elle ne sent pas comme cela ! Elle ne déshydrate pas la peau, sent bon, se rince facilement, et coûte trois fois rien, je suis tout à fait susceptible de racheter !

 

  • Le gel nettoyant purifiant pour le visage de la gamme Sebo Vegetal chez Yves Rocher (facile à avoir à moins 50% comme souvent dans cette marque) : il s'agit du tube vert, pour peaux mixtes à grasses. (J'utilisais jusqu'à présent plutôt le tube bleu, de la gamme hydra vegetal pour peaux déshydratées). J'ai bien aimé celui-ci, préféré au bleu même, mais c'est toujours le même problème agaçant avec ces «eco-tubes » où le bouchon est plus fin : ils sont impossibles à ouvrir sans y laisser un ongle, se faire mal au pouce, de même ils se referment mal (ce qui facilite l'ouverture suivante, soit).

Cette fois j'en ai vraiment marre, je ne rachèterai pas, non pas pour le produit que je trouve bon, mais pour ce packaging défaillant, que la plupart des utilisateurs signalent, mais la marque pourtant apte à relooker souvent ses emballages, ne fait rien.

 

 

  • Un gommage corps à l'abricot de chez Yves Rocher (gamme « gommage végétal ») : un incontournable de la marque, aux grains bien présents, qui fait la peau douce. J'avais fait un stock lorsqu'il a été soldé à moins 70% avant relooking du packaging, c'est un produit auquel je suis fidèle, même si j'avoue que par flemme je suis plutôt irrégulière dans la routine gommage corps.

 

 

 

  • Shampooing "Shine attraction, brillance & fluidité", de Jean-Marc Maniatis, chez feu le club des créateurs de beauté. Inutile de s'attarder, le produit n'existe plus. Il était sympa mais sans plus. Pas d'effet « brillance » extraordinaire, ni même visible.

 

 

 

  • Shampooing couleur éclat, NaturéMoi : un marque que j'aime de plus en plus pour le côté clean de ses shampooings et après-shampooings sans sulfate ni silicone ni paraben, à un prix très raisonnable en grande surface. Pas de label Bio mais 96% d'origine naturelle. Une gamme que je privilégie pour les cheveux colorés.

 

 

 

  • Le déo DermaSoin 24h de Sanex advanced, anti-transpirant 24H, atomiseur de 150 ml, peaux sensibles et délicates : autant j'aime les gels douches de cette gamme, autant j'ai été déçue par ce déo (aux sels d'aluminium), je préfère de loin dans la même marque la gamme à la pierre d'alun, « natur protect ». De plus dans la gamme DermaSoin, le flacon est plus petit (150 ml contre 200 pour l'autre), et en plus il m'a irrité les aisselles, tout faux donc. Je ne rachèterai pas.

 

 

  • Un soin contour des yeux que j'ai beaucoup aimé : Dr Caspari for Diadermine, méthode dermo-ident : une texture crème un peu gélifiée qui pénètre très vite sans laisser aucune trace, qui semble bien hydrater. Je ne sais plus où je l'avais acheté, sans doute un tout petit prix chez Stockomani, après une recherche sur le net, il n'existe plus mais a été remplacé par un roll-on, présentation dont je ne suis pas fan, dommage. Je ne rachèterai donc pas.

 

 

  • Masque uni-dose en tissu à la rose, Sephora : « ultra-hydratant éclat » : mon avis est toujours le même sur ces masques en tissu de la marque : chers pour un usage unique (à acheter lors des ventes privées à moins 25%), mais un moment de détente très agréable, pour une efficacité ultra immédiate sympa mais qui ne dure pas. Facile et agréable, je suis faible, je rachèterai (en périodes de soldes ils y sont systématiquement)

 

 

  • Soin « Perles volume filling jour et nuit », gamme Cellular anti-âge, de Nivea : un produit reçu gratuitement pour test (Amazon Vine), que j'ai beaucoup apprécié.

Ces "perles volume" sont en langage cosmétique clair un sérum à utiliser matin et/ou soir avant son soin habituel. Personnellement, je préfère l'utiliser seul sous mon maquillage, et le soir en soin de nuit.(Inutile de multiplier les produits jour / nuit, c'est pratique!)
J'apprécie le flacon pompe et sa transparence, on voit la quantité restante au fur et à mesure que le produit remonte.
Sa texture fait la particularité du soin : des petites billes rondes, qui s'amalgament au soin autour en pressant sur le flacon : la texture qui en résulte est assez grumeleuse et peu ragoutante, mais aucun problème sur la peau : vite absorbée et ne laisse pas de film gras, et ne fait pas graisser trop vite la peau, ce qui est mon cheval de bataille avec les soins visage.
Correct côté hydratation, un peu vite dit pour le côté combleur ou redensifiant, mais ça reste un produit de bon rapport qualité prix (15,90 € environ en grandes surfaces)
La présentation en billes me semble toutefois relever surtout du gadget.

Mais en raison du bon rapport qualité-prix je suis susceptible de racheter.

 

 

  • A l'inverse, un sérum que j'ai détesté et peiné à finir : Code Jeunesse Lumière de L'Oréal, flacon-pompe en verre, 50 ml. Autant j'apprécie le « code jeunesse » tout court, autant cette version Lumière est une catastrophe sur ma peau. Censé illuminer, il fait juste boule à facettes, comme si j'avais la peau hyper grasse et ce dès l'application, ce n'est que visuel, la peau n'est pas grasse au toucher. Je l'ai fini en soin de nuit tellement c'est une horreur ! Je ne rachèterai pas !

 

  • Gel mascara transparent lash & brow, Essence (3 € à Auchan) : une bonne idée pour fixer le maquillage des sourcils ou juste les discipliner mais deux énormes défauts : laisse les sourcils mouillés, ce qui n'est pas joli (et ça ne s'améliore pas vraiment en séchant) ; et si l'on ne nettoie pas la brosse sur un mouchoir en papier avant de la replonger dans le tube, son contenu devient vite marronnasse (ou de la couleur du crayon ou de la poudre que vous utilisez sur vos sourcils). Donc soit vous utilisez un produit dégueu très vite, soit vous en gaspillez (ainsi que du temps) en nettoyant la brosse. Petit prix certes, mais première vraie déception dans la marque Essence. Je ne rachèterai pas.

 

  • Et pour finir, un incontournable de mes usages quotidiens : une pochette de papiers matifiants de la marque Adopt' (by Réserve Naturelle) : j'en ai déjà énoncé les défauts (la boite n'est pas distributrice, ils ne sont donc pas faciles à sortir un par un) mais le rapport qualité-prix reste excellent (1,95 € les 80). Hélas les boutiques sont rares, je pense passer une commande sur leur site au moment des soldes (ils ne sont pas soldés mais ça permet d'ajouter des bricoles soldées;-) )

 

 

Voilà, c'est tout pour ce mois-ci :-)

 

Voir les commentaires

Lucie ou la vocation - Maëlle Guillaud

28 Novembre 2016, 17:35pm

Publié par Laure

Lucie ou la vocation - Maëlle GuillaudAprès une année de classe préparatoire difficile, Lucie fait le choix radical d'épouser le Seigneur. Elle entre au couvent, malgré les larmes de sa mère et la colère de son amie Juliette, et c'est la découverte de ce monde clos et impitoyable que nous fait découvrir l'auteur.

Les novices acceptent de renoncer à la vie extérieure (vœux de silence, de pauvreté, de chasteté) et mènent une vie difficile où tout est fait pour les couper du monde et de leur famille.

 

Malversations, manipulations, mensonges, ce n'est pas bien joli.

Sans doute par idéologie personnelle, ce sont les passages en italique que j'ai préférés, ceux qui donnent la parole à Juliette, l'amie de toujours qui essaie de comprendre, d'aider, de faire changer d'avis, qui accepte mais reste présente, qui se révolte parfois, mais toujours en vain.

 

 

Un premier roman intéressant par le milieu qu'il fait découvrir, et le choix assumé de la jeune Lucie, qui ne manque pas de surprendre au XXIème siècle. Une lecture rapide, une histoire qui fonctionne et qui dérange, mais à laquelle manque le petit quelque chose pour en faire une lecture qui marque durablement.

 

 

Un roman lu dans le cadre du Challenge des 68 premières fois, initié par l'insatiable Charlotte.

 

 

 

Editions Héloïse d'Ormesson, août 2016, 199 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Claude Rouyer / éd. EHO

Voir les commentaires

Le loup en slip – Lupano / Itoïz / Cauuet

6 Novembre 2016, 17:32pm

Publié par Laure

Le loup en slip - Lupano / Itoïz / CauuetVendu avec un bandeau rouge « les vieux fourneaux présentent », forcément cet album attire mon œil. Mais c’est quoi ce dessin de loup, c'est pour les enfants ?

Oui, mais pas que. C’est même le principe des bons albums, ils s'adressent à tous.

 

Dans la forêt, tout le monde a peur du loup. Une brigade anti-loup s'est installée, on y trouve aussi des pièges, des alarmes, des super noisettes, des cours de karaté, bref tout ce qui pourra contribuer à lutter contre cette infâme et terrifiante bestiole. Mais quand le loup descend de sa maison tout là-haut, vêtu d'un slip blanc à rayures rouges, il surprend tout le monde : on ne peut pas être méchant avec un slip pareil ? Bien sûr qu'il n'est pas méchant le loup, il n'en sait rien lui, de qui a kidnappé les trois petits cochons, c'est pas lui en tout cas, il fait ses courses au supermarché comme tout le monde, il a même une petite poche intégrée à son slip, pour y glisser son filet à provisions.

 

Mais alors, si le loup n'est pas méchant, c'est toute une économie de la peur qui s'effondre. C'est la faillite annoncée. Et quel but a-t-on dans la vie quand ce n'est plus la peur qui vous mène ? On s'invente quoi comme raison de vivre ?

 

C'est album est hilarant, tout simplement ! Et l'on y verra ce que l'on veut y voir. Les enfants y verront une histoire de loup rigolote, qui cause fesses et slip, les adultes y liront des références à des peurs actuelles (attentats, terrorisme, ..?) Les comportements des uns et des autres sont révélateurs.

 

Et que viennent faire les Vieux fourneaux dans l'histoire ? Un clin d’œil de Cauuet en dernière page, souvenez-vous de Sophie et de son théâtre ambulant, il se nommait le théâtre du loup en slip. Et si l'on venait d'assister à l'une de ses représentations ? Avec les 3 vieux bougons d'une mauvaise foi toujours aussi exemplaire.

 

Irrésistible !

Si ce n'est déjà fait, foncez !

 

Feuilleter l'album : clic !

 

Dargaud, novembre 2016, 36 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :  (oui, je suis d'humeur joyeuse, Lupano au scénario fait toujours des miracles)

Crédit photo couverture : Mayana Itoïz et éd. Dargaud

Voir les commentaires